AccueilLes revues d’art : formes, stratégies et réseaux au XXe siècle

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Publié le dimanche 09 mars 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

C’est l’analyse conjointe des stratégies mises en œuvre par les groupes d’artistes et par les revues qui les soutiennent qui nous intéresse ici. L’examen des textes théoriques ou critiques confrontés aux œuvres reproduites peut se révéler particulièrement pertinent, car c’est alors l’articulation du discours et de l’image qui nous aide à mieux cerner les tensions et les enjeux sous-tendus par l’approche des uns et des autres. Que l’angle d’attaque soit la revue, avec sa ligne éditoriale et ses collaborateurs, ou le groupe, dans sa manière de se définir et de propager ses propres finalités et réalisations par le biais d’un ou de plusieurs périodiques, nous voudrions serrer de plus près l’apport respectif à la notion même de groupe telle qu’elle est donnée à lire et à voir au public.

Annonce

  • CEMERRA
    Centre méditerranéen de recherche des relations entre les arts
    Université de Provence – Aix-Marseille I
  • IMEC
    Institut Mémoires de l’édition contemporaine
  • Abbaye d’Ardenne, Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

 

Avec la collaboration de l’association Ent’revues

 

Cité du livre d’Aix-en-Provence
1er, 2 et 3 avril 2008

 

Les revues d’art : formes, stratégies et réseaux au XXe siècle

 

Sous la direction d’Yves Chevrefils Desbiolles (responsable des fonds artistiques, IMEC), Rossella Froissart (maître de conférences, Université de Provence), Romain Mathieu (doctorant et moniteur, Université de Provence) et Pierre Wat (professeur, Université de Provence)

 

Au tournant du XIXe siècle des modes nouveaux de sociabilité réunissent les artistes. Des groupements, officiellement constitués en « sociétés » ou tout à fait informels, trouvent l’écho de leurs esthétiques audacieuses ou de leurs procédés inédits dans les pages de périodiques littéraires ou artistiques grâce à la plume d’une critique attentive, engagée à leurs côtés ou, au contraire, résolument hostile.

 

Peu loquaces avant l’explosion des premières avant-gardes, les artistes laissent la critique attitrée construire une identité de groupe qui, souvent, n’existe que dans de vagues déclarations d’intention. Mais le début du xxe siècle voit ces identités collectives consciemment façonnées et revendiquées par les artistes eux-mêmes, qui n’hésitent pas à publier des textes et même à créer des revues. Celles-ci seront désormais le support, le relais et la preuve d’une dynamique qui se veut commune.

 

Les relations entre ces nouveaux organes et le groupe sont parfois ambiguës : la recherche, par la revue, d’une autonomie par rapport à une esthétique déterminée ou, dans l’autre sens, la volonté d’indépendance du groupe et de ses membres face à des écrivains et critiques qui s’approprient une démarche ou entendent y imprimer leur marque, sont à l’origine d’une tension qui explique, entres autres, la vie difficile et très éphémère de ces feuilles à la périodicité aléatoire. L’interdisciplinarité de la plupart des revues au xxe siècle, tiraillées et en même temps bénéficiant de l’apport théorique d’artistes, écrivains, poètes, philosophes, critiques ou historiens, multiplie des directions que les groupes ont plutôt tendance à vouloir unifier en une seule trajectoire cohérente.

 

C’est l’analyse conjointe des stratégies mises en œuvre par les groupes d’artistes et par les revues qui les soutiennent qui nous intéresse ici. L’examen des textes théoriques ou critiques confrontés aux œuvres reproduites peut se révéler particulièrement pertinent, car c’est alors l’articulation du discours et de l’image qui nous aide à mieux cerner les tensions et les enjeux sous-tendus par l’approche des uns et des autres.

 

Que l’angle d’attaque soit la revue, avec sa ligne éditoriale et ses collaborateurs, ou le groupe, dans sa manière de se définir et de propager ses propres finalités et réalisations par le biais d’un ou de plusieurs périodiques, nous voudrions serrer de plus près l’apport respectif à la notion même de groupe telle qu’elle est donnée à lire et à voir au public.

PROGRAMME

 

1er avril – Les revues, laboratoires de création

 

15h Accueil

 

15h15-15h30

  • Olivier Corpet (IMEC), président de séance.
  • Introduction : La fabrique de revue.

 

15h30-16h

  • Fabrice Flahutez (Université Paris X-Nanterre)
    Lecture labyrinthe et espaces spiralés : la revue Instead.

 

16h-16h30

  • Marianne Jakobi (CNRS).
    La lettre comme élément fédérateur : les revues lettristes.

 

16h30-17h

  • Jérôme Duwa (Docteur)
    José Pierre et les nouveaux afflux du surréalisme à travers La Brèche et L’Archibras.

 

17h-17h30

  • Barbara Satre (Université de Provence)
    L’Arte Povera : un ouvrage de papier ? Le rôle des revues dans la genèse du mouvement.

 

17h30-18h

  • Romain Mathieu (Université de Provence)
    Peinture et littérature en France au début des années 70. Les revues comme lieu d’un échange constitutif de l’avant-garde picturale.

