AccueilFaire l'histoire de l'État postcolonial autour de la Méditerranée, 1956-2007

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Publié le lundi 26 mars 2007

Résumé

Il y a cinquante ans émergeaient au maghreb les premières formes de l’Etat postcolonial en méditerranée. La bataille d’Alger transformait la guerre de libération menée en Algérie en un territoire d’expérimentation inédit pour des techniques de coercition de masse. La guerre coloniale constituait la matrice institutionnelle de la cinquième République Française. Les rapports de subordination entre la métropole et l’espace colonial entraient dans des processus de reproduction/reformulation, sur un plan économique, industriel et énergétique, stratégique, militaire et politique. Il s’agit pour les sciences sociales d’amorcer la mutualisation des multiples manières d'engager cette histoire dans et depuis les différentes sociétés postcoloniales. Deux journées permettront fin octobre 2007 de confronter des approches internationales et transdisciplinaires sur ces questions.

Annonce

Colloque International

Université Saint-Denis Paris VIII, octobre 2007.
 

Comité scientifique :

René Gallissot.
Aïssa Kadri.
François Castaing.
Ouarda Tengour.
Gérard Prévost.
Mathieu Rigouste.

 

Il y a cinquante ans émergeaient au Maroc et en Tunisie les premières formes de l’Etat postcolonial en méditerranée. La bataille d’Alger transformait la guerre de libération menée en Algérie en un territoire d’expérimentation inédit pour des techniques de coercition de masse. La guerre coloniale constituait la matrice institutionnelle de la cinquième République Française. Les rapports de subordination entre la métropole et l’espace colonial entraient dans des processus de reproduction/reformulation, sur un plan économique, industriel et énergétique, stratégique,  militaire et politique.

Les bouleversements dans les formes du capitalisme qui accompagnèrent la chute de l’empire français et l’essor de puissances « non-alignées », l’intensification des migrations internationales et de la circulation du capital liées à la mondialisation ont travaillé de manière radicale les formes de centralisation du pouvoir et les conceptions dominantes de l’Etat-Nation des deux côtés de la méditerranée. Les sociétés se sont transformées mutuellement dans le redéploiement des superstructures et d’appareils idéologiques d’Etat susceptibles de contourner les mouvements populaires de libération et les nouveaux mouvements sociaux, de s’intégrer aux enjeux géopolitiques de la guerre froide et de régénérer certaines formes de la souveraineté coloniale à travers les logiques sécuritaires.

Depuis l’entrée dans l’ère de la crise des énergies au début des années 1970, de nouveaux  complexes économiques transnationaux ont imposé leurs dynamiques de lutte et leurs désirs de conquête dans le champ géopolitique. Avec la fin de la bipolarité en 1991 et l’entrée dans un capitalisme de guerre transnationale, des processus de néocolonisation ont réorganisé les agencements interétatiques et achevé la mondialisation de techniques de gouvernance et de commandement des populations. La frontière et le camp sont devenus deux dispositifs fondamentaux dans l’ordre du contrôle des vivants et de l’institution de l’Etat sur les corps. Les concepts d’ingérence et de projection ont déterminé une réforme profonde de la pensée contemporaine de la souveraineté.

Le 11 septembre 2001 a finalement constitué un tournant dans la collaboration des Etats postcoloniaux pour la construction imaginaire d’un ennemi et d’une menace transversale permettant de justifier l’entrée dans une configuration de guerre économique permanente et la restitution d’un adversaire global non-étatique.  

 

Il s’agit pour les sciences sociales d’amorcer la mutualisation des multiples manières de faire l’histoire de l’Etat postcolonial, dans et depuis les différentes sociétés postcoloniales. Deux journées permettront fin octobre 2007 de confronter des approches internationales et transdisciplinaires sur ces questions.

 

Les propositions de communications ne doivent pas dépasser 3000 signes et tenter de s’inscrire dans l’un des trois axes problématiques suivants:

I. Conceptions et représentations de la souveraineté postcoloniale.

II. Production et circulation des techniques du contrôle.

III. Résistances collectives et contre-pouvoirs.

 

Elles doivent être envoyées en Français ou en Anglais à l’adresse suivante mathieurigouste@free.fr accompagnées d’une présentation courte de l’auteur, avant le 15 mai 2007 impérativement.

Lieux

  • Université Paris 8.
    Saint-Denis, France (93)

Dates

  • mardi 15 mai 2007

Mots-clés

  • Etat, postcolonial, souveraineté, méditerranée, contrôle, résistance

Contacts

  • Rigouste Mathieu
    courriel : mathieurigouste [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Rigouste Mathieu
    courriel : mathieurigouste [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Faire l'histoire de l'État postcolonial autour de la Méditerranée, 1956-2007 », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 26 mars 2007, http://calenda.org/192886