AccueilVariation et variabilité dans les sciences du langage : analyser, mesurer, contextualiser

Variation et variabilité dans les sciences du langage : analyser, mesurer, contextualiser

Variation and Variability in the Language Sciences: analysing, measuring, contextualising

JéTou 2013, colloque international jeunes chercheurs en sciences du langage

JéTou 2013, international conference for young researchers in the Language Sciences

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Publié le jeudi 11 octobre 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Les doctorants des laboratoires de sciences du langage de Toulouse organisent la quatrième édition des JéTou (Journées d'études toulousaines). Ces journées ont pour but de rassembler des doctorants et jeunes docteurs (jusqu'à trois ans après la soutenance de la thèse) issus des différentes disciplines des sciences du langage autour d'une thématique ouverte et transversale. Cette édition sera consacrée à une réflexion sur le thème : « Variation et variabilité dans les Sciences du Langage : analyser, mesurer, contextualiser ». Les notions de variation et de variabilité sont au cœur de nombreux domaines liés aux sciences du langage. Le linguiste peut aussi bien être amené à les interroger en tant qu'objet de recherche qu'au travers des problèmes méthodologiques qu'elles posent.

Annonce

Les doctorants des laboratoires de sciences du langage de Toulouse :

  •  CLLE-ERSS (Équipe de Recherche en Syntaxe et Sémantique)
  • Octogone-Lordat (Centre Interdisciplinaire des Sciences du Langage et de la Cognition)
  • LARA-CPST (Centre Pluridisciplinaire de Sémiotique Textuelle)

 organisent la 4ème édition des JéTou (Journées d'études Toulousaines).

Ces journées ont pour but de rassembler des doctorants et jeunes docteurs (jusqu'à trois ans après la soutenance de la thèse) issus des différentes disciplines des Sciences du Langage autour d'une thématique ouverte et transversale.

Argumentaire

Cette édition 2013 sera consacrée à une réflexion sur le thème : « Variation et variabilité dans les Sciences du Langage : analyser, mesurer, contextualiser ».

Les notions de variation et de variabilité sont au cœur de nombreux domaines liés aux sciences du langage. Le linguiste peut aussi bien être amené à les interroger en tant qu'objet de recherche qu'au travers des problèmes méthodologiques qu'elles posent.

La variation comme objet d'étude offre ainsi un terrain de réflexion particulièrement riche et ouvert. Elle permet par exemple d'apporter un éclairage spécifique, et souvent fondamental, à nombre de problématiques à travers les travaux de contextualisation historique, théorique ou sociologique qu'elle peut impliquer. Par ailleurs, le positionnement face à une norme ou un standard, ou l'étude des systèmes et des structures qu'ils imposent représentent des pistes de recherche qui émergent autour du concept de variabilité. Avec le récent développement de la linguistique de corpus qui permet la description, l'analyse et la comparaison des systèmes linguistiques à grande échelle, les questions de changement, d'évolution, d'instabilité ou d'incertitude apparaissent également comme des enjeux scientifiques majeurs.  

À un niveau plus méthodologique, c'est la manière de traiter variation et variabilité qui soulève des questionnements essentiels. On pourra par exemple s’interroger sur la sélection, voire la construction d'outils de mesure ou de cadres d'analyse pertinents, qu'ils soient qualitatifs ou quantitatifs. De nombreuses démarches entrent donc en résonance avec des problématiques liées à la variabilité : codages et transcriptions, traitement de corpus, entretiens et enquêtes de terrain, outils statistiques, logiciels et programmes, sélection et exploitation de variables...

Ainsi, dans l'optique de favoriser l'appropriation des thèmes de ce colloque par des doctorants et jeunes chercheurs issus de disciplines variées, les communications pourront porter sur l'ensemble des domaines suivants :

  • Phonétique, phonologie

La notion de variation est évidemment pertinente en dialectologie à travers la comparaison des différentes variétés des langues à travers le monde. La variation intralinguistique quant à elle amène à analyser et à comparer les réalisations phonétiques au sein d'un même groupe d'individus en fonction de paramètres de type sociologique, phonotactique, intonatif, acoustique, etc. Ces analyses permettent de décrire les dynamiques internes aux langues et ainsi leur évolution.

