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Liberté(s) confinée(s) : histoire et actualité

Freedom locked down: history and the present day

Séminaire annuel en philosophie et esthétique du cinéma

Annual seminar in the philosophy and aesthetics of cinema

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Publicado el martes 05 de octubre de 2021 por Sarah Zingraff

Resumen

Ce séminaire de recherche se déroulera sous forme d’un cycle de conférences-débats destiné aux étudiants, doctorants et chercheurs de tous horizons. Il a pour but de poser la question de l’actualité du concept de liberté à la croisée de la philosophie et de l’esthétique, avec une focalisation particulière sur la sphère du cinéma et de l’audiovisuel. Nous nous interrogerons notamment sur le rôle des œuvres dans la définition évolutive du concept de liberté (à la fois comme thème de réflexion et comme enjeu de composition), à travers une étude des pratiques créatives et des usages des images contemporaines en mouvement : de la réalité virtuelle aux jeux vidéo, du cinéma expérimental au documentaire, en passant par toutes les sortes d’« images médiatiques ».

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Présentation

Ce séminaire de recherche se déroulera sous forme d’un cycle de conférences-débats destiné aux étudiants, doctorants et chercheurs de tous horizons. Il a pour but de poser la question de l’actualité du concept de liberté à la croisée de la philosophie et de l’esthétique, avec une focalisation particulière sur la sphère du cinéma et de l’audiovisuel. Nous nous interrogerons notamment sur le rôle des œuvres dans la définition évolutive du concept de liberté (à la fois comme thème de réflexion et comme enjeu de composition), à travers une étude des pratiques créatives et des usages des images contemporaines en mouvement : de la réalité virtuelle aux jeux vidéo, du cinéma expérimental au documentaire, en passant par toutes les sortes d’« images médiatiques ».

On peut considérer que tout art s’engage pour une seule cause, pour « la liberté d’être libre », si on reprend la formule célèbre d’Hannah Arendt. Mais que signifie « être libre » et que peut-on ou doit-on faire de cette liberté ? Qu’est-ce que l’art et la philosophie nous communiquent à ce sujet ? Que signifie la liberté dans l’acte de création ? Quels pouvoirs confère-t-on aux images dans la définition du concept de liberté et dans sa mise en pratique ? Comment le cinéma -- en tant qu’art, spectacle et en tant que pratique sociale et culturelle -- nous permet-il de penser notre condition d’êtres humains et de sujets politiques à l’aune de cet enjeu fondamental et constamment redéfini ? Telles sont parmi les principales questions autour desquelles s’articuleront nos réflexions.

Programme

Vendredi 8 octobre, 17h30-19h30

  • Ronan de Calan (Maître de conférences en philosophie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Ronan de Calan, normalien, est historien des sciences, docteur en philosophie et maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur d’une Généalogie de la sensation (Honoré Champion, 2012) et de l’ouvrage Philosopher à vingt ans (Flammarion, 2020) ainsi que de nombreux articles.

Le gouvernement de la peste

Peut-on supposer qu’il existe un régime de gouvernement propre aux attaques virales, aux grandes épidémies ? A-t-on de bonnes raisons de craindre que tout ou partie des dispositifs mis en œuvre par des Etats pour résister aux épidémies soient conservés, une fois ces dernières éteintes, maîtrisées ?

Dans son grand livre de 1975, Surveiller et punir, Michel Foucault identifiait, derrière le cortège de mesures prises par les Etats modernes en voie de formation pour résister aux vagues successives de peste, les linéaments d’un nouveau type de gouvernementalité : « La ville pestiférée, écrit-il, toute traversée de hiérarchie, de surveillances, de regard, d’écriture, la ville immobilisée dans le fonctionnement d’un pouvoir extensif qui porte de façon distincte sur tous les corps individuels – c’est l’utopie d’une cité parfaitement gouvernée. La peste (celle du moins qui reste à l’état de prévision), c’est l’épreuve au cours de laquelle on peut définir idéalement l’exercice du pouvoir disciplinaire. Pour faire fonctionner selon la pure théorie les droits et les lois, les juristes se mettaient imaginairement dans l’état de nature ; pour voir fonctionner les disciplines parfaites, les gouvernants rêvaient de l’état de peste »

Quarantaines, lazarets, isolements, séquestrations, passeports sanitaires, gardes et contrôles, désinfections, fumigations… La grande peste a bien suscité toute une série de mesures dont on a tôt fait de dire qu’elles étaient dépassées, avant de les voir réapparaître à chaque épidémie. Pour autant, on ne donnera pas raison au fonctionnalisme du pire dont Foucault semble être le meilleur interprète. Pas plus qu’à ceux qui craignent que la « dictature sanitaire » ne soit qu’un premier pas vers la dictature « tout court ».

