StartseiteL’art et les formes de la nature

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Veröffentlicht am Dienstag, 08. März 2022

Zusammenfassung

Que nous enseigne la présence de la nature dans les arts contemporains ? Comment l’acte de création peut-il se régler – ou aussi se dérégler – en se greffant sur les dynamiques du vivant ? En quoi la nature, au gré des différents règnes (végétal, animal, minéral) et des différentes échelles selon lesquelles elle est approchée, peut-elle inspirer les conduites humaines et guider un usage du monde défait de la logique d’emprise qui a acculé nos environnements d’existence aux situations critiques que l’on sait ? Et comment le regard porté sur la nature peut-il, par les moyens techniques et esthétiques, contribuer à réunir l’humain et la nature et à ne plus les maintenir séparés, en transposant la perception humaine de la nature dans le sensible des images ainsi révélé ?

Inserat

Présentation

De septembre 2020 à décembre 2021, le Collège des Bernardins a organisé un séminaire mensuel consacré à l’étude des relations complexes entre pratiques artistiques et formes naturelles. Dans le champ des arts visuels – et singulièrement dans le domaine des arts filmiques – la nature signe sa présence à divers titres, et à diverses échelles : plantes dites adventices, filmées volontairement ou par accident, plantes et jardins proposant des formes naturelles qui font motif avant même que les artistes ne s’en emparent, films de paysage, réflexion d’ensemble sur les usages politiques de la nature ou plus globalement de l’environnement.

Cette multiplicité des échelles selon lesquelles la nature se laisse approcher est le signe de son omniprésence. La nature apparaît décidément comme cela même qui ne peut pas ne pas surgir, inépuisable pourvoyeuse de matières et de formes que les artistes accueillent nécessairement, quand ils essaient par exemple d’appréhender le monde au moyen d’une caméra, quand bien même leurs préoccupations semblent les porter tout à fait ailleurs.

Que nous enseigne cette omniprésence de la nature dans les arts contemporains ? Comment l’acte de création peut-il se régler – ou aussi se dérégler – en se greffant sur les dynamiques du vivant ? En quoi la nature, au gré des différents règnes (végétal, animal, minéral) et des différentes échelles selon lesquelles elle est approchée, peut-elle inspirer les conduites humaines et guider un usage du monde défait de la logique d’emprise qui a acculé nos environnements d’existence aux situations critiques que l’on sait ? Et comment le regard porté sur la nature peut-il, par les moyens techniques et esthétiques, contribuer à réunir l’humain et la nature et à ne plus les maintenir séparés, en transposant la perception humaine de la nature dans le sensible des images ainsi révélé ?

Ces questions, qui seront explorées par des chercheurs et des artistes, permettront de réfléchir tout à tour à la manière dont la nature se donne comme un motif plastique de premier ordre, à la façon dont elle inspire les artistes en s’introduisant parfois dynamiquement dans leur pratique, à la manière enfin dont cet échange constant entre les arts et les motifs naturels permettent de souligner l’urgence d’une autre manière d’habiter le monde et de faire société avec le vivant. L’enjeu de ces trois journées sera de montrer que l’attention accordée aux pratiques artistiques peut conduire à un décentrement radical du regard et à rompre enfin avec un anthropocentrisme dont la prégnance continue peut-être de se lire dans le concept d’anthropocène. Ce qui constitue sans doute une condition nécessaire pour répondre enfin à l’exigence d’habiter la nature.

Programme

Vendredi 1er avril 2022

Université Paul-Valéry Montpellier 3, Centre Saint-Charles, Rue du Professeur Henri Serre, Montpellier

8h45 Accueil

Ouverture

  • 9h15-9h45 Teresa CASTRO (Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3) : Penser la condition rudérale

Palingénésies

  • 9h45-10h15 Claire CHATELET (Université Paul-Valéry Montpellier 3) : La fabrique du paysage dans les installations de Paul Duncombe. Du fragment à l’épreuve du monde
  • 10h15-10h45 Marianne DE CAMBIAIRE (Université Aix-Marseille) : Être vivant et le savoir d’Alain Cavalier : la mort dans la vie. Esthétique et éthique de la nature morte « décomposée »

