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Utopies, représentations, prospective. Pays invité : l'Australie

Utopias, representations, prospection. Guest country: Australia

Territoires de l'imaginaire. Festival international de géographie 2015

Territories of the imagination. International Geography Festival 2015

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Publié le lundi 22 décembre 2014 par Céline Guilleux

Résumé

Comme chaque année, le festival international de géographie propose aux chercheurs, géographes et « voisins » des autres sciences sociales, de communiquer au grand public leurs travaux sur un thème spécifique – cette année : les territoires de l'imaginaire – ou sur le pays invité – cette année : l'Australie. Le festival est un évènement populaire dont les règles sont simples : être à la fois scientifiquement très rigoureux et accessibles au plus large public possible. Les propositions peuvent prendre la forme de conférences, conférences-débat, présentation d'ouvrage, lectures commentées de textes, posters scientifiques, présentation d'applications géomatiques, projection de films documentaires scientifiques.

Annonce

Argumentaire

A propos du thème - Les territoires de l’imaginaire

L’imaginaire, conjugué avec l’expérience, constitue la base même de nos géographies. Il nourrit les conceptions du monde et influence les pratiques spatiales. Il oriente les décisions des acteurs politiques et économique : aménagement du territoire, plans d’urbanisme, projets d’implantations industrielles ou touristiques, protection de l’environnement et observation des phénomènes physiques (climats, mers, reliefs, volcans, formations végétales, faune…). Il nourrit celles des individus ordinaires qui rêvent ou choisissent d’aller ailleurs, pour quelques jours de vacances ou pour toute une partie de leur vie. Il stimule les artistes qui inventent des mondes : continents perdus, villes du futur, espaces virtuels des jeux vidéo, espaces de science-fiction ou encore, repères de fantômes.

Proches ou lointains, désirables ou repoussants : les territoires sont pour une bonne part façonnés par les imaginaires. Des dirigeants et des nations rêvent d’empires et de capitales. Des architectes, des urbanistes et des citoyens imaginent des villes nouvelles. Des citadins fantasment sur la campagne, sur la nature réinventée ou bien dite sauvage. Des Européens aspirent aux Tropiques, des Africains à l’Europe…

Le territoire, imaginé et réalisé, ou bien imaginaire et virtuel, incorpore — spatialise — le rêve (tourisme, loisirs, stades, quartiers de plaisirs…), plus ou moins marchand, plus ou moins artistique (jardin, parc d’attraction, théâtre…). Il appelle le paradis perdu ou fantasmé, le lointain exotique, l’inconnu à explorer, les « blancs sur la carte », le front pionnier, la modernité et ses richesses, le lieu de vacances, le haut lieu de l’exploit (sommets, grottes, abysses…).

Dans l’imaginaire du « faire comme si », rêvé ou mythologique, la géographie pense et s’écrit en images, en iconographie, en cartes. Cartes anciennes (avant le XXe siècle) d’un monde encore imparfaitement connu, récits de voyage ou d’exploration et leurs croquis, romans et films d’anticipation, cartes sensibles où des artistes-marcheurs inscrivent leurs dérives, lieux ou paysages remodelés par des land artists, documents de prospective : les géographes tour à tour construisent et analysent ces imaginaires, qui entrent souvent en résonance avec les utopies.

L’imaginaire produit des utopies. Mais ces « créations intellectuelles à orientation édifiante », ainsi que les dystopies ou les contre-utopies, n’existent pas en tout temps ou en tout lieu. Selon les aires géographiques et les civilisations, elles se déclinent de façon différente. La projection utopique renvoie également à la prospective et au modèle, lesquels dépendent du cadre politique, des conditions sociales ou des fantasmes techniques. Quel sera le monde de 2050 ? Qui le pense, et où ?

Aujourd’hui, en France en particulier, l’imaginaire partagé semble singulièrement en panne, à l’exception des projets techniques ou génétiques qui viennent renforcer la peur croissante de l’inconnu, de l’autre et du changement. Les géographes peuvent proposer une autre vision d’un futur des territoires qui n’est pas encore écrit. La géographie ça sert, aussi, à imaginer – et à représenter ce que l’on imagine.

A propos du pays invité : l’Australie

Vue de France, l’Australie constitue assurément un territoire de l’imaginaire : par sa situation aux antipodes, sa stature d’île-continent, ses particularités aux allures de clichés (faune spécifique, barrière de corail et sports de plage, images d’Aborigènes renvoyant à un archétype du « sauvage », Uluru ou l’Ayers Rock pour les conquérants britanniques, le bush, l’équipe des Wallabies…). Longtemps arrimée culturellement et économiquement à l’Europe, malgré l’éloignement, l’Australie est aujourd’hui une puissance économique et politique montante à la croisée de l’Asie du Sud-Est, de la côte orientale du Pacifique et de l’Océanie.

Sur le thème ou sur le pays invité, ou sur les deux, nous vous invitons à proposer une ou plusieurs interventions qui peuvent prendre diverses formes (à l’exception de tables-rondes, celles-ci étant de l’unique ressort du Comité de Pilotage). Nous vous encourageons à être imaginatifs dans la forme et à penser à des modes de communication créatifs relevant de la performance, de la manifestation, de l’expérience, du jeu ou du safari.

