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Les limites à la modélisation des imaginaires

Limits to the modelisation of the imagination

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Publié le jeudi 14 mars 2013 par Elsa Zotian

Résumé

Le séminaire de la Chaire MODIM a pour objectif spécifique d’explorer les « limites » à la modélisation des imaginaires au travers de la question suivante : comment « fonctionnent » les imaginaires et jusqu’où peut-on (doit-on) les modéliser ?

Annonce

Présentation

La Chaire MODIM considère que l'imaginaire peut être compris comme un ensemble cohérent et dynamique de récits et d'univers de formes, de textes et d’images. Dans cette perspective, l'imaginaire peut être « modélisé », c'est-à-dire qu’il est possible d’en fournir une représentation abstraite et synthétique, comme un langage. La modélisation d’un objet de recherche quel qu’il soit permet de créer un modèle abstrait à partir d’une réalité complexe et de représenter de manière simplifiée les relations et les fonctions des éléments d’un système. Dans la Chaire, le terme modélisation est le plus souvent employé au pluriel car une réalité peut être modélisée de différentes manières à partir de plusieurs points de vue.

Les technologies du numérique sont saturées de récits, de fictions et d’images qui les modèlent et les transforment, mais il faut également considérer que ce sont les imaginaires qui sont toujours plus « technologisés ». À titre d’exemple, le réseau internet peut-être interprété comme la modélisation d’un rêve, d’un mythe, d’un fantasme ou encore d’une utopie, même si le réseau numérique ne les exprime qu’« en partie ». Réciproquement, ce sont ces mêmes rêves et mêmes imaginaires qui sont imprégnés par les technologies. Pour prendre un autre exemple, l’exploitation de données numériques permet de produire des graphiques, tableaux, schémas, images en 2D ou 3D, voire des mondes numériques pouvant être compris comme des modèles d’interprétation pour étudier des phénomènes divers ou en exprimer d’autres. Or, la multiplication de ces formes et formats d’interprétation et d’analyse conditionne nos représentations sociales de ces mêmes phénomènes. Il importe dès lors de comprendre l’articulation entre des imaginaires et les modélisations que nous pouvons en produire.

Le séminaire de la Chaire MODIM a pour objectif spécifique d’explorer les « limites » à la modélisation des imaginaires au travers de la question suivante : comment « fonctionnent » les imaginaires et jusqu’où peut-on (doit-on) les modéliser ? Plus précisément, les imaginaires questionnés seront en lien avec des « objets » propres aux technologies numériques, tout en gardant une approche pluridisciplinaire puisque le séminaire a déjà traité :

  • des défis et objectifs de la modélisation des imaginaires

  • des imaginaires dans l’art et l’esthétique

  • du point de vue des neurosciences et de la santé

  • d’une approche psychologique des imaginaires et de leurs représentations

  • du cyberespace et des mondes numériques comme modélisations de mythes, de rêves, d’imaginaires, etc.

Des chercheurs, des acteurs du monde industriel ou de l'entreprise mais aussi des artistes et des acteurs des cultures numériques sont invités à confronter les arguments de la Chaire avec des théories, méthodologies et retours d'expériences empiriques pour répondre à cette problématique. Pour chaque conférencier, l’enjeu sera d’identifier et de souligner les limites des modélisations évoquées, qu’elles se situent du côté des représentations, des pratiques, des usages, des techniques ou encore de l’épistémologie.

Les séances du séminaire sont introduites par Pascal Plantard, Anthropologue des usages du numérique, Université Rennes 2, CREAD (Centre de Recherche sur l'Education, les Apprentissages et la Didactique), membre du Conseil Scientifique du GIS M@rsouin.  

Les séminaires “Les limites à la modélisation des Imaginaires” sont organisés avec le soutien de :Télécom ParisTech, l’Université de Rennes 2, la Cantine Numérique Rennaise, Orange, Dassault Systèmes, PSA Peugeot Citroën, Ubisoft, Bell Labs – Alcatel-Lucent.

