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Politiques de la culture et cultures du politique dans l’Ouest saharien

The politics of culture and the cultures of politics in the West Sahara

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Publié le lundi 30 décembre 2013 par Julie Abbou

Résumé

La région ouest-saharienne est aujourd’hui souvent décrite comme un espace « endémiquement » anarchique et hostile. La fragilité des modèles étatiques, la pérennité de systèmes sociaux très hiérarchisés, ou la récente pénétration d’écoles théologiques qui remettent en question les traditions islamiques propres à cette région, peuvent favoriser ce genre de lecture, par ailleurs encore largement héritière de la tradition orientaliste. Ce projet portera tout autant sur les mobilisations de la culture par le politique, dans le cadre de projets de contestation, d’émancipation ou de gouvernement, que sur les cultures du pouvoir.

Annonce

Argumentaire

La région ouest-saharienne est aujourd’hui souvent décrite comme un espace « endémiquement » anarchique et hostile. La fragilité des modèles étatiques, la pérennité de systèmes sociaux très hiérarchisés (parfois qualifiés d’« esclavagistes » ; Bullard 2005), ou la récente pénétration d’écoles théologiques qui remettent en question les traditions islamiques propres à cette région, peuvent favoriser ce genre de lecture, par ailleurs encore largement héritière de la tradition orientaliste, qui nourrit, jusqu’à présent, la qualification de l’Ouest Saharien d’« espace de dissidence » (« blâd al-siba »).

Cette lecture, amplement relayée et entretenue par les médias internationaux –  qui semble en dire beaucoup plus sur les représentations et autres fantasmagories occidentales de cet Autre, Saharien, forgées notamment depuis le XIXème siècle (Claudot-Hawad 2006) –, oblige d’abord à faire le point sur la façon dont les changements politiques actuels dans la région (Mauritanie, Sahara occidental, Mali, Maroc et Algérie) s’opèrent dans des univers culturels définis, à examiner ensuite s’ils s’inscrivent en continuité ou en rupture avec des dynamiques politiques plus anciennes, à examiner enfin la façon dont les pratiques collectives et individuelles du pouvoir se réinventent et se redessinent avec l’émergence de nouveaux acteurs dans un contexte régional effectivement troublé (Zunes et Mundy 2010, Casajus 2011, Galy et Badie 2013), où la culture semble revêtir de nouveaux enjeux politiques.

Ce projet portera tout autant sur les mobilisations de la culture, ou de ce qui fait culture (représentations, pratiques, normes partagées), par le politique, dans ses déclinaisons classiques (élus, représentants de l’Etat, institutions politiques diverses, arsenal législatif, politiques publiques) et nouvelles (société civile, cyberactivisme, réseaux sociaux), dans le cadre de projets de contestation, d’émancipation ou de gouvernement, que sur les cultures du politique en tant qu’ensembles de « manières de faire » de la politique (codes, normes, valeurs, savoir-faire, dispositifs matériels, usages rhétoriques). Pour interroger ces interactions entre culture et politique, on privilégiera les questionnements thématiques et transversaux ci-dessous, qui constitueront une grille d’analyse commune, sans être pour autant exclusifs d’autres interrogations ou approches.

1) Critiquer, contester, résister par les arts

La poésie et la chanson occupent une place très importante dans les mouvements politiques ouest-sahariens (Claudot-Hawad et Hawad 1996, Belalimat 2008, Deubel 2011), tant lorsqu’il s’agit de contester le pouvoir en place que lorsque l’on souhaite au contraire affirmer sa position dominante (Taine-Cheikh 1994). Dans cet axe, il s’agira de documenter cette question, en montrant notamment en quoi les changements de contextes politiques ont pu faire évoluer cette production artistique partisane, ses registres, donné naissance à des figures de la chanson engagée (groupes d’artistes, individualités), et permettre par exemple la démocratisation de la musique auprès de groupes sociaux « traditionnellement » dépourvus de griots. Réciproquement, on s’intéressera à la capacité de transformation sociale et politique de la littérature (orale, écrite, chantée), à sa portée mobilisatrice ou dissuasive, et ceci depuis la fin de la période coloniale jusqu’à nos jours.

