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Publié le mercredi 18 mai 2011 par Karim Hammou

Résumé

Appel à communications pour la journée de l'école doctorale 120 de novembre 2011 intitulée « Fin(s) du monde ».

Annonce

Fin(s) du monde 

Appel à communications 

Journée de l’Ecole doctorale 120, Université Sorbonne nouvelle – Paris 3, Novembre 2011 

La fin du monde reste un motif prégnant de l’imaginaire collectif qui dessine un tableau aux variations infinies en littérature comme dans les autres arts. Le « feu dedans la glace » de Théophile de Viau fait de l'union des contraires un signe du Jugement Dernier dans la perspective des guerres de religions. Au vingtième siècle, parmi d'autres représentations non moins spectaculaires, l'annihilation pure et simple de l'humanité est répétée dans nombre d'ouvrages d'anticipation. D'un bout à l'autre de la chaîne, la fin du monde est une source d'histoires sans cesse renouvelée et cette abondance nous invite à réfléchir au sens de la fin et à sa récurrence. Pourquoi cette orientation messianique ou nihiliste? Les horreurs du vingtième siècle semblent marquer une rupture sur laquelle bute l’appréhension de l’homme ; l'angoisse – ou l'espérance – liée à la fin lui est bien antérieure et même le positivisme triomphant n'a pu totalement l'oblitérer.

Cette vision de l'Histoire – et de l'histoire littéraire en particulier – va dans le sens de la « discontinuité » mise en valeur par Foucault dans L'Archéologie du savoir. Il s'agit finalement, sous une forme radicale, de la reprise d'un choix épistémologique qui favorise la discordance, la rupture : « Sous les grandes continuités de la pensée, sous les manifestations massives et homogènes d'un esprit ou d'une mentalité collective, sous le devenir têtu d'une science s'acharnant à exister et à s'achever dès son commencement, sous la persistance d'un genre, d'une forme, d'une discipline, d'une activité théorique, on cherche maintenant à détecter l'incidence des interruptions. Interruptions dont le statut et la nature sont fort divers. ». Dans cette perspective, la fin est toujours un entre-deux, une frontière. Elle est ouverture alors que la conception téléologique de l'Histoire que partagent, d'une certaine manière, Jean de Patmos et Hegel, constitue un achèvement, une clôture.

Au-delà de ses représentations possibles, la fin permet une herméneutique car elle implique  une relecture de ce qui l’a précédée. Qu'elle arrête le sens dans une perspective téléologique ou qu'elle se présente comme un seuil choisi arbitrairement, elle marque un point crucial dans le récit et un choix fondamental de l'auteur. Dès lors, elle est en soi un principe même de lecture. La littérature peut-elle dans ce cas se penser en dehors de cette notion de la fin ? Y a-t-il un après de l’œuvre ?

Cette journée d'étude se propose ainsi d'envisager la récurrence des perspectives eschatologiques de la fin à travers des corpus variés qui relèvent du domaine littéraire (roman, nouvelle, théâtre, poésie, etc.), cinématographique ou des arts plastiques, sans exclure aucune langue ou aucune époque. 

Les propositions de communications (3000 signes maximum) accompagnées d’une courte présentation de l’auteur devront nous parvenir

avant le 4 juillet 2011

à l’adresse suivante : colloquefinsdumonde@gmail.com. La journée d’études aura lieu début novembre 2011 à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3. 

Organisateurs :

  • Claire Cornillon
  • Nadja Djuric
  • Guido Furci
  • Louiza Kadari
  • Pierre Leroux.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • lundi 04 juillet 2011

Mots-clés

  • fin du monde, littérature, cinéma, art

Contacts

  • Claire Cornillon, Nadja Djuric, Guido Furci, Louiza Kadari et Pierre Leroux ~
    courriel : colloquefinsdumonde [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Claire Cornillon
    courriel : clairecornillon [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Fin(s) du monde », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 18 mai 2011, http://calenda.org/204389