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Mouvements sociaux

Social movements

Réseau thématique n°21 du VIe congrès de l'Association française de sociologie 2015

Theme network no.21 of the 6th French Sociology Association conference 2015

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Publié le mardi 27 janvier 2015 par João Fernandes

Résumé

Le RT 21 propose 7 panels qui réuniront chacun 3 à 4 présentations ainsi que deux textes qui seront distribués aux participants et brièvement présentés par leurs auteurs. Nous privilégions les communications qui articulent un travail empirique avec une perspective analytique. Les coordinateurs de chaque session peuvent être contactés pour davantage d’information sur le thème et les perspectives de chaque panel, dont cet appel à communication ne reprend qu’un bref résumé.

Annonce

Présentation

Le RT 21 propose 7 panels qui réuniront chacun 3 à 4 présentations ainsi que deux textes qui seront distribués aux participants et brièvement présentés par leurs auteurs. Nous privilégions les communications qui articulent un travail empirique avec une perspective analytique.

Les coordinateurs de chaque session peuvent être contactés pour davantage d’information sur le thème et les perspectives de chaque panel, dont cet appel à communication ne reprend qu’un bref résumé.

Panels

1. Les mouvements sociaux comme déconstruction « du Printemps arabe »

Coordinateur : Didier Le Saout, Université Paris 8, dlesaout@univ-paris8.fr

Les revendications qui ont touché l’Afrique du nord, le Proche et le Moyen-Orient à partir de la fin 2010 ont été portées par des individus et des groupes dont les actions ont souvent été présentées comme inextricablement liées aux revendications de liberté politique. Ce cadre d’analyse est réducteur en ce qu’il conduit à personnifier le mouvement sous une image « d’un » mouvement dénommé pour l’occasion « Printemps arabe » qui pose implicitement le postulat de la convergence des contestations.

Afin de déconstruire ce cadre qui unifie et réduit la contestation au prisme du politique, il importe d’appréhender les actions collectives dans la diversité de l’espace dans lequel elles prennent forme, de leur répertoire, de leur expression et de leur signification. Les protestations qui se développent depuis 2011 dans ces régions ne peuvent-elles pas tisser des liens entre elles, tout comme s’autonomiser autour de la défense de revendications particulières indépendamment de l’objectif commun que serait la chute des régimes ou encore la « révolution » ? Ou bien ne pourrait-on pas les rassembler au-delà des catégorisations du politique, du social et de l’économique en ce qu’elles forment autant de « contestations de la dignité » qui s’insurgent contre la négation de la subjectivité et du respect de soi pouvant aller jusqu’à la destruction de l’individu et sa transformation comme martyr, comme le montre la multiplication des cas d’immolation par le feu ? 

2. Mouvements sociaux et expertise en contexte autoritaire

Coordinatrice : Marie-Laure Geoffray, IHEAL, Université Paris 3. marie-laure.geoffray@univ-paris3.f

Alors que certains gouvernements autoritaires sont renversés, d’autres se consolident, notamment grâce à la création d’espaces restreints et contrôlés de participation sociale, qui favorisent l’émergence d’une contestation « experte » et « civilisée » aux objectifs de médiation avec le pouvoir politique. L’objectif de ce panel sera de saisir ces formes de professionnalisation croissante de la contestation, au sens de construction d’une expertise (légale, journalistique, cybernétique, etc.) grâce à la mise en place de réseaux locaux/transnationaux d’échanges d’expérience et à l’appui d’organismes étrangers (NED, USAID, UE), d’ONG de droits humains et de grandes conférences internationales (Warsaw Dialogue for Democracy, Prague Forum 2000). Le panel discutera des ambivalences de cette professionnalisation accrue : 1/ celle-ci peut permettre l’émergence de dynamiques de déprise du politique sur la société et une plus forte visibilité de la contestation, mais elle peut aussi fragiliser l’ancrage local des mouvements (accusés d’être des « agents de l’étranger ») ; 2/ elle peut aussi couper les militants de soutiens populaires et créer des « mouvements sans troupe »  tout en favorisant leur participation à l’exercice autoritaire du pouvoir. 