Tout autant que la dimension créatrice de ces productions, c’est aussi leurs modalités de circulation transfrontière et la diversité de leurs réceptions selon l’endroit où l’on vit et le groupe auquel on appartient, qui retiendront notre attention. On tentera également de repérer des ruptures, des continuités, des influences entre des répertoires utilisés par des artistes appartenant à différents mouvements politiques ouest-sahariens, ainsi que l’apparition de nouvelles formes d’expression de revendications sociales et/puis politiques comme le rap dans les grandes villes (Tauzin 2013), ou comme l’écriture de messages politiques sur des murs, qui sont ensuite filmés et postés sur le web (Anderson 2011). Une attention particulière sera accordée aux dimensions linguistiques de ces messages politiques. Dans quelle(s) langue(s) les artistes décident-ils de s’exprimer, selon le medium utilisé, pour toucher quel public (local, régional, international) et pour quelle représentation de soi et de sa culture ?

2) Histoire, mémoire et patrimoine

Dans cet axe, on interrogera les utilisations contemporaines du passé (Hartog 2003) dans l’écriture et/ou la contestation de l’histoire de la nation (Bonte et Mohameden Meyine 2010), des formations politiques et des groupes sociaux (Brhane 1997). On verra notamment comment les récits d’origine et de migration (Bonte 2008, Bonte et alii 1991) nourrissent et renouvellent l’identité des groupes, comment la mémoire des rencontres et des contacts entre cultures est réinterprétée aujourd’hui (Freire 2011a et 2011b) dans le cadre de positionnements ou de revendications politiques ou économiques, et ceci dans des contextes définis. Le recours de plus en plus important à l’écrit et aux supports numériques semble avoir suscité depuis quelques années un certain foisonnement dans cette réécriture de la mémoire collective.

Ces usages du passé consistent parfois aujourd’hui en la production et/ou la valorisation de patrimoines culturels mis au service de démarches d’émancipation, lorsqu’elles sont portées par des groupes revendiquant davantage de place et de visibilité dans les sphères politiques locales ou nationales, mais aussi de domination, lorsque les élites politiques au pouvoir et les Etats usent du patrimoine pour donner une légitimité à leur projet politique sur un territoire donné (organisation de festivals culturels, politiques muséales, promotion par le tourisme). Au-delà des enjeux de conservation et « de développement » qu’elle présente, la reconnaissance d’un patrimoine culturel (ou naturel) à l’échelle globale est souvent aujourd’hui un sésame indispensable pour s’inviter dans certaines sphères de pouvoir. Quand les Etats disposent de législations et de cadres internationaux de conservation et de mise en valeur du patrimoine bien identifiés, quelles sont les marges de manœuvre en la matière des groupes minoritaires ou contestataires dans ce domaine et des sociétés civiles qui les représentent et portent leurs revendications ?

Bien évidemment, la langue (Taine-Cheikh 2000) mais aussi la culture matérielle cristallisent souvent des enjeux collectifs accrochés à des quêtes de légitimité ou de souveraineté sur un territoire. Défendre et conserver sa langue dans un contexte de marginalité ou de domination culturelle est souvent une modalité majeure d’expression d’une autonomie politique localisée. De même, les signes matériels renvoient à des « styles » (Hincker 2005), à des spécificités culturelles qui servent souvent de base à des discours d’émancipation sociale ou politique. Dans la société maure, monter sa tente, installer un campement, c’est d’emblée clamer son existence et sa place dans la société (voir la symbolique du récent campement de protestation de Gdeïm Izîk au Sahara occidental). Aujourd’hui, les « traditions » sont souvent mobilisées par des groupes socialement stigmatisés, dont les projets d’émancipation reposent notamment sur la valorisation des signes culturels (chants et danses des Hrâtîn; savoirs techniques et naturalistes; publication de généalogies, notamment en contexte urbain) attachés à leur situation de sujétion, au risque de contribuer à reproduire celle-ci.

3) Mises en scène et technologies du pouvoir

Cet axe de réflexion portera en premier lieu sur les transformations culturelles associées à des « technologies du pouvoir » (Foucault, 1984) dans des contextes politiques très changeants, traversés par l’imposition de normes exogènes (démocratie, multipartisme, droits humains,  bonne gouvernance) et sur le rôle des élites ouest-sahariennes (Caratini 2009) dans ces adaptations et dans leur formation. On s’intéressera à la façon dont les alliances politiques se nouent et se dénouent, à la mobilité des élites entre les mouvements politiques et les projets qu’ils portent, aux discours que ces alliances et mobilités déclenchent. On accordera un intérêt particulier aux expressions matérielles du politique qui ont aujourd’hui toute leur importance dans les compétitions entre les individus et les groupes.

