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Les sciences sociales face au complot

Social sciences in the face of conspiracy

Traitement social des « théories du complot » et enquêtes sur le secret

The social treatment of "conspiracy theories" and investigations into secrecy issues

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Publié le lundi 28 janvier 2013 par Élodie Faath

Résumé

Si les théories du complot ont bénéficié de nombreux travaux, c’est principalement à travers une optique scientifiquement militante : soit en étudiant quasi-uniquement des faux complots, soit en abordant en fait un autre objet dont le complot est porteur ou par lequel il est porté (la rumeur, l’antisémitisme, une époque ou un besoin humain que l’analyse d’un complot révèlerait). C'est à une forme de travail que cette journée sera consacrée : passer de ces analyses du complotisme et des « théories du complot » particulières, à un questionnement plus général sur la notion même de complot en sciences sociales, et sur la possibilité d'une analyse plus empirique.

Annonce

Argumentaire

Le thème du complot a bénéficié ces dernières années d’une activité éditoriale riche, entre rééditions (Hofstadter, 2012 ; Dard, 2012), numéros spéciaux de revue (Agone, 2012 ; Raison Publique, 2012), et travaux inédits (Boltanski, 2012 ; Malandin, 2011 ; Dablon & Nicolas, 2010 ; Kreis, 2009). Sous ce terme de “complot”, les chercheurs en sciences sociales ont en grande majorité fait de leur travail un complément érudit des constats des journalistes.

Jusqu’ici, sociologues, historiens, philosophes ou psychosociologues se sont livrés principalement à une déconstruction des “théories du complot”. On peut distinguer plusieurs figures de cette déconstruction. Parmi les plus courantes, l'analyse de leur “fonction sociale” de rationalisation du monde face aux incertitudes (Kaplan, 1982 ; Malandin, 2011 ; Taguieff, 2004), ou de leur structure et de leur logique internes, proches de mythes sécularisés ou de contes (Taïeb, 2010). Ensuite, la question de la diffusion de ces “théories”, que ce soit pour retracer les étapes de la diffusion internationale de l'une d'entre elles (Taguieff, 2004) ou en s’intéressant plus spécialement aux moyens de cette diffusion, en premier lieu la rumeur (ou récemment Internet) (Taïeb, 2006). Enfin, par un retour aux textes, le complot a été abordé à travers une analyse philologique (pour montrer le montage d’un faux, comme dans le cas des Protocole des sages de Sion), une mise en contexte et une comparaison de différentes théories du complot (Kreis, 2009) ou l’analyse de la rhétorique utilisée (Dablon & Nicolas, 2010).

 Si les théories du complot ont bénéficié de nombreux travaux, c’est principalement à travers une optique scientifiquement militante : soit en étudiant quasi-uniquement des faux complots, soit en abordant en fait un autre objet dont le complot est porteur ou par lequel il est porté (la rumeur, l’antisémitisme, une époque ou un besoin humain que l’analyse d’un complot révèlerait).

C’est à une autre forme de travail que cette journée sera consacrée : passer de ces analyses du complotisme et des “théories du complot” particulières, à un questionnement plus général sur la notion même de complot en sciences sociales, et sur la possibilité d’une analyse plus empirique.

L’idée d’étudier un éventuel complot apparaît comme une source de malaise dans la recherche. Notamment parce que parler du complot présente le risque, par le fait même de la critique, de légitimer des explications du social produites hors du champ scientifique. Ce terme indigène, encombrant, ressemble souvent moins à un concept susceptible d’être construit avec sérieux qu’à une arme de stigmatisation commode dans les luttes de champ, notamment scientifique. Pierre-André Taguieff et Nathalie Heinich ont par exemple lancé une controverse sur certains écrits de Pierre Bourdieu en leur attribuant l’étiquette de “traduction académique” d’idées complotistes (Taguieff, 2011 ; Park Jung, Chun Sang, 2011 ; Heinich, 2009. Voir la réponse de Champagne et Maler, 2012).

