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Paris à l’aube de l’époque moderne

Paris in the dawn of the Modern era

Les mardis de Lauzun

Lauzan Tuesdays

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Publié le mercredi 22 octobre 2014 par João Fernandes

Résumé

Paris présente une image désordonnée et désuète à l’aube de la Renaissance : surpeuplée, sale et bruyante, la capitale ne ressemble guère à la ville idéale rêvée des humanistes, dotée de places et de monuments publics et offrant des perspectives grandioses. Il faut attendre le milieu du XVIe siècle pour voir émerger les premiers projets urbains d’envergure. Les travaux entrepris sous les règnes de Catherine de Médicis, Henri III, Henri IV et Louis XIII visent à moderniser et à embellir la ville afin qu'elle puisse concurrencer ses rivales européennes. Les réalisations témoignent aussi d’un changement social et culturel : la modernisation de Paris s'appuie davantage sur la bourgeoisie récemment anoblie que sur la noblesse d’épée. Un nouvel art de vivre voit le jour, porté par la prospérité et la liberté d’esprit qui marque les premières décennies du « Grand Siècle ».

Annonce

Présentation et argumentaire

L’Institut d’études avancées de Paris organise chaque année un cycle de conférences consacré à un chapitre particulier de l’histoire sociale et culturelle de la capitale, « Les mardis de Lauzun ». Animées par des spécialistes du domaine, ces conférences sont ouvertes au public et se déroulent une fois par mois à l’hôtel de Lauzun, Ile Saint-Louis. Le programme de l’année 2014/2015 a pour sujet Paris à l’aube de l’époque moderne.

Paris présente une image désordonnée et désuète à l’aube de la Renaissance : surpeuplée, sale et bruyante, la capitale ne ressemble guère à la ville idéale rêvée des humanistes, dotée de places et de monuments publics et offrant des perspectives grandioses. Il faut attendre le milieu du XVIe siècle pour voir émerger les premiers projets urbains d’envergure. Les travaux entrepris sous les règnes de Catherine de Médicis, Henri III, Henri IV et Louis XIII visent à moderniser et à embellir la ville afin qu'elle puisse concurrencer ses rivales européennes. Les réalisations témoignent aussi d’un changement social et culturel : la modernisation de Paris s'appuie davantage sur la bourgeoisie récemment anoblie que sur la noblesse d’épée. Un nouvel art de vivre voit le jour, porté par la prospérité et la liberté d’esprit qui marque les premières décennies du ‘Grand Siècle’.

Programme

4 novembre 2014

Les résidences royales et aristocratiques à Paris à la fin du Moyen-Âge

  • Boris Bove, historien, université Paris 8

À la fin du XIIe siècle, Paris devient la capitale du royaume. À la suite de la cour, la noblesse y séjourne plus fréquemment, mais ne dispose d’aucun pouvoir particulier dans la ville ; elle contribue au rayonnement de la capitale tout en lui restant étrangère. La conférence présente cette situation paradoxale et retrace le quotidien des nobles à Paris en étudiant les vestiges d’hôtels aristocratiques comme l’hôtel de Cluny et de Sens, la tour Jean sans Peur et l’hôtel de Clisson.

Boris Bove est maître de conférences à l’Université Paris 8. Ses travaux portent sur les élites parisiennes entre le XIIIe et le XVe siècle, sous l’angle social et spatial ainsi que sur l’évolution de la ville au Moyen Âge.

2 décembre 2014

La cour et la ville : fêtes et cérémonies de cour à Paris au siècle de la Renaissance

  • Monique Chatenet, conservateur en chef, centre André Chastel

Au XVIe siècle, Paris accueille un nombre croissant de fêtes et festivités organisées par le roi et par la ville. Elles sont agrémentées de divertissements divers : joutes, carrousels et batailles navales, bals et ballets de cour. La capitale avec ses rues, son fleuve, ses places et ses monuments devient alors la scène d’un immense théâtre. C’est plus particulièrement sous l’aspect topographique que la conférence présente la rencontre – souvent heureuse, parfois houleuse – de la ville et de la cour sous les derniers Valois.