Cette conférence peut également être suivie à distance en se connectant via le lien suivant : https://zoom.us/j/93900703881 ?pwd =ZkkraG03SFBYa3RhU3A1MDdpTjBiZz09 

ID de réunion : 939 0070 3881

Code de connexion : 742367

Vendredi 5 novembre 17h30-19h30

  • Rémi Sagot-Duvauroux (Chercheur associé au groupe « Spatial Media » du laboratoire de recherche ENSADlab de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs)

Rémi Sagot-Duvauroux est chercheur associé au groupe de recherche « Spatial Media » du laboratoire de recherche EnsadLab de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il y développe une démarche de recherche-création autour de la notion de montage comme vecteur narratif et moyen d’expression artistique dans les expériences numériques immersives. En octobre 2020, il intègre le programme doctoral SACRe (Science, Art, Création, Recherche) pour la réalisation de sa thèse Structures spatio-temporelles des réalités virtuelles.

Dispositifs de réalités virtuelles : présence, contraintes et libertés

Intimement liés à l’histoire de l’informatique, de la cyberculture, de l’émergence des jeux vidéo, de la révolution d’Internet et de l’intelligence artificielle, les discours autour des technologies dites de « réalités virtuelles » ont oscillé depuis un demi-siècle entre crainte et fantasme, rêve et réalité. Après avoir posé les bases historiques et théoriques des dispositifs de réalité virtuelle, cette intervention propose d’établir une réflexion autour de la présence du sujet dans un espace de représentation numérique immersif. Comment le design d’expérience en réalité virtuelle établit-il une dialectique entre liberté et contrainte, entre création et réception, et de quelle manière le médium de la réalité virtuelle intervient-il dans le débat autour de la définition du concept de liberté du point de vue aussi bien esthétique qu’éthique ?

Vendredi 26 novembre 17h30h-19h30

  • Gabriel Bortzmeyer (Docteur en études cinématographiques, chercheur associé à l’ESTCA, Université Paris 8)

Docteur en études cinématographiques de l’Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, Gabriel Bortzmeyer enseigne le cinéma et la littérature en classes préparatoires littéraires. Membre du comité de rédaction de Débordements depuis 2013, il a collaboré à bon nombre de revues à propos de sujets variés (du documentaire contemporain à David Cronenberg, Lav Diaz ou l’histoire récente du cinéma chinois). Ses derniers travaux portent sur les liens entre écologie et cinéma. Auteur avec Alice Leroy d’un livre d’entretien avec Raymond Bellour, Dans la compagnie des œuvres (Rouge profond, 2017), il a publié sa thèse sous le titre Le Peuple précaire du cinéma contemporain (Hermann, 2020).

Le joueur émancipé

Prenant appui sur les thèses de Jacques Rancière à propos de l’émancipation, et en particulier sur sa relecture de la notion de « jeu » développée par Schiller dans les Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, cette conférence se proposera de déplacer les termes d’un vieux débat sur la liberté sous contrainte des spectateurs en salle (supposés captifs et passifs) vers le champ des jeux vidéo (supposant a priori une activité plus libre, et pourtant programmée). Nous montrerons en quoi l’activité vidéoludique permet de repenser l’expérience de la liberté à travers une autre idée de l’éducation esthétique (et, partant, morale et politique), qui sort du paradigme classique de la contemplation. Comment le rapport entre joueur·euses et programmes réarticule la libre exploration des espaces et la prescription comportementale, puisque jouer à un jeu implique le plus souvent de se conformer à son système de règles – mais aussi parfois de le subvertir ? Si l’intervention mobilisera plusieurs exemples de jeux déclinant différemment ces problèmes, elle se concentrera en particulier sur celui ayant posé avec le plus d’acuité (et de drôlerie) ce problème : The Stanley Parable, de Davey Wreden et William Pugh.

