AccueilFondements de l'éthique médiévale : Dieu, l'homme et la nature

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Publié le mardi 17 mars 2015 par João Fernandes

Résumé

La question des fondements de l’éthique médiévale se situe plus que toute autre à la croisée des chemins. Le terme de « fondements » peut en effet s’entendre dans une perspective historique, au sein de laquelle l’historien de la philosophie s’attache à suivre l’évolution des contenus de l’éthique en interaction avec divers facteurs sociaux, culturels et textuels, mais aussi comme une réflexion sur les conditions métaphysiques de l’existence d’une éthique. Destinée à donner la parole aux jeunes chercheurs en philosophie médiévale, doctorants ou post-doctorants, cette journée d'études sera centrée sur l'éthique au Moyen Âge et la question de ses fondements, tant épistémologiques que métaphysique, anthropologiques ou théologiques.

Annonce

Argumentaire

La question des fondements de l’éthique médiévale se situe plus que toute autre à la croisée des chemins. Le terme de « fondements » peut en effet s’entendre dans une perspective historique, au sein de laquelle l’historien de la philosophie s’attache à suivre l’évolution des contenus de l’éthique en interaction avec divers facteurs sociaux, culturels et textuels, mais aussi comme une réflexion sur les conditions métaphysiques de l’existence d’une éthique.

L’éthique prédominante durant le Haut Moyen Âge semble fondée théologiquement, reposant sur une vision de l’homme déterminé au premier chef par son statut de pécheur. Dès lors, cette fondation onto-théologique donne aux contenus de l’éthique un caractère nécessaire. Or, à partir du XIIIème siècle la réception de l’Éthique à Nicomaque a relancé la question de la norme éthique et la conception de l’anthropologie. Plusieurs questionnements émergent alors. Historiquement, bien sûr, le principal défi suscité par cette rencontre des mondes monothéistes et du monde grec réside dans l’identification ou non du bonheur terrestre à la béatitude éternelle. La morale se constitue-t-elle pour normer la vie humaine, ou pour matérialiser l’horizon du Salut ?
Ce questionnement des acquis de la théologie régénère alors tout un pan de la réflexion éthique, prenant également en compte le rapport de l’homme à ses semblables. La morale est-elle donc soumise à l’interprétation? Doit-elle s’adapter aux divers modes de vie des hommes? L’éthique, et la morale qui en découlent doivent-elle être prescriptives ou coercitives ? Quel est alors le lien entre la vie intérieure et la vie politique?
De surcroît, une naturalisation de la conception de l’homme ne doit-elle pas amener à prendre en compte les apports d’autres disciplines pour interroger l’accès au bonheur et à l’équilibre de l’âme, telles que la médecine ? Quel impact ces allers-retours entre ces divers domaines ont-ils sur les classifications des sciences, définies jusque-là par des objets strictement distincts? Enfin, quelle conception anthropologique et quelle(s) théorie(s) des facultés se trouvent impliquées dans les différentes manières possibles de concevoir la morale?
C’est au confluent de tous ces questionnements que se sont faites et défaites de multiples tentatives de conception de l’éthique au Moyen Âge. Conscients que le rapport à Dieu, à la nature, et à ses semblables dans lequel s’inscrit l’homme permet de multiples configurations, les auteurs médiévaux ont élaboré des réflexions multiples sur l’éthique, irriguant en retour le monde qui les avait inspirés.

Par sa richesse, la question des fondements de l’éthique au Moyen Âge permettra ainsi aux chercheurs travaillant dans les domaines tant politiques qu’éthiques, théologiques, anthropologiques, épistémologiques ou métaphysiques de présenter le fruit de leur travail.

L’Association STUDIUM organise la deuxième édition de ses journées d’études, avec le soutien de l’École Pratique des Hautes Études (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes), de l’Université Rennes I (EA 1270), de l’Université Paris-Sorbonne (Centre Pierre Abélard), et de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Groupe d’Anthropologie Scolastique).

Destinée à donner la parole aux jeunes chercheurs en philosophie médiévale, doctorants ou post-doctorants, cette journée d'études sera centrée sur l'éthique au Moyen Âge et la question de ses fondements, tant épistémologiques que métaphysique, anthropologiques ou théologiques. 

Modalités de candidature

- La nouvelle date limite d’envoi des propositions de communications est

le 30 mars 2015,

par mail à l’adresse de STUDIUM studium.paris@live.com

- Nous vous prions de joindre 2 documents séparés dans votre courrier électronique : un premier anonymé avec titre de la communication et résumé de 3000 signes maximum (pour une présentation de 20 minutes), un second avec titre de la communication, nom et prénom du candidat, adresse email, structure de rattachement, évaluation des frais de déplacement.

- En cas d’absence d’accusé de réception de notre part, n’hésitez pas à nous le signaler.

- Une réponse vous sera communiquée au plus tard le 10 avril 2015.

Comité scientifique et d'organisation 

Les propositions de communication seront sélectionnées par un conseil scientifique, composé du comité d'organisation:

  • Stève Bobillier (Université de Fribourg et École des Hautes Études en Sciences Sociales)
  • Elisabeth Boncour (École Pratique des Hautes Études)
  • Sylvain Roudaut (Université Rennes I)
  • Sophie Serra (Université Paris-Sorbonne), pour STUDIUM.

Lieux

  • Paris, France (75)

Dates

  • lundi 30 mars 2015

Fichiers attachés

Mots-clés

  • philosophie, médiéval, éthique, bonheur, homme, anthropologie, division des sciences, Moyen Âge, fin, politique, théologie, métaphysique

Contacts

  • Les organisateurs
    courriel : studium [dot] paris [at] live [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Sophie Serra
    courriel : serra [at] phare [dot] normalesup [dot] org

Pour citer cette annonce

« Fondements de l'éthique médiévale : Dieu, l'homme et la nature », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 17 mars 2015, http://calenda.org/321449