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Conférences invitées de l'Observatoire des pratiques interdisciplinaires de LabexMed

Conferences at the Observatoire des pratiques interdisciplinaires de LabexMed

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Publié le mardi 01 septembre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

L’Observatoire des pratiques interdisciplinaires du LabexMed invite des chercheurs à présenter leur expérience de l’interdisciplinarité dans le domaine des sciences humaines et sociales, des sciences de l’environnement ou autres. Ces conférences sont l'occasion d'un retour réflexif sur la conduite de projets interdisciplinaires et sur les collaborations entre chercheurs, enseignants et étudiants venus d'horizons différents.

Annonce

Programme

25 septembre 2015

La prochaine conférence " L’interdisciplinarité : comprendre ce qui est dessous ou dessus. Lectures, convivialités, terrains " se tiendra  25 septembre 2015, à l’IMéRA, Marseille.

Donnée par F. Chateauraynaud et M-A. Hermitte c'est la troisième conférence du cycle de conférences invitées “Parcours interdisciplinaires” de l’Observatoire des Pratiques Interdisciplinaires de LabexMed.

Résumé de l’intervention

Après avoir rappelé la longue gestation de leur dernier livre*, et les principaux thèmes qui y sont développés, notamment la question des rapports entre sciences et droits, F. Chateauraynaud et M-A. Hermitte présenteront leurs pratiques de l’interdisciplinarité.

Souvent interrogée sur ses idées sur l’interdisciplinarité, avec des questions théoriques dans lesquelles elle ne se retrouve guère, Marie-Angèle Hermitte considère qu’il s’agit, pour elle, d’une pratique multiple, casuistique, qui s’enrichit au fil du temps, en n’abandonnant rien en cours de route. L’interdisciplinarité, c’est aussi la multiplicité des centres d’intérêt. Pour Francis Chateauraynaud, c’est plus la confrontation voire le conflit épistémique entre les regards disciplinaires qui sont créatifs et heuristiques.

Pourquoi, sur un sujet précis, sort-on de sa discipline ?

  • Le rôle de la simple curiosité, de la volonté d’éclairer tel ou tel angle mort.
  • La clôture des représentations du problème imposée par les financeurs.

Comment fait-on ?

  • Les méthodes devenues classiques (un travail collectif réunissant différentes disciplines). Intérêts et risques associés à ces méthodes.
  • L’interdisciplinarité institutionnelle (un organisme pluridisciplinaire, quel qu’il soit, imposant de travailler côte à côte à un projet commun).
  • L’importance du travail de terrain, sur lequel surgissent des compétences très différentes, remettant en question la spécialisation ou le repli disciplinaire du chercheur.
  • La culture générale et le sens de la mise en variation critique du raisonnement.

Comment en rendre compte ?

  • Devenir un spécialiste … au rabais
  • Réciter des mantras … sans intérêt.
  • Lire, faire, oublier et écrire en s’appuyant sur la culture ainsi ingérée.

*Le Droit saisi au vif. Sciences, technologies, formes de vie, Paris, Pétra, 2013