3. Jeunes écologistes. Quels engagements et quels mouvements sociaux face aux limites de la planète?

Session conjointe avec le RT 15 « Sociologie de la jeunesse »

Coordinateur : Geoffrey Pleyers, FNRS/UC Louvain & CADIS/EHESS, Geoffrey.Pleyers@uclouvain.be

Ce panel rassemblera des études de cas et analyses de jeunes et de réseaux de jeunes activistes qui, en France et en Europe, ont pris pour enjeu l’âge global et les contraintes liées aux limites de la planète. Depuis les pratiques quotidiennes jusqu’aux ZAD face aux grands projets, des jeunes activistes s’impliquent massivement dans des pratiques et des luttes écologistes et les renouvellent.

L’expérience vécue et la subjectivité y deviennent à la fois enjeu et le point d’appui de la résistance, de l’engagement et de la construction de soi. Nous nous intéresserons particulièrement aux analyses d’études de cas qui articulent les enjeux subjectifs (vision du monde, transformation de soi…) avec les formes de l’action ou cultures activistes. Quels impacts réciproques et quelles articulations entre une conscience croissante des limites de la planète sur l’engagement et ses formes ou sur la subjectivité et la construction de soi de ces jeunes activistes ? Quelles sont les principales tensions et les points de convergences entre les acteurs et les cultures activistes qui animent de cette arène ? Comment les approches de la sociologie de la jeunesse et de la sociologie des mouvements sociaux contribuent-elles à une meilleure compréhension de ces acteurs ? 

4. Les temporalités des mouvements sociaux, entre mobilisations et modes de vie,

Session conjointe avec le RT 38 « Sociologie de l’environnement »

Coordinatrice : Anahita Grisoni, ENS Lyon, anahita.grisoni@gmail.com

Une tendance largement partagée en sociologie des mouvements sociaux consiste à observer les luttes et les mobilisations au moment même où elles se déroulent, quitte à intégrer à l’analyse d’autres catégories temporelles (passé politique, institutionnalisation du mouvement, etc.), notamment à travers l’étude des trajectoires militantes des acteurs. Une autre approche consiste à attribuer le qualificatif de « mouvement social » à des pratiques quotidiennes revendiquées comme étant engagées. Or, les mouvements se réclamant de l'écologie politique et/ou de la transition donnent à voir une articulation complexe entre les événements ponctuels et une véritable révolution des modes de vie individuels, présentés comme des pratiques de "résistance quotidienne".  En mettant la notion de « catégorie temporelle » au centre de ce panel, nous nous interrogerons sur les croisements et les continuités entre l’action spontanée et/ou sporadique et les perceptions et pratiques ancrées dans les modes de vie. 

5. Une sociologie culturelle des mouvements sociaux,

Coordinateur : Fernando Lima Neto, PUC-Rio de Janeiro, fercaline@gmail.com

Cette table-ronde propose de discuter les articulations potentielles entre la sociologie des mouvements sociaux et la sociologie culturelle. La sociologie culturelle est un domaine récent de la théorie sociologique qui vise à relever l'importance de la dimension symbolique pour la compréhension des phénomènes sociaux. Cette approche est développée davantage dans la sociologie nord-américaine, par exemple avec Jeffrey Alexander, mais est également présente dans d'autres contextes. En général, la sociologie culturelle se concentre sur l'analyse des rapports entre la culture et le pouvoir. La séance réunira des contributions qui se proposent d'analyser les valeurs sociales, les frontières symboliques, les discours et d'autres ressources symboliques qui donnent du sens aux mouvements sociaux. 

