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Insularités impériales (XVIe-XIXe siècle)

Imperial insularities (16th-19th century)

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Publié le lundi 14 septembre 2015 par Elsa Zotian

Résumé

Nous proposons d’interroger l’articulation problématique entre donne insulaire et situation impériale. Il s’agit en l’occurrence d’enquêter sur la manière dont les empires gouvernent, administrent et (se) représentent leurs territoires insulaires, dans une perspective visant à mettre en échec la simple caractérisation de ces derniers comme des espaces naturellement périphériques ou négligeables – des « marges » ou des « poussières d’empires » par définition. On s’attachera donc en particulier à cerner la manière dont la problématique insulaire percole les différentes dynamiques de reconfiguration territoriale comme les logiques d’affirmation identitaire des empires modernes, envisagées ici dans une perspective comparatiste large entre espaces méditerranéen et atlantique.

Annonce

Argumentaire

Les espaces insulaires ont suscité ces dernières années l’intérêt toujours croissant de la communauté historienne[1]. Les rapports entre îles et terre ferme, entre donne insulaire et logique d’archipel, ou encore entre insularité et « iléité » ont été interrogés au moyen de questionnaires largement renouvellés, empruntant autant à l’histoire qu’à la géographie, la sociologie, l’anthropologie et la littérature. Loin d’épuiser le thème, les différentes manifestations scientiques consacrées à ce thème ont permis d’en montrer à la fois la polysémie et la richesse heuristique.

C’est dans le prolongement de ces réflexions pionnières que nous proposons d’interroger l’articulation problématique entre donne insulaire et situation impériale. Il s’agit en l’occurrence d’enquêter sur la manière dont les empires gouvernent, administrent et (se) représentent leurs territoires insulaires, dans une perspective visant à mettre en échec la simple caractérisation de ces derniers comme des espaces naturellement périphériques ou négligeables – des « marges » ou des « poussières d’empires » par définition. On s’attachera donc en particulier à cerner la manière dont la problématique insulaire percole les différentes dynamiques de reconfiguration territoriale comme les logiques d’affirmation identitaire des empires modernes, envisagées ici dans une perspective comparatiste large entre espaces méditerranéen et atlantique.

La journée d’étude propose de réunir plusieurs études de cas afin de mieux comprendre cette intersection entre îles et empires au cours d’une longue modernité. Elle vise également à améliorer nos connaissances sur l’intégration des îles aux différents empires (au travers et au-delà des cas bien connus de la France, de l’Espagne ou de l’Angleterre), et à saisir, s’il y a lieu, les différences et évolutions selon les lieux et les périodes. Les interventions pourront porter sur une île ou un archipel en particulier, sur un empire dans son ensemble, ou encore sur un type d’administration ou d’administrateur ayant pour vocation d’assurer la gouvernance des territoires insulaires, ou tout autre tâche relative à leur bonne administration. Ils pourrons également s’intéresser aux enjeux stratégiques, économiques ou migratoires de ces espaces, ainsi qu’aux logiques de transgression des frontières politiques, juridiques et sociales auxquelles ceux-ci sont fréquemment associés.

[1] Voir par exemple Anne Brogini et Maria Ghazali (dir.), Des marges aux frontières. Les puissances et les îles en Méditerranée à l’époque moderne, Paris, Classiques Garnier, 2010 ; Marguerite Figeac-Monthus et Christophe Lastécouères (dir.), Territoires de l’illicite : ports et îles de la fraude au contrôle (XVIe-XXe siècles), Paris, Armand Colin, 2012 ; Nicolas Vatin et Gilles Veinstein (dir.), Insularités ottomanes, Paris, Maisonneuve & Larose, 2004 ; Jean-Frédéric Schaub, L’île aux mariés. Les Açores entre deux empires (1583-1642), Madrid, Casa de Velázquez, 2014.

Conditions de soumission

Les propositions de communication sont à adresser, par voie électronique, au comité scientifique de la manifestation (guillaume.gaudin@univ-tlse2.fr  ; mathieu.grenet@univ-jfc.fr).

avant le 15 décembre 2015 

La journée se tiendra le 25 mars 2016 à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès.

Les langues du colloque seront le français, l’anglais, l’espagnol et l’italien.

L’hébergement et le couvert seront pris en charge par les organisateurs, le transport sera, en revanche, à la charge du communicant.

Responsables scientifiques

  • Guillaume Gaudin, maître de conférence en histoire moderne, Université de Toulouse Jean-Jaurès
  • Mathieu Grenet, maître de conférence en histoire moderne, Centre universitaire J-F Champollion

Lieux

  • Université de Toulouse Jean-Jaurès, Maison de la Recherche 5, allées Antonio-Machado
    Toulouse, France (31)

Dates

  • mardi 15 décembre 2015

Mots-clés

  • îles, empires, gouvernance, insularité, Méditerranée

Contacts

  • Mathieu Grenet
    courriel : mathieu [dot] grenet [at] univ-jfc [dot] fr
  • Guillaume Gaudin
    courriel : guillaume [dot] gaudin [at] univ-tlse2 [dot] fr

Source de l'information

  • Mathieu Grenet
    courriel : mathieu [dot] grenet [at] univ-jfc [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Insularités impériales (XVIe-XIXe siècle) », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 14 septembre 2015, http://calenda.org/338953