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L’économie politique de la République islamique d’Iran

The Political Economy of the Islamic Republic of Iran

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Publié le vendredi 04 mars 2016 par Céline Guilleux

Résumé

Un bon diagnostic sur la situation économique et politique dans l’Iran d’aujourd’hui implique un examen des rapports entre la structure du pouvoir politique, les formes de propriétés prépondérantes, et l’activité économique. Par ailleurs, à travers un tel regard, on comprend mieux l’imbrication des sphères économiques et politiques dans l’Iran d’aujourd’hui. Enfin, une analyse de l’économie politique de la République islamique d’Iran peut également apporter des clés de compréhension quant aux évolutions politiques futures dans ce pays. Une analyse en termes d’économie politique nécessite donc une approche pluridisciplinaire avec un échange entre les économistes, les politologues, les sociologues et les historiens.

Annonce

Contextualisation

Plus de 35 ans après la révolution islamique de 1979, l’Iran est entré dans une nouvelle phase historique décisive pour son avenir avec la signature de l’accord sur le nucléaire iranien entre l’Iran et les 5+1 à Vienne le 14 juillet 2015. Ceci signifie que le dossier du nucléaire iranien, qui a conduit à de très fortes tensions entre l’Iran et la communauté internationale depuis plus de 10 ans et a même failli entraîner des conflits armés, est en passe d’être réglé. C’est dans ces conditions que les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont levé les sanctions bilatérales qui avaient très fortement pesé sur l’économie iranienne en 2011-2012. Mais, au-delà de ces éléments factuels, certes très importants, cet accord aura également des implications diplomatiques, économiques et politiques.

En termes diplomatiques, il signe le retour en force sur la scène internationale de l’Iran qui a defini l’objectif de devenir la puissance régionale majeure du Moyen-Orient depuis la fin de sa guerre avec l’Irak (1980-1988). Or, cet accord pourrait être une étape majeure conduisant à la réalisation de cette ambition. D’une certaine manière, le programme nucléaire iranien, dans sa dimension civile, a reçu la validation de la communauté internationale, ce qui renforce son statut de puissance régionale. Mais surtout, cet accord pourrait marquer une nouvelle ère dans l’histoire des relations entre l’Iran et les États-Unis. En effet, on sait que cet accord n’aurait pas pu être signé sans les efforts conjoints et constants depuis 2013 des diplomaties américaine et iranienne. On sait par ailleurs que les deux pays ont des intérêts communs dans la région comme la lutte contre l’État islamique (Daech) ou l’objectif de mettre fin aux crises irakiennes et syriennes. Les autorités américaines semblent considérer que l’Iran pourrait, sous certaines conditions, jouer un rôle plus constructif qu’auparavant dans la région. Certains cercles dirigeants en Iran pensent que de meilleures relations avec les États-Unis renforceraient le statut de puissance régionale de l’Iran. Certes, les oppositions internes aux États-Unis et en Iran à un tel rapprochement restent très fortes. Toutefois, depuis cet accord, il est clair que la relation entre les deux pays est entrée dans une nouvelle ère. Parallèlement, il faut noter que la signature de l’accord de Vienne pourrait également impulser une nouvelle dynamique aux relations entre l’UE et l’Iran. L’UE a comme les États-Unis des intérêts stratégiques à développer de meilleures relations avec l’Iran : lutte contre Daech, mettre fin aux crises syrienne et irakienne (et au flux des migrants en Europe), diminution de la dépendance européenne par rapport aux gaz venant de Russie (l’Iran a les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel du monde), etc.

L’accord de Vienne pourrait également avoir des conséquences sur l’environnement politique interne de l’Iran. En effet, depuis 2013 et l’élection d’Hassan Rohani à la présidence de la République s’affrontent une mouvance politique « modérée » qui soutient l’actuel président et une autre plus radicale, très critique de la politique gouvernementale, et notamment de l’accord sur le nucléaire. Très clairement, l’accord sur le nucléaire ayant eu le feu vert du guide suprême (Ali Khamenei) a plutôt renforcé le camp des modérés sans qu’il puisse donner lieu à une ouverture politique à l’intérieur de l’Iran. De surcroît, la lutte entre ces deux groupes (soi-disant « modéré » et « fondamentaliste ») s’annonce sévère, notamment dans l’optique des « élections » pour l’Assemblée des experts et le dixième parlement islamique ou Majles du 26 février 2016. Il convient de noter que le Conseil des gardiens de la Constitution a déjà refusé la qualification de la majorité des candidats dit « réformateurs » ou non-fondamentalistes. L’issue de cette lutte aura des conséquences déterminantes quant à l’évolution à terme de la République islamique d’Iran. En effet, Hassan Rohani a notamment été élu à la présidence sur la base d’un certain nombre de promesses concernant le renforcement des droits de l’homme et des libertés individuelles. Une grande partie de la population (notamment les jeunes et les femmes) attend donc qu’il tienne ses promesses. La réponse à ces attentes sera décisive pour la légitimité des forces politiques « modérées » en Iran ainsi qu’à terme pour celle du pays.

