AccueilImages du travail, travail des images : pratiques artistiques, démarches scientifiques

Images du travail, travail des images : pratiques artistiques, démarches scientifiques

Images of work, the work of images: artisinal practices, academic approaches

*  *  *

Publié le lundi 28 janvier 2013 par Elsa Zotian

Résumé

L’objectif du colloque est d’échanger et de confronter les points de vue entre les chercheurs en sciences sociales spécialisés dans le travail mobilisant l’image dans ce cadre et les professionnels de l’image fixe ou animée, engagés dans une démarche documentaire dans ce champ. Il s’agit de comparer les méthodes et les types de connaissances proposés par ces deux démarches, d’appréhender leurs points communs et leurs différences, de mesurer leurs apports et influences réciproques. Pour rendre plus riches et plus concrets les échanges, le colloque portera notamment sur deux grandes thématiques, investies tant par des chercheurs de nombreuses disciplines que par des professionnels de l’image. Les questions classiques de l’évolution de la classe ouvrière, de son organisation, de sa disparition, ou de son extension à travers l’ouvriérisation d’activités de bureau, ont été traitées de longue date, tant par des chercheurs que par des photographes et des cinéastes. Moins souvent traitée, la question du travail des artistes sera privilégiée car elle permet d’aborder des interrogations  centrales comme celles des activités de création ou encore du travail comme vocation.

Annonce

Présentation

Ce colloque a pour ambition de mobiliser des points de vue divers, dans l’optique de favoriser la réflexion, qu’elle soit méthodologique ou épistémologique autour des interférences, passerelles ou hiatus caractérisant démarches scientifiques et approches plus sensibles mobilisant l’image. Les échanges attendus entre chercheurs de différentes origines disciplinaires (ethnologie, sociologie, anthropologie, ergonomie, psychologie, géographie, histoire, littérature, linguistique, études cinématographiques…) utilisant des images fixes ou animées, sous des formes et des intensités diverses, dans leur pratique de recherche, et professionnels de l’image fixe ou animée, sont donc multiples. Pour rendre plus riches et plus concrets les échanges, le colloque portera notamment sur trois grandes thématiques, investies tant par des chercheurs d’origines diverses que par des professionnels de l’image.

« Le travail, toujours central, toujours en crise, toujours contradictoire : entre souffrance et plaisir, soumission et libération, intégration et exclusion. Le travail souvent vécu comme contrainte. Temps, espaces et corps contraints. Et pourtant le travail change, se transforme en profondeur : il s’intellectualise, s’intensifie, se complexifie, se précarise, se dilue dans d’autres espaces temps comme ceux des loisirs, de la vie familiale, de la formation. Surtout, il tend à devenir moins visible, moins lisible, quittant la place publique pour des espaces privés au sein d’institutions de plus en plus soucieuses de leur image et cherchant à la contrôler étroitement. Il y a urgence à étudier et à montrer le travail, tel qu’il est et qu’il est en train de devenir, pour comprendre, analyser et orienter ces transformations. »[2]

Ce constat, au fondement du festival Filmer le travail et du colloque Images du travail, travail des images[3] organisé les 4, 5 et 6 novembre 2009 à l’université de Poitiers par le GRESCO, reste d’actualité. On peut d’ailleurs souligner la multiplication depuis 2008 des publications d’ouvrages et de numéros thématiques de revues[4] sur ce thème, mettant l’accent sur les représentations du travail et ses images. Parallèlement, le fort intérêt du cinéma documentaire comme de fiction (et, plus largement, des pratiques artistiques et culturelles comme le théâtre, la littérature ou la bande dessinée) pour la question du travail tend à se confirmer.