Monique Chatenet est conservateur en chef honoraire. Historienne de l’architecture, ses recherches portent sur l’architecture française de la Renaissance et la vie de cour au XVIe siècle.

6 janvier 2015

Le Grand Dessein du Louvre et l’urbanisme de Paris, de Pierre Lescot à Louis XIII

  • Guillaume Fonkenell, conservateur, musée national de la Renaissance, château d’Ecouen

Au XVIe siècle, le Louvre fait l’objet de travaux d’envergure. L’élévation d’un palais moderne à la place de la forteresse médiévale est entreprise par François Ier. En 1561, Catherine de Médicis initie la construction du château des Tuileries. Un projet de mise en valeur des deux édifices apparaît au tournant du XVIe et du XVIIe siècle. La conférence présente l’histoire de ce « Grand Dessein » du Louvre, du projet initial de reconstruction d’un château à l’élaboration d’un ensemble résidentiel, dont l’enjeu urbain et symbolique sera déterminant pour l’affirmation de la présence royale à Paris.

Guillaume Fonkenell est conservateur au musée national de la Renaissance à Écouen. Il s’intéresse à l’histoire de l’architecture française à l’époque moderne et a consacré plusieurs ouvrages et expositions aux palais du Louvre et des Tuileries.

3 février 2015

Paris, ville de cour ? La place de la capitale dans l’itinéraire des derniers Valois

  • Caroline zum Kolk, historienne, Institut d’études avancées de Paris, Cour de France.fr

À l’aube de la Renaissance, les cours réduites du Moyen Âge se transforment en organes politiques de premier plan. La cour de France suit cette évolution tout en conservant un mode de vie itinérant, se déplaçant sans cesse d’une ville et d’un château à l’autre. Ce n’est que dans les années 1560 qu’apparaissent les indices d’une réforme qui vise l’installation de la cour à Paris. Elle a laissé de nombreuses traces dans le tissu urbain et marque une étape décisive dans l’histoire de la capitale et de son rapport souvent conflictuel avec le pouvoir royal.

Caroline zum Kolk est historienne et chargée de mission à l’IEA de Paris. Spécialiste de la cour de France, ses recherches portent sur les structures curiales en France et en Europe ainsi que sur la place des femmes à la cour.

3 mars 2015

Habiter un hôtel particulier à Paris au XVIIe siècle

  • Nicolas Courtin, historien de l’art, Commission du Vieux Paris

Au XVIIe siècle, l’hôtel particulier connaît à Paris des modifications profondes qui aboutissent à la mise au point de l’archétype de la grande demeure urbaine française. Parallèlement, les arts décoratifs connaissent eux aussi une profonde métamorphose. La conférence présente cette évolution à travers les exemples des demeures de l’île Saint-Louis (les hôtels de Bretonvilliers, Lambert et Hesselin), dont la distribution intérieure et le mobilier permet de cerner les usages invariants de l’art d’habiter à Paris au XVIIe siècle.

Nicolas Courtin, historien de l’art, est chargé de mission auprès de la Commission du Vieux Paris. Ses recherches portent sur l’architecture et les arts décoratifs en lien avec l’habitat urbain à l’époque moderne.

Heure : 18h00-19h30

Lieu : Institut d’études avancées de Paris, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Lieux

  • Institut d’études avancées de Paris - 17 quai d’Anjou
    Paris, France (75004)

Dates

  • mardi 04 novembre 2014
  • mardi 02 décembre 2014
  • mardi 06 janvier 2015
  • mardi 03 février 2015
  • mardi 03 mars 2015

Mots-clés

  • Paris, urbanisme, quartier, cour, Louvre, Tuileries, Catherine de Médicis, Henri III, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIII

Contacts

  • Caroline Zum Kolk
    courriel : zumkolk [at] cour-de-france [dot] fr

Source de l'information

  • Caroline Zum Kolk
    courriel : zumkolk [at] cour-de-france [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Paris à l’aube de l’époque moderne », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mercredi 22 octobre 2014, http://calenda.org/303312