AccueilPour une cartographie des engagements du chercheur en sciences humaines et sociales

Pour une cartographie des engagements du chercheur en sciences humaines et sociales

For a cartography of the committments of the researcher in the humanities and social sciences

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Publié le mercredi 29 mai 2013 par Élodie Faath

Résumé

L’objet de cette journée est de tenter une cartographie des « engagements » auxquels la démarche scientifique peut amener le chercheur, sociologue, historien ou anthropologue. Il peut s’agir d’un engagement « pour », « avec », d’un engagement « dans » le terrain. « Pour », au sens où le chercheur est amené, au nom du terrain, à produire ou à cacher des connaissances ; « avec » le concours d’autrui ; « dans », au sens où la production de connaissance nécessite parfois d'aller au-delà d'une extériorité « objectivante », et passe par une implication de soi, plus ou moins maîtrisée. Il s’agit de questionner ici les implications civiles ou intimes des postures théoriques et empiriques adoptées.

Annonce

Présentation

L’objet de cette journée est de tenter une cartographie des « engagements » auxquels la démarche scientifique peut amener le chercheur, sociologue, historien ou anthropologue… Il peut s’agir d’un engagement « pour », « avec », d’un engagement « dans » le terrain. « Pour », au sens où le chercheur est amené, au nom du terrain, à produire ou à cacher des connaissances ; « avec » le concours d’autrui ; « dans », au sens où la production de connaissance nécessite parfois d'aller au-delà d'une extériorité « objectivante », et passe par une implication de soi, plus ou moins maîtrisée. Il s’agit de questionner ici les implications civiles ou intimes des postures théoriques et empiriques adoptées. Inversement, la façon de se placer sur le terrain, auprès, avec ou contre les « enquêtés », engendre une production de connaissance spécifique, située par des engagements compréhensifs. Nous voudrions ainsi explorer les dimensions volontaires de l’engagement, les resituant par rapport aux choix, peut-être aux stratégies qu’ils impliquent, où les relations du chercheur avec son « terrain » ou ses « sources » mêlent différents registres qui peuvent être appréhendés du point de vue de leur cohérence ou incohérences, en tout cas dans un espace dont il convient de décrire les relations.

Programme

8h30 Accueil  des participants

9h00-9h10 Introduction : Julie Garda, sociologue, IDHE, ENS Cachan                    

Matinée : L’engagement « sur » ou « auprès » du terrain

9h10-10h50 Face aux « besoins de sociologie », face aux « besoins d’histoire »

Discutante : Marie-Claire Lavabre, politiste, ISP, Université Paris Ouest Nanterre

  • Sylvie Thénault, historienne, CHS-CNRS, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Le chercheur et les autres : questions sur les frontières des identités professionnelles et sociales
  • Jules Simha, sociologue, CEE et IDHE, Université Paris Ouest Nanterre, Dans la peau de l’évaluateur
  • Laurence Ould-Ferhat, sociologue, chargée de mission Évaluation des politiques publiques au Conseil Régional d’Ile-de-France et membre associée PRINTEMPS, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines, De la sociologie à l’évaluation des politiques publiques ou l’engagement dans l’action

11h00-13h00 Expérimenter pour comprendre : le terrain « corps et âme »

Discutante : Elisabeth Claverie, anthropologue, GSPM-CNRS, EHESS

  • Nicolas Hatzfeld, historien, IDHE-LHEST, Université d’Evry Val d’Essonne, Après l'établissement, la chaîne en boucle ? (Pour ne pas ressasser le passé)
  • Nicolas Jounin, sociologue, URMIS, Université Paris 8, Apprendre en provoquant
  • Delphine Corteel, anthropologue, IDHE, Université de Reims Champagne-Ardenne / ENS Cachan, De l’anthropologie ouvrière à une ethnographie de la récupération et des récupérateurs. Enquête sur un parcours et des pratiques de recherche
  • Daniel Bizeul, sociologue, CSU, Université d’Angers, Écrire et publier quand l’objet d’enquête est un ami à la vie disloquée

Après-midi : L’engagement « pour » ou « dans » le terrain

14h30-16h10 Quand écrire c’est agir

Discutante : Martine Segalen, anthropologue, LASCO, Université Paris Ouest Nanterre

  • Florent Le Bot, historien, IDHE, Université d’Evry Val d’Essonne / ENS Cachan, Après la « fin de l’histoire », l’historien(ne) déboussolé(e) ?
  • Jean-Kely Paulhan, rédacteur en chef de la revue Le Banquet, Littérature et engagement : Ecrivain du peuple : traître au peuple ?
  • Alban Bensa, anthropologue, IRIS, EHESS, L'ethnographe inclus. Une expérience de savoir en Nouvelle-Calédonie kanak

16h20-18h00 Recherche et militantisme

Discutant : Michel Dreyfus, historien, CHS-CNRS, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

  • Romain Ducoulombier, historien, Centre d’histoire de Sciences Po, Historiographie communiste et engagement militant : le tournant de la fin des années 1950
  • Charles Mercier, historien, LACES, Université de Bordeaux 4, Quand l’engagement nourrit « l’ogre historien » : l’exemple de René Rémond
  • Christine Bard, historienne, CERHIO, Université d’Angers, L'historienne féministe, actrice du féminisme, actrice de l'histoire

18h00-18H20 Conclusion des travaux : Jacques Commaille, sociologue, ISP, ENS Cachan                                                                                                   

Lieux

  • École Normale Supérieure de Cachan - 61 avenue du Président Wilson
    Cachan, France (94)

Dates

  • vendredi 21 juin 2013

Fichiers attachés

Mots-clés

  • engagement, terrain, posture, subjectivité, politique, implication, écrire, agir, militantisme

Contacts

  • Julie Garda
    courriel : julie [dot] garda [at] ens-cachan [dot] fr
  • Florent Le Bot
    courriel : flebot [at] ens-cachan [dot] fr

Source de l'information

  • Julie Garda
    courriel : julie [dot] garda [at] ens-cachan [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Pour une cartographie des engagements du chercheur en sciences humaines et sociales », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 29 mai 2013, http://calenda.org/250118