Vendredi 3 décembre 17h30-19h30

  • Agnès Edel-Roy (Docteure en Littératures comparées, agrégée de Lettres modernes, chercheuse associée à l’équipe « Lettres, Idées, Savoirs » du laboratoire LIS de l’université de Paris Est-Créteil)

Agnès Edel-Roy, agrégée de Lettres modernes et titulaire d’une maîtrise de Langue et Littérature russes (Université de Paris IV Sorbonne), a soutenu en novembre 2018 sa thèse de doctorat en Littératures comparées (Université de Paris Est-Créteil), intitulée Une démocratie magique : politique et littérature dans les romans de Vladimir Nabokov, pour laquelle elle est récipiendaire du Prix de thèse Zoran Kuzmanovich 2018, décerné par l’International Vladimir Nabokov Society. Ses travaux portent sur les rapports entre littérature et politique dans l’œuvre romanesque de Vladimir Nabokov et sur la littérature russe moderne et l’exil.

L’art de l’émancipation dans l’œuvre de Vladimir Nabokov (1899-1977)

Cette conférence sera centrée sur le parcours et l’œuvre de Vladimir Nabokov, écrivain émigré de langue russe devenu, après la publication de Lolita en 1955, l’écrivain de langue anglo-américaine considéré comme le précurseur du postmodernisme américain. À rebours de sa réception postmoderne en artiste esthète, arrogant et indifférent, son parcours et son œuvre pourraient nous aider à appréhender ce que seraient les pouvoirs de l’art face au déterminisme, à la contrainte, l’oppression, la domination et la tyrannie. Dès ses débuts en 1926, le romancier cherche, en effet, à préserver « l’aspect actif, ou “conquérant” de la littérature » (d’après l’expression de Jean-Pierre Morel) contre les formes aussi bien politiques qu’intellectuelles de la contrainte et de l’oppression, maximalisées par les deux totalitarismes de l’Allemagne nazie et de la Russie soviétique, dont il dénonce les mécanismes communs dès 1947, dans Brisure à senestre.

C’est grâce aux travaux du philosophe Jacques Rancière sur la politique de la littérature en régime esthétique et sur la démocratie littéraire, notamment dans Le Partage du sensible (La fabrique éditions, 2000), qu’on envisagera donc l’art nabokovien comme un art de l’émancipation, c’est-à-dire qu’il serait une forme anti-idéologique, dissensuelle et critique, Jacques Rancière parlant d’« art critique », le philosophe Frédéric Gros, de « démocratie critique », et Nabokov lui-même, de « démocratie magique ».

Jeudi 6 janvier 18h30-20h30 / online conference

  • Harald Wydra (Fellow of St Catharine’s College at the University of Cambridge, Professor of Politics and International Studies, University of Cambridge)

Harald Wydra is a Fellow of St Catharine’s College at the University of Cambridge. His research focuses on Eastern European and Russian politics, democracy (comparative and theory), political anthropology, religion and politics, politics of memory, interpretive methods in the social sciences.

The Paradoxes of Liberty and Revolution : Lessons from anti-communist revolutions in Eastern Europe

In her well-known treatise ’Oppression and Liberty’, philosopher Simone Weil lucidly assessed the difficulties of preserving liberties of human beings. The materialism of industrial capitalism and mass society would make coercive states ever more repressive. Whilst she abhorred the inhumanity of fascism, she also rejected the vain illusions of revolutions of the Marxist-Leninist type. Although written in the early 1930s, her thoughts are highly relevant today, when the most powerful defender of liberties, the liberal state, has become ever more powerful in limiting citizens’ liberties.

This talk uses Weil’s ideas to assess critically the repressions of liberty due to the French and the Russian revolutions notably, the anti-communist revolutions in Eastern Europe in 1989. Drawing on the experiences of the anti-communist self-limiting revolutions in Eastern Europe (notably in Poland and Czechoslovakia,) it will illustrate possibilities of personal freedom in the face of communist power, organized lies, and ritualized coercion. Lastly, it will ask some question regarding the possibilities of truth in a public space, where personal judgement is deeply affected by collectivist logic and material power interests.

Attention : cette conférence est la seule qui aura lieu exclusivement en ligne.

Mercredi 26 janvier 17h30-19h30

  • Bruce Jenkins (Professor on Film, Video, New Media, and Animation Studies, School of the Art Institute of Chicago, USA)

Bruce Jenkins is Professor of Film, Video, New Media and Animation at the School of the Art Institute of Chicago. Prior to coming to SAIC, he was the Stanley Cavell Curator at the Harvard Film Archive, where he directed a year-round cinémathèque series and managed a collection non-fiction and experimental film. Dr. Jenkins served for fourteen years as the Curator of Film/Video at the Walker Art Center, Minneapolis where he programmed the Regis Dialogues and worked on exhibitions devoted to Marcel Broodthaers, Bruce Conner, Chantal Akerman, and the Fluxus Group. He has authored a book-length study on the work of Gordon Matta-Clark (Afterall, 2011) ; edited a volume of writings by Hollis Frampton (MIT Press, 2009) ; and written the main essay for catalogues on Michael Snow (Ediciones Poligrafa, 2016) and Basim Magdy (Illinois State University Galleries, 2020). He is co-author of The Films of Andy Warhol Catalogue Raisonne : 1963–1965 (Yale University Press, 2021).