Objectifs

L’acuité du débat nous amène à proposer en février 2013, en liaison avec le festival Filmer le travail, un colloque international dans le prolongement de celui organisé en novembre 2009. L’objectif est d’échanger et de confronter les points de vue entre les chercheurs en sciences sociales spécialisés dans le travail et les professionnels de l’image fixe ou animée, engagés dans une démarche documentaire dans ce champ. Il s’agit de comparer les méthodes et les types de connaissances proposés par ces deux démarches, d’appréhender leurs points communs et leurs différences, de mesurer leurs apports et influences réciproques.

On utilisera ici la notion de « démarche visuelle documentée », qui recouvre ce qu’on qualifie couramment de « photographie sociale » ou de « documentaire de création », pour distinguer ces pratiques photographiques et cinématographiques du reportage journalistique. L’accent est mis sur le travail de terrain, la durée de l’investigation, le point de vue de l’auteur, ce qui rapproche ces démarches du travail de recherche de terrain. A noter que la notion utilisée dans le champ du documentaire de création de « subjectivité assumée », pour mettre l’accent sur la place et le point de vue de l’observateur, présente bien des points communs avec celle d’analyse réflexive utilisée en sciences sociales. Ce constat permet d’envisager des réflexions méthodologiques fructueuses concernant la comparaison des deux approches, documentaire et scientifique, et l’intérêt de mobiliser de tels matériaux dans la recherche en sciences sociales.

Ce colloque a pour ambition de mobiliser des points de vue divers, dans l’optique de favoriser la réflexion, qu’elle soit méthodologique ou épistémologique autour des interférences, passerelles ou hiatus caractérisant démarches scientifiques et approches plus sensibles mobilisant l’image. Les échanges attendus entre chercheurs de différentes origines disciplinaires (ethnologie, sociologie, anthropologie, ergonomie, psychologie, géographie, histoire, littérature, linguistique, études cinématographiques…) utilisant des images fixes ou animées, sous des formes et des intensités diverses, dans leur pratique de recherche, et professionnels de l’image fixe ou animée, sont donc multiples.

Thématiques

Pour rendre plus riches et plus concrets les échanges, le colloque portera notamment sur trois grandes thématiques, investies tant par des chercheurs d’origines diverses que par des professionnels de l’image. Il pourra également interroger la réception des images du travail par les travailleurs eux-mêmes, et explorer les formes de mise en débat expérimentés ou possibles de ces images dans l’espace public.

1. Concernant les maux ou les bonheurs du travail, les questions de la santé, du stress ou, pour utiliser une formulation proposée par les partenaires sociaux, des risques psycho-sociaux, ont été investies par la psychologie (Yves Clot, Christophe Dejours), la médecine (Marie-France Hirigoyen, Marie Pezé), mais aussi la sociologie (Pierre Veltz, Paul Bouffartigue), la philosophie (Dominique Méda, Emmanuel Renault, Yves Schwartz) ou le droit (Emmanuel Dockès, Alain Supiot). Par ailleurs, de nombreux documentaristes ont abordé le problème comme Jean-Michel Carré (J’ai très mal au travail), Marc Antoine Roudil et Sophie Bruneau (Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés) ou Jean Robert Viallet (La mise à mort du travail), qui d’ailleurs mobilisent très souvent les analyses et les témoignages des chercheurs. Ces maux ne tiennent pas seulement à des formes d’intensification, ils sont aussi liés aux circonstances globales dans lesquelles les individus doivent accomplir leurs tâches, que celles-ci tiennent au rythme imposé par le convoyeur, au « challenge » toujours à relever dans les centres de télémarketing, au déficit de disputes professionnelles, aux défaillances du travail d’organisation, à la difficulté de construire une continuité de son activité ou au « sale boulot » au moment de « dégraisser » les effectifs. La fiction ou le docu-fiction (Violence des échanges en milieu tempéré ou De bon matin par exemple) peuvent dans bien des cas relayer l’analyse des situations et donner à comprendre les processus décrits par le chercheur. Ils peuvent aider à éclairer ces phénomènes, ainsi que ceux, symétriques et encore peu documentés et étudiés, d’engagement et de satisfaction dans le travail (Christian Baudelot et Michel Gollac), « quand un travail par exemple est intéressant » (Paul Veyne). Plus globalement, la question est de savoir comment les travailleurs s’approprient malgré tout leur travail pour le mener à bien. Au-delà d’une meilleure compréhension du travail, on pourra se demander de quelles façons ces mises en images des travailleurs peuvent contribuer à remettre le travail sur la place publique.