Ce que nous proposons ici est d’aller au-delà des recherches sur les “théories du complot”, pour comprendre et dépasser ce malaise du chercheur – sociologue ou politiste – à travers deux axes dans lesquels les propositions s’inscriront :

Axe 1 : Le traitement social des « théories du complot » dans la recherche

L’usage de la notion de complot dans la recherche semble quasi-impossible. Plusieurs autres notions et objets la recouvrent partiellement et évitent de l’aborder explicitement. Rumeurs, scandales (Boltanski (dir.), 2007 ; Revue Politix, 2005), affaires (Lascoumes, 1999), collusions et réseaux sont souvent utilisés de façon interchangeable et gagneraient à être mieux délimités.

Il n’est pas difficile de trouver de nombreuses remarques dans des travaux qui anticipent l’accusation de complot et s’en défendent (Hamman, 2009 ; Mills, 2012, par exemple), et constituent ainsi des indices de ce malaise et du risque d’être étiqueté “complotiste” dans le champ scientifique.

Notion tantôt simpliste, tantôt pathologique ou paranoïaque, de façon générale notion “peu sérieuse”, le complot est écarté des définitions légitimes de la réalité (Berger et Luckmann, 2006), et relégué à un quasi statut de “déviance académique”. On peut trouver à cela des explications tactiques, historiques et épistémologiques.

A) La « théorie du complot » comme étiquette stigmatisante

La première partie de cette journée d’étude pourra porter sur le complot en tant que label. Une attention particulière sera portée aux usages tactiques qui en sont fait dans le champ des sciences sociales (cf. par exemple la controverse entre Pierre Favre et Didier Bigo en 1997 dans la RFSP, qui montre bien l’usage possible du terme). Les débats récents autour de Pierre Bourdieu en sont un bon exemple. Les communications pourraient porter sur les explications de ce que les chercheurs en sciences sociales “font” ainsi du complot : comment usent-ils des labels “complot” et “théorie du complot” ? Sur quels raisonnements et arguments s’appuie le recours à ces labels ?

On peut se demander si le rapport au complot des sciences sociales est similaire ou différent d’autres champs, notamment le champ journalistique. De nombreux terrains pourraient servir de point de comparaison : l’usage tactique de la notion concernant Dominique Strauss-Kahn (Matonti, 2012), les accusations de complotisme envers Denis Robert à son procès concernant l’affaire Clearstream, les problèmes rencontrés par Frédéric Taddeï, accusé par des collègues journalistes d’avoir invité des complotistes dans son émission et surtout de ne pas avoir été assez ferme avec eux (Fay, 2011), la veille de certains sites internet comme “Conspiracy Watch”, etc.

B) Histoire et épistémologie de l’« anti-complotisme »

Plusieurs questions, liées à l’histoire ou à l’épistémologie des sciences sociales, pourraient être aussi abordées à ce propos. D’abord la menace que font peser les explications en terme de complot sur certaines croyances au fondement du savoir scientifique, sur des formes de “prénotions savantes” : rationalité limitée des acteurs, maîtrise limitée de leurs stratégies, présence d’effets pervers, absence de primauté du caché sur le visible.

Ensuite, une hypothèse à documenter pourrait être que les sciences sociales en général ou certaines théories en particulier se sont historiquement constituées (entre autres) contre les explications en termes de complot, et/ou que le “complot” pourrait constituer une figure privilégiée du problème de la surinterprétation.

Enfin, il pourrait être intéressant de comparer le traitement et l’analyse des théories médiatiques du complot à d’autres cas où se joue la frontière entre science et fausse science, notamment le négationnisme, souvent invoqué comme point de comparaison, et qui a lui aussi fait l’objet d’un fort investissement militant des chercheurs.

Les communications pourraient aborder ces questions sous des angles d’histoire des sciences, et / ou avec une optique comparatiste (différences de tolérance à cette notion suivant les époques ou les espaces).

