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Le temps mort en acte dans la création contemporaine

De la forclusion du sens à la densité de l'expérience

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Publié le vendredi 15 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

La notion de « temps mort » évoque communément une césure, une discontinuité, qui peut être appréhendée comme relâchement partiel, interruption ou arrêt. Lorsque le temps mort se fait absence, il mène au manque, à la forclusion du sens. Mais l’arrêt peut aussi être vécu comme un écart fécond, creuset de richesses pour l’artiste. Qu’il se manifeste comme une pause au cœur de laquelle un nouveau souffle prend naissance, ou comme un inachèvement salutaire, le temps mort devient l’opérateur d’une prise de distance avec le « faire ». Il permet alors un retour sur l’artisanat prompt à transfigurer les fragments d’une œuvre en un tout gorgé de sens. La césure, le trou, le silence, peuvent corrélativement être envisagés comme matériaux à part entière pour la création.

Annonce

Equipe d'accueil Arts : pratiques et poétiques (EA 3208)
Université Rennes 2

Séminaire pluridisciplinaire de master 2, 2010-2011.

Journée d’étude, 21 janvier 2011

La notion de « temps mort » évoque communément une césure, une discontinuité, qui peut être appréhendée comme relâchement partiel, interruption ou arrêt. Lorsque le temps mort se fait absence, il mène au manque, à la forclusion du sens. Mais l’arrêt peut aussi être vécu comme un écart fécond, creuset de richesses pour l’artiste. Qu’il se manifeste comme une pause au cœur de laquelle un nouveau souffle prend naissance, ou comme un inachèvement salutaire, le temps mort devient l’opérateur d’une prise de distance avec le « faire ». Il permet alors un retour sur l’artisanat prompt à transfigurer les fragments d’une œuvre en un tout gorgé de sens. La césure, le trou, le silence, peuvent corrélativement être envisagés comme matériaux à part entière pour la création. Des démarches artistiques qui explorent l’absence d’événements (Warhol, Beckett) aux créateurs qui ne donnent rien à voir (Manet, Debord) ou rien à entendre (Webern, Cage), les situations sont très diverses. Dans une logique pluridisciplinaire et transversale, il s’agira, durant cette journée, d’interroger cette notion de « temps mort » en isolant certaines de ses manifestations, que celles-ci s’intègrent dans la démarche créatrice en tant que telle ou qu’elles se sédimentent au sein des productions de l’art.
La césure permet-elle au sujet de renouer avec une véritable expérience du temps, là où la modernité n’a eu de cesse de diluer celle-ci dans le « trop-produire » et le « trop-vite » ? Le rien comme matériau relève-t-il d’une stratégie subjective pour rendre compte d’un Réel qui ne cesse jamais de ne pas se dire ? Telles seront les questions qui pourront être posées au cours de cette journée.

Coordination :

  • J. Delaplace,
  • C. Fosse,
  • L. Lerichomme,
  • O. Naessens,
  • C. Page,
  • J. Raby.

Propositions

(Titre et résumé de 1500 signes maximum) à envoyer à
John Raby : rabyj@ymail.com
Et Christiane Page : christianepage@gmail.com

Pour le 15 novembre au plus tard

Catégories

Lieux

  • Université Rennes 2, campus villejean
    Rennes, France

Dates

  • lundi 15 novembre 2010

Mots-clés

  • temps mort, création, musique, théâtre, arts

Contacts

  • Camille Fosse
    courriel : fosse_camille [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Camille Fosse
    courriel : fosse_camille [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le temps mort en acte dans la création contemporaine », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 15 octobre 2010, http://calenda.org/202149