2. Les questions classiques de l’évolution de la classe ouvrière, de son organisation, de sa disparition, ou de son extension à travers l’ouvriérisation d’activités de bureau, ont été traitées de longue date, tant par des chercheurs (sociologues, historiens, économistes, géographes) que par des photographes (comme Gérald Bloncourt ou Franck Pourcel) et des cinéastes (que ce soit des documentaristes comme Patrick Jan ou des spécialistes du cinéma de fiction comme Robert Guédiguian). On peut dans ce champ repérer une tradition de collaboration et de dialogue (notamment entre Michel Pialoux et Christian Corouge) et la place de chercheurs/cinéastes comme Bernard Ganne, René Baratta, Joyce Sebag ou Jean-Pierre Durand. Mais comment et pourquoi montrer le travail ouvrier à un moment où, selon certains, ce travail disparaîtrait, du moins dans sa forme industrielle classique, que le cinéma a tant privilégiée, pour la critiquer, depuis Chaplin ? A un moment où le travail ouvrier, avec la tertiarisation massive de l’économie et l’informatisation de l’industrie et des services, tend à s’éloigner de la figure mécaniste d’une dépense de force motrice (Thierry Pillon ou François Vatin), et au moment où une certaine sociologie du travail met l’accent sur le travail comme activité (Anni Borzeix ou Alexandra Bidet en particulier), comment montrer ce travail ? Comment le documenter lorsqu’il devient un travail de vigilance, d’astreinte, de lecture, de gestion d’aléas comme celui par exemple des opérateurs ou des agents de surveillance-contrôle de process (Patrick Levaray) ? Quel est ici l’héritage de la tradition ergonomique ? L’image animée ou fixe peut-elle alors contribuer à la démarche du chercheur ? Ce dernier peut-il étayer le point de vue du documentariste ? Les difficultés rencontrées et les pistes explorées ne peuvent-elles pas aider aussi à éclairer le travail d’autres catégories, employés, cadres, managers, professions intellectuelles supérieures (Jean-Marc Weller), en dehors des moments les plus facilement saisissables, où il consiste en interactions interpersonnelles, et peut s’observer dans un lieu unique et circonscrit ?

3. Enfin, la problématique du travail des artistes sera privilégiée car elle permet d’aborder des questions centrales comme celles des activités de création ou encore du travail comme vocation. Elle pourrait offrir l’occasion de croiser les points de vue de deux grandes figures des sciences sociales et du cinéma documentaire que sont Howard Becker et Frederik Wiseman. Cette thématique transversale est au cœur de la réflexion originelle du colloque et du festival dans lequel il s’inscrit. Positionnés de manière opposée dans l’axe des représentations – « imagination » et « rigueur » figurant aux deux pôles – sciences sociales et arts se croisent pourtant, et les recherches sur ces points d’intersection se sont multipliées ces dernières années. La sociologie n’a plus le monopole de la mise en évidence des mécanismes de fonctionnement de la société.[5] Si les publications sont nombreuses sur la thématique des relations entre récit littéraire et représentations scientifiques du monde social, la question des liens entre représentations photographiques, cinématographiques, sociologiques de la réalité sociale est moins abordée. Certains points d’intersection entre arts visuels et sciences sociales méritent d’être travaillés ici, à travers la thématique du travail artistique, et en particulier l’étude des différentes tâches composant le travail de représentation de la réalité sociale, tâches communes aux sociologues, aux spécialistes du travail, aux cinéastes et aux photographes le prenant pour objet. Mais la problématique ne saurait s’arrêter à la constatation de ces liens, et devra interroger les socialisations, interactions, pratiques permettant leur compréhension.