Enfin, grâce à cet accord et à la levée des sanctions, les entreprises occidentales espèrent accéder rapidement au marché iranien. De son côté, la population iranienne attend avant tout une amélioration rapide de la situation économique. En effet, du fait des sanctions liées au programme nucléaire mais aussi à des erreurs de gestion des autorités iraniennes durant la présidence de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), l’Iran a traversé une crise économique profonde en 2011-2012 qui a conduit à une récession de plus de 6 % en 2012 et à une accélération de l’inflation (qui a dépassé 40 % début 2013), mettant l’économie au bord de l’hyperinflation. L’environnement macroéconomique s’est légèrement amélioré depuis l’élection de Rohani grâce à un ralentissement de l’inflation qui atteignait près de 11 % fin 2015. Toutefois, du fait de l’effondrement du prix du pétrole durant l’été 2014 et le blocage structurel des institutions dominantes, la croissance a été sans doute proche de 0 % en 2015. Cette situation alimente de fortes tensions sociales dans un contexte où le taux de chômage peut être estimé à près de 18-20 %. D’après les estimations du FMI (2015), la levée prochaine des sanctions devrait conduire à une accélération de la croissance à l’ordre de 4,3 % en 2016. Dans ce contexte, la principale question est de savoir si l’économie iranienne va bénéficier d’un rebond en 2016 ou non et, si oui, sur quelle durée. La réponse à cette question dépendra du type de politique économique qui va accompagner la levée des sanctions. A priori, l’équipe gouvernementale est favorable à une politique de libéralisation économique impliquant notamment l’accueil des investissements étrangers. Or, les tentatives précédentes de libéralisation de l’économie iranienne menées au début des années 1990 et 2000 ont déjà échoué. On peut donc s’interroger sur la pertinence d’une politique de libéralisation économique appliquée à une économie rentière et dépendante des revenus pétroliers sous l’égide de la République islamique d’Iran. À ce sujet, il est sans doute illusoire de vouloir libéraliser l’économie iranienne ou même la réformer sans prendre en compte les relations nouées entre les sphères politiques et économiques en Iran.

Argumentaire

En Iran, depuis la révolution de 1979, on est en face d’un système économique mis en place pour qu’un certain nombre de groupes sociaux bénéficient d’une très large redistribution de la rente pétrolière (Behdad, 1989 ; Bina, 1992 ; Pesaran, 2000 ; Coville, 2002 ; Salehi-Isfahani, 2006). Cette politique de redistribution implicite est intervenue à travers la mise en place d’un régime d’inflation élevée (près de 20 % en moyenne annuelle depuis la révolution), ce qui a d’ailleurs largement contribué à creuser les inégalités entre les clientèles du système politique (bazaris, fondations, pasdarans[1]) et des autres classes sociales (notamment la classe moyenne) qui ont subi une perte de leur pouvoir d’achat. Les fondations et les pasdarans ont développé des activités économiques, notamment grâce à un statut ambigu situé à la limite du privé et du public (Saeidi, 2004 ; Hen Tov et Gonzalez, 2011 ; Harris, 2013 ; Coville, 2016 ; Vahabi, 2016). Ces groupes socioéconomiques ont d’ailleurs très largement contribué à l’échec des politiques de privatisation menées dans les années 2000. On peut d’ailleurs considérer que, durant le mandat de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), la redistribution en faveur de groupes comme les pasdarans ou vis-à-vis des classes les plus défavorisées à travers des mesures « populistes » (Salehi-Isfahani, 2009) fut sans doute portée à son paroxysme et fut une des causes majeures de l’ampleur des tensions économiques et politiques en Iran (Coville, 2013).