Axe 2 : Normaliser la notion de complot

La possibilité de rencontrer de “vrais” complots sur un terrain de recherche doit être envisagée avec sérieux, pas seulement sur des questions politiques ou à une grande échelle (Dobry, 2009). Est-il possible d’observer des complots en étudiant des objets banals, qui n’ont pas cet exotisme du secret ? Et surtout qu’est-ce qu’une science sociale des complots analyserait en les étudiant sérieusement ?

L’un des objectifs de cette journée sera de contribuer à conceptualiser ce que recouvrent les notions de complots, conspirations, ententes illicites, autrement dit, des modes d’action collectifs secrets et/ou illégitimes et/ou subversifs. On pourra se demander ce qui les différencie d’autres modes d’organisation plus couramment étudiés. La question centrale dans ce panel sera de savoir si la notion de complot ne recouvre pas parfois des situations communes.

A) Des complots sur le terrain : le complot comme mode d’action ?

La question pourrait se poser à petite échelle, lorsque, par exemple, le chercheur est témoin d’une entente qui est qualifiée de “complot” par certains acteurs, mais qu’il est scientifiquement illégitime de nommer ainsi. Il ne s’agit pas forcement de se prononcer sur les macro-complots médiatiques, mais de voir comment les chercheurs sont parfois confrontés à cet objet sur des terrains très divers et quelles formes il prend concrètement.

On saisit facilement dans quels domaines d’étude la notion affleure le plus : travaux sur les entreprises (Baker, Faulkner, 1993) et les “ententes” entre elles, plus classiquement dans les travaux sur les “dominants” et les “élites” (Pinçon, Pinçon-Charlot, 2005). Le problème se rencontre encore plus particulièrement dans les travaux qui abordent les élites intersectorielles ou les zones floues de rencontres et de passages (entre l’économie et la politique, entre plusieurs pays, plusieurs champs, etc.), il se rencontre aussi dans l’étude des décisions et de l’économie informationnelle où la question du secret est centrale (Brayard, 2012).

La comparaison de ces complots avec d’autres, moins imposants, moins évidents, moins occidentalo-centrés, et dans d’autres domaines que la politique ou l’économie, pourra être mobilisée utilement. C’est seulement à ce titre que l’on pourra légitimement penser le complot comme un mode d’action, sans que celui ci soit a priori corrélé à certains acteurs, certains domaines, une certaine taille critique, une certaine durée (le complot est plus probablement un mode d’action de courte durée, qu’une organisation permanente comme on peut en trouver dans les théories du complot médiatiques), certains espaces spatio-temporels, ou certains contextes (de crise notamment, cf. Dard, 2012). Ainsi, cette journée d’étude valorisera aussi les communications où ce mode d’action sera étudié dans d’autres espaces que le politique (accords entre entreprises, dopage et truquage des matchs en sport, réputation d’un artiste dans le milieu de l’art, etc.), et à d’autres échelles que celles des grands complots historiques.

B) Revisiter les terrains et les acteurs du complot

L’une des particularités des théories du complot par rapport à des théories “surnaturelles” auxquelles elles sont souvent associées est qu’elles mobilisent des acteurs et des institutions  bien réels mais peu étudiés par les sciences sociales : think tanks, groupes de pression (Offerlé, 1993) et “clubs” politiques, sociétés secrètes et semi-secrètes (francs-maçons), réunions internationales, acteurs des nouvelles technologies (hackers), mafias, services secrets. Elles mobilisent aussi des notions comme la Raison d’Etat.

Une partie de la journée pourra être consacré à un point sur les recherches et les savoirs sur certains de ces objets, mais peut-être avant tout à un point sur les difficultés à les aborder : l’analyse du secret qui les entoure, leur caractère marginal dans la recherche, la manière d’utiliser ou non le corpus non-scientifique à leur propos, les difficultés pratiques à en faire un terrain de recherche pour ceux qui s’y sont essayé, pour finalement interroger leur éventuelle particularité par rapport à des terrains apparemment plus “ouverts”.