Notes

[1] Avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société et plusieurs laboratoires de l’université de Poitiers : Migrinter, Forell

[2] Texte de présentation du colloque Images du travail, travail des images in Actes des résumés, université de Poitiers, 3, 4, 5 novembre 2009, p.11

[3] Ce colloque a fait l’objet d’une publication récente : Géhin J.P., Stevens H. (dir.), 2012, Images du travail, travail des images, Rennes, PUR, 331p.

[4] Sans souci d’exhaustivité et en se limitant aux publications les plus récentes, on peut citer les numéros thématiques de revues scientifiques aussi différentes que Images documentaires (La question du travail, juin 2011), Revue de synthèse (Caméras, terrain et sciences sociales, septembre 2011), Esprit (Exister au travail, octobre 2011), Communications (Travailler, novembre 2011), Ethnographique.org (Présences au travail : visibilités et invisibilités, décembre 2011).

[5] Becker, 2009, Comment parler de la société. Artistes, écrivains, chercheurs et représentations sociales, Paris, La découverte

Programme

Colloque international organisé par le GRESCO à la MSHS, Université de Poitiers

Lundi 11 février 2013

9h30-10h15 : Accueil des participants à la Maison des sciences de l'homme et de la société

10h15-10h45 : Allocutions d'ouverture et présentation du colloque

  • Ségolène Royal, Présidente Conseil régional Poitou-Charentes
  • Alain Claeys, Député Maire de Poitiers
  • Yves Jean, Président de l'Université de Poitiers
  • Frédéric Chauvaud, Directeur de l'UFR Sciences humaines et Arts
  • Alain Ferrand, Directeur de la Maison des Sciences de l'homme et de la société

10h45-12h30 : Conférences inaugurales : Pourquoi filmer le travail ? Retour sur quelques expériences

De longue date, les sciences sociales du travail se sont interrogées sur les capacités heuristiques des images fixes et animées. Cette séance inaugurale du colloque revient sur quatre expériences de recherche intitulées «   Filmer le travail », bien qu'elles se soient déroulées à des périodes différentes et qu'elles aient poursuivi des objectifs distincts.

Animation : René Baratta, réalisateur ergonome

  • Anni Borzeix, sociologue, Le Rendez-vous des ergonautes
  • Corinne Eyraud, sociologue, Film et travail : cinéma et sciences  sociales
  • Jean-Paul Géhin, sociologue, Le Festival de Poitiers : entre cinéma, science et débat citoyen
  • Christine Angoujard, directrice Ina Atlantique, L'accès aux images d'archives audiovisuelles

12h30-14h00 : Pause déjeuner

14h00-14h45 : La classe ouvrière en représentation : conférence introductive

Animation: Hélène Stevens

  • Mateo Alaluf, sociologue, Les Ouvriers au cinéma

14h45-16h45 : Ateliers

Atelier 1 : Filmer ou photographier les ouvriers : une préoccupation ancienne

Animation : Jérôme Grévy, historien

  • Céline Assegond, historienne de la photographie, Les Travailleurs exposés : de la mise en scène à la mise en spectacle
  • Françoise F. Laot, historienne de la formation, Vingt ans d'éducation ouvrière par le cinéma au sein du mouvement syndical mondial. Les festivals de l'institut international des films du travail (ILFI), 1953-1973
  • Ève Lamendour, gestionnaire, Le Goût de l'entreprise dans la fiction française (1914-1947)
  • Henri Eckert, sociologue, Force de travail : à propos d'une photographie de Gérald Bloncourt

Atelier 2 : Quelles représentations du travail ouvrier ?

