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Vingt-septième école d'été de Lille en méthodes quantitatives des sciences sociales

Twenty-seventh Lille summer school and quantitative methods in social sciences

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Publié le vendredi 03 mai 2013 par Luigia Parlati

Résumé

La vingt-septième école d’été de Lille en méthodes quantitatives des sciences sociales (QUANTILILLE) aura lieu à Sciences Po Lille du jeudi 27 juin au jeudi 4 juillet 2013. Cette formation, organisée par le Ceraps, et soutenue par le CNRS, l'ECPR, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, l’IEP de Lille, l’université de Lille 2 et l'AFSP, est ouverte à toute personne durablement inscrite dans un processus de recherche : chercheurs et ingénieurs de recherche, enseignants-chercheurs, assistants de recherche, post-doctorants, doctorants, français et étrangers.

Annonce

Argumentaire

La vingt-septième école d’été de Lille en méthodes quantitatives des sciences sociales (QUANTILILLE) aura lieu à Sciences Po Lille du jeudi 27 juin au jeudi 4 juillet 2013. Cette formation, organisée par le Ceraps, et soutenue par le CNRS, l'ECPR, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, l’IEP de Lille, l’université de Lille 2 et l'AFSP, est ouverte à toute personne durablement inscrite dans un processus de recherche : chercheurs et ingénieurs de recherche, enseignants-chercheurs, assistants de recherche, post-doctorants, doctorants, français et étrangers. En 2013, elle propose deux modules qui se tiendront en parallèle

    • L’analyse quantitative des données de l’Internet 

      (co-organisé avec Dominique Cardon)

Les « données » prolifèrent sur Internet. On y recense chaque jour 900.000 posts de blogs, 50 millions de tweets, plus de 60 millions de statuts Facebook et 210 millions d’emails[1]. L’ex-Pdg de Google, Eric Schmidt, aime rappeler que si l’on numérisait toutes les communications et les écrits depuis l’aube de l’humanité jusqu’en 2003, il faudrait 5 milliards de gigabits pour les mettre en mémoire. Aujourd’hui ce volume d’informations numériques est produit en deux jours[2]. Le web n’est plus un simple espace documentaire. Les expressions conversationnelles apparues sur les réseaux sociaux numériques, la mise en ligne des données publiques revendiquée par le mouvement de l’Open data, la prolifération de données issues des traces numérisées des individus ont contribué à élargir considérablement la nature des informations publiquement accessibles sur Internet. Le développement du web des big data soulève de nombreuses questions relatives à la qualité des données, au respect de la vie privée et aux usages commerciaux qui en sont faits. Mais elles constituent aussi un gisement de données pour les sciences humaines et sociales à condition de faire l’objet d’une analyse critique, du respect de la déontologie scientifique et de la mise en œuvre raisonnée de méthodologie adaptée à ce nouveau type de corpus.

Cette formation aura pour objet d’introduire les stagiaires à un ensemble varié de méthodes développées pour traiter, analyser et interpréter les données de l’Internet. On s’attachera, à partir d’exemples, de corpus et de logiciels diversifiés, à explorer la variété des démarches engagées dans le jeune champ de recherche des digital studies. Les enseignements proposés aborderont les différentes phases de l’analyse des données d’Internet : les techniques de questionnaire en ligne, l’extraction, l’analyse et les techniques de visualisation des données. Ils exploreront les différentes familles de méthodologies mises en œuvre dans l’analyse des données numériques : l’analyse de réseau, les approches lexicales et socio-sémantiques ainsi que l’analyse dynamique permettant d’intégrer la dimension temporelle des publications sur le web. Une attention particulière sera accordée aux questions de visualisation des données numériques. Enfin, ces différentes méthodologies d’analyse feront aussi l’objet d’un regard critique invitant à expliciter les conditions d’intelligibilité particulière de ces nouveaux gisements de données.

[1]. Pariser (Eli), The Filter Bubble. What the Internet is Hiding from You, New York , The Penguin Press, 2011, p. 11.

[2] . Siegler (M. G.), « Eric Schmidt: Every 2 Days We Create as Much Information as We Did up to 2003”, TechCrunch Blog, 4/8/10 [http://techcrunch.com/2010/08/04/schmidt-data/].

