HomePédagogie et  transmission au sein de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD)

HomePédagogie et  transmission au sein de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD)

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Published on Tuesday, February 08, 2022

Abstract

Le séminaire interroge les processus de collecte, de traitement et de transmission des savoirs et des savoir-faire, il s’intéresse aux personnes qui les ont incarnés comme aux lieux et espaces de circulation des savoirs. Il explore les interactions entre les pratiques professionnelles (inscrites dans des réalités économiques, techniques et sociologiques) et les méthodes d’enseignements (évolutives et adaptables), il s’emploie à mieux connaître et définir la singularité des rapports entre bibliothèques, écoles et musée. Enfin, il tisse des liens avec la thématique contemporaine des nouveaux environnements d’apprentissage. 

Announcement

Présentation

La question de la transmission des savoirs et des savoir-faire est au cœur du programme de l’Union centrale des Beaux-Arts Appliqués à l’Industrie, dès son installation place des Vosges. Le projet de l’Union centrale est en effet organisé dans une logique de formation et d’apprentissage à destination des artistes, artisans, ouvriers, entrepreneurs et fabricants. Cours, lectures publiques et conférences permettent à chacun de prendre connaissance de l’histoire des arts et des arts décoratifs, des modèles, motifs, matériaux et techniques utiles au renouvellement et au développement de la production de produits manufacturés de qualité. 

Le séminaire interroge les processus de collecte, de traitement et de transmission des savoirs et des savoir-faire, il s’intéresse aux personnes qui les ont incarnés comme aux lieux et espaces de circulation des savoirs. Il explore les interactions entre les pratiques professionnelles (inscrites dans des réalités économiques, techniques et sociologiques) et les méthodes d’enseignements (évolutives et adaptables), il s’emploie à mieux connaître et définir la singularité des rapports entre bibliothèques, écoles et musée. Enfin, il tisse des liens avec la thématique contemporaine des nouveaux environnements d’apprentissage. 

Programme

11 février 2022

14h30-17h

Donner à voir et à savoir : musées, bibliothèques, écoles d'art et d'industrie

Déambuler, vagabonder, papillonner… De quelques formes possibles de décloisonnement des savoirs 

  • Par Jean-François Bert, sociologue et historien des sciences sociales, maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne

Dans la lignée de Voir les savoirs. Lieux, objets et gestes de la science, livre écrit avec Jérôme Lamy (Anamosa, 2021), Jean-François Bert reviendra dans son intervention sur les principaux effets d’une approche matérielle des savoirs. Il prendra pour exemple la pratique de la déambulation en bibliothèque qui lui permettra d’évoquer le problème du classement mais aussi la nécessité de trouver comment subvertir l’ordre choisi. Cette réflexion sera l’occasion de se demander aussi ce que pourrait être une plateforme numérique propice à la navigation et à l’exploration plutôt qu’à la recherche dirigée et l’extraction d’informations.

Marius Vachon, visionnaire paradoxal

  • Par Odile Nouvel-Kammerer, conservateure en chef honoraire, Musée des Arts Décoratifs

Marius Vachon (1850-1928), personnalité passionnante et contradictoire, mène entre 1881 et 1898 une campagne d’enquêtes sans précédent sur les musées-bibliothèques-écoles d’art et d’industrie en Europe et en France. Inspecteur général de l’instruction publique et des Beaux-Arts, historien d’art, conservateur du musée d’Art et d’Industrie de Saint Etienne, il ne cesse de développer ses idéaux pour stimuler la production d’objets manufacturés français face à la redoutable concurrence étrangère. Ses écrits témoignent de la vivacité des débats au moment de l’ouverture du musée des arts décoratifs à Paris.

Entrée libre sur inscription (le pass vaccinal sera demandé)

Il est possible d'assister à la journée à distance sur Teams (inscription préalable)

18 mars 2022

14h30-17h

Du parrainage des ateliers de mutilés de guerre « aux écoles » de la rue Beethoven, l’UCAD actrice de la formation professionnelle.