Animation : José Rose, sociologue

  • Jean-Paul Géhin, sociologue, Représentation du travail ouvrier dans le cinéma documentaire de création contemporain
  • Corinne Luxembourg, géographe, Évolution de la ville ouvrière : images des rapports spatiaux ville-usines
  • Claude Dupuis, historien de l'art, Détournements d'images, tensions et intentions
  • Alexandra Bidet, sociologue, Kenneth Burke, Le Pouvoir de simarres et le vrai boulot

Atelier 3 : Paroles et écrits d'ouvriers

Animation : Stéphane Bikialo, littérature.

  • Aurélie Marchand, chargée de médiation scientifique, Ève Meuret-Campfort, sociologue, Dire le travail des ouvrières de Chantelle : le travail des images dans la pratique du webdocumentaire
  • Marcel Durand, ouvrier et écrivain (Grain de sable sous le capot, 2006, Agone)
  • Sylviane Rosière, ouvrière et écrivaine (Ouvrière d'usine, 2010, Libertaire)

18h00-19h30 conférence ouverte au public (Amphi Descartes, Hôtel Fumé)

Animation : Henri Eckert, sociologue

Projection de Cadence en chaîne (53mn) de Laurence Jourdan, production Ina

  • Dialogue entre le sociologue Michel Pialoux et l'ancien ouvrier et syndicaliste Christian Corouge
  • Avec la participation de Bruno Muel, réalisateur d'Avec le sang des autres

19h30-21h00 Buffet dînatoire, Maison des trois quartiers

21h00-22h00 pièce de théâtre, Maison des trois quartiers

A quoi bon ? de Karen Fichelson et Gisèle Pape

A quoi bon ? raconte les errances de Paule Emploi, personnage protéiforme à la fois chômeuse, comédienne, musicienne, poisson… Personnage symbole d'une génération désabusée, qui a encore envie d'y croire.

Mardi 12 février 2013

9h00-11h00 : La fabrication des images : regards croisés

Table ronde : Quelles démarches, techniques et méthodes mobiliser pour saisir, comprendre, enregistrer, analyser, photographier et filmer le travail?

Questions posées à des chercheurs mobilisant l'image fixe ou animée dans leur recherche et à des professionnels de l'image.

Animation : Frédéric Neyrat, sociologue

  • Sébastien Jousse, réalisateur
  • Daniel Friedmann, sociologue, réalisateur
  • Christian Papinot, sociologue
  • Armelle Giglio-Jacquemot, ethnologue, réalisatrice

11h00-11h30 : Pause

11h30-12h30 : Travail en atelier (ateliers 4, 5 et 6 : première partie)

Atelier 4 : du concept à l'image

Animation : Jean-Paul Géhin, sociologue

  • Frédéric Neyrat, sociologue, Lucia Sanchez, réalisatrice, actrice, A l'heure du bilan : regards croisés sur la compétence
  • Marion Ott, Grégory Cohen, sociologues, L’Écriture cinématographique pour restituer des recherches sociologiques ? Retours d'expérience et questions méthodologiques à partir de deux thèses en cours dans un quartier populaire en région parisienne
  • Stéphane Bellini, sciences de la gestion, L'Expérience professionnelle en images

Atelier 5 : Écrire, montrer, monter

Animation : William Berthomière, géographe

  • Bernard Ganne, sociologue, Questions d'écriture, retour sur 30 ans d'observations filmées
  • Réjane Vallée, recherche cinématographique et audiovisuelle, Monter, remonter, démonter? Analyse comparative de deux films réalisés à partir des mêmes rushes
  • Viviane Vedana, Rafael Devos, ethnologues, Filmer le marché : aspects d'une ethnographie audiovisuelle des pratiques de travail des marchands
  • Nadine Michau, sociologue, Christèle Assegond, historienne de l'art, Filmer le travail des agriculteurs

Atelier 6 : Saisir l'intangible

On regroupera dans cet atelier des communications qui s'interrogent sur l'intérêt et les manières de rendre compte de situations ou d'activités de travail de manière non académique, avec des communications sur les méthodes d'appréhension de la souffrance au travail en mobilisant l'image.