Ces remarques amènent à penser que faire le bon diagnostic sur la situation économique et politique dans l’Iran d’aujourd’hui implique donc clairement un examen des rapports entre la structure du pouvoir politique, les formes de propriétés prépondérantes, et l’activité économique. En effet, sans une telle approche, on ne peut pas comprendre les enjeux en termes de politique économique en Iran. La recherche de la rente par ces groupes socioéconomiques joue un rôle clé dans le blocage institutionnel et rend les politiques économiques globalement inefficaces. Par ailleurs, à travers un tel regard, on comprend mieux l’imbrication des sphères économiques et politiques dans l’Iran d’aujourd’hui. La redistribution « cachée » opérée par le régime est ainsi dangereuse pour la légitimité du système politique iranien affaiblie par la contradiction entre le soutien financier à ces clientèles et la référence à des valeurs communes telle que le nationalisme, la justice sociale ou l’islam. Certains travaux ont également démontré que cette redistribution de la rente reflétait in fine un affrontement entre différents ordres et légitimités politiques (Vahabi, 2010).

Enfin, une analyse de l’économie politique de la République islamique d’Iran peut également apporter des clés de compréhension quant aux évolutions politiques futures dans ce pays. Par exemple, la capacité ou non du secteur privé iranien à prendre à terme plus de responsabilités dans le domaine économique aura forcément des conséquences sur la sphère politique. Une analyse en termes d’économie politique nécessite donc une approche pluridisciplinaire avec un échange entre les économistes, les politologues, les sociologues et les historiens.

Thématique et axes structurants

La stratégie des principaux acteurs

Ce numéro devra tout d’abord préciser la stratégie des différents acteurs ou groupes socioéconomiques jouant un rôle dans l’économie politique de l’Iran d’aujourd’hui.

  • Les fondations (bonyads) : quel est le poids de leurs activités économiques ? Dans quels secteurs sont-elles présentes ? Par qui sont-elles contrôlées ? Quels sont les groupes politiques qui sont associés aux fondations ? Quelle est la position de ces fondations par rapport au projet d’ouverture économique du gouvernement ?
  • Les pasdarans : quel est le poids de leurs activités économiques ? Dans quels secteurs sont-ils présents ? Par qui sont-ils contrôlés ? Quels sont les relais de leurs actions, notamment dans les administrations locales (exemple de la mairie de Téhéran) ? Comment justifient-ils l’ampleur de leurs activités économiques, notamment face à leurs critiques ? Quelle est leur position par rapport au projet d’ouverture de l’économie iranienne ?
  • Le secteur public. Il existe une multitude d’acteurs appartenant au secteur public et jouant un rôle important dans l’économie iranienne. D’une part, il existe les entreprises appartenant au secteur public (automobile, sidérurgie, énergie, etc.). Mais, du fait de « fausses » opérations de privatisation menées dans les années 2000, il existe maintenant une série d’organisations parapubliques : les entreprises créées par les banques publiques, les fonds d’investissement et fonds de pensions fondés par différents ministères (Harris, 2013). Un des principaux actionnaires publics dans l’économie iranienne se trouve ainsi être SHASTA, le fonds de pension de l’organisation de la sécurité sociale. Est-il possible d’identifier les stratégies de tous ces acteurs ? Quels sont les groupes politiques qui les soutiennent ? Quelle est la position de ces groupes par rapport à la politique d’ouverture économique ?
  • Le secteur privé. Il existe un véritable secteur privé en Iran qui a émergé sous le régime politique précédent. Il est aujourd’hui dans une situation de faiblesse par rapport à l’État. Cependant, le secteur privé est aussi un représentant direct de la classe moyenne éduquée iranienne, notamment à travers une « vision » très moderne de la société. Sa capacité à prendre plus de responsabilités économiques et politiques est donc un enjeu majeur. Un objectif serait de définir une typologie dans ce secteur. On trouve ainsi des véritables entrepreneurs, c’est-à-dire des dirigeants qui ne bénéficient d’aucune situation de rente. Par contre, on trouve également des entrepreneurs « rentiers » qualifiés de « xosulati[2] ». Une question cruciale qui se pose pour ce secteur est sa capacité à intervenir en tant qu’acteur politique. Historiquement, c’est le réseau des Chambres de commerce et d’industrie qui est chargé de représenter le secteur privé et d’intervenir en son nom auprès du gouvernement. Or, un certain nombre de critiques portent actuellement sur sa trop grande dépendance par rapport à l’État iranien. On peut donc se poser la question sur la capacité de ce réseau à devenir un représentant légitime du secteur privé en Iran. Par ailleurs, on constate qu’un certain nombre d’entrepreneurs du secteur privé restent extrêmement méfiants par rapport à l’État iranien, qu’ils jugent inefficace, corrompu et même « dangereux » au sens où ces entrepreneurs sont restés traumatisés par la vague de nationalisation et de confiscation intervenue juste après la révolution. Ce manque de confiance peut donc limiter la capacité effective de ce secteur à devenir un véritable acteur politique, à moins que réseau consulaire gagne en légitimité aux yeux de ses critiques.
  • La classe ouvrière : on sait que cette classe sociale a subi, en général, une perte régulière de son pouvoir d’achat depuis la révolution de 1979 (Behdad, Nomani, 2006). Par ailleurs, les autorités gouvernementales en Iran ont tout fait pour limiter et même empêcher l’émergence de syndicats ouvriers indépendants (Maljoo, 2006). Il existe en fait des enjeux politiques évidents derrière les difficultés de cette classe à mettre en place des organisations indépendantes la représentant : une part non négligeable du discours officiel de la République islamique d’Iran est basée sur la défense des « déshérités », ce qui devrait logiquement inclure la classe ouvrière.