Les intervenants

  • Marie-Angèle Hermitte, juriste, directeur de recherche honoraire au CNRS, directeur d’études honoraire à l’EHESS, a été essentiellement chercheur, avec une activité mesurée d’enseignement, d’administration de la recherche et d’expertise. Ayant toujours choisi des sujets de recherche relativement spécialisés, du droit de la concurrence à la protection des lanceurs d’alerte en passant par le droit des brevets et la bioéthique, c’est en diversifiant ses sujets de recherche qu’elle a cherché à monter en généralité. Ainsi, à ses premiers travaux sur le droit de la concurrence qu’elle a menés dans une perspective économique, elle a ajouté des connaissances en biologie pour ses travaux sur les biotechnologies, tout en travaillant le rapport à la nature d’un point de vue philosophique. Il s’est agi, ensuite, plutôt d’histoire (la transfusion sanguine), de sociologie politique (démocratie technique) ou d’anthropologie (droits intellectuels des peuples autochtones).
  • Francis Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’EHESS, où il dirige le Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR) qu’il a fondé en 2001. Il a créé la notion de lanceur d’alerte et a développé de multiples recherches sur les controverses environnementales ou technologiques (nucléaire, amiante, OGM, nanotechnologies, gaz de schiste etc). Dès les années 1990, ses travaux l’ont conduit à collaborer avec d’autres disciplines, comme l’informatique (pour la conception des logiciels Prospéro et Marlowe), l’économie (avec Christian Bessy sur l’économie du faux et de la contrefaçon), la linguistique argumentative (avec Oswald Ducrot puis Marianne Doury), la science politique (avec Jean-Michel Fourniau et Loïc Blondiaux sur la démocratie participative) ou encore la philosophie (récemment avec Sylvain Lavelle sur la dialectique du for intérieur et du for extérieur). Les discussions et les travaux menés de longue date avec Marie-Angèle Hermitte ont fait mûrir l’idée d’un ouvrage d’entretiens, concrétisée avec Le droit saisi au vif (Paris, Pétra, 2013).

09 décembre 2015

La prochaine conférence " Est-il plus facile de pratiquer l’interdisciplinarité lorsque celle -ci est une nécessité ? Le cas de l’archéologie " se tiendra le 9 décembre 2015 à 10h à la Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme (salle Paul-Albert Février), 5 rue du château de l'horloge, 13100 Aix-en-Provence.

Donnée par Philippe Boissinot c'est la quatrième conférence du cycle de conférences invitées “Parcours interdisciplinaires” de l’Observatoire des Pratiques Interdisciplinaires de LabexMed.

Pour parler d’interdisciplinarité il faut être en mesure de dire ce que c’est que d’être toujours dans la même discipline, au gré de différents parcours ; et, avant cela, de bien distinguer les approches épistémologiques de celles qui relèvent des voisinages et routines de travail, à proprement parler disciplinaires. Poser ce genre de questions, c’est déjà se frotter à des problématiques philosophiques et sociologiques, et donc sortir de sa spécialité. Le cas de l’archéologie, s’il ne relève pas vraiment de la controverse, est exemplaire car il est en tension et en pleine métamorphose.

Philippe Boissinot est maître de conférences habilité à l’EHESS au laboratoire TRACES de Toulouse où il enseigne la Protohistoire et l’épistémologie de l’archéologie.

Dans ce dernier domaine, il a fait paraître deux ouvrages : L’archéologie comme discipline? (Le Seuil 2011) et Qu’est-ce q’un fait archéologique ? (Ed de l’EHESS, 2015).

Après des études de physique théorique, il s’est orienté vers l’anthropologie et l’archéologie, en fouillant de nombreux sites protohistoriques en Provence et, dans le cadre de l’archéologie préventive, à l’AFAN puis à l’INRAP, a développé toute une archéologie du champ, et notamment des vignobles. Ces incursions dans le domaine de la géo-archéologie ont nourri sa réflexion théorique sur les rapports entre archéologie et sciences de l’environnement, à laquelle a été associée une vive critique des approches culturalistes.

23 juin 2016

Le prochain invité du cycle « Parcours Interdisciplinaires » sera Christian Lévêque et il donnera la conférence "Du lac Tchad au bords de la Seine : l’interdisciplinarité coule de source » le 23 juin 2016 à l’IMéRA, dans la salle de conférence de 10h à 12h30 (https://labexmed.hypotheses.org/1793).

