AccueilAfterimages, séminaire de réflexion méthodologique sur les nouvelles visualités

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Publié le mercredi 04 février 2015 par João Fernandes

Résumé

Afterimages désigne une nouvelle visualité dans le champ de la productivité récurrente d’images. Cette journée d’étude interdisciplinaire est une invitation à réfléchir sur ces récentes méthodes de création de signes face à l’Histoire globale. Elle étudie les liens entre les réalités sociales vécues et l’évolution de la connaissance qui les appréhende au point de vue empirique et théorique. En prenant appui sur des textes théoriques ou sur la base de choix pertinents d’œuvres ou d’évènements, il s’agit d’explorer les nouvelles formes de militantisme (civique, social, scientifique) au sein des pratiques artistiques.

Annonce

Argumentaire

Depuis quelques années, l’Afrique sub-saharienne a amorcé de profonds changements sociaux et politiques : taux de croissance, urbanisation, mouvements sociaux, avancées démocratiques, visibilité créative, etc. Ces évolutions s’accompagnent nécessairement de nouvelles visions du monde que la science - selon ses procédés - appréhende toujours avec un peu de retard. Par ailleurs, dans l’histoire des méthodes d’approche sociohistorique, les vieux schémas dualistes (tradition/modernité, colonial/postcolonial, Afrique/Occident) ont longtemps posé des limites à une réelle mesure de l’évolution des réalités africaines vécues. Ils ont, en outre, été peu efficaces pour comprendre les véritables défis quotidiens.

Par conséquent, la créativité artistique - en tant qu’activité de connaissance - génère de nouvelles images qui reflètent ces transformations. Il s’agit d’une capacité productive paradoxale qui, tout en étant pas forcément iconoclaste, élude les politiques de polarité absolues. Si nous prenons le cas du Sénégal, les potentialités de ces énonciations sont liées à l’émergence d’un monde critique qui favorise une circulation des idées, d’institutions culturelles qui bousculent les lignes sociales et de nouvelles narrations qui produisent du savoir, rendent intelligible le processus de l’Histoire et aident à comprendre ce monde accéléré qui nous désoriente. Les images complexes secrétées par ce nouvel ordre œuvrent dans la mobilité des imaginaires et structurent les liens entre la théorie critique et la performativité artistique. L’artiste se faisant parfois historien, théoricien des nouvelles dynamiques sociales et dans ce cas précis, un passeur d’époques qui pourrait certainement considérer cette phrase comme son crédo : Tournons le dos à l’histoire, elle est devant nous !

Le terme Afterimages semble approprié pour nommer la conséquence de ces activités. Il s’agit d’images rémanentes qui, dans ce cas précis, allient souvenir et dépassement. Elles conduisent un processus historique d’où émerge un nouveau visage des sociétés. Elles biaisent les images projetées par les gouvernants et les médias en flétrissant le jugement synecdotique. Afterimages désigne une nouvelle visualité dans le champ de la productivité récurrente d’images. Cette journée d’étude interdisciplinaire est une invitation à réfléchir sur ces récentes méthodes de création de signes face à l’Histoire globale. Il étudie les liens entre les réalités sociales vécues et l’évolution de la connaissance qui les appréhende au point de vue empirique et théorique. En prenant appui sur des textes théoriques ou sur la base de choix pertinents d’œuvres ou d’évènements,  il s’agit d’explorer les nouvelles formes de militantisme (civique, social, scientifique) au sein des pratiques artistiques.

Les productions artistiques bénéficieront d’une reconnaissance théorique fondamentale qui puisse accorder aux artistes le double rôle de pratiquer l’art et de théoriser le social. Comment la société est-elle redéfinie par l’activité de ces nouveaux clercs qui, en agissant sur les processus d’alternance politique ou en objectivant les changements sociaux, prolongent ainsi leur diagnostic de la culture ? Quelle est la portée des politiques de la culture sur cette nouvelle écologie visuelle ? Ces questions seront traitées à la croisée de plusieurs disciplines académiques (histoire de l’art, esthétique, sociologie de la culture, anthropologie des images etc.), de divers supports artistiques (cinéma, arts plastiques, littérature…) et des politiques culturelles. Cette journée réunit des chercheurs et des artistes pour un partage d’expériences et de regards.