 

18h-18h30 Discussion et questions

 

2 avril – Les revues aux frontières 

 

9h-9h15

  • Didier Schulmann (Bibliothèque Kandinsky), président de séance.
  • Introduction : Les collections de revues à la Bibliothèque Kandinsky, l’acquisition récente de la collection Destribats et son importance pour la recherche.

 

9h15-9h45

  • Claire Leblanc (musée d’Ixelles)
    L’Art Moderne, organe de l’avant-garde belge de la fin de siècle.

 

9h45-10h15

  • Barbara Musetti (Université Paris IV-Sorbonne)
    Emporium et Vittorio Pica : un pont entre Italie et France.

 

10h15-10h45

  • Charlotte Huguet (Université Paris IV-Sorbonne)
    Revues et groupements artistiques de l’entre-deux-guerres : les réseaux France-Allemagne à travers la figure d’Otto Freundlich.

 

10h45-11h15

  • Rossella Froissart (Université de Provence)
    Le Bulletin de la Vie artistique (1919-1926) et Guillaume Janneau  au service d’un art décoratif moderne et français.

 

11h15- 11h45

  • François-René Martin (ENSBA Paris)
    La France éternelle dans l’Esprit nouveau.

 

11h45-1215h Discussion et questions 

 

12h15-13h30 : Pause déjeuner

 

13h30-13h45

  • Yves Chevrefils Desbiolles (IMEC), président de séance.
  • Introduction : L’usage des revues.

 

13h45-14h15

  • Laura Iamurri (Università degli Studi Roma Tre)
    Peinture française pour lecteurs italiens : la modernité dans L’Arte, 1930-1935

 

14h15-14h45

  • Natalie Adamson (University of St Andrews)
    Polémiques, sectes et conciles : la nouvelle École de Paris et les revues, 1944-1964.

 

14h45-15h15

  • Antje Kramer (Université de Provence)
    « ZERO est commencement ». La dynamique artistique entre Düsseldorf et Paris 1957-1963.

 

15h15-15h45

 

  • Design et revues en Grande-Bretagne durant les sixties. Mutation des normes de goût.

 

15h45-16h15 Discussion et questions 

 

Pause et rafraîchissements

 

18h-19h30 

  • Table ronde à l’initiative de l’association Ent’revues
    Les revues d’art à l’ère d’internet

 

André Chabin (La Revue des Revues) modérateur.

 

Mouvement (Bruno Tackels), Panoplie (Elisabeth Klimoff), Parade (Gilles Froger), Synesthésie (Anne-Amrie Morice).

 

3 avril – Les revues, lieux de sociabilitÉs militantes

 

9h-9h15

  • Françoise Levaillant (CNRS, Université Paris I-Sorbonne), présidente de séance.
  • Introduction : Historiographie des revues d’art depuis les années 1980.

 

9h15-9h45

  • Laurent Houssais (Université Bordeaux III)
    Le groupe des XIII au Mercure de France.

 

9h45-10h15

  • Catherine Meneux (Université Paris IV-Sorbonne)
    Les Arts de la Vie ou l’illusion féconde d’un art moderne et social.

 

10h15-10h45

  • Camille Morando (Centre Pompidou / Ecole du Louvre).
    La revue Inquisitions, tentative communautaire de Louis Aragon, Roger Caillois, Jules Monnerot et Tristan Tzara en 1936.

 

10h45-11h15

  • Corine Girieud (Université Paris IV-Sorbonne)
    Art d’aujourd’hui et Cimaise : convergences inattendues.

 

11h15-11h45

  • Jean-Roch Bouiller (DRAC PACA)
    Plusieurs cordes à son arc : André Lhote et les revues (1914-1962).

 

11h45-12h15  Discussion et questions

 

12h15-13h15 : Pause déjeuner

 

13h30-14h

  • Pierre Wat (Université de Provence), président de séance.
  • Introduction : (à préciser)

 

14h-14h30

  • Julie Verlaine (Université Paris I / Université de Caen Basse-Normandie)
    Engagement esthétique, discours publicitaire, critique d’art ? Les ambiguïtés des bulletins de galeries.

 

14h30-15h

  • Nolwenn Denizot (Université Rennes II)
    La théorie des ensembles ou les relations artistes-critiques au sein de trois revues des années 1990 : Blocnotes, Documents sur l’art contemporain et Purple Prose.

 

15h-15h30 

  • Sylvie Moktari (Archives de la critique d’art)
    ArTitudes et l’art corporel en France ou « Comment débarrasse[r] la peinture de ses anciennes servitudes pour la transformer en instrument d'action sociale » (François Pluchart).

 

15h30-16h Discussion et questions 

 

  • Conclusion du colloque
    Annie Claustres (Université Lumière-Lyon II)

Lieux

  • Cité du Livre
    Aix-en-Provence, France

Dates

  • mardi 01 avril 2008
  • mercredi 02 avril 2008
  • jeudi 03 avril 2008

Mots-clés

  • revues, art, XXe siècle, colloque

Contacts

  • Romain MATHIEU
    courriel : romain-mathieu [at] club-internet [dot] fr
  • Rossella Froissart
    courriel : rossella [dot] froissart [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Romain MATHIEU
    courriel : romain-mathieu [at] club-internet [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les revues d’art : formes, stratégies et réseaux au XXe siècle », Colloque, Calenda, Publié le dimanche 09 mars 2008, http://calenda.org/194548