L’économie politique du système financier

  • Le système financier iranien est un secteur clé où s’affrontent très clairement plusieurs acteurs importants du champ de l’économie politique en Iran. Les fondations et les pasdarans ont créé des institutions financières islamiques puis ont réussi à ce que ces organisations obtiennent un agrément de la Banque centrale d’Iran (BCI) et deviennent des banques. Le fait d’avoir des banques dans leurs groupes donne aux conglomérats gérés par les bonyads et les pasdarans d’indéniables avantages économiques, tout particulièrement dans le contexte actuel de rationnement des crédits bancaires en Iran (puisque la politique monétaire est très restrictive depuis 2013 pour lutter contre l’inflation). Par ailleurs, une polémique vient d’éclater ces derniers mois au sujet des institutions financières informelles qui exercent leurs activités au vue de tous dans toutes les grandes villes d’Iran. Ces institutions, qui se présentent comme suivant les lois bancaires islamiques, ont été créées sans autorisation de la BCI. Ces derniers mois, plusieurs ministres se sont interrogés sur l’impuissance de la BCI à obtenir la fermeture de ces institutions. Très clairement, le maintien de l’activité de ces organisations s’explique par le soutien de groupes socioéconomiques puissants liés notamment aux bazaris (Keshavarzian, 2007).
  • Il serait donc important d’analyser le système financier iranien à travers le prisme de l’économie politique : quels sont les principaux groupes socioéconomiques qui interviennent dans le système financier iranien formel et informel ? Quelles sont leurs logiques de fonctionnement ? Est-ce que ces groupes sont prêts à intervenir dans une économie plus ouverte ?

Économie politique des sanctions

Les sanctions ont conduit à une très grave crise économique caractérisée notamment par une récession en 2012 (avec un taux de croissance négatif de l’ordre de -6,9 %) et une inflation qui a dépassé 40 % début 2013 et atteint plus de 50 % pour un certain nombre de produits. Or, une telle accélération de l’inflation a obligatoirement conduit à désavantager certains groupes sociaux (ceux qui sont essentiellement salariés) et avantager d’autres capables notamment de spéculer sur les marchés des devises ou immobiliers. De même, les sanctions financières mises en place par les États-Unis et l’UE ont pénalisé les entreprises du secteur privé iranien qui ne pouvaient plus trouver d’instruments financiers leur permettant de faire circuler des flux financiers vers ou en provenance d’Iran. À l’opposé, on sait que les fondations et les pasdarans disposent de circuits financiers parallèles fonctionnant depuis longtemps qui ont pu leur permettre de contourner ces sanctions. En outre, le développement des opérations de contrebande traditionnellement contrôlées en Iran par les fondations et les pasdarans a également conduit à favoriser relativement ces groupes. On ne peut donc nier qu’il existe une véritable économie politique des sanctions. Une telle analyse serait particulièrement utile et pourrait constituer une contribution importante au débat sur l’efficacité de la politique de sanctions contre l’Iran (Erami and Keshavarzian, 2015).

Économie politique et répartition des revenus

La logique du système économique et politique iranien depuis la révolution de 1979 est donc basée sur une redistribution des revenus favorisant des « clientèles ». Il serait ainsi intéressant de prolonger des travaux précédents en établissant empiriquement un lien entre cette redistribution et l’évolution des inégalités en Iran depuis 1979 (Salehi-Isfahani, 2009). Plus particulièrement, quelles ont été les conséquences sur la répartition des revenus des politiques économiques mises en place durant le mandat de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013) telles la réduction des subventions, les privatisations et l’aide à l’accès au logement (programme Mehr) ?

Comparaison internationale

L’Iran n’est évidemment pas la seule économie où des groupes socioéconomiques puissants peuvent développer, du fait de leur influence sur le système politique, des activités rentières. On peut penser que ce schéma se retrouve notamment dans de nombreuses économies pétrolières où l’islam politique est un courant puissant (Moaddel, 2005 ; Moaddel et Karabenick 2013). Il serait cependant intéressant de savoir en quoi le cas iranien est différent. Est-ce que la modernisation de la société iranienne depuis la révolution rend l’analyse iranienne en termes d’économie politique fondamentalement différente d’autres cas ?

