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Quelle archéologie territoriale pour demain ?

What territorial archaeology for tomorrow?

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Publié le mercredi 02 décembre 2015 par João Fernandes

Résumé

La redéfinition en cours des territoires, la révision du cadre juridique de la protection des patrimoines, l'évolution des pratiques et la diversification des acteurs ont contribué à renouveler la manière de faire l'archéologie et invitent aujourd’hui à repenser la place de l’archéologie dans les politiques publiques territoriales. Les journées de l’ANACT ont pour ambition de donner la parole aux initiatives, expérimentations et réflexions engagées pour construire l’archéologie territoriale de demain en s’appuyant à la fois sur des expériences concrétisées, des projets en cours mais également sur des considérations pratiques ou théoriques.

Annonce

Argumentaire

La redéfinition en cours des territoires, la révision du cadre juridique de la protection des patrimoines, l'évolution des pratiques et la diversification des acteurs ont contribué à renouveler la manière de faire l'archéologie et invitent aujourd’hui à repenser la place de l’archéologie dans les politiques publiques territoriales. Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux comptent également parmi les facteurs majeurs de mutation de la discipline. Ils induisent une nécessaire adaptation pour répondre au mieux aux attentes des usagers de l'archéologie (porteurs de projets, publics, etc.) mais aussi pour anticiper les évolutions futures.

Touchant à la fois aux territoires et à l’émergence de nouveaux acteurs, les changements à l'œuvre impliquent de fait une redistribution des compétences entre les collectivités territoriales. Parallèlement le champ d'application du patrimoine couvre désormais le milieu, l’environnement et les paysages, qu’ils soient urbains, ruraux ou maritimes.

Partout, ces mutations suscitent des initiatives, des projets et des expérimentations destinés à accompagner une refonte de l’action publique territoriale qui constitue une réponse aux attentes européennes. Si l'ensemble de la chaîne opératoire de l'archéologie se nourrit de ces ajustements et de ces mutations, il apparaît aujourd'hui indispensable de réinterroger les modèles économiques, opérationnels et idéologiques qui ont prévalu ces vingt dernières années.