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Les mutations des parcellaires

Las mutaciones de la parcelación

Changes in field systems

Approches comparatives : rythmes, contextes, formes

Aproximaciones comparativas : Ritmos, contextos y formas

Comparatives Approaches: Pace, Contexts and Forms

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Publié le lundi 19 novembre 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

L’objectif de cette rencontre est de revenir sur la question de l’évolution des parcellaires ruraux, sur le temps long, dans des espaces et des contextes différents. Il ne s’agit pas de parler de la manière de connaître les parcellaires ni sur les parcellaires en eux-mêmes. L’objectif est d’étudier l’impact des contextes dans lesquels évoluent les parcellaires et d’analyser comment et à quels rythmes se font les évolutions. Cette problématique est liée à celle du GDRI (Crises et mutations dans les campagnes européennes). Il s’agit donc de mesurer l’impact des « crises » (quelle qu’en soit la nature : économique, politique, environnementale, etc.) sur l’évolution des parcellaires en comparant des évolutions que l’on peut observer dans des espaces différents et/ou pour des époques différentes. L’idée maîtresse est de poser la question de l’impact des crises et des incitations politiques et économiques sur l’évolution des parcellaires dans des contextes  historiques différents.

Annonce

Les mutations des parcellaires. Approches comparatives : rythmes, contextes, formes, Colloque international, Rennes, 15-16 octobre 2013

  • CERHIO UMR 6258 (Centre de Recherches Historiques de l’Ouest)
  • GDRI CRICEC  (CRIses and Changes in the European Countryside in the long run)

Argumentaire

Clôture le 15 mars 2013

  • 1- L’objectif de cette rencontre est de revenir sur la question de l’évolution des parcellaires ruraux, sur le temps long, dans des espaces et des contextes différents. Il ne s’agit pas de parler  de la manière de connaître les parcellaires ni sur les parcellaires en eux-mêmes. L’objectif est d’étudier l’impact des contextes dans lesquels évoluent les parcellaires et d’analyser comment et à quels rythmes se font les évolutions. Cette problématique est liée à celle du GDRI (Crises et mutations dans les campagnes européennes). Il s’agit donc de mesurer l’impact des « crises » (quelle qu’en soit la nature : économique, politique, environnementale, etc.) sur l’évolution des parcellaires en comparant des évolutions que l’on peut observer dans des espaces différents et/ou pour des époques différentes. L’idée maîtresse est de poser la question de l’impact des crises et des incitations politiques et économiques sur l’évolution des parcellaires dans des contextes  historiques différents.
  • 2- Le projet comparatif qui est au cœur de ce colloque fait qu’il ne lui est pas donné de limite chronologique : on pourra étudier tous les cas pour lesquels on connaît des parcellaires ruraux et le contexte de leur installation, de l’Âge du Fer à la période actuelle. Le cadre géographique est essentiellement européen, mais il pourra aisément s’étendre aux espaces « découverts » et appropriés (colonisés) par les Européens à l’époque moderne et contemporaine (Amérique, Afrique du Nord notamment). Il s’agit dans ce colloque de faire se rencontrer des expériences que l’on observe en général de manière isolée soit parce qu’elles adviennent dans des espaces éloignés, soit parce qu’elles interviennent à des périodes différentes, soit parce qu’elles sont liées à des contextes radicalement différents (quoi de commun en effet entre une réforme agraire, les défrichements médiévaux, les enclosures, un processus de colonisation foncière…) mais de toutes façons parce qu’on les a enfermées depuis longtemps dans des modèles explicatifs étanches.
  • 3- On exclura l’étude des évolutions lentes du parcellaire, celles qui sont la somme de micro-évolutions individuelles (les partages successoraux et les recompositions d’exploitations qui les accompagnent nécessairement). À la différence des mutations programmées qui interviennent le plus souvent sur une période assez courte, ces évolutions spontanées du parcellaire s’inscrivent dans la durée. Elles constituent ce que l’on pourrait appeler « la vie du parcellaire ». Elles ne sont pas au centre de ce colloque, mais il conviendra néanmoins de mettre en regard leur rôle et celui des évolutions résultant d’un projet préalable ou d’une crise ponctuelle, pour apprécier la part des unes et des autres dans l’apparition des formes ultérieures du parcellaire. Il faudra  en effet se demander, à partir d’exemples concrets, si les modifications programmées des parcellaires entraînent des mutations plus importantes et plus durables que les mutations lentes liées aux transmissions successorales et marchandes de la terre. 
  • 4- Les communications devront toutes être centrées sur un exemple de construction ou de réaménagement rapide et programmé d’un parcellaire en liaison avec un évènement ou une volonté politique ou économique globale, quelle que soit l’époque à laquelle il se situe, qu’il s’agisse de la conquête de nouveaux espaces et de l’aménagement de parcellaires ex-nihilo (les marges de l’Europe du Nord, la colonisation au Québec, en Amérique du Nord, les défrichements médiévaux, etc.) ou bien de réaménagements portant sur des parcellaires pré-existants à l’époque moderne et contemporaine (enclosures, remembrement, réformes agraires, etc.).
  • 5- Il serait souhaitable que les communications prennent en compte tout ou partie des questionnements suivants :
    • le contexte et les objectifs (politiques, sociaux, économiques) des évolutions observées
    • leur rythme
    • les formes des nouveaux parcellaires mis en place (en tenant compte du rôle des modèles théoriques et des formes antérieures du parcellaire)
    • la résilience des pratiques et des formes anciennes, la coexistence de formes liées à des contextes différents, la superposition  des parcellaires
    • la réussite – ou l’échec – des nouveaux parcellaires mis en place (durabilité en termes écologiques et économiques, conséquences en termes d’évolutions sociales)
    • Cette liste n’est évidemment pas exclusive.
  • 6- À l’issue du colloque et des discussions qui auront eu lieu après les communications, cette problématique sera redéfinie et précisée afin de construire l’argument d’un ouvrage collectif pour lesquels les participants du colloque seront invités à soumettre des textes issus de leurs communications.

Participation

Propositions de communication (2000 signes) + court CV

à envoyer avant le  15 mars 2013

Contact : annie.antoine@univ-rennes2.fr

Lieux

  • Université Rennes 2, campus Villejean
    Rennes, France (35)

Dates

  • vendredi 15 mars 2013

Mots-clés

  • histoire rurale, parcellaires, crises, rural history, fields system, historia rural, parcellarios, crisis, mutaciones

Source de l'information

  • Annie Antoine
    courriel : annie [dot] antoine [at] univ-rennes2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les mutations des parcellaires », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 19 novembre 2012, http://calenda.org/227626

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