On pourra aussi s’intéresser aux principaux producteurs d’informations sur ces objets, qui ne sont pas souvent eux-mêmes analysés. Au-delà des “adeptes des théories du complot” souvent plus stigmatisés qu’étudiés, on peut penser aux journalistes d’investigation (Marchetti, 2000), à certains journaux comme le Canard Enchaîné ou Mediapart. Des communications pourraient nous éclairer sur le caractère très concret de leur travail, et sur la distance ou la proximité qu’ils prennent avec toute notion de complot, et le public qu’ils touchent.

On peut enfin se demander dans quels autres univers on pourrait rencontrer la notion, qui d’autre “manie le complot” comme catégorie d’analyse : si celui-ci (et dans ce cas comment) apparaît dans le travail de certains policiers, militaires, magistrats, politiques, voire certains univers professionnels (renseignement privé, intelligence économique, etc.). Tous ayant  pour point commun de s’approcher de ces objets du complot, pour différentes raisons : chercher des complots pour les prévenir, en parler comme un risque, vendre des solutions techniques, etc.

Conditions de soumission

Les propositions de communication doivent être envoyées à colloquecomplot@gmail.com

avant lundi 18 mars 2013

Elles comprennent 4000 à 6000 caractères et s’appuient sur un travail empirique : terrain ethnographique, archives, entretiens, étude de documents…

Merci de préciser vos nom, téléphone, adresse e-mail et labo de rattachement.

Le Colloque se tiendra le 27 septembre 2013.

Organisateurs

  • William Blanc (LAMOP),
  • Pierre France (CESSP),
  • Miguel Herrera (CESSP),
  • Victoria Lickert (CESSP),
  • Alessio Motta (CESSP),
  • Charlotte Pouly (IDHE)

Comité scientifique

  • Jean-Louis Briquet (professeur CESSP),
  • Anne-Catherine Wagner (professeure CESSP),
  • Michel Dobry (professeur CESSP),
  • Dominique Linhardt (chargé de recherche CSI),
  • Florent Brayard (chargé de recherche CRH),
  • François-Xavier Dudouet (chargé de recherche, IRISSO),
  • Patrick Champagne (chargé de recherche, CESSP)

