AccueilPenser le temps et écrire l’histoire de l’Afrique

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Publié le jeudi 18 septembre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Ordonner le temps, telle semble être la tâche qui incombe à l’historien. Qu’il s’agisse de la construction d’une chronologie, de ses efforts pour dater ses sources ou de son positionnement dans l’historiographie, le rapport de l’historien au temps est constant. Ce rapport et cette recomposition du temps revêtent des formes complexes et variées. La question du temps relève d’une obsession, comme le souligne Ousmane Sembène, qui qualifie les historiens de « chronophages ». Les historiens « mangent le temps en le disciplinant ; ils réduisent la multiplicité des discours et le chevauchement multiple, bigarré et tout en zigzag des évènements. Par cet aplatissement, ils rendent, paradoxalement, le temps et l’évènement sans importance ». C’est sur la question du rapport au temps complexe et intrinsèque à la discipline historique que ce séminaire souhaite se consacrer, en apportant une réflexion centrée sur l’histoire de l’Afrique. En effet, la question des usages de la temporalité dans l’élaboration de l’histoire des sociétés africaines soulève des problèmes spécifiques que ce séminaire cherchera à approfondir.

Annonce

Argumentaire

Ordonner le temps, telle semble être la tâche qui incombe à l’historien. Qu’il s’agisse de la construction d’une chronologie, de ses efforts pour dater ses sources ou de son positionnement dans l’historiographie, le rapport de l’historien au temps est constant. Ce rapport et cette recomposition du temps revêtent des formes complexes et variées. La question du temps relève d’une obsession, comme le souligne Ousmane Sembène, qui qualifie les historiens de « chronophages ». Les historiens « mangent le temps en le disciplinant ; ils réduisent la multiplicité des discours et le chevauchement multiple, bigarré et tout en zigzag des évènements. Par cet aplatissement, ils rendent, paradoxalement, le temps et l’évènement sans importance ». C’est sur la question du rapport au temps complexe et intrinsèque à la discipline historique que ce séminaire souhaite se consacrer, en apportant une réflexion centrée sur l’histoire de l’Afrique. En effet, la question des usages de la temporalité dans l’élaboration de l’histoire des sociétés africaines soulève des problèmes spécifiques que ce séminaire cherchera à approfondir. D’une part, des problèmes d’ordre épistémologique, comment penser le temps et les temporalités des sociétés africaines ? D’autre part, des problèmes d’ordre herméneutique, comment comprendre et analyser la documentation manuscrite, archéologique, monumentale et orale produites par les sociétés africaines ?

Conçues autour de rencontres mensuelles, les séances sont organisées autour d’une communication proposée par un doctorant d’une durée maximale de 45 minutes, suivie d’une discussion animée par un jeune chercheur spécialiste d’un autre espace, d’une autre période ou d’une autre discipline. Il s’agit de favoriser le débat entre des doctorants travaillant sur des périodes différentes au sein de l’IMAf et de faciliter les échanges avec les autres champs disciplinaires dont le terrain privilégié est l’Afrique.

Programme

En dehors de la 1ère séance (18h-20h), le séminaire se triendra entre 17h et 19h.

15 octobre

18h-20h, salle 106

Anouar Hicham, Vers une approche holistique du schéma historique national marocain : les derniers développements historiographiques marocains et leurs implications

5 novembre

Salle 206 (Person)

Jacob Durieux, Le problème historique Libyco-Berbère

3 décembre

Salle 206 (Person)

Remi Dewière, « Et regardez son voyage vers la maison sacrée de Dieu », mobilité religieuse et diplomatie à l’épreuve du temps du ḥaǧǧ au Sahel médiéval et moderne (XVIIe-XVIIIe siècles)

7 janvier

Salle 106

Séance à confirmer

4 février

Salle 106

Margot Monsillon, Histoire comparée des pratiques funéraires des sociétés à stèles, des sociétés chrétienne et musulmane en Éthiopie (XIIIe-XVIe siècle) : temporalités funéraires et écritures de l’histoire

4 mars

Salle 106

Cheikh Sene, L’évènement comme déclencheur de temporalités : l’impact de la guerre de sept ans (1756-1763) et du congrès de Vienne (1815) dans l’organisation de la politique fiscale ou les coutumes en Sénégambie XVIIIe-XIXe siècles

1er avril

Salle 106

Yves Mintoogue, Conscience nationale et « régimes d’historicités » dans le discours de l’Union des Populations du Cameroun (UPC)

6 mai

Salle 107 (double séance)

Clélia Coret, Reconstituer l’évènement ? Sources et perception du temps à travers l’exemple du massacre des Allemands à Witu (côte est-africaine) en octobre 1890

Rafaël Thiebaut, Une énigme à résoudre : le massacre des Français à l’île de Sainte-Marie en 1750

3 juin

Salle 107

Yves Beringue, Penser le temps d’une frontière à travers le cas du Mali et de la Guinée (XIXe-XXe siècles)

Organisation

  • Olivia Adankpo (olivia.adankpo@gmail.com)
  • Hadrien Collet (hadrien.collet@gmail.com)
  • Clélia Coret (clelia.coret@gmail.com)
  • Héloïse Kiriakou (kiriakouheloise@gmail.com)
  • Margot Monsillon (margot.monsillon@laposte.net)

Lieux

  • 9, rue Malher
    Paris, France (75004)

Dates

  • mercredi 15 octobre 2014
  • mercredi 05 novembre 2014
  • mercredi 03 décembre 2014
  • mercredi 04 février 2015
  • mercredi 04 mars 2015
  • mercredi 01 avril 2015
  • mercredi 06 mai 2015
  • mercredi 03 juin 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • temps, temporalité, écriture, Afrique

Contacts

  • Clélia Coret
    courriel : clelia [dot] coret [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Clélia Coret
    courriel : clelia [dot] coret [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Penser le temps et écrire l’histoire de l’Afrique », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 18 septembre 2014, http://calenda.org/300299