Prérequis : La participation à ce module n’exige aucun prérequis statistique, mais la lecture d’une ou plusieurs des références bibliographiques qui seront envoyées à l’avance aux stagiaires est souhaitable.

Intervenants :

  • Valérie Beaudouin (statisticienne-économiste, Télécom-ParisTech)
  • Thomas Beauvisage (science du langage, Orange Labs)
  • Dominique Cardon (politiste, Laboratoire des usages de France Telecom R&D/CEMS)
  • Francis Chateauraynaud (sociologue, EHESS, Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive)
  • Jean-Philippe Cointet (sociologie, INRA, SenS)
  • Jean-Daniel Fekete (informaticien, INRIA)
  • Guilhem Fouetillou (LinkFluence)
  • Mathieu Jacomy (informaticien, Medialab Science-Po)
  • Sylvain Parasie (sociologue, Université Marne la Vallée)
  • Christophe Prieur (informaticien, LIAFA, Paris 7)
  • Camille Roth (sociologue, CNRS, Centre d'analyse et de mathématique sociales)
  • Tommaso Venturini (sciences de la communication, Medialab Science-Po)
    • L’analyse des réseaux 

      (co-organisé avec Pierre Mercklé et Julie Pagis)

Bien avant l’apparition des Facebook et de Twitter, la notion de « réseau » connaissait en sciences sociales un succès grandissant depuis quelques décennies, avec les travaux pionniers des anthropologues de l’école de Manchester (John Barnes, Elizabeth Bott…) ou des sociologues du groupe de Harvard (Harrison White, Mark Granovetter…). Cette « sociologie des réseaux sociaux » prend pour objets d’étude non pas les caractéristiques des individus, mais les relations entre ces individus, et les régularités structurales qu’elles présentent, pour les décrire, rendre compte de leur formation, de leurs transformations, et analyser leurs effets sur les comportements. En s’appuyant sur des approches empruntées à la psychologie expérimentale, à la théorie des graphes et à l’algèbre linéaire, mais aussi à l’ethnologie et à l’histoire, un ensemble important et diversifié de théories, de concepts, de méthodes et d’outils a progressivement émergé : ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler l’analyse des réseaux sociaux (social network analysis) se présente aujourd’hui comme un domaine spécifique de recherches, éprouvant ses outils sur des objets « relationnels » aussi divers que la sociabilité, l’amitié, le capital social, le pouvoir ou les pratiques sexuelles, et à partir de données recueillies désormais aussi bien « in real life » que sur le Web, qui se présente à bien des égards comme un véritable eldorado statistique pour l’analyse des réseaux.

Cette formation a pour objectif à la fois d’introduire les stagiaires aux principes généraux de l’analyse des réseaux sociaux, et de les initier aux différentes méthodes et aux différents outils permettant d’analyser et d’interpréter les structures de relations sociales. En alternant séances de présentation et séances d’atelier, il s’agira à la fois d’éclairer les principaux enjeux théoriques et conceptuels de ce type d’approches, ainsi que les tensions qui les traversent, et de montrer comment ces enjeux s’articulent concrètement aux enquêtes empiriques, aux corpus de données, aux techniques et aux outils mobilisés pour observer et visualiser, analyser et interpréter les structures relationnelles et leurs dynamiques.

Prérequis : La participation à ce module n’exige aucun prérequis statistique, mais la lecture d’une ou plusieurs des références bibliographiques qui seront envoyées à l’avance aux stagiaires est souhaitable.

Intervenants :

  • Laurent Beauguitte (géographe, Université Paris 7)
  • Claire Bidart (sociologue, CNRS, LEST)
  • Dominique Cardon (politiste, Laboratoire des usages de France Telecom R&D/CEMS)
  • Baptiste Coulmont (sociologue, Université Paris 8)
  • Pascal Cristofoli (démographe, EHESS-CRH)
  • François Denord (politiste, CESSP)
  • François-Xavier Dudouet (sociologue, Irisso, Dauphine)
  • Karim Hammou (sociologue, Centre Norbert Elias)
  • Mathieu Hauchecorne (politiste, Printemps et Ceraps)
  • Pierre Mercklé (sociologue, ENS de Lyon/Centre Max Weber)
  • Christophe Prieur (informaticien, LIAFA, Paris 7)
  • Paola Tubaro (économiste et sociologue, Université de Greenwich, Londres)

Tous les cours sont donnés en français. Le programme complet se trouve ici.