"La multi/interdisciplinarité c’est d’abord se poser une question susceptible d’interpeller les différentes disciplines impliquées, ou qui nécessite une telle implication à l’exemple de l’approche systémique des interactions sociétés/milieux. L’interdisciplinarité n’est pas une fin en soi, c’est une manière de répondre à des questions que nous nous posons ou qui interpellent la société. C’est sur le terrain que je l’ai pratiquée selon la bonne formule : unité de temps, unité de lieu et unité d’action. C’est d’abord une aventure humaine et intellectuelle entre individus curieux de faire reculer la frontière des connaissances. C’est pourquoi elle ne se décrète pas mais on peut la favoriser et l’encourager par une gestion souple et adaptative de la recherche, ce qui cadre mal avec la culture administrative et normative qui prévaut actuellement. »

Christian Lévêque, hydrobiologiste et directeur de recherche émérite de l'IRD, est océanographe et écologue de formation. Il a débuté sa carrière en Afrique dans le cadre d’un programme multidisciplinaire sur le lac Tchad, puis en participant à un programme OMS de lutte contre l’onchocercose. Rentré en France il a successivement animé le Programme « grands fleuves » du PIREN (Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l’Environnement), créé et dirigé le GIP « Hydrosystèmes », dirigé le Programme environnement du PEVS (Programme Environnement, Vie et Société) et présidé le conseil scientifique du GIP Seine Aval. Il a également participé à de nombreux programmes internationaux (Programme biologique international, Biodiversity Assessment) et fut l’un des rares français représenté au Millenium Ecosystem Assessment.

Il a contribué à la mise en place de nombreux programmes multi/interdisciplinaires autour de la relation sociétés/milieux.

Séances passées

Quatre séances se sont déjà déroulées en 2014 et 2015 :

• « Pratiquer l’interdisciplinarité entre natures et sociétés. Retour réflexif sur l’histoire d’expériences vécues : du terrain à la modélisation » par Nicole Mathieu, directrice de Recherche émérite au CNRS (17/06/2014, Aix-Marseille Université, Amphithéâtre de Biologie, 3 place Victor Hugo, 13003 Marseille) : http://labexmed.hypotheses.org/792

• « Ouvrir les sciences de la société à celles de la nature et… réciproquement ! » par Jean-Paul Deléage, physicien et historien des sciences, professeur honoraire de l’université d’Orléans (11/12/2014, IMéRA, 2 place Verrier, 13001 Marseille) : http://labexmed.hypotheses.org/1012

• « L’interdisciplinarité : comprendre ce qui est dessous ou dessus. Lectures, convivialités, terrains» par Marie-Angèle Hermitte, juriste, directeur de recherche honoraire au CNRS, directeur d’études honoraire à l’EHESS, et  F. Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’EHESS (25/09/2015, IMéRA, 2 place Verrier, 13001 Marseille) : https://labexmed.hypotheses.org/1494

•  « Est-il plus facile de pratiquer l’interdisciplinarité lorsque celle -ci est une nécessité ? Le cas de l’archéologie  » par Philippe Boissinot, archéologue (Protohistoire), maître de conférence à l’EHESS, (9/12/2015, MMSH, 5 rue du Chtâteau de l’horloge, 13090 Aix-en-Provence) : https://labexmed.hypotheses.org/1666

Les videos des conférences sont accessibles sur la chaîne LabexMed sur MediaMed : http://mediamed.mmsh.univ-aix.fr/chaines/labexMed/Pages/menu/observatoire.aspx

Lieux

  • IMéRA - Institut d'Etudes Avancées, 2 place Le Verrier
    Marseille, France (13004)
  • MMSH, 5 Rue Château de l'Horloge
    Aix-en-Provence, France (13090)

Dates

  • vendredi 25 septembre 2015
  • mercredi 09 décembre 2015
  • jeudi 23 juin 2016

Mots-clés

  • interdisciplinarité

Contacts

  • Annabelle Gallin
    courriel : annabelle [dot] gallin [at] univ-amu [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Annabelle Gallin
    courriel : annabelle [dot] gallin [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Parcours interdisciplinaires », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mardi 01 septembre 2015, https://calenda.org/337846

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