  • Morphologie

La variation s'étudie tant en morphologie dérivationnelle (inter- et intra-paradigme : variation de thèmes et de désinences, supplétion...) qu’en morphologie constructionnelle (outputs de mots construits ou schèmes de construction par exemple).

  • Sémantique

La linguistique de corpus qui s'intéresse aux structures qui font sens dans la langue (du niveau lexical au niveau discursif) permet d'étudier les phénomènes de variation (entre termes, concepts, marqueurs ou structures syntaxiques, sémantiques et discursives) qui apparaissent par exemple dans les oppositions discours oral vs. écrit ou langue générale vs. de spécialité. La variation peut aussi être approchée en diachronie, au niveau du lexique (néologie, glissement de sens...) et à tous les niveaux de description linguistique.

  • Psycholinguistique ou neuropsycholinguistique

L'étude de différents types de variabilité offre dans ces domaines la possibilité d'approcher les mécanismes de traitement du langage. On peut par exemple observer des différences de performances langagières chez un même sujet (variabilité inter-tâche) ou des différences d'activation cérébrale inter-sujets pour une même tâche (variabilité du substrat cérébral impliqué). Le profil linguistique du locuteur peut également constituer une donnée à prendre en compte pour expliquer des différences de performances dans la parole saine ou pathologique.

  • Didactique des langues étrangères

La contextualisation de la situation didactique au niveau sociolinguistique, culturel, social, économique et politique permet l'adaptation à un niveau global et conduit à une multitude de "paysages didactiques". En outre, en didactique du FLE par exemple, la problématique de la norme à enseigner est toujours au cœur des réflexions.

  • Traitement Automatique des Langues (TAL)

La prise en compte de la variabilité linguistique nécessite la mise en œuvre de diverses techniques et ressources applicables à différents niveaux de traitement. Des applications comme la recherche d'information ou le résumé automatique sont ainsi directement confrontées au problème de la variation intervenant aussi bien aux niveaux morphologique et syntaxique que sémantique et amènent  à l'utilisation de stratégies telles que la catégorisation ou l'exploitation d'ontologies.

  • Sémiotique, sémantique textuelle, analyse du discours

Les disciplines du sens sont constamment confrontées à des questions de variabilité qui touchent à différents niveaux de grain de l'analyse textuelle.  Au niveau le plus global, la contextualisation de tout acte de communication (conditions de production, construction discursive, conditions d'interprétation) peut constituer un travail capital pour informer une analyse. À un palier inférieur, les travaux d'inspiration bakhtinienne montrent à quel point la circulation discursive peut charger un même fragment textuel d'une multitude de sens et de voix. Enfin, les variations s'observent également au niveau de la microsémantique : tropes, diachronie, ou influence des genres poussent à interroger la stabilité des sèmèmes et des sèmes en fonction de l'incidence du contexte.

  • Sociolinguistique

Des concepts comme ceux de frontières linguistiques, de communautés ou réseaux linguistiques, ou encore d’isoglosses montrent que la variation et la variabilité peuvent constituer un véritable objet d’étude en sociolinguistique, que ce soit au niveau des usages (discursifs, lexicaux, grammaticaux) ou des prononciations (réalisations phonétiques). Ces deux notions amènent également à mettre à l’épreuve certains modèles et protocoles méthodologiques tel que l’héritage labovien par exemple pour la sociolinguistique de l’anglais, voire pour la linguistique de corpus de manière plus générale.

 Cette liste est évidemment non-exhaustive et toute proposition de communication se rapportant aux questions de la variation et de la variabilité dans les sciences du langage sera examinée.

Ces JéTou 2013 proposent ainsi une thématique particulièrement stimulante et ouverte que chaque courant des sciences du langage pourra s'approprier à sa manière. Ces journées seront alors l'occasion pour tous ceux qui le souhaitent de s'interroger, de débattre, et de confronter leurs travaux et leurs réflexions dans un cadre transdisciplinaire toujours propice à des échanges constructifs.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, de deux pages maximum, seront rédigées en français ou en anglais et comprendront un titre, un résumé, cinq mots-clés et une bibliographie de cinq titres maximum, police Times New Roman 12, marges 2,5 (standard), interligne simple. Elles seront envoyées à l'adresse suivante : jetou2013@gmail.com

au plus tard le vendredi 12 octobre 2012

Le retour du comité d'évaluation précisera si la proposition est retenue pour une communication orale (20 min + 10 min d'échange) ou pour une session posters (format A1).