10h45-11h15 Pause

  • 11h15-11h45 Katharina BELLAN (Université Aix-Marseille) : Arfuyen au loin, à propos d’un film en cours

11h45-12h15 Échanges animés par Vincent DEVILLE (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Hybridations

  • 14h-14h30 Frédérique VILLEMUR (École nationale supérieure d’Architecture de Montpellier) : Les earth-body sculptures d’Ana Mendieta : d’herbes folles en arbres de vie
  • 14h30-15h Teresa FAUCON (Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3) : Forme végétative de la danse : Zone de timidité, Maria Donata D’Urso (2020)

15h-15h30 Échanges animés par Amandine D’AZEVEDO (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

15h30-15h45 Pause

Fêlures

  • 15h45-16h15 Alix DE MORANT (Université Paul-Valéry Montpellier 3) : Constater la catastrophe ou danser pour elle ?
  • 16h15-16h45 Ariane CARMIGNAC (Université de Lille) et Vincent LECOMTE (Université Jean Monnet Saint-Étienne) : D’après nature, les représentations de l’apocalypse
  • 16h45-17h15 Laurence FAVRE (Haute École d’Art de Zürich) : De l'anthropomorphisation d'un glacier à la narration par la matière. Perceptions de nos environnements naturels et tentatives de restitutions filmiques

17h15-17h45 Échanges animés par Julie SAVELLI (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

19h Projection« Montagnes », présenté par Vincent DEVILLE

Cinéma Utopia Sainte Bernadette, Montpellier

« Comme le cinéma – après la peinture et la photographie – ne cesse de nous le rappeler, la montagne n’est pas à échelle humaine : lorsqu’elle est filmée de loin pour en saisir toute la grandeur et la majesté, l’humain est réduit à un point insignifiant ; filmée de près pour mieux voir ceux qui l’habitent ou en gravissent les pentes, elle perd les formes qui la caractérisent. Fondée sur un temps minéral et géologique, la montagne n’est pas davantage à l’échelle du temps humain. Alors que dans de nombreux films, la montagne est souvent reléguée à une toile de fond, un certain nombre de cinéastes, tels David face à Goliath, ont choisi de défier ce motif gigantesque et intimidant pour en faire le sujet principal de leur film et ainsi explorer les forces telluriques qui l’animent. »

  • My Mountain, Song 27 de Stan Brakhage (1968, 16 mm, 17 min., silencieux)
  • Gletscher d’Helga Fanderl (2006, S8 > vidéo, 3 min., silencieux)
  • Engadin d’Helga Fanderl (2006, S8 > vidéo, 3 min., silencieux)
  • Trois incursions dans un éboulis de Luc Meichler (2001, vidéo, 8 min., sonore)
  • Des nuages aux fêlures de la terre de Philippe Cote (2007, S8 > vidéo, 18 min., silencieux)
  • Résistance de Laurence Favre (2017, 16 mm, 11 min., sonore)
  • Le Granier. Paysages, étude n°1 d’Olivier Fouchard (2007, S8 > vidéo, 15 min., silencieux)
  • Avant l'effondrement du Mont-Blanc de Jacques Perconte (2020, vidéo, 16 min., sonore)

Mercredi 6 avril 2022

Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, Paris

13h30 Accueil

Ouverture

  • 14h-14h30 Olivier SCHEFER (Université Panthéon-Sorbonne Paris 1) : Représenter, devenir, être la nature : nouvelles formes de conscience écologique et agentivité artistique

Écologie des lieux et des pratiques

  • 14h30-15h Clément MAZERAN (ENS – Paris Saclay) : Une esthétique agissante pour l'ère de l'anthropocène : travail manuel et médiance
  • 15h-15h30 Julie MICHEL (Université Gustave Eiffel) : Vers de nouvelles lectures du milieu : révéler les invisibles et traquer les fantômes du paysage (exploration d’œuvres fondatrices du CAIRN, laboratoire artistique en montagne)