Au plan local, gouverner une municipalité, un district, une commune, souvent aux côtés d’élus porteurs d’autres cultures politiques suppose un savoir-faire, des compétences, une culture du compromis, qui s’inventent à l’interface entre les conceptions « traditionnelles » de l’autorité et les nouvelles exigences des populations administrées et des électeurs à l’égard de leurs édiles. A quelles nouvelles pratiques du politique ces changements donnent-ils lieu ? En quoi la place croissante des femmes, mais aussi de représentants de groupes sociaux jadis exclus du champ politique (Ahmed Salem 2009), parmi les élus locaux et nationaux, et au sein des organisations de la « société civile », a-t-elle changé la façon de gouverner ? Quel rôle jouent les artistes et les griots en particulier dans les rivalités politiques, leur mise en scène, en lien avec le monde des affaires et celui des médias ? Comment les codes autour de la parole politique et plus largement les valeurs liées au pouvoir et à son exercice ont évolué, et comment les élites politiques locales ont réajusté leurs pratiques ?

Enfin, la profonde imbrication de l'islam dans la culture ouest-saharienne est une donnée de base dans toutes les recherches centrées sur cette région. Il est donc important aujourd’hui de reconsidérer le rôle des confréries, des associations caritatives, des partis politiques dans les transformations du paysage islamique ouest-saharien (Ahmed Salem 2013 ; Mandaville 2011 ; Soares et Otayek 2007), qui s’opèrent notamment sous l’effet des programmes des chaînes de télévision satellitaires ou de l’internet, mais aussi de l’intensification des circulations de lettrés ouest-sahariens au Moyen-Orient. Dans un contexte de fragilisation des autorités et des institutions étatiques « démocratiques », l’ordre islamique est souvent invoqué comme l’ultime forme de légalité face au désordre et à l’anarchie traditionnellement imputés aux cultures tribales et nomades sahariennes (Cheikh 2011). L’islam politique apparaît alors tantôt comme un concurrent, tantôt comme un nouveau partenaire des acteurs et instances politiques en place.

Questionnements transversaux attendus :

  • Une attention particulière sera accordée aux échelles auxquelles les individus et les groupes se situent – par rapport à d’autres lieux auxquels ils sont connectés (Scheele 2012) –, agissent et interagissent, se mettent en réseaux, afin de bien saisir la façon dont les trajectoires politiques contemporaines se déclinent, entre le local et le global, entre le singulier et le cosmopolite (Brachet 2009), les sphères nationales ou internationales constituant souvent des espaces privilégiés de défense d’intérêts et de projets très localisés (Appadurai 1996).
  • Une approche résolument diachronique sera privilégiée, consacrant les aspects dynamiques et la profonde historicité régionale.  On se propose de dépasser l’influence centrale de la période coloniale dans la compréhension de l’Ouest saharien, mais aussi les « grands récits » qui localement structurent l’histoire de la région autour de versions officielles du passé  bien connues (islamisation, mouvement almoravide, arabisation, guerres et migrations des groupes influents, développement du commerce caravanier…). Cette approche nous permettra d’accueillir des propositions qui incorporent des lectures d’un passé plus « composite », soulignant les interfaces culturelles et sociales développés à une échelle régionale élargie (Austen 2010, Lydon 2009, Scheele 2012).
  • Le rôle des médias et des technologies de diffusion des messages politiques et des productions culturelles retiendra tout particulièrement notre attention : rôle des premières radios nationales dans les années qui ont précédé et suivi les indépendances ; la presse écrite et l’édition face au pouvoir ; importance de la circulation d’enregistrements sonores pour la diffusion d’une poésie et d’une chanson engagée ; l’internet comme nouvel espace de militantisme et d’activisme au Sahara (Anderson 2011, Najar 2013a & 2013b)
  • La question de l’implication des chercheurs et de leurs travaux dans ces dynamiques politiques devra également être posée. Quelle articulation entre l’engagement citoyen du chercheur et son nécessaire souci d’objectivité ? Quels risques d’instrumentalisation des recherches en sciences sociales sur le monde ouest-saharien ? Quelles précautions méthodologiques et interprétatives s’imposent aux chercheurs sur ces questions politiques et ces « terrains » sensibles ?

Modalités de soumission

Ce projet collectif sera proposé à un éditeur académique français en mesure de garantir des délais de publication assez courts.

