AccueilL'après-génocide : trauma, transmissions et réinventions, la perspective du genre

L'après-génocide : trauma, transmissions et réinventions, la perspective du genre

The after-genocide: trauma, transmissions and reinventions, the perspective of gender

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Publié le mercredi 09 décembre 2015 par João Fernandes

Résumé

Ce colloque international rassemblera des chercheur·e·s multidisciplinaires qui travaillent sur les conséquences et séquelles genrées des génocides, tant personnelles que politiques pour répertorier ce que partagent les générations qui grandissent à l'ombre de traumas souvent indicibles. Féministes engagées, historiens, sociologues, anthropologues, psychologues, psychiatres, militants de la mémoire, juristes devront confronter leurs expériences et leurs recherches : l'intersection de leurs travaux apportera une dimension unique à ce colloque.

Annonce

Argumentaire

Ce colloque international rassemblera des chercheur.e.s multidisciplinaires qui travaillent sur les conséquences et séquelles des génocides

Nous nous fonderons sur la définition formulée par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide des Nations Unies adoptée le 9 décembre 1948.

Article II

Dans la présente Convention, le génocide s'entend de quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

à Meurtre de membres du groupe ;

b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;

c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;

d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;

e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.

Allant plus loin que les conférences précédentes sur cette thématique, cet événement se concentre sur les effets et répercussions genrés, tant personnels que politiques ,de tout génocide, pour répertorier ce que partagent les générations qui grandissent à l'ombre de traumas souvent indicibles.

Féministes engagées, historiens, sociologues, anthropologues, psychologues, psychiatres, militants de la mémoire, juristes devront confronter leurs expériences et leurs recherches : l'intersection de leurs travaux apportera une dimension unique à ce colloque

Des génocides et des massacres à visée génocidaire formeront le point de départ des réflexions. Nous prendrons en compte des propositions qui recouvrent des aires géographiques et historiques différentes y compris, mais non exclusivement le génocide arménien, la Shoah, le Cambodge, la Bosnie ; le Rwanda, le Liberia, le Darfur, les Hereros en Namibie, les massacres survenus à la suite de la colonisation du continent américain, africain et australien.

Axes thématiques

Les sujet des propositions pourront recouvrir les thèmes suivants, d'autres sont possibles, y compris une analyse genrée des massacres en cours ou récents.

Le génocide à l'aune du genre et de la sexualité

  •  Réflexions féministes sur le(s) génocide(s)
  •  Réflexions queers sur le(s) génocide(s)
  •  Violences sexospécifiques au cœur des génocides
  •  La reconstitution d'une identité sociale genrée après un viol durant  ou après un génocide
  •  Les enfants du viol
  •  La honte, le rejet, la réinsertion et l'impossible réinsertion

L'après génocide

  •  La mémoire traumatique et la résilience dans la reconstruction d'une identité sexuée
  •  Traumatisme transgénérationnel après le génocide, chez les descendant.es des victimes
  •  Culpabilité trangénérationnelle des descendant.es des responsables de crimes

Secrets de famille

  •  Grandir à l'ombrer d'un génocide : les formes multiples du non-dit
  •  La révélation des secrets de familles : quand une identité cachée est dévoilée
  •  Quand meurent les derniers témoins : la construction de la mémoire familiale

Les massacres "oubliés" et négligés, la dimension du genre : les tribus autochtones dans le processus de colonisation, l'Inquisition espagnole, les massacres durant les conflits nationalistes entre autres.

Ecriture et reécriture du génocide et transmission les pratiques culturelles à travers des pratiques genrées 

  •  Langage, le souvenir des mots, berceuses, comptines
  •  L'aire domestique : façon de faire, cuisine, espace intérieur, pratiques corporelles.
  •  Littérature féminine
  •  Les formes que prend la transmission d'une identité de victime
  •  Un génocide peut-il être considéré comme étant terminé ?
  •  Le rôle de la prise de conscience et l'éducation dans l'évitement de génocides futurs, la place des femmes dans le récit historique.

Le génocide dans la réflexion politique et juridique

  •  La reconnaissance d'un génocide et le prix politique de l'autocensure et du négationnisme
  •  Le génocide en droit international : les réparations des crimes commis contre les femmes
  •  La dimension du genre dans les interventions humanitaires dans la période post-génocide
  •  L'expérience de génocide comme revendication politique et nationale : la place du genre dans les traditions instrumentalisées.

Langues des candidatures : anglais, français, arménien 

Modalités de soumission

Envoyer vos candidatures avant

le  5 janvier 2016 

(1 feuillet environ) avec une bio succincte en fichier PDF

Prière de mettre votre nom dans le 'sujet' du mail

info@womeninwar.org

Une réponse sera envoyée avant le 5 février 2016

Le colloque aura lieu à Erevan, 21-22-23 mai 2016

Comité scientifique

  • Carol Mann , LEGS, Université de Paris 8
  • Nona Shahnazarian, Institut d'archéologie et d'ethnographie, Erevan
  • Nermina Trbonja, Université de Sarajevo

Organisation

Ce colloque est organisé 'Women in War', une association Loi 1901, fondée et dirigée par la sociologue Carol Mann, et destinée à la réflexion sur tous les aspects du genre dans les conflits armés. L'association a été fondée à Paris en 2008, par des universitaires féministes d'horizons différents, unies par leur engagement contre les injustices faites aux femmes dans toute guerre. Deux antennes existent, l'une à Sarajevo (dirigée par Nermina Trbonja), l'autre à Beyrouth (Yeghia Tashjian).Nona Shanazarian est la responsable à Erevan, assistée par Hasmik Grigorian

L'association rassemble et réunit des chercheur.es partout dans le monde qui travaillent sur le genre et les questions de conflits armés tant historiques qu'actuels, à travers des séminaires mensuels en ligne, des projets de publication et des conférences annuelles dans les zones de guerre.

De 2014 à 2018, l'association 'Women in War' organise chaque année de grandes conférences internationales pour commémorer le rôle joué par les femmes dans la Première Guerre mondiale. Chaque événement se déroule dans un lieu emblématique, en partenariat avec une université locale importante : Sarajevo (avec l'Université de Sarajevo), Beyrouth (avec la LAU) et pour 2016, l'Institut d'archéologie et d'ethnographie d’Erevan.

www.womeninwar.org

http://womeninwar.org/wordpress/category/conferences/

Lieux

  • Institut d'Archéologie et d'Ethnographie
    Erevan, Arménie

Dates

  • lundi 23 mai 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • génocide, mémoire, trauma, résilience, transmission, viol, secrets de famille

Contacts

  • Carol Mann
    courriel : cmann [at] womeninwar [dot] org

URLS de référence

Source de l'information

  • Carol Mann
    courriel : cmann [at] womeninwar [dot] org

Pour citer cette annonce

« L'après-génocide : trauma, transmissions et réinventions, la perspective du genre », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 09 décembre 2015, http://calenda.org/350052