L’atelier des mutilés de guerre à Paris : le jouet de France

  • Par Evelyne Possémé, conservateure générale, musée des Arts décoratifs

Le musée des Arts décoratifs conserve dans ces collections de nombreux jouets et meubles rattachés à la production de l’« Atelier des Soldats mutilés de la guerre » commercialisée sous la marque « Le jouet de France ». Créée en 1915, sur une idée du sculpteur animalier Gaston Le Bourgeois et avec le soutien de l’Union centrale des Arts décoratifs et de son président François Carnot, sous la forme d’une société anonyme au capital de 500 000 francs, l’entreprise est d’abord abritée dans l’hôtel particulier de François Carnot, au 2 et 4 avenue Montespan dans le seizième arrondissement de Paris. Son but est de permettre la réinsertion des soldats mutilés de la guerre de 1914-1918, l’adaptation des machines et des tâches aux différents handicaps des anciens soldats et la renaissance du jouet français. Le sculpteur Gaston Le Bourgeois donne les modèles tandis que le décorateur Henri Rapin et le peintre Gustave-Louis Jaulmes sont les créateurs attitrés de l’atelier de peinture. Lors de son exposition consacrée aux jouets en 1916, l’Union centrale réserve une grande salle aux productions de l’atelier qu’elle parraine. La présentation met en scène les différentes productions : jouets animaliers, différents véhicules, chariots ou fauteuils à bascule en forme de cygne, de coq ou de cheval, mobilier de poupée et mobilier d’enfant. Tous sont réalisés en bois découpé et revêtus de couleurs gaies et vives. En 1925, l’atelier installé à Asnières et constitué autour d’une douzaine de compagnons, prend le nom de Société du Jouet moderne et continue à fabriquer les modèles à succès de l’usine de Puteaux ainsi que de nouveaux produits créés par MM. Hellé et Carlègle. En 1937 des jouets fabriqués par des mutilés de guerre apparaissent encore dans le catalogue du magasin Au Printemps.

À l’exemple de l’atelier de Paris, de nombreuses villes de France vont connaître, pendant la première guerre mondiale, leur propre atelier, souvent présidé par un artiste, ainsi le dessinateur Job pour Bordeaux. Des recherches seraient à conduire pour connaître le devenir de ces différents ateliers constitués dans les principales villes de France, Lyon, Marseille, Toulouse, Rennes, etc…

L’école de la rue Beethoven : d’un Comité, d’une pédagogie, et de 318 boîtes d’archives

  • Par Bertrand Erharht, responsable de la bibliothèque de lécole Camondo

Le projet pédagogique de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD) est fondateur de l’institution, comme le furent la bibliothèque et le musée. Ce projet est multiple, puisque pas moins de quatre écoles d’arts appliqués ont coexisté au sein de l’UCAD, à la fin des années 1980 : l’école Camondo, le Centre des arts du livre et de l’estampe (CALE), les Ateliers du Carrousel, et, enfin, l’école supérieure de communication visuelle (ESCV). Cette dernière citée a vu son nom évoluer avec sa pédagogie, nous avons consulté les archives conservées à la bibliothèque du MAD - 318 boîtes d’archives - et de l’école Camondo - 21 boîtes d’archives -, pour identifier les sources à même de contribuer à la construction de son histoire. Avant de s’intituler Ecole supérieure de communication visuelle (et de disparaître, en 1989), cette école s’appelait « Cours d’art décoratif » (1897), « Ecole et ateliers d’art du Comité des dames » (1909), « Ecole et atelier d’art pour jeunes filles » (1924) mais on l’appelait alors couramment « Ecole de la rue Beethoven » en référence à son adresse, à l’instar de l’école Camondo en son temps.

Cette intervention se propose de poursuivre, dans la chronologie, l’histoire de l’école de la rue Beethoven, pour prendre la suite du travail de Nathanaëlle Vimar-Tressol présenté dans le cadre de notre séminaire : Les élèves et les enseignants des écoles de l’UCAD de la fin du XIXe siècle à nos jours : faire parler les archives, et du travail de la bibliothèque du Mad, par les voix d’Elise Kerschenbaum, Amélie Tharaud et Guillemette Delaporte : La formation artistique des femmes au sein de l’Union centrale des arts décoratifs (1892-1925).

Salle de conférence, 111 rue de Rivoli, accès libre sur réservation

Ou en ligne sur inscription

29 avril 2022

Espaces d'apprentissage et de co-construction des savoirs : Problemata

  • Avec Catherine Geel, historienne du design

Places

  • Salle de conférence - Musée des arts décoratifs, 111 rue de Rivoli
    Paris, France (75)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Friday, February 11, 2022
  • Friday, March 18, 2022
  • Friday, April 29, 2022

Keywords

  • histoire, institution culturelle, musée, bibliothèque, enseignement, art

Contact(s)

  • Stéphanie Rivoire
    courriel : bibliotheque [at] madparis [dot] fr

Information source

  • Stéphanie Rivoire
    courriel : bibliotheque [at] madparis [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Pédagogie et  transmission au sein de l’Union centrale des arts décoratifs (UCAD) », Seminar, Calenda, Published on Tuesday, February 08, 2022, https://doi.org/10.58079/187c

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