Modalités de candidature et d'inscription

Chaque module ne pouvant accueillir que 20 personnes au plus, vous êtes invité(e)s à candidater 

avant le 15 mai 2013.

Les personnes appartenant au CNRS et à une institution membre de l’ECPR étant prioritaires.

Le dossier d’inscription est à completer en ligne tout en renvoyant par voie postale ou par virement les frais de dossier afférents (10 euros) à l'adresse :

Younès Haddadi

CERAPS, Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales

1 Place Déliot,  B.P. 629, 59024 Lille Cedex. France.

Le dossier sera considéré complet dès réception du règlement des frais de dossier. Envoi des frais d'inscription, par chèque ou virement bancaire, avant le 15 juin 2013 auprès du CNRS.

Par ailleurs, l’ECPR offre des bourses à des étudiants rattachés à des institutions membres (au sens large) de l’ECPR pour participer à cette école d’été.

L’attribution des bourses se faisant selon l’ordre d’arrivée des candidatures (sous réserve que ces candidatures soient ensuite validées par les organisateurs de l’école), vous êtes là aussi invité(e)s, si vous êtes intéressé(e)s et concerné(e)s, à vous y prendre au plus vite.

Ces bourses sont directement versées aux organisateurs de l'école.

En retour, les étudiant.e.s boursiers sont exonéré.e.s de frais d'inscription et peuvent aussi, sur demande, être hébergé.e.s gratuitement en résidence universitaire pendant la durée de la formation.

FRAIS D'INSCRIPTION

Les frais d’inscription pour la session 2013 s’élèvent à :

  • 150 euros pour les étudiants (+10 euros de frais de dossier),
  • 250 euros pour les enseignants, chercheurs, post-doctorants, assistants de recherche, etc. (+10 euros de frais de dossier),
  • Les agents du CNRS et les candidats de l’Université Lille 2 sont exonérés de tout frais

Autres situations : prendre contact avec Monsieur Haddadi ceraps@univ-lille2.fr

Les frais d’inscription ne couvrent que les frais liés à l'organisation de l'école. Les frais d'hébergement, de repas et de voyage sont à la charge des participants ou de leurs institutions de rattachement (à l'exception des deux repas et des petits déjeuners offerts). Les agents CNRS peuvent, sur demande, être hébergés gratuitement en résidence universitaire.

Vous trouverez cependant quelques facilités de financement et d’hébergement dans les pages idoines. Les candidatures retenues qui obtiendront une bourse ECPR seront ainsi, au titre de cette bourse, exonérés des frais d'inscription et peuvent aussi, sur demande, être hébergés gratuitement en résidence universitaire.

En cas de désistement de dernière minute, les frais d’inscription ne pourront être remboursés. Les absences ne donnent lieu à aucune réduction.

Les frais de dossier ne sont pas non plus remboursés.

Vous trouverez l’ensemble des informations nécessaires quant au programme et aux modalités d’inscription, de financement ou d’hébergement, sur le site de l’école :

http://quantilille.free.fr

Pour plus de précisions, vous pouvez vous adresser :

soit au responsable de l’organisation : Younès Haddadi ceraps@univ-lille2.fr

soit aux responsables scientifiques de l’école :

Partenaires

En 2012, cette école a obtenu les soutiens :

  • Du Centre national de la recherche scientifique (CNRS),
  • Du Consortium Européen de Recherche Politique (ECPR),
  • Du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais,
  • De l’Institut d’Etudes Politiques de Lille (Science Po Lille),
  • Du Conseil scientifique et de l’école doctorale de l’Université de Lille 2,
  • Et de l'Association Française de Science Politique (AFSP)

Dates

  • mercredi 15 mai 2013

Mots-clés

  • méthodes quantitatives, internet, réseaux, cartographie, Quantilille, Lille, CERAPS, visualisation, digital

Contacts

  • Jean-Gabriel Contamin
    courriel : ipa2015 [at] sciencesconf [dot] org

Source de l'information

  • Jean-Gabriel Contamin
    courriel : ipa2015 [at] sciencesconf [dot] org

Pour citer cette annonce

« Vingt-septième école d'été de Lille en méthodes quantitatives des sciences sociales », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 03 mai 2013, http://calenda.org/246286