When Words Fail Us : The Enduring Promise of Moving-Image Art

This presentation reflects upon another talk delivered by the art critic Annette Michelson in September 1966 as part of the program for the Fourth New York Film Festival. Her topic—“Film and the Radical Aspiration”—was central to the curatorial aesthetic of the Festival and no less consonant with the larger contemporary art world emerging in New York City at the time. What Michelson presented to her audience was a nuanced distinction between two discrete forms of radical cinema : a socially engaged European model (the “cinema of Godard”) and the formal radicality of American experimental filmmaking. This same distinction would be revisited nearly a decade later by the British film scholar Peter Wollen in his seminal essay on “The Two Avant-Gardes.” With the benefit of hindsight, Wollen opted for a more partisan approach that marginalized the American films valorized by Michelson while managing to mark out a space for a distinctly European mode of practice.

Nearly a half century later, this seemingly ancient debate can provide an invaluable perspective on the unique features of that troubling American experimental practice, which one of the leading French film critics of the era, Louis Marcorelles, called “unprofessional” and of “negligible” significance. These so-called defects, however—the failure to measure up to the norms of the European model—might instead be seen as fundamental instances of Hannah Arendt’s dictum about “the freedom to be free” and signs of an enduring resistance to norms and metrics that remain a legacy of the academization of the field of cinema studies. In reexamining examples of this older, recalcitrant experimental mode, we will observe prescient instances of moving-image practices that have re-emerged during the digital era. Made under conditions marked by numerous constraints, be they financial hardships, legal ones of enforced censorship (and seizure), or the demands of a narrative-centric critical establishment, such work remains vital for realizing the full promise of a moving-image art.

Vendredi 11 février 17h30-19h30

  • D. N. Rodowick (Glenn A. Lloyd Distinguished Service Professor in the Department of Cinema and Media Studies, The University of Chicago)

D. N. Rodowick is Glen A. Lloyd Distinguished Service Professor in the Division of the Humanities at the University of Chicago. His newest books, An Education in Judgement. Hannah Arendt and the Humanities has just been published by the University of Chicago Press (2021). Rodowick is also a curator, and an award-winning experimental filmmaker and video artist. With Victor Burgin, he was awarded in 2015 a Mellon Collaborative Fellowship at the Richard and Mary L. Gray Center for Arts and Inquiry, University of Chicago, to produce new video work.

Aesthetic Judgment and Enactments of Freedom

For Hannah Arendt, freedom is not an abstract principal nor even a philosophical concept. Rather, human freedom only appears through performance or enactment. Why, then, would she insist in the last decades of her writing that Kant’s Critique of the Powers of Judgment could be the framework of an unwritten political philosophy ? In this presentation, I will examine aesthetic judgments as enactments of freedom, one of whose conditions is conflict, disagreement, dispute, and resistance, that is, a form of local politics in which new worlds are constructed in conversation with others.

Vendredi 11 mars 17h30-19h30

  • Dork Zabunyan (Professeur en études cinématographiques, université Paris 8)

Dork Zabunyan est professeur en études cinématographiques à l’université Paris 8. Il a récemment publié Fictions de Trump – Puissances des images et exercices du pouvoir (Le Point du Jour, 2020).

Donald Trump, la servitude comme liberté ?

Dans son Traité théologico-politique (1670), Spinoza pose la question suivante : « Pourquoi les hommes combattent-ils pour leur servitude comme s’il s’agissait de leur liberté ? ». Quatre cents plus tard, Gilles Deleuze et Félix Guattari estimeront dans L’Anti-Œdipe que c’est là le « problème fondamental de la philosophie politique ». Nous tenterons de reprendre ce « problème » en le déplaçant sur une scène politique contemporaine, celle qui a vu en 2016 l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. En explorant le monde du spectacle audiovisuel investi par Trump avant comme après son élection – publicités, télé-réalité, médias sociaux... –, nous essaierons d’analyser comment le 45e président américain a pu susciter l’adhésion de celles et ceux qui n’ont pourtant aucun intérêt à le soutenir ni à voter pour lui.

