AccueilLes autres lieux du politique

ColloqueNon classée

Dates

Catégories

    *  *  *

    Publié le mercredi 10 juillet 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Ce qui relève explicitement du politique n’en constitue que la dimension la plus visible : les acteurs politiques, les institutions et les organisations, les comportements et les opinions sur lesquels l’analyse politique concentre son attention, n’en sont

    Annonce

    Ce qui relève explicitement du politique n’en constitue que la dimension la plus visible : les acteurs politiques, les institutions et les organisations, les comportements et les opinions sur lesquels l’analyse politique concentre son attention, n’en sont pas les seules manifestations. Envisager les lieux du politique, d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et d’autrefois dans une perspective comparative permet de dévoiler l’existence de configurations différentes de la sphère politique, configurations qui peuvent être distinguées les unes des autres tant sur la base des aspects de la vie collective qu’elles englobent que sur la base de leur ampleur. Le politique explicite étend son emprise sur un territoire à géométrie variable.
    Ce constat invite à se pencher sur les usages, les représentations et les cultures politiques qui fondent ce territoire, l’organisent, en fixent les règles et les limites. L’analyse comparée des rites, croyances et pratiques permet d’envisager la variété des configurations de la sphère politique dans une perspective compréhensive et historique.
    Les frontières du politique sont des frontières variables. Les conditions historiques et sociales qui aboutissent à l’intégration d’un aspect de la réalité collective dans la sphère politique ou à son exclusion, les circonstances dans lesquelles des acteurs ici se mobilisent et/ou mobilisent des idées, des institutions et des organisations politiques, là s’en écartent, méritent d’être interrogées. Il convient de s’intéresser également aux réactions que politisation et dépolitisation suscitent : souhaitées, acceptées, et légitimées ou au contraire critiquées, combattues…
    Enfin, l’analyse ne peut ignorer ces aspects de la vie collective qui se développent dans la sphère publique et, sans relever explicitement du politique, lui servent de substrat, de matrice ou de réceptacle : activités associatives, culturelles, religieuses et sportives, mutualisme, corporatisme ou sociabilité, etc.. D’un côté, ces activités sont un terrain où une culture politique peut s’exprimer en actes ; de l’autre, elles réunissent des individus susceptibles de se mobiliser collectivement dans le cadre d’actions politiques. Leur diversité fait écho également aux regards disciplinaires mis en œuvre pour étudier la politique dans sa complexité et ses transformations.


    27 septembre 9 h.30 - Accueil des participants

    Ouverture par Serge Wolikow

    Lieux du politique : lieux explicites, lieux implicites
    Le nationalisme à l'école : corps, religion et politique en Inde – Véronique Bénéï (Maison Française d’Oxford)
    La place du politique dans les sociétés européennes – Pascal Delwit (Université libre de Bruxelles)
    L’enseignement caché de la science politique dans les facultés de droit de la fin du XVe s. et du début du XVIe s. – Patrick Arabeyre (Université de Bourgogne)
    Table ronde :
    Catherine Darbo-Peschanski (CNRS Paris) ; Jean-Claude Sergeant (Maison Française d’Oxford)

    27 septembre 14 h.30 - Rites, croyances et pratiques
    L'antéchrist : ce que le discours apocalyptique des paysans soviétiques nous apprend sur le sort du politique en URSS – Claudio Ingerflom
    Mémoire collective et commémoration – Patrick Garcia (IUFM Versailles)
    Identités ethno-politiques et ethno-religieuses – Anna Krasteva (Nouvelle université Sofia)
    Table ronde :
    Maurice Carrez (Université de Bourgogne) ; Antony Todorov (Nouvelle université Sofia) ; Thomas Bouchet (Université de Bourgogne)


    28 septembre 9 h. - Politisation, dépolitisation
    Rôle et place du conflit dans le processus de politisation des discussions. Un repérage empirique – Sophie Duchesne (Maison Française d’Oxford)
    Le vote CPNT au cours des 10 dernières années – Jean Vigreux (Université de Bourgogne)
    La culture en campagne. De l'atonie à la mobilisation antifasciste – Philippe Poirrier (Université de Bourgogne)
    Table ronde :
    Annie Ruget (Université de Bourgogne) ; Georges Ubbiali (Université de Bourgogne)


    28 septembre 14 h. 30 - La dimension politique des activités sociales
    Les morales sportives ont-elles un fondement politique ? – Benoît Caritey (Université de Bourgogne)
    Configuration de réseaux et impact politique – Alain Jeunemaître (Maison Française d’Oxford)
    Les cadres sociaux de la mémoire socialiste. L'exemple des militants de Carmaux – Philippe Marlière (University College London)
    Table ronde :
    Christian Bromberger (U. Aix-Marseille) ; Georges Solaux (Université de Bourgogne) ; Serge Wolikow (Université de Bourgogne) ; Vincent Chambarlhac (Université de Bourgogne)

    Université de Bourgogne - Amphi. Mathiez, bâtiment extension Lettres - 2, bd. Gabriel - 21000 Dijon

    Lieux

    • Dijon
      Dijon, France

    Dates

    • vendredi 27 septembre 2002

    Mots-clés

    • Histoire politique, histoire sociale

    Contacts

    • Rosine Fry
      courriel : rfry [at] u-bourgogne [dot] fr

    URLS de référence

    Source de l'information

    • Rosine Fry
      courriel : rfry [at] u-bourgogne [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « Les autres lieux du politique », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 10 juillet 2002, http://calenda.org/187266