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Les frontières au prisme du genre : ancrages du genre et genre des lieux

Borders through the prism of gender: the anchoring of gender and the gender of places

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Publié le mardi 14 mai 2013 par Luigia Parlati

Résumé

Les communications discutées lors de la première journée « Les frontières au prisme du genre », en mars 2012, ont permis de décrire comment les activités sociales travaillent des partages en partie instables et marqués par des zones de flous. Afin de poursuivre notre réflexion, il s’agira cette fois de faire travailler la métaphore de la frontière à partir du registre spatial sur lequel elle s’appuie : comment les frontières sociales contribuent-elles à découper ou unifier des territoires ? Comment les partages géographiques ou leurs représentations alimentent-ils les frontières sociales ? Cette journée d'étude s'inscrit dans le cadre de l'anniversaire des dix ans de l'association EFiGiES.

Annonce

Argumentaire

La notion de genre, en affirmant la dimension sociale des identités sexuées a permis de repenser la personne en son entier. Cette dernière a pu être conçue comme un ensemble complexe et articulé de relations et de rôles sociaux. Le couple dichotomique masculin/féminin, et avec lui d’autres oppositions structurantes, se révèlent être des entités historiquement changeantes dont les frontières ne cessent d’être retravaillées. A la croisée de la tradition interactionniste et des études de genre, la journée d’étude organisée en 2012 avait permis d’illustrer la fécondité du concept de genre pour interroger les grands partages sociaux. Le genre constitue un exemple de frontière sociale particulièrement prégnante, et un concept analytique permettant de voir autrement les frontières, quelles qu’elles soient. Pour nous, lire la notion de frontière au prisme du genre, c’est tenir ensemble trois propositions :

  • l’existence d’une frontière est toujours relative, et tributaire d’un processus : aucune frontière n’est donnée une fois pour toute ;
  • les frontières sont le fruit d’activités collectives : les gens font et défont sans cesse diverses frontières sociales, par des opérations à la fois matérielles (répartir, organiser, ordonner les êtres et les choses) et discursives (assigner ou contester une place) ;
  • étudier une frontière ce n’est pas chercher une ligne de démarcation fixe et univoque, mais prendre en compte un espace, une « zone frontière » dans laquelle, souvent, les partages dichotomiques s’avèrent problématiques.

Les communications discutées lors de la première journée « Les frontières au prisme du genre », en mars 2012, ont permis de décrire comment les activités sociales travaillent des partages en partie instables et marqués par des zones de flous. Par l'élaboration d'un regard raciste et sexiste dans les sciences médicales françaises, par la négociation des statuts juridiques dans le quotidien de couples palestiniens, ou par le jeu entre parenté et amitié dans la succession des rites matrimoniaux au Mexique, actrices et acteurs sociaux manipulent le partage dichotomique masculin/féminin.

Afin de poursuivre notre réflexion, nous souhaitons organiser une deuxième journée EFiGiES prevue pour le 22 novembre 2013 à Marseille, Centre Norbert Elias.

Axes thèmatiques

Il s’agira cette fois de faire travailler la métaphore de la frontière à partir du registre spatial sur lequel elle s’appuie : comment les frontières sociales contribuent-elles à découper ou unifier des territoires ? comment les partages géographiques ou leurs représentations alimentent-ils les frontières sociales ? Nous souhaitons donc réunir des communications autour des thèmes suivants :

Comment le genre contribue-t-il à produire l’espace ? La différence de sexe participe à modeler à la fois matériellement et symboliquement l’espace. Quels sont les effets de la division sexuelle du travail sur l’aménagement des lieux ? Comment le genre soutient-il l’existence de mondes imaginés ? De quelles façons et avec quels effets certains espaces se voient-ils investis de connotations genrées ?

Comment l'espace modèle-t-il le genre ? L’ancrage spatial des pratiques sociales dans des lieux, des sites, des territoires, des parcours ou des trajectoires participe à la production, tangible et symbolique, d'un système binaire lié au genre. Que nous aident à penser les mécanismes de ségrégation sexuelle de l'espace ? De quelles manières les mobilités géographiques engagent-elles le genre ? Comment les enjeux géopolitiques mobilisent-ils le genre ?

Nous souhaiterions que chaque contribution insiste sur la dimension spatiale des analyses présentées, et examine la question de la (re-)production ou de la transformation du genre sur le terrain étudié. Nous sommes également intéressé-es par des interventions proposant une critique explicite du cadre esquissé ici, à partir d’autres approches théoriques.

Modalités de soumission

Les propositions d'intervention (une à deux pages dans lesquelles seront explicités le contenu de l'intervention, l'objet empirique, la méthode d'enquête ainsi que quelques repères théoriques)

sont à envoyer à efigies.aixmarseille@gmail.com

avant le 15 juillet 2013.

La sélection des propositions sera assurée par les organisatrices et organisateur de l'atelier :

  • Francesca Arena (Telemme)
  • Karim Hammou (Centre Norbert Elias)
  • Perrine Lachenal (IDEMEC)

Lieux

  • Centre Norbert Elias - 2, rue de la Charité
    Marseille, France (13002)

Dates

  • lundi 15 juillet 2013

Mots-clés

  • frontière, genre, lieux, ancrage, espace, dimension sexuée

Contacts

  • Atelier EFiGiES Aix-Marseille
    courriel : efigies [dot] aixmarseille [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Aix-Marseille Atelier EFiGiES
    courriel : efigies [dot] aixmarseille [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les frontières au prisme du genre : ancrages du genre et genre des lieux », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 14 mai 2013, http://calenda.org/247329