Programme 

10h-10h10 Ouverture 

  • 10h10-10h30  Introduction méthodologique, Malick Ndiaye et Emmanuelle Cherel 
  • 10h30-13H : Table-ronde 1 Le cinéma en Afrique : quelles nouvelles images ? 

Malick Ndiaye (chercheur) : modérateur

Moussa Sène Absa (artiste), Fatou Kandé Senghor (artiste), Mathieu Kléyébé Abonnenc (artiste), Emmanuelle Cherel (enseignante-chercheure)

Les artistes feront part de réflexions libres sur la dimension interdisciplinaire de leur pratique artistique et sur un diagnostic des nouveaux défis liés à leur métier, particulièrement celui de cinéaste. Ces témoignages constituent le substrat à partir duquel plusieurs questions seront étudiées. Quels sont les apports scientifiques du cinéma comme support d’historicité en Afrique (changements culturels, pratiques urbaines, violences sociales) ? Quelle est l’efficacité des politiques censées accompagner son industrie ? Dans quelle mesure la facture politique du vocabulaire visuel opère-elle une déconstruction de nos représentations mentales ? La construction de nouvelles mythologies (urbaine, sociale, populaire) dans le cinéma est à mettre en rapport avec d’autres formes de fictionnalités qui prennent les lieux africains comme matrice conceptuelle, afin de construire une histoire du temps présent. Les partages d’expériences entre artistes et chercheurs seront des lieux d’échanges avec le public.

13h-14h30 : Déjeuner

  • 14h30-17h : Table-ronde 2 Les arts plastiques : chercher sa voie… porter une voix ?  

Lotte Arndt (enseignante-chercheure) : modératrice

Babacar Mbaye Diop (enseignant-chercheur), Kiné Aw (artiste), Patrick Bernier et Olive Martin (artistes) 

Nous assistons à un déferlement accru d’images, à une circulation accélérée de celles-ci et aux citations qui en résultent (pastiche, surenchère, manipulation, récupération). Comment trouver un langage propre qui soit une esthétique singulière au sein de ces iconographies globales ? Quelles sont les images qui créent une déchirure dans notre regard, susceptible de nous faire changer de paradigme ? Qu’est-ce qu’une nouvelle visualité ? Est-ce celle qui dérange ou qui change notre manière de voir ? Est-ce celle qui va au-delà des traditions (socioculturelle, religieuse, scientifique) ? Dans quelle mesure le détail de la peinture, l’angle de prise de vue photographique ou encore la performance artistique peuvent-ils réifier le réel ? En dépit de cette frustration humaine suscitée par le fait que l’image est le substitut d’une réalité à laquelle on ne peut accéder, comment concilier la redoutable interaction entre le visible, le visuel et notre engagement ?

17h Performance artistique

Avec Serigne Ndiaye (artiste)

Date et lieu

Mardi 10 février 2015. 10h-17h30
Musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN. Place Soweto. BP 206. Dakar. Sénégal

Coordination scientifique

Malick Ndiaye : Chercheur en Histoire de l’art

IFAN/Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Sénégal

Tel : 00221+198 10 73 / Email : mlkopictura@yahoo.fr 

Biographies des participants 

Mathieu Kléyébé Abonnenc est artiste. Il dédie son travail aux parts oubliées ou marginalisées de l’histoire récente, figures et événements liés aux luttes d’émancipation identitaire du XXe siècle. À partir d’enquêtes et de documents, il tente notamment de déconstruire la nature des représentations de l’Autre géographique. La recherche de Mathieu Kleyebe Abonnenc a, depuis quelques années pris un tournant décisif. La figure du colonisé (et celle du colonisateur) ne se cache plus dans des espaces suggérés par des vides ou dans les représentations filmées d’un monde à l’agonie. Cette recherche, liée à la construction d’une identité post-coloniale, et le travail formel qui en découle, créent de nouveaux possibles. Un de ces possibles consiste à penser une œuvre collective — car il s’agit toujours d’échanges et de flux — qui puisse lutter efficacement contre l’effacement et la disparition. Il mène une grande partie de ses projets à l’étranger, notamment en Afrique et Amérique (Guyane (quasi annuellement) ; Angola 2012 ; …). Dans le cadre de sa participation à l’exposition berlinoise Giving Contours to Shadows (Savvy, 2014) il est en résidence à Ker Thiossane, Dakar, en octobre 2014. 