Bibliographie indicative

  • Baker Wayne E., Faulkner Robert, «The Social Organization of Conspiracy: Illegal Networks in the Heavy. Electrical Equipment Industry», American Sociological Review, Vol. 58, n°6, 1993, pp. 837-860
  • Berger Peter et Luckmann Thomas, La construction sociale de la réalité, Paris, Armand Colin, 2006
  • Boltanski Luc, Enigmes et complots. Une enquête à propos d'enquêtes, Paris, Gallimard, 2012
  • Boltanski Luc, Claverie Elizabeth, Offenstadt Nicolas, Van Damme Stéphane (dir.), Affaires, scandales et grandes causes. De Socrate à Pinochet, Paris, Stock, 2007
  • Brayard Florent, Auschwitz, Enquête sur un complot nazi, Paris, Seuil, 2012
  • Briquet Jean-Louis et Favarel-Garrigues Gilles, Milieux criminels et pouvoir politique. Les ressorts illicites de l’Etat, Paris, Karthala, 2008
  • Champagne Patrick, Maler Henri, « Usages médiatiques d’une critique “savante” de “la théorie du complot” », Agone, n°47, 2012
  • Danblon Emmanuelle et Nicolas Loïc (dir.), Les Rhétoriques de la conspiration, Paris, CNRS Éditions, 2010
  • Dard Olivier, La Synarchie ou le mythe du complot permanent, Paris, Perrin, 2012
  • Dobry Michel, « Le renseignement politique dans les démocraties occidentales. Quelques pistes pour l'identification d'un objet flou », Cahiers de la sécurité intérieure (I.H.E.S.I.), n°30, 1997
  • Dobry Michel, Sociologie des crises politiques, Paris, Presses de Science Po, 2009
  • Fay Bruno, Complocratie, Paris, Editions du Moment, Paris, 2011
  • Festinger Léon, Rieken Hank, Schachter Stanley, L’échec d’une prophétie, Paris, PUF, 1993
  • Hamman Philippe « Patrons et milieux d’affaires français dans l’arène politique et électorale : quelle historiographie ? », article publié dans le dossier », Politix, vol. 21, n° 84, 2008, pp. 35-59
  • Hostadter Richard, Le style paranoïaque en politique, Théories du complot et droite radicale en Amérique, Paris, Bourin Editeur, 2012
  • Kaplan Steven, Le complot de famine : histoire d’une rumeur au XVIIIe  siècle, Paris, Armand Colin, cahier des annales, 1982
  • Kreiss Emmanuel, Les puissances de l'ombre : Juifs, jésuites, francs-maçons, réactionnaires... la théorie du complot dans les textes, Paris, CNRS Editions, 2009
  • Lascoumes Pierre, « Au nom du progrès et de la nation : les “avions renifleurs”. La science entre l'escroquerie et le secret d'Etat », Politix, n°48, 1999, pp. 129-155
  • Malandain Gilles, L’introuvable Complot, Paris, Ed. de l’EHESS, 2011
  • Marchetti Dominique, « Les révélations du “journalisme d’investigation” », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 131-132, 2000, pp. 30-40
  • Matonti Frédérique, « les mots pour (ne pas) le dire », Raisons Politiques, Vol. 2, n°46, 2012, pp. 13-45
  • Mitchell Richard G. Jr., Dancing at Armageddon: Doomsday and Survivalism in America, Chicago, University of Chicago Press, 2004
  • Monier Frédéric, Le complot dans la République. Stratégies du secret, de Boulanger à la Cagoule, Paris, La découverte, 1998.
  • Mills Charles Wright, L'élite au pouvoir, Paris, Agone, coll. « L'ordre des choses », 2012
  • Offerlé Michel, Sociologie des groupes d’intérêt, Paris, Montchrestien, 1998
  • Park Jung Ho et Chun Sang Jin, « La théorie du complot comme un simulacre de sciences sociales ? », Sociétés, Vol. 2, n°112, 2011, pp. 147-161
  • Pinçon-Charlot Monique, Pinçon Michel, Voyage en grande bourgeoisie, Paris, PUF, 2005
  • Revue Agone, « les théories du complot », n°47, 2012
  • Revue Politix, « à l’épreuve du scandale », n°71, 2005
  • Revue Raison Publique, « terreur et complot », n°16, 2012
  • Taguieff Pierre-André, Les Protocoles des sages de Sion. Faux et Usages d'un faux, Paris, Fayard, 2004
  • Taguieff, Pierre-André, « La pensée conspirationniste : origines et nouveaux champs », in Danblon Emmanuelle et Nicolas Loïc (dir.), Les Rhétoriques de la conspiration, Paris, CNRS Éditions, septembre 2010, pp. 279-321
  • Taïeb Emmanuel, « Logiques politiques du conspirationnisme », Sociologie et sociétés, vol. XLII, 2, Automne 2010, pp. 265-289
  • Taïeb Emmanuel, « La “rumeur” des journalistes », Diogène, « Rumeurs et légendes urbaines », n°213, 2006, pp. 133-152

Lieux

  • Université de Paris I Panthéon Sorbonne
    Paris, France (75)

Dates

  • lundi 18 mars 2013

Mots-clés

  • complot, théorie du complot, secret, sciences sociales

Contacts

  • Alessio Motta
    courriel : alessiomotta [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ED science politique
    courriel : colloquecomplot [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les sciences sociales face au complot », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 28 janvier 2013, http://calenda.org/236333