Parmi les formes possibles d’intervention

  • une ou deux conférences personnelles (45’). Si elles sont retenues, elles peuvent éventuellement se doubler d’un café géographique (1 h), d’une action scolaire (1 h d'intervention dans une école, un collège ou un lycée, à l'invitation de nos collègues des établissements de Saint-Dié-des-Vosges et alentours) et d’une conférence décentralisée,
  • une présentation d'un livre d’actualité en rapport avec le thème, la discipline ou le pays invité (de 30 à 45 mn),
  • une lecture commentée (en géographe) d’un texte littéraire,
  • une dégustation commentée (1 h au salon de la gastronomie), qui peut être complétée par les activités mentionnées pour les conférences,
  • un poster scientifique traitant du thème ou du pays invité,
  • une projection d'un film documentaire en rapport avec le thème ou le pays invité,
  • une présentation au salon de la Géomatique, de préférence en rapport avec le thème ou le pays invité,
  • un atelier ou une intervention pour le « Forum de Géographies Critiques »,
  • une performance de land art, jeu de piste, ateliers de lecture publique, « conférences hasardeuses », production publique et collective d’une carte GPS ou d’une carte sensible ou d’une carte d’un territoire imaginaire, atelier pour les enfants, etc..

Les règles sont simples : nous devons être à la fois scientifiquement très rigoureux et accessibles au plus large public possible.

La Direction scientifique, qui s'appuie sur un Comité de Pilotage d'une vingtaine de membres, retiendra parmi les propositions celles qui lui permettront d’assurer l’équilibre thématique et spatial du programme final.

Modalités de soumission

Propositions à envoyer au plus tard le 30 janvier 2015

Titre et résumé de 5 lignes, assortis d’un texte plus long (une page environ).

Propositions à soumettre exclusivement via le formulaire normalisé à télécharger sur le site du FIG.

En cas de signatures multiples, seul le premier auteur sera pris en charge par le Festival (hébergement et repas – le transport est à la charge des participants, ou de leurs laboratoires, le FIG assure cependant le pré-acheminement de et pour l’aéroport de Strasbourg le cas échéant).

Merci de préciser vos besoins techniques dès la proposition (acceptation sous réserve de l’accord du service technique FIG).

NB :les cafés géographiques et les présentations d’ouvrages, qui ne doivent en aucun cas être des « conférences-bis », se font sans aucun matériel.

Les propositions doivent toutes être adressées au secrétariat scientifique :

Joëlle LATTEMANN – ADFIG – BP 275 – 88107 Saint-Dié-des-Vosges Tél : 03.29.52.66.78

jlattemann@ville-saintdie.fr

Nommez le fichier de votre proposition selon le modèle suivant : Nom-Prénom_FIG 2015

Exemple : Durand-Alain_FIG 2015.doc

En ce qui concerne les posters, un appel spécifique sera envoyé début janvier précisant les conditions et formats. Les propositions sont à envoyer directement à Antoine FLEURY, responsable des expositions scientifiques < afleury@parisgeo.cnrs.fr >

En ce qui concerne les films documentaires, les propositions sont à envoyer directement à Yann CALBÉRAC, responsable de ce dossier  < yann.calberac@wanadoo.fr >

Comité de pilotage

  • ANDRE Véronique, U. Bordeaux-Montaigne
  • BERNARDIE-TAHIR Nathalie, U. de Limoges
  • BESSE Jean-Marc, CNRS – UMR Géographie-cités
  • CALBERAC Yann, U. de Reims
  • DEBARBIEUX Bernard, U. de Genève
  • DESBOIS Henri, U. Paris Ouest-Nanterre
  • DESJARDIN Xavier, U. Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • FLEURY Antoine, CNRS – UMR Géographie-cités
  • GAY Jean-Christophe, U. Nice
  • LEFORT Isabelle, U. Lyon 2 - Lumière
  • MARROU Louis, U. de la Rochelle
  • MILHAUD Olivier, U. Paris 4 – Paris-Sorbonne
  • MUSSET Alain, EHESS
  • SACAREAU Isabelle U. Bordeaux-Montaigne
  • STASZAK Jean-François, U. de Genève
  • VACHER LUC, U. de la Rochelle

Directeurs Scientifiques

  • COLLIGNON Béatrice, U. Bordeaux-Montaigne
  • PELLETIER Philippe, U. Lyon 2 - Lumière

Lieux

  • Saint-Dié-des-Vosges, France (88)

Dates

  • vendredi 30 janvier 2015

Mots-clés

  • imaginaire, voyage, représentation, utopie, prospective, exploration, tourisme, migration, Australie

Contacts

  • Joelle Lattemann
    courriel : JLattemann [at] ville-saintdie [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Béatrice Collignon
    courriel : beatrice [dot] collignon [at] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Utopies, représentations, prospective. Pays invité : l'Australie », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 22 décembre 2014, http://calenda.org/312185