Bien que la décision finale relève de ce comité, vous pouvez indiquer votre préférence dans votre courrier.

Le colloque donnera lieu à une publication des actes, les modalités de rédaction des textes seront précisées avec l’avis d’acceptation.

Calendrier

  • Date limite de soumission des propositions : vendredi 12 octobre 2012
  • Notification d'acceptation : vendredi 19 novembre 2012
  • Remise des articles longs pour relecture : vendredi 4 janvier 2013
  • Colloque JéTou 2013 : jeudi 16 et vendredi 17 mai 2013 à l'Université Toulouse II Le Mirail

Conférencières invitées

  • Françoise Gadet, Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris X, France)
  • Danièle Moore,Université Simon Fraser (Burnaby, Canada)

Site Web

Comité scientifique

  • Mark Aronoff (Université de Stony Brook, Etats-Unis),
  • Corine Astésano (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Michel Aurnague (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Michel Billières (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Gilles Boyé (CLLE-ERSSaB, Bordeaux, France),
  • Myriam Bras (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Inès Brulard (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Anne Condamines (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Marie-Ange Dat (CREN, Nantes, France),
  • Jacques Durand (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Carine Duteil-Mougel (ENSIL, Limoges, France),
  • Karine Duvignau (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Cécile Fabre (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Françoise Gadet (MoDyCo, Paris, France),
  • Pascal Gaillard (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Claudine Garcia-Debanc (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Bruno Gaume (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Hélène Giraudo (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Nabil Hathout (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Lydia-Mai Ho-Dac (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Daniel Huber (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Marie-Paule Jacques (LIDILEM, Grenoble, France),
  • Gerd Jendraschek (Université de Regensburg, Allemagne),
  • Mélanie Jucla (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Barbara Köpke (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Anna Kupść (CLLE-ERSSaB, Bordeaux, France),
  • Laurence Labrune (CLLE-ERSSaB, Bordeaux, France),
  • Dany Laur (LARA-CPST, Toulouse, France),
  • Anne Le Draoulec (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Michelle Lecolle (CELTED, Metz, France),
  • Vanda Marijanovic (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Régis Missire (LARA-CPST, Toulouse, France),
  • Fabio Montermini (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Steven Moore (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Danièle Moore (Université Simon Fraser, Canada),
  • Véronique Moriceau (LIMSI, Paris, France),
  • Patrick Mpondo-Dicka (LARA-CPST, Toulouse, France),
  • Philippe Muller (IRIT, Toulouse, France),
  • Jean-Luc Nespoulous (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Musanji Ngalasso-Mwatha (CLARE-CELFA, Bordeaux, France),
  • Marie-Paule Péry-Woodley (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Aurélie Picton (Université de Genève, Suisse),
  • Laurent Prévot (LPL, Aix-en-Provence, France),
  • Josette Rebeyrolle (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Nathalie Rossi-Gensane (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Halima Sahraoui (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Patrick Sauzet (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Catherine Schnedecker (LiLPa, Strasbourg, France),
  • Nathalie Spanghero-Gaillard (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Ludovic Tanguy (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Jean-Michel Tarrier (CLLE-ERSS, Toulouse, France),
  • Olga Théophanous (Octogone-Lordat, Toulouse, France),
  • Pascale Vergely (SPH, Bordeaux, France),
  • Alessandro Zinna (LARA-CPST, Toulouse, France).

Comité d'organisation

  • Caroline Atallah,
  • Guillaume Carbou,
  • Marie-Mandarine Colle-Quesada,
  • Claire Del Olmo,
  • Marie Lacabanne,
  • Marine Lasserre,
  • Simon Leva,
  • Émilie Massa,
  • Cécile Viollain.

Catégories

Lieux

  • Université Toulouse II Le Mirail
    Toulouse, France (31)

Dates

  • vendredi 12 octobre 2012

Mots-clés

  • linguistique, variation, variabilité, langage, linguistics, variation, variability, language

URLS de référence

Source de l'information

  • 2013 JéTou
    courriel : jetou2013 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Variation et variabilité dans les sciences du langage : analyser, mesurer, contextualiser », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 11 octobre 2012, https://calenda.org/223369

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