Vendredi 8 avril 17h30-19h30

  • Martin Goutte (Maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles, université Sorbonne Nouvelle - Paris 3)

Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), Martin Goutte s’intéresse principalement à l’histoire et à l’esthétique des cinémas documentaires, ainsi qu’aux représentations de l’histoire et des sociétés au cinéma et dans l’audiovisuel. Après une thèse consacrée à La figure du témoin dans « Shoah » de Claude Lanzmann (Lyon 2, 2008), il a notamment codirigé les ouvrages collectifs Cinémas en campagne : de la chronique électorale à la fiction politique (avec J. Gerstenkorn, 2012), Représentations-limites des corps sexuels dans le cinéma et l’audiovisuel contemporains (avec A. Gaudin et B. Laborde, 2018) et L’Histoire en images : l’œuvre audiovisuelle de Marc Ferro (avec S. Layerle, C. Puget et M. Steinle, 2020).

Le documentaire, un art de libérer les paroles ?

Ces dernières années, à la faveur de mouvements tels que #MeToo, l’expression « libération de la parole » a pris une place centrale dans l’espace public. Cette conférence propose d’en interroger les enjeux à deux niveaux : d’une part à l’aune d’un rapport aux paroles « empêchées » qui a été central dans l’histoire du cinéma documentaire depuis l’avènement du cinéma direct dans les années 1960 ; d’autre part, et plus spécifiquement, à l’aune de quelques films contemporains explorant les possibilités (et les limites) de la prise de parole sur le thème des violences sexuelles, notamment au sein d’environnements particulièrement contraints comme le milieu carcéral. Une attention toute particulière sera portée au film que le producteur et réalisateur Guillaume Massart a consacré au centre pénitentiaire ouvert de Casabianda (Corse), où sont principalement enfermés des détenus condamnés pour des crimes sexuels. Sorti en 2017, ce film troublant réfléchit puissamment bon nombre de questions éthiques et politiques cruciales pour le cinéma documentaire en tant qu’art et lieu de paroles. Il s’intitule Liberté.

Vendredi 6 mai 17h30-19h30

  • Teresa Castro (Maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles, université Sorbonne Nouvelle - Paris 3)

Titre et résumé à venir.

Organisation

Séminaire interdisciplinaire en philosophie et en esthétique du cinéma et des images en mouvement sous la direction d’Olga Kobryn (ENSTA Paris / IRCAV), d’Antoine Gaudin (IRCAV, Sorbonne Nouvelle – Paris 3), et de Christopher Robinson (LinX, École Polytechnique), avec la participation de Yuliya Tsutserova (ENSTA Paris) et Yann Kilborne (Bordeaux Montaigne).

Modalités pratiques

Les conférences auront lieu dans l’amphithéâtre Duhamel-Dumonceau de l’ENSTA Paris / Institut Polytechnique, 828 boulevard des Maréchaux, 91120 Palaiseau.

Réservation nécessaire pour l’accès au site auprès d’Olga Kobryn : olga.kobryn@ensta-paris.fr.

Pour l’itinéraire depuis Paris : voir ici.

Chaque conférence sera également diffusée en direct via un lien Zoom. Pour en prendre connaissance, voir : http://www.univ-paris3.fr/seminaire-liberte-s-confinee-s-histoire-et-actualite-706624.kjsp

Lugares

  • Amphithéâtre Duhamel-Dumonceau de l’ENSTA Paris / Institut Polytechnique - 828 boulevard des Maréchaux, 91120 Palaiseau
    París, Francia (75)

Formato del evento

Evento híbrido (en línea y presencial)


Fecha(s)

  • viernes 08 de octubre de 2021
  • viernes 05 de noviembre de 2021
  • viernes 26 de noviembre de 2021
  • viernes 03 de diciembre de 2021
  • jueves 06 de enero de 2022
  • miércoles 26 de enero de 2022
  • viernes 11 de febrero de 2022
  • viernes 11 de marzo de 2022
  • viernes 08 de abril de 2022
  • viernes 06 de mayo de 2022

Palabras claves

  • liberté, philosophie, cinéma, audiovisuel

Contactos

  • Antoine Gaudin
    courriel : antoinegaudin15 [at] gmail [dot] com
  • Olga Kobryn
    courriel : olga [dot] kobryn [at] ensta-paris [dot] fr

URLs de referencia

Fuente de la información

  • Antoine Gaudin
    courriel : antoinegaudin15 [at] gmail [dot] com

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« Liberté(s) confinée(s) : histoire et actualité », Seminario, Calenda, Publicado el martes 05 de octubre de 2021, https://calenda.org/917360

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