6. Mouvements sociaux et alimentation : les enjeux de la consommation critique

Coordinateur : Matthieu de Labarre (CESAER/INRA - Agrosup Dijon), matthieu.de-labarre@dijon.inra.fr

La consommation critique, en tant qu’attention délibérée portée aux décisions de consommation, connaît actuellement un redéploiement important en tant qu’objet de recherche et en tant que pratique sociale. Ce panel s’intéressera aux enjeux dans le champ de l’alimentation (circuits courts, mouvements vegan, jardins partagés, relations avec les paysans…) à partir de perspective qui croisent la sociologie des mouvements sociaux, la sociologie de la consommation et de l’alimentation. Un intérêt particulier sera porté aux recherches et apports théoriques sur les mouvements pour une alimentation responsable et solidaire ; champ combinant un questionnement sur la place de la consommation et de l'économie dans notre société autour de mise en œuvre d'alternatives concrètes. Nous nous attacherons notamment à mieux comprendre le lien entre engagements individuels et actions collectives, la portée transformatrice de ces mouvements ainsi que leurs limites, la diversité des engagements, des formes, des valeurs, des relations avec les acteurs publics et du marché, pour tenter de cerner les héritages, les hybridations, les innovations, dans ce domaine. 

7. Médias, stratégies et sens des mouvements sociaux

Coordinatrice : Ana Suzina, Université de Louvain, anasuzina@hotmail.com

L’usage des médias constitue une ressource importante pour l’organisation de l’action collective mais aussi pour la formation des citoyens (membres des mouvements et d’autres) et le dialogue avec la société – y compris les efforts pour introduire des nouveaux enjeux sur l’agenda politique, soit par des actions propres de diffusion de l’information, soit par un travail de relations avec et de pression sur les médias traditionnels. L’émergence de la culture digitale apporte des nouvelles possibilités à cette dynamique. Les canaux d’information se multiplient et le citoyen peut construire et développer son opinion à partir de plusieurs sources de manière complexe et rapide. Ce panel se propose à réfléchir sur ce contexte pour identifier et débattre ses effets sur les mouvements sociaux. Quels sont les nouveaux usages des médias par les mouvements sociaux ? Ou comment la culture digitale transforme-t-elle les pratiques des mouvements, leurs formes, leur orientation, voire même leur sens ? Internet et les nouveaux médias laissent-ils entrevoir des perspectives nouvelles médiations et de nouveaux rapports de force entre acteurs dominants et acteurs de la contestation ? 

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les propositions (1500 mots maximum, avec une brève bibliographie), doivent être envoyées pour

le 5 février 2015.

Elles doivent être envoyées au responsable de la section, ainsi qu’aux coordinateurs du RT 21

Titre du message : « AFS 21 – Titre du panel ».

Les documents doivent être envoyés en format word, rtf ou odt, avec pour titre : « AFS 21 - Numéro du panel - Auteur – mots clés du titre de la communication ». (ex : « AFS 21-3. Dupont – Expériences des ZAD ») 

Calendrier

  • 5 février : date limite pour l’envoi des propositions de communication
  • 5-11 février : sélection des communications par les responsables des panels, envoi des propositions de panels aux coordinateurs du programme
  • 12 février : acceptation des communications et des panels par les coordinateurs de programme. Envoi des courriels d’acceptation ou de refus des communications.
  • Du 15 février au 15 mai : introduction des titres et des résumés sur le site du congrès de l’AFS

Informations

Geoffrey.Pleyers@uclouvain.be

Lieux

  • Université Versailles Saint-Quentin - 55 Avenue de Paris
    Versailles, France (78035)

Dates

  • jeudi 05 février 2015

Mots-clés

  • mouvement social

Contacts

  • Geoffrey Pleyers
    courriel : Geoffrey [dot] Pleyers [at] uclouvain [dot] be
  • Didier Le Saout
    courriel : dlesaout [at] univ-paris8 [dot] fr

Source de l'information

  • Didier Le Saout
    courriel : dlesaout [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mouvements sociaux », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 27 janvier 2015, http://calenda.org/316014