Animation : Henri Eckert, sociologue

José Rose, sociologue, Boulevard académique et contre-allée buissonnière

  • Daniel Friedmann, sociologue et réalisateur, Filmer le travail infilmable ou comment j'en suis venu à filmer les psychanalystes
  • Philippe Eray, Jean-Claude Sontag, psychologues, Utilisation de la photographie en clinique de l'activité. Retour d'expérience sur un projet de retour à l'équilibre d'une agence de logistique
  • Pascal Césaro, Réalisateur et chercheur en arts du spectacle, La Restitution filmique et l'élaboration d'une parole du dedans

12h30-14h00 : Repas

14h-15h15 : Travail en atelier. Suite des ateliers 4, 5 et 6

15h15-17h00 : Séance plénière

Animation : Yvon Lamy, Émilie Aunis

Compte rendu des 6 ateliers ; débats avec la salle

18h00-19h30 : Conférence projection ouverte au public, au Conseil Régional Poitou-Charentes, Facteur humain et rationalisation

Animation : Jean-Paul Géhin, sociologue

  • Introduction : Thibault Le Texier, sciences de la gestion, Réfléchir les liens entre le cinéma et la gestion : retour sur une recherche universitaire devenue un film de fiction
  • Projection du film : Le Facteur humain, Thibault Le Texier, 2011, 28mn

Débats avec la salle

  • 21h00 : Tap Castille, Hommage à Chris Marker

Animation : Maïté Peltier, programmatrice de Filmer le travail

En présence de Bruno Muel : cinéaste, cameraman, reporter, écrivain, producteur. Il a filmé l'Indépendance en Algérie, le combat révolutionnaire en Colombie, les luttes ouvrières en France. Homme de terrain engagé, il a participé aux côtés de Chris Marker à l'aventure utopique et généreuse des groupes Medvedkine.

  • A Bientôt j’espère, Chris Marker et Mario Marret, documentaire - France - 43 min - 1967 - Iskra
  • La Charnière, Antoine Bonfanti, documentaire sonore - France - 12 min - 1968 - Iskra
  • Classe de lutte, Groupe Medvedkine Besançon, Documentaire - France - 37 min - 1969 Iskra
  • 2084, Chris Marker, Documentaire - France - 10 min - 1984 - Iskra

(Tarif unique 5 euros la séance)

Mercredi 13 février 2013

9h00-11h00 : Ateliers

Atelier 7 : L'Artiste au travail

Animation: Solange Vernois, historienne de l'art

  • Aurélie Le Faurestier, artiste plasticienne, photographe, L'Artiste en travailleur peut-il offrir un autre regard, une alternative utopique et critique ?
  • Stéphanie Ferreira-Bexiga, anthropologue, L'Homme et la machine
  • Jan Middelbos, plasticien, sociologue, De l'enquête artistique à l'enquête artistique participative : les méthodes de représentation artistique du monde du travail en question.

Atelier 8 : La mise en images du travail

Animation : Sylvie Monchatre, sociologue

  • Philippe Pilard, réalisateur, écrivain, Filmer le travail à la télé scolaire
  • Michèle Blumental, documentariste, La Mise en images de la mémoire du travail
  • Pascal Laborderie, sciences de l'information et de la communication, Imaginer le travail de demain : l'exemple du docu-fiction "les temps changent"
  • Pauline David, programmatrice cinéma, Le Travail révélé - image documentaire et réalités professionnelles

Atelier 9: Le travail de l'image

Animation : Laurence Ellena, sociologue

  • Lucile Desmoulins, sciences de l'information et de la communication, La Communication audiovisuelle des entreprises de théâtre d’entreprise comme travail artistique et commercial : montrer, expliquer, rassurer.
  • Anne-Marie Louvet, Photographe, Recadrages
  • Maxence Lamoureux, réalisateur, sociologue, Les Professionnels de l'image à l'écran
  • 11h00-11h30 : Pause

11h30-12h30 : Compte rendu des ateliers 7, 8 et 9.