Programme

À la Cantine Numérique Rennaise, de 14h30 à 17h30

Les places étant limitées, merci de vous inscrire via le formulaire suivant : http://www.telecom-paristech.fr/index.php?id=2807

Séance 1 : 31 janvier 2013 « Approche clinique des techno-imaginaires »

Intervenants :

  • Yann Leroux : psychologue clinicien et psychanalyste, spécialisé en jeux vidéo. Membre de l'observatoire des mondes numériques en sciences humaines (OMNSH).
  • Bruno Berthier : psychologue clinicien exerçant en libéral, sensibilisé avec les nouvelles technologies depuis longtemps, il intègre depuis 1 an l'utilisation des jeux vidéo à son arsenal thérapeutique avec ses patients enfants, adolescents et jeunes adultes. Il fait partie du réseau clinique Jeux Vidéo de l’hôpital Marmottan.

Séance 2 : 21 Mars 2013 « Imaginaires et identités numériques »

Intervenants :

  • Julie Denouël : Maître de conférences en sciences du langage à l'Université Paul-Valéry Montpellier III et membre du laboratoire Praxiling (UMR 5267 CNRS). Ses recherches portent sur les usages sociaux des médias numériques et questionnent plus particulièrement l'articulation entre la configuration des dispositifs techniques et l'organisation des pratiques discursives, interactionnelles et relationnelles.
  • Mariannig Le Bechec : Maître de conférences à l'IAE de Poitiers et membre du laboratoire CEREGE. Elle est docteure en sciences de l'information et de la communication et axe ses recherches sur les territoires numériques. Elle a soutenu en 2010 une thèse intitulée "Territoire et communication politique sur le "web régional breton", disponible en ligne. Elle participe à des contrats de recherche du laboratoire médialab de Sciences Po.

Séance 3 : 30 mai 2013 « Techno-imaginaires, archéologie du rapport à la technique et évolution des métiers »

Intervenants :

  • Jean-Luc Rinaudo : Professeur de sciences de l'éducation à l'université de Rouen et directeur du laboratoire Civiic. Ses travaux portent sur les processus psychiques à l’œuvre dans les pratiques médiatisées par les TIC dans les champs de l'enseignement et de la formation. Il a publié chez l'Harmattan, en 2011, TIC, éducation et psychanalyse. L'intervention portera sur les processus psychiques de déliaison des enseignants, en particulier dans la transformation imaginaire du rapport au temps et à l’espace que peuvent induire les pratiques professionnelles dans le cyberespace.
  • Alexandra Borsari : Docteure en science politique de l'Université Paris-Est. Elle collabore actuellement  avec la Chaire Modélisations des Imaginaires, de l'Université de Rennes 2 et de Télécom ParisTech, pour laquelle elle mène une recherche sur les théories de l'imaginaire. Elle explore notamment l'idée d'un imaginaire fondamental et mène des études sur le rapport ambigu de l'Occident à la nature / l'environnement / le milieu naturel (oscillation entre domination/maîtrise et soin/protection) afin de déterminer s'il est possible de déceler un niveau plus anthropologique dans cette attitude (peut-on déceler une “tendance” de l'espèce humaine, voire une tendance du vivant, sous-tendant le parcours de l'Occident dans son rapport au milieu naturel). Enfin, elle s'intéresse également aux problèmes épistémologiques soulevés par les recherches entre disciplines.

Lieux

  • Cantine numérique - 46 Boulevard Magenta
    Rennes, France (35)

Dates

  • jeudi 31 janvier 2013
  • jeudi 21 mars 2013
  • jeudi 30 mai 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • imaginaires, innovation, création, limites, controverses, défis, interdisciplinaire, transdisciplinaire

Contacts

  • Sarah Rouxel
    courriel : seminaire [dot] imaginaires [at] gmail [dot] com
  • Jean-François Lucas
    courriel : jean-francois [dot] lucas [at] telecom-paristech [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Sarah Rouxel
    courriel : seminaire [dot] imaginaires [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les limites à la modélisation des imaginaires », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 14 mars 2013, http://calenda.org/241827