Moussa Sène Absa est artiste visuel, écrivain et musicien. Il fait ses débuts en tant qu’acteur. Pour le cinéma, il a écrit le scénario de Les Enfants de Dieu, qui a été primé au Festival du film de la Francophonie à Fort-de-France (Martinique). Son film Le Prix du Mensonge, a reçu le Tanit d’argent du Festival du film de Carthage en 1988. Son premier long métrage Ken Bugul, parait en 1991, suivi de plusieurs courts métrages. Ça twiste à Poponguine, portant sur les jeunes des villages sénégalais dans les années 1960, a été réalisé en 1993 et a connu une renommée internationale. Aruba est un opéra qu’il a écrit et mise en scène en 1993. Son film Tableau Ferraille, qui raconte l’émergence fulgurante et la chute d’un jeune politicien idéaliste, gagne le prix de la meilleure photographie du FESPACO de 1997. Madame Brouette (2003) de la trilogie sur la destinée des femmes a gagné l’Ours d’argent à la Berlinale de 2003. En 2007, il sort Teranga blues, suivi de Yoole le Sacrifice en 2011. Il a également produit un sketch quotidien comique et populaire, Gorgorlu, pour la télévision sénégalaise. Son talent de peintre est également bien établi et ses travaux ont été montrés au Sénégal, en Europe et en Amérique du Nord. Actuellement, Moussa est en train de finir une postproduction de son nouveau film docudrame: Les ailes perdus des anges-100 Minutes- HD. 2009. Il est également sur la finition de deux autres docudrames : Sangomar et Le dernier village. Actuellement, Moussa Sène Absa œuvre pour le tournage d’une série francophone : C’est la vie. 

Lotte Arndt s’intéresse au présent postcolonial et a soutenu une thèse en études culturelles, Chantiers du devenir en des espaces contraints. Négociations postcoloniales dans les revues culturelles parisiennes, portant sur l’Afrique, 1947 à 2012 (Humboldt Université Berlin et Paris VII, Denis Diderot). Après une année de résidence de recherche à l’école supérieure des arts de Clermont Métropole, elle enseigne à l'École Supérieure d'art et du design de Valence, France. Par ailleurs elle coordonne le programme "Karawane" à l'école de recherche graphique, l'erg Bruxelles. 

Fatou Marie Françoise Aw, à l'état civil est née en 1977 à Dakar. Diplômée de l'Ecole Nationale des Arts en 2006, elle compte déjà̀ à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives. Parmi celles-ci on peut noter deux expositions à Mbari Institute à Washington en 2009 puis en 2010 à Winterhur en Suisse en collaboration avec afropfingsten (KUNSTWERKRAUM) Festival, en 2009, à la galerie Serengheti à Washington en 2010. Kine Aw est lauréate de la première édition du concours organisé par la fondation Cuomo à Monaco en 2008. Pensionnaire du village des Arts de Dakar, Kiné Aw participe, à sa manière, à la promotion de la femme. Elle laisse libre cours à son imagination lorsqu'elle est face à sa toile. Les formes et les volumes s'imposent à elle pour donner à ses sujets charme, élégance et sérénité́. Le geste occupe une place importante dans sa composition qui met en relief courbes et rondeurs tout en accordant une attention particulière au regard et à l'expression. Kiné ne pense pas s'intéresser au détail, ce détail qui pourtant traverse de façon involontaire son œuvre pour restituer à la femme à la fois personnalité́ et identité́. Kiné est une artiste dont le talent est évident. Elle force le respect par la volonté́ qu'elle met dans sa quête de « sentir l'humain sur la base d'un désordre ordonné », selon sa propre expression. 