Animation : Yvon Lamy, Émilie Aunis, sociologues.

Débats avec la salle

12h30-14h00 : Déjeuner

14h-15h15 : Le travail de création. Conférences inaugurales

Animation : Laurence Ellena, sociologue

  • Jean-Marc Leveratto, sociologue, arts du spectacle, Le Travail de l'artiste au cinéma
  • Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste, Écrire, Filmer le travail

15h15-17h00 : rencontre avec Frederick Wiseman (sous réserve)

  • Philippe Pilard, réalisateur, écrivain
  • François Marcelly, étudiant en histoire
  • Le Travail du Documentariste : dialogue avec Frederick Wiseman

21H00 TAP Castille

Projection du documentaire de Frederick Wiseman, Law and Order, 1969, 81mn, NB, au TAP cinéma

Débat en présence de Philippe Pilard et Frederick Wiseman (sous réserve)

Comité d’organisation :

  • Émilie Aunis
  • Henri Eckert
  • Laurence Ellena
  • Jean Paul Géhin
  • Maxence Lamoureux
  • Frédéric Neyrat
  • Chantal Vallet

Comité scientifique :

Les membres du comité d’organisation

  • Matéo Alaluf, sociologue du travail, Bruxelles
  • René Baratta, documentariste, ergonome
  • Howard Becker, sociologue, Photographe, Chicago
  • William Berthomière, géographe des migrations, CNRS
  • Alexandra Bidet, sociologue, CNRS
  • Stéphane Bikialo, littérature, Université de Poitiers
  • Annie Borzeix, sociologue, CNRS
  • Jean-Michel Carré, documentariste
  • Frédéric Chauvaud, historien, Université de Poitiers
  • Yves Clot, psychologue, CNAM
  • Jean-Pierre Durand, sociologue, Université d’Évry
  • Daniel Friedmann, sociologue, réalisateur, CNRS
  • Bernard Ganne, sociologue, réalisateur, CNRS
  • Armelle Giglio-Jacquemot, ethnologue, réalisatrice, Université de Lille
  • Françoise Laot, sciences de l’éducation, Université de Paris Descartes
  • Jean-Marc Léveratto, sociologue du cinéma, Université de Lorraine
  • Céline Loiseau, productrice de documentaires
  • Sylvain Maresca, sociologue, photographe, Université de Nantes
  • Xabi Molia, cinéaste, écrivain, enseignant
  • Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste
  • Mariana Otéro, réalisatrice, enseignante
  • Christian Papinot, sociologue, photographe, Université de Brest
  • Marc-Henri Piault, anthropologue, président du festival Jean Rouch
  • Joyce Sébag, sociologue, réalisatrice, Université d’Évry
  • Hélène Stevens, sociologue, Université de Poitiers
  • Marcelle Stroobants, sociologue, Bruxelles
  • Réjane Vallée, sociologue, Université d’Évry

Contacts

8, rue René Descartes – 86022 Poitiers Cedex MSHS, bât A5
5 rue Théodore Lefebvre – 86000 Poitiers
http://gresco.labo.univ-poitiers.fr
courriel : gresco@univ-poitiers.fr

Lieux

  • Université de Poitiers, UFR Sciences Humaines et Arts - Hôtel Fumé, 8 Rue René Descartes
    Poitiers, France (86)

Dates

  • lundi 11 février 2013
  • mardi 12 février 2013
  • mercredi 13 février 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • cinéma, travail, représentations, images, sociologie du travail, sciences sociales

Contacts

  • Laurence Ellena
    courriel : lellena [at] univ-poitiers [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Laurence Ellena
    courriel : lellena [at] univ-poitiers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Images du travail, travail des images : pratiques artistiques, démarches scientifiques », Colloque, Calenda, Publié le lundi 28 janvier 2013, http://calenda.org/234412