AccueilCentralisation et fédéralisme de la Révolution française à nos jours

Centralisation et fédéralisme de la Révolution française à nos jours

Centralisation and federalism from the French Revolution to the present day

Controverses et représentations, projets et réalisations (dans l’espace européen francophone, germanophone et italophone)

Controversies and representations - projects and production, in the French, German and Italian-speaking European space

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Publié le mercredi 03 septembre 2014 par João Fernandes

Résumé

A l’aube du XXIe siècle, la question de l’organisation des pouvoirs et du fil conducteur entre ces pouvoirs possède toujours une grande acuité, certains pays européens ayant choisi des voies menant vers une organisation de type fédéral, d’autres ayant privilégié un modèle plus centralisé, sans pour autant que deux « modèles » s’opposent de manière par trop manichéenne. Le présent colloque se propose une approche résolument comparatiste entre les pays européens de langue française, allemande et italienne, les plus touchés par l’influence de la Révolution française, même si naturellement ils n’ont pas été les seuls à l’être. Le colloque insistera sur les représentations qu’elle a fait naître : vocabulaire avec entre autres les stigmatisants politiques, iconographie et monuments, fêtes et cérémonies, espace public à vocation politique, littérature et cinéma, etc.

Annonce

Argumentaire 

A l’aube du XXIe siècle, la question de l’organisation des pouvoirs et du fil conducteur entre ces pouvoirs possède toujours une grande acuité, certains pays européens ayant choisi des voies menant vers une organisation de type fédéral, d’autres ayant privilégié un modèle plus centralisé, sans pour autant que deux « modèles » s’opposent de manière par trop manichéenne. Dans la plupart des cas, ces structures étatiques font encore l’objet de débats, voire de controverses, et la centralisation est souvent évoquée en association avec son antonyme, la décentralisation, voire avec le fédéralisme. Dans la république française, toujours intimement liée aux héritages de la Révolution, des querelles presque permanentes agitent le monde politique et médiatique autour de la question du poids de l’Etat, avec souvent des usages péjoratifs des mots « jacobin » et « jacobinisme » qui renvoient justement à l’omniprésence des héritages révolutionnaires. Ces querelles sombrent parfois dans la caricature, la centralisation devenant synonyme de tous les maux là où son contraire supposerait de manière naturelle mille et une vertus. Sur fond de contradictions vieilles de deux siècles, mais pourtant non encore éteintes, elles peuvent mettre en scène ici des chefs d’entreprise désireux d’un Etat non-interventionniste tout en étant protecteur, là des citoyens aimant à pester contre les fonctionnaires mais en appelant volontiers aux pouvoirs publics si leurs propres intérêts semblent menacés. Au-delà des frontières françaises, système fédéral ou non, des débats agitent aussi régulièrement l’Italie ou l’Allemagne autour du « poids » supposé de telles ou telles régions géographiques économiquement moins « dynamiques » et que le reste du pays serait contraint à traîner comme un boulet. Länder orientaux en Allemagne et Mezzogiorno en Italie fournissent ainsi nombre d’arguments à des mouvances politiques soucieuses de dénoncer un système qui leur apporterait des aides trop importantes, voire adeptes d’une scission territoriale supposée résoudre toutes les contradictions comme si les frontières pouvaient aujourd’hui encore être des « remparts » efficaces.

L’ensemble de ces questions n’a rien de bien neuf, même si les évolutions géopolitiques de la fin du XXe siècle, notamment pour l’Allemagne, ont suscité l’apparition de problèmes nouveaux. Elles ont été omniprésentes en Europe dès la Révolution française, avec en amont les échanges intellectuels autour des modèles politiques des XVIIe et XVIIIe siècles (avec au premier rang le système fédéral américain né de la guerre d’indépendance), et en aval l’influence révolutionnaire exportée en Europe par le biais là encore de transferts culturels mais aussi à la force des baïonnettes. Le présent colloque se propose une approche résolument comparatiste entre les pays européens de langue française, allemande et italienne, les plus touchés par l’influence de la Révolution française, même si naturellement ils n’ont pas été les seuls à l’être. On étudiera donc les courants d’idées, pensées, concepts, qui ont parcouru cette Europe depuis les années 1789-1815 et insisté sur la question de l’opposition centralisation/fédéralisme. Les groupes, mouvances, familles et partis politiques seront abordés dans la même optique, cependant qu’on mettra l’accent sur des événements décisifs, des moments clés, où cette question a surgi avec le plus de force. Enfin, le colloque insistera sur les représentations qu’elle a fait naître : vocabulaire avec entre autres les stigmatisants politiques, iconographie et monuments, fêtes et cérémonies, espace public à vocation politique, littérature et cinéma, etc.

Modalités pratiques d'envoi des propositions 

Les propositions de communication (une à deux pages au maximum), accompagnées d’une notice bio-bibliographique (une demie page au maximum), sont à envoyer aux adresses ci-dessous,

avant le 30 janvier 2015.

Le comité d’organisation du colloque se réunira au printemps 2015 pour arrêter le programme définitif, en concertation avec le comité scientifique :
biard.m@wanadoo.fr ; jean-numa.ducange@laposte.net ; jean-yves.fretigne@wanadoo.fr

Le colloque se tiendra les jeudi 28 et vendredi 29 janvier 2016.

Comité d’organisation

  • Michel Biard (GRHis),
  • Jean-Numa Ducange (GRHis),
  • Jean-Yves Frétigné (GRHis).

Comité scientifique

  • Philippe Bourdin (historien, Université de Clermont-Ferrand) ;
  • Ester Capuzzo (historienne, Université de la Sapienza, Roma) ;
  • Antoine Chollet (politiste, Université de Lausanne) ;
  • Gabriele Clemens (historienne, Université de Sarrebrück) ;
  • Romano Paolo Coppini (historien, Université de Pise) ;
  • Malcolm Crook (historien, Université de Keele) ;
  • Gilles Ferréol (sociologue, Université de Franche-Comté) ;
  • Guillaume Glénard (historien du Droit, Université d’Artois) ;
  • François Jankowiak (historien du Droit, Université de Paris-Sud) ;
  • Anna Karla (historienne, Université de Cologne) ;
  • Mathilde Larrère (historienne, Université de Paris-Est) ;
  • Anna-Maria Lazzarino del Grosso (historienne, Université de Gênes) ;
  • Hervé Leuwers (historien, Université Lille 3) ;
  • Thomas Maissen (historien, Université d'Heidelberg, Directeur de l'Institut historique allemand) ;
  • Matthias Middell (historien, Université de Leipzig) ;
  • Florence Poirat (Professeur de droit public, Université de Paris-Sud) ;
  • Stéfanie Prezioso (historienne, Université de Lausanne) ;
  • Sandro Rogari (historien, Université de Florence, président de la Società toscana per la storia del Risorgimento) ;
  • Timothy Tackett (historien, Université d’Irvine, Californie) ;
  • Romano Ugolini (historien, Université de Pérouse, président de l'Istituto per la storia del Risorgimento italianao de Rome)

Lieux

  • Université de Rouen UFR LSH, Département d'Histoire
    Rouen, France (76)

Dates

  • vendredi 30 janvier 2015

Mots-clés

  • centralisation, fédéralisme, révolution

Contacts

  • Michel Biard
    courriel : biard [dot] m [at] wanadoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Michel Biard
    courriel : biard [dot] m [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Centralisation et fédéralisme de la Révolution française à nos jours », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 03 septembre 2014, http://calenda.org/298343