Patrick Bernier et Olive Martin sont artistes ; ils se sont rencontrés à l’École des Beaux-Arts de Paris à la fin des années 90 et développent un travail polymorphe alliant l’écriture, la photographie, l’installation, le film, la performance. Leur pratique est marquée par l’investissement de domaines perçus comme réservés à des spécialistes. Dans leur performance X. c./ Préfet de ... : Plaidoirie pour une jurisprudence (2007) conçue et réalisée avec deux avocats, ils s’appuyaient sur le droit d’auteur pour annuler une décision de reconduite à la frontière. La relation entre territoire géographique réel et territoire virtuel généré par les nouvelles technologies de l’information était déterminante pour leur film La Nouvelle Kahnawake (2010). Ils imaginent une variante du jeu d’échecs avec L’Échiqueté (2012) pour interroger les conséquences de l’histoire coloniale… Sur ces terrains très codés, ils s’attachent à repérer des manières de penser, de dire et de faire, propres à interroger notre propre habitus. A Nantes, au Cinématographe, ils programment les séances Contrechamp qui veillent sur la rencontre du cinéma et des arts plastiques. 

Emmanuelle Chérel, docteure en Histoire de l’art habilitée à diriger des recherches, membre du laboratoire de recherche Langages, actions urbaines et altérités de l’Ecole Nationale d’Architecture de Nantes, elle  travaille plus particulièrement sur les dimensions politiques de l’art et privilégie des approches et des outils théoriques interdisciplinaires afin de restituer une proposition artistique dans son contexte d’apparition. Enseignante titulaire en Histoire de l’art à l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Nantes, elle y mène le projet de recherche Pensées archipéliques. Elle a participé à différentes recherches collectives et a écrit de nombreux articles (Multitudes, Black Camera). Son ouvrage Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage de Nantes - Enjeux et controverses (PUR, 2012) retrace et analyse la généalogie de ce projet. En codirection avec Fabienne Dumont, elle travaille actuellement à un nouveau livre, Histoire de l'art et postcolonialité en France : Quels enjeux ? (à paraître aux PUR). 

Babacar Mbaye Diop est docteur en philosophie (spécialité esthétique et philosophie de l’art) de l’Université de Rouen. Il s’intéresse à la notion d’art africain, au mouvement de la Négritude, aux concepts d’identité et de mondialisation. Il a enseigné six ans au lycée en France et est actuellement au département de philosophie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a publié de nombreux articles sur les arts africains. Il a été le directeur de la Biennale de Dakar de 2013 à 2014. Son dernier ouvrage Critique de la notion d’art africain est publié en 2011 aux éditions Connaissances et savoirs de Paris. 

Serigne Ndiaye est né en 1953 à Tivaouane, ville sainte de Tidjianisme sénégalais. Il est ancien étudiant de l’École Nationale Supérieure d’Éducation Artistique « option Arts plastiques » de l’École des Beaux-Arts du Sénégal à Dakar. Même s’il enseigne aujourd’hui à Ziguinchor, il vit et travaille à la Cité ETPD, N°8, à la rue 1 angle Bourguiba au quartier de Castors à Dakar. Collectionneur et peintre sous verre, il est reconnu comme le premier peintre sénégalais issu de l’École des Beaux-Arts ayant choisi le verre comme support pour la création de ses œuvres. Commissaire du salon de la peinture sous-verre de DAK’ART 96 : la Biennale de l’Art Africain Contemporain au Centre Culturel Français de Dakar et de la grande rétrospective Gora Mbengue (Galerie nationale. 2002. Dakar), Serigne Ndiaye est théoricien de cette technique de peinture sous-verre, il a participé à de nombreuses expositions au Sénégal et à l’étranger. Il anime régulièrement des ateliers et stages destinés à la promotion de la peinture sous verre. 

Malick Ndiaye est docteur en Histoire de l’art de l’Université Rennes II. Ancien postdoctorant du Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (Labex CAP) pour le Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (CRAL. EHESS/CNRS), il est actuellement chercheur associé à l’IFAN/Université Cheikh Anta Diop (Dakar). Diplômé de l’Institut National du Patrimoine (conservateur de musée) et ex boursier de l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris), il est commissaire d’exposition, théoricien de l’art contemporain et spécialiste des patrimoines africains. Il coordonne diverses activités scientifiques autour de ces thématiques, publie dans différentes revues et participe à plusieurs rencontres internationales. 