15h30-15h45 Pause

  • 15h45-16h45 Lia GIRAUD (École supérieure d'art & de design Marseille-Méditerranée), Joyce LAINÉ (Atelier MTK, Grenoble), Jacopo RASMI (Université Jean Monnet Saint-Étienne), Marie REBECCHI (Université Aix-Marseille), Alice ROSENTHAL (Université Rennes 2) : Table ronde Fabriques végétales des images

16h45-17h30 Échanges animés par Robert BONAMY (Université Grenoble Alpes)

Performance

17h30-18h Anatoli VLASSOV (Université Panthéon-Sorbonne Paris 1) : corpArléité. Jardin pour une conscience non-anthropocentrique

Jeudi 7 avril 2022

Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, Paris

8h45 Accueil

Ouverture

  • 9h15-9h45 Grégory QUENET (Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) : Et le paradis ?

Espaces composés, temporalités ouvertes

  • 9h45-10h15 Danièle MÉAUX (Université Jean Monnet Saint-Étienne) : À l’école des oiseaux. À propos du travail photographique de Jean-Luc Mylayne
  • 10h15-10h45 Camille PRUNET (Université Toulouse Jean Jaurès) : Entrer dans un certain agencement de matière. Fujiko Nakaya, Susan Schuppli

10h45-11h15 Pause

  • 11h15-11h45 Jérôme DUTEL (Université Jean Monnet Saint-Étienne) : La nature chez Momoko Seto : de A à Z, de l’alpha à l’oméga, vers l’infini et au-delà ?

11h45-12h15 Échanges animés par Clément PARADIS (Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3)

12h15-14h Pause déjeuner

Paysages palimpsestes

  • 14h-14h30 Vincent SORREL (Université Grenoble Alpes) : Godard horticulteur
  • 14h30-15h Damien MARGUET (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) : Imaginaires de la nature et paysages de cinéma dans la série Westworld
  • 15h-15h30 Julie MEYER (Université Jean Monnet Saint-Étienne) : Multiplication et massification des images de la vallée de Yosemite : comment la nature résiste-t-elle à l’image photographique ?

15h30-16h Échanges animés par Teresa CASTRO (Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3)

Clôture

  • 16h00-16h25 : Rodolphe OLCÈSE (Université Jean Monnet Saint-Étienne) : L’idée d’une fraternité artistique avec la nature et ses précédents mystiques
  • 16h25-16h45 Vincent DEVILLE (Université Paul-Valéry Montpellier 3) : Synthèse

16h45-17h15 Pause

Projection-performance

17h15-18h30 Helga FANDERL (cinéaste et artiste, Berlin) : "Sur le vif"

Cocktail

Informations diverses

Attention, pour les journées qui ont lieu au Collège des Bernardins, réservation obligatoire. Infos à cette adresse

Organisation

Organisé par Vincent DEVILLE (Université Paul-Valéry Montpellier 3, RIRRA21), Rodolphe OLCÈSE (Université Jean Monnet Saint-Etienne, ECLLA) et Jérôme ALEXANDRE (Collège des Bernardins)

Orte

  • Salle des colloques 2 - Rue du Professeur Henri Serre
    Montpellier, Frankreich (34)
  • Petit auditorium - Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy
    Paris, Frankreich (75)

Veranstaltungsformat

Hybridveranstaltung


Daten

  • Freitag, 01. April 2022
  • Mittwoch, 06. April 2022
  • Donnerstag, 07. April 2022

Schlüsselwörter

  • art, nature, écologie, anthropocène

Kontakt

  • Rodolphe Olcèse
    courriel : rodolphe [dot] olcese [at] univ-st-etienne [dot] fr
  • Vincent Deville
    courriel : vincent [dot] deville [at] univ-montp3 [dot] fr

Informationsquelle

  • Rodolphe Olcèse
    courriel : rodolphe [dot] olcese [at] univ-st-etienne [dot] fr

Lizenz

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Zitierhinweise

« L’art et les formes de la nature », Kolloquium , Calenda, Veröffentlicht am Dienstag, 08. März 2022, https://doi.org/10.58079/18f0

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