Les textes peuvent être proposés en français, en anglais, en espagnol, en portugais.

Calendrier : l’actualité politique de la région étant particulièrement mouvementée en ce moment, nous proposons aux contributeurs un calendrier relativement serré :

  • Lancement de l’appel à contributions : 15 décembre 2013
  • Envoi aux éditeurs scientifiques des propositions sous la forme de résumés (moins de 2000 caractères) : 30 janvier 2014
  • Envoi des textes (entre 30 000 et 40 000 caractères espaces compris) : 30 juin 2014
  • Dépôt du manuscrit chez l’éditeur : novembre 2014

Éditeurs scientifiques

Sébastien Boulay, Université Paris Descartes : sebastien.boulay@parisdescartes.fr

Francisco Freire, CRIA/Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa : francisco.s.freire@gmail.com

Références bibliographiques

  • Ahmed Salem, Z. O. 2009. « Bare-Foot Activists: Transformations in the Haratine Movement in Mauritania ». pp. 156-177 in Ellis S. & Kessel I.V. (Eds.).Movers and Shakers: Social Movements in Africa. Leiden, Brill,.
  • Ahmed Salem, Z. O. 2013. Prêcher dans le Désert: islam politique et changement social en Mauritanie. Paris, Karthala
  • Anderson J.W. 2011. « Electronic Media and New Muslim Publics ». pp. 648-660 in Hefner R.W. (Ed.). New Cambridge History of Islam. Volume 6.
  • Appadurai, A. 1996. Modernity at large : cultural dimensions of modernity. London & Minneapolis, University of Minnesota Press
  • Armbrust, W. 2000. Mass Mediations: New Approaches to Popular Culture in the Middle East and Beyond, Berkeley & Los Angeles, University of California Press
  • Austen, R.A. 2010. Trans-Saharan Africa in World History. New York,  Oxford University Press
  • Belalimat, N. 2008. « La guitare des Ishumar : émergence, circulations et évolutions », Volume !, 6 (1-2) : 95-112
  • Ben Hounet, Y. 2009. L'Algérie des tribus: le fait tribal dans le Haut Sud-Ouest contemporain, Paris, L'Harmattan
  • Boilley. P. 2012. Les Touaregs Kel Adagh. Dépendances et révoltes: du Soudan français au Mali contemporain, Paris, Karthala
  • Bonte, P. 2008. L’émirat de l’Adrar mauritanien. arîm, compétition et protection dans une société tribale saharienne, Paris, Karthala
  • Bonte, P., Conte, E., Hamès, C. et Ould Cheikh, A.W., 1991, Al-Ansab, la quête des origines. Anthropologie historique de la société tribale arabe, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’Homme et Cambridge University Press
  • Bonte, P., Conte, E. et Dresch, P. 2001. Emirs et présidents. Figures de la parenté et du politique en islam, Paris, CNRS Editions
  • Bonte, P. et Meyine, M. O. 2010.  « La Mauritanie au passé (re)composé », The Maghreb Review, 35 (1-2) : 27-63
  • Brachet, J. 2009. Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé (Niger), Paris, Editions du Croquant
  • Bullard, A. 2005. « From colonization to globalization: the vicissitudes of slavery in Mauritania », Cahiers d’études Africaines, 45 (179-180): 751-769
  • Brhane, M. 1997. Narrative of the Past. Politics of the Present. Identity, Subordination and the Haratines of Mauritania, PhD, University of Chicago
  • Caratini, S. (ed.) 2009. La question du pouvoir en Afrique du Nord et de l’Ouest. 2 Volumes, Paris: L’Harmattan.
  • Casajus, D. (dir.), 2011, « Sahara en mouvement », L’année du Maghreb, VII, Paris, CNRS Editions
  • Claudot-Hawad, H. et Hawad, 1996. ‘Tourne-tête, le pays déchiqueté’. Anthologie des chants et poèmes touaregs de résistance (1980-1995), Ed. Amara, La Bouilladisse
  • Claudot-Hawad, H. (dir.), 2006. Berbères ou Arabes ? Le tango des spécialistes, Paris, Non lieu
  • Cheikh, A.W. O. 2010. 'Une Armée de Tribus ? Les Militaires et le Pouvoir en Mauritanie', The Maghreb Review, 35 (3), 339-362
  • Cheikh, A.W. O. 2011. « Théologie du désordre. Islam, ordre et désordre au Sahara », pp. 61-77 in D. Casajus (dir.), 2011, « Sahara en mouvement », L’année du Maghreb, VII 
