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« Un peu de terre où se prend le souffle... »

"A piece of land where breath returns..."

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Publié le lundi 25 février 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Du 11 mars au 19 avril 2013, la Bibliothèque universitaire d'Avignon célèbre la Terre en poésie, avec la manifestation culturelle "Un peu de terre où se prend le souffle..." (Yves Bonnefoy).

Annonce

Du 11 mars au 19 avril 2013, la Bibliothèque Universitaire d'Avignon célèbre la Terre en poésie, avec la manifestation culturelle "Un peu de terre où se prend le souffle..." (Yves Bonnefoy).

Programme

Vendredi 15 mars 2013, 10h00 – Vidéothèque

  • Dalla montagnetta alla campagnetta : enjeux de la traduction face à deux mondes qui s’opposent
    Par Sylvain TROUSSELARD, Maître de conférences en langues et littératures romanes, spécialiste de la poésie comique et de la littérature italiennes du Moyen Âge, Université Jean Monnet, Saint-Etienne.

Les couronnes des mois de l’année de Folgore de San Gimignano et Cenne de la Chitarra s’opposent diamétralement. Paradoxalement, le jeu mimétique de ré-écriture (allant jusqu’à la reprise des mêmes mots à la rime) est le support d’une inversion de ton, d’esprit. Face à un exercice qui est le seul exemple que nous connaissions dans la littérature italienne de la première moitié du XIV e siècle, l’enjeu de la traduction devient problématique car au clivage temporel s’ajoutent des éléments thématiques qui se font écho pour mieux s’opposer.

Mardi 19 mars 2013, 14h00 – Vidéothèque

  • Du potier au poète, de la glaise au poème
    Par Anne-Élisabeth HALPERN, Maître de conférences en littérature française moderne, Université de Reims Champagne-Ardenne et directrice littéraire des éditions L’improviste.

Le verbe grec à l’origine de la poésie, poïein, fait du poète un artisan, un potier de mots. Toute une partie de la poésie moderne, loin de sacrifier à l’abstraction, se replonge dans la matière même de la langue, la malaxe, la triture et la sculpte enfin, comme de la glaise. Le poème n’y est plus seulement un jeu formel, mais bien une représentation concrète du monde tel qu’il va ou ne va pas. Des poètes tels que Tzara, Pansaers, Michaux, Ponge, Guillevic, Gaspar, Emaz, Perche, Richez ou Danjou jalonneront cet arpentage concret d’une certaine langue poétique, terrienne et tellurique.

Mardi 26 mars 2013, 14h00 – Vidéothèque

  • L’écriture du monde
    Par Christine ROMERO, Maître de conférences en géographie, Université d’Orléans.

Comment l’esprit vient-il aux lieux ? La Terre est un « donné », avec ses dimensions physiques. Les lieux de la vie des hommes sont construits, n’existant que parce qu’un regard les a nommés et leur a donné sens. Nous interrogerons les modalités de la production du sens des lieux ; puis la manière dont l’inspiration vient à certains lieux, érigés en « hauts lieux ».

Mercredi 27 mars 2013, 14H00 – Vidéothèque

  • Le temps de l’élégie saharienne
    Par Anne-Marie FRÉROT, Professeur en géographie, Université de Tours.

La poésie a cette capacité de communiquer et de proposer des significations susceptibles de cimenter l’expérience collective de groupes différents. L’élégie saharienne inclut toute une éthique : honneur, pudeur, fidélité, respect, dévouement ; soumission, à la femme aimée certes, mais, bien au-delà, aux lieux de l’être au monde, à la nature, à la vie sociale, à la mort. C’est cette relation entre la parole inspirée et la terre d’inspiration qui nous a particulièrement intéressée en tant que vecteur d’imaginaire social et spatial dans un espace-temps donné.

Mardi 9 avril 2013, 14h00 – Vidéothèque

  • Jaurès ou le goût de la terre
    Par Rémy PECH, ancien Président de l’Université de Toulouse-Le Mirail, Professeur émérite dans cette même université, spécialiste d’histoire rurale. Il a produit divers ouvrages sur Jaurès dont Jaurès paysan (Toulouse : Privat, 2009).

Le défenseur des mineurs de Carmaux, le porte-parole des paysans déracinés par la crise agricole, l’apôtre et le martyr de la paix du monde ne s’est pas voué à ces nobles tâches d’une façon abstraite. Il a été, lui-même, dès sa naissance et pendant toute sa vie un homme de la terre. La terre, il l’avait remuée, il la sentait, il l’écoutait, il l’aimait, il la vivait. De ses écrits philosophiques ou politiques on peut extraire maints passages qui témoignent de cette intimité, de cette ferveur qui ont porté son éloquence en des métaphores fulgurantes.

Catégories

Lieux

  • Bibliothèque de l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse, bibliothèque centrale - 74, rue Louis Pasteur
    Avignon, France (84)

Dates

  • vendredi 15 mars 2013
  • mardi 19 mars 2013
  • mardi 26 mars 2013
  • mercredi 27 mars 2013
  • mardi 09 avril 2013

Mots-clés

  • poésie

Contacts

  • Béatrice Beaufre
    courriel : beatrice [dot] beaufre [at] univ-avignon [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Béatrice Beaufre
    courriel : beatrice [dot] beaufre [at] univ-avignon [dot] fr

Pour citer cette annonce

« « Un peu de terre où se prend le souffle... » », Cycle de conférences, Calenda, Publié le lundi 25 février 2013, http://calenda.org/240214