Fatou Kandé Senghor est née à Dakar. Depuis quelques années, elle est basée à Thiès à 70 km de Dakar la capitale. Elle reste une artiste-visuelle aux multiples facettes qui utilise plusieurs média pour ce qu’elle nomme déclencher « la confrontation paisible ». Elle utilise la photographie, la vidéo, le cinéma, l’écriture, la gravure traditionnelle et la céramique. Il y a 10 ans, elle a fondé une plateforme de dialogue nommée Warustudio pour y recevoir des artistes de sa génération et pour y inviter des artistes de tous les coins du monde sur la route du voyage. Tel un laboratoire de créativité et de pensée constructive. Elle fait partie d’une génération speedée élevée à la technologie digitale, au hip hop, à la techno, aux clips, néanmoins elle sait s’arrêter, prendre son souffle et poser des images de sensualité, de conscientisation, de préoccupations de son continent et de ce monde. 

Elle tient à la diversité de ses pratiques esthétiques, parce que c’est le fruit de ses nombreux voyages depuis l’enfance, ayant baigné dans des univers linguistiques et culturels très différents et grandissant dans une famille de voyageurs. Elle a étudié le cinéma, les civilisations et les langues à l’Université Charles de Gaulle à Lille en France. Son leitmotiv : On ne peut créer qu’avec les outils de son temps et l’esprit du moment et contribuer à la chaine du passé qui a commencé avant nous. En marge de sa production documentaire personnelle, Fatou a travaillé comme camera woman avec le réalisateur Wim Wenders sur son documentaire The invisible (2007) un film sur des femmes au Congo, violées par les guerriers May May au cours de la guerre civile. Elle a été une collaboratrice privilégiée de Sembène Ousmane et elle contribue à de nombreuses publications sur les questions de genre. En 2006, sur l’invitation du curateur Okwui Enwezor, elle présente des travaux photographiques dans l’exposition SNAP JUDGMENTS : nouvelles positions dans la photographie contemporaine africaine au New York Contemporary Photography Museum. En 2014, elle publie avec Amalion Publishing WALABOK, ou l’histoire orale du hip hop au Sénégal, une anthologie, fruit de 10 ans de recherches dans la culture qui l’a bercée. Elle développe une technique originale d’initiation au cinéma et à la vidéo, en wolof et en pratique, pour vulgariser ce médium dans des quartiers défavorisés. En collaborant avec des centres d’éducation alternative, elle encadre des jeunes à trouver leur place et à comprendre l’environnement dans lequel ils vivent. 

Groupe de recherche RUSER L’IMAGE : Le groupe de recherche Ruser l’image réunit des artistes (Mathieu Kléyébé Abonnenc, Patrick Bernier, Latifa Laâbissi, Olive Martin), des théoriciennes et historiennes (Lotte Arndt, Emmanuelle Chérel) issus de différents champs disciplinaires. Initié en 2012, il a pour objectif de réfléchir aux stratégies esthétiques développées au sein du champ de l’art (notamment en France) afin de transformer les habitus visuels hérités de la colonisation et de ses suites et de mieux comprendre les enjeux de notre présent postcolonial. Une première étape de travail à l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes, en janvier 2013 fut consacrée aux notions de stéréotype, contre-stéréotype et anti-stéréotype. En décembre 2013, DEsFIGURES TOXIQUES aux Laboratoires d'Aubervilliers fut un deuxième temps de travail. Cette année, par ce déplacement à Dakar, nous avons décidé de décentrer nos questions en invitant l'historien de l'art Malick Ndiaye à déplacer nos préoccupations avec sa proposition « Afterimages ».

Lieux

  • Musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN - Place Soweto
    Dakar, République du Sénégal (206)

Dates

  • mardi 10 février 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • afterimages, sénégal, art plastique, cinéma, nouvelles visualités

Contacts

  • Malick Ndiaye
    courriel : mlkopictura [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Malick Ndiaye
    courriel : mlkopictura [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Afterimages, séminaire de réflexion méthodologique sur les nouvelles visualités », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 04 février 2015, http://calenda.org/316761