Notes

[1] Les pasdarans forment une armée créée en 1980 pour défendre les « acquis » de la révolution.

[2] xosulati est un mot persan construit à partir de rosussi (privé) et dowlat (gouvernement) qui signifie que ce sont des entreprises du privé « soutenues » par le gouvernement.

Références

  • Behdad S., 1989, « Winners and Losers of the Iranian Revolution: A Study in Income Distribution », International Journal of Middle East Studies, Vol. 21, n° 3, pp. 327-358.
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  • Bina C., 2013, A Prelude to the Foundation of Political Economy, Oil, War and Global Polity, Basingstoke, Palgrave Macmillan.
  • Coville T., 2002, L'économie de l'Iran islamique: entre ordre et désordres, Paris, L'Harmattan.
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  • Salehi-Isfahani D., 2006, Revolution and Redistribution in Iran: Changes in Poverty and Distribution 25 Years Later, Blacksburg, Virginia Polytechnic Institute and State University, Department of Economics.
  • Salehi-Isfahani D., 2009, « Poverty, Inequality, and Populist Politics in Iran », Journal of Economic Inequality, Vol. 7, N° 1, pp. 5-28.
  • Vahabi M., 2010, « Ordres contradictoires et coordination destructive: le malaise iranien », Canadian Journal of Development Studies/Revue canadienne d'études du développement, Vol. 30, n° 3-4, pp. 503-534.
  • Vahabi M., 2016, The Political Economy of Predation: Manhunting and the Economics of Escape, New York, Cambridge University Press.

Cadrage des articles

Au niveau disciplinaire : histoire, science politique, économie, sociologie, anthropologie, socio-économie.

Au niveau méthodologique : importance de la mise en contexte, de la rencontre d’une approche théorique solide et d’un terrain, d’études empiriques, de corpus originaux. Ce dossier souhaite privilégier une approche pluridisciplinaire.

Édition du dossier thématique

Les propositions d’articles exposent, en français ou en anglais, en 4500 signes (espaces compris) :

  • Le titre
  • La question de recherche
  • Le cadre théorique
  • Le terrain étudié
  • Les principaux résultats
  • Des références bibliographiques (hors du décompte des signes)

Calendrier

  • Les propositions d’article sont à soumettre avant le 15 avril 2016 à l’adresse suivante tiermond@univ-paris1.fr;

  • Les notifications des coordinateurs et du comité de rédaction pour les auteurs présélectionnés seront envoyées le 13 mai 2016 ;
  • Les premières des articles seront envoyées par les auteurs avant le 11 juillet 2016 à l’adresse suivante tiermond@univ-paris1.fr.

Comité de rédaction

  • Tania ANGELOFF, Sociologie - Université Paris 1/Développement et sociétés
  • Amina BÉCHEUR, Gestion - Université Paris-Est/Institut de recherche en gestion
  • Sarah BEN NÉFISSA, Science politique - Institut de recherche pour le développement/Développement et sociétés
  • Natacha BORGEAUD-GARCIANDÍA, Sociologie - Consejo nacional de investigaciones científicas y técnicas/Développement et sociétés
  • Roser CUSSÓ, Sociologie - Université Paris 1/Développement et sociétés
  • Alain DESDOIGTS, Économie - Université Paris 1/Développement et sociétés
  • André GUICHAOUA, Sociologie - Université Paris 1/Développement et sociétés
  • Pierre JANIN, Géographie - Institut de recherche pour le développement/Développement et sociétés
  • Marc LAUTIER, Économie - Université Paris 13/Centre d'économie Paris-Nord
  • Anne LE NAËLOU, Sociologie - Université Paris 1/Développement et sociétés
  • François PACQUEMENT, Professionnel du développement (histoire) - Agence française de développement
  • Mehrdad VAHABI, Économie - Université Paris 8/Laboratoire d'économie dionysien

Lieux

  • 45 bis avenue de la Belle-Gabrielle
    Nogent-sur-Marne, France (94736)

Dates

  • vendredi 15 avril 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Iran, rente, revenu, sanction, répartition, système financier, stratégie, acteur

Contacts

  • Emmanuel Jouai
    courriel : tiermond [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • Emmanuel Jouai
    courriel : tiermond [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’économie politique de la République islamique d’Iran », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 04 mars 2016, https://calenda.org/358725

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