  • Deubel, T. 2011. « Poetics of Diaspora : Sahrawi poets and postcolonial transformations of a trans-Saharan genre in northwest Africa», Journal of North African Studies, 17 (2): 295-314
  • Foucault, M. 1984. Dits et écrits IV, Paris, Gallimard
  • Freire, F. 2011a. « The 'Narziguas,' Forgotten Protagonists of Saharan History », Islamic Africa, 2 (1): 35-65
  • Freire, F. 2011b. « Histoire du Sahara Atlantique et mémoire tribale. Réinterprétations contemporaines des contacts euro-sahariens précoloniaux », pp. 107-123 in Boulay S. & Lecoquierre B. (dir.), Le littoral mauritanien à l’aube du XXIème siècle: peuplement, gouvernance de la nature, dynamiques sociales et culturelles, Paris, Karthala
  • Galy, M. & Badie, B. 2013. La guerre au Mali. Comprendre la crise au Sahel et au Sahara : enjeux et zones d’ombre, Paris, Editions La Découverte
  • Hartog, F. 2003. Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil, coll. « Points »
  • Hill, J. 2012. ‘The cosmopolitan Sahara: building a global Islamic village in Mauritania’, City & Society 24, 1: 62-83
  • Hincker, C. 2005. Le style touareg ou la fonction sociale des techniques, Aix-en-Provence et Paris, IREMAM et Paris-Méditerranée
  • Lecocq, B. & Lecocq, J.-B. 2010. Disputed Desert : Decolonisation, Competing Nationalisms and Tuareg Rebellions in Northern Mali, Brill Academic Pub
  • Lydon, G. 2009. On Trans-Saharan Trails: Islamic Law, Trade Networks, and Cross-Cultural Exchange in Nineteenth Century Western Africa, New York, Cambridge University Press
  • Mandaville, P. 2011. « The New Transnationalism: Globalising Islamic Movements ». pp. 198-217 In Hefner R.W. (Ed.). New Cambridge History of Islam. Volume 6, Cambridge University Press
  • McDougall, E.A. 2010. «  The politics of slavery in Mauritania: rhetoric, reality and democratic discourse », The Maghreb Review 35, 3: 259-286
  • McDougall, J. & J. Scheele. Eds. 2012. Saharan Frontiers: space and mobility in Northwest Africa. Bloomington,  Indiana University Press
  • Najar, S. 2013a. Les réseaux sociaux sur internet à l’heure des transitions démocratiques, Paris, Karthala
  • Najar, S. 2013b. Le cyberactivisme au Maghreb et dans le Monde arabe, Paris, Karthala
  • Rasmussen, S. 2005. « A Temporary Diaspora: Contested Cultural Representations in Tuareg International Musical Performance », Anthropological Quarterly, 78 (4): 793-826
  • Scheele, J. 2012. Smugglers and Saints of the Sahara: Regional Connectivity in the Twentieth Century, New York, Cambridge University Press
  • Soares B. F. & Otayek R. eds, 2007, Islam and Muslim Politics in Africa, Basingstoke, Palgrave MacMillan
  • Taine-Cheikh, C. 1994. « Pouvoir de la poésie et poésie du pouvoir. Le cas de la société maure », pp. 281-310 
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  • Taine-Cheikh, C. 2000. « Langue, savoirs et pouvoirs en milieu maure », pp. 167-184 in P. Bonte et H. Claudot-Hawad, Elites du monde nomade touareg et maure, Les Cahiers de l’IREMAM, Edisud, Aix-en-provence, 13-14.
  • Tauzin, A. 2013, Littérature orale de Mauritanie. De la fable au rap, Paris, Karthala
  • Zunes S. & Mundy J., 2010, Western Sahara. War, Nationalism and Conflict Irresolution, Syracuse University Press

Dates

  • jeudi 30 janvier 2014

Mots-clés

  • Sahara, politique, culture, résistance, histoire, patrimoine, arts, migrations

Contacts

  • Sébastien Boulay
    courriel : sebastien [dot] boulay [at] parisdescartes [dot] fr
  • Francisco Freire
    courriel : francisco [dot] s [dot] freire [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Sébastien Boulay
    courriel : sebastien [dot] boulay [at] parisdescartes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Politiques de la culture et cultures du politique dans l’Ouest saharien », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 30 décembre 2013, http://calenda.org/271999