AccueilRumeurs, légendes urbaines et théories du complot au prisme des sciences sociales

Rumeurs, légendes urbaines et théories du complot au prisme des sciences sociales

Rumours, urban myths and conspiracy theories through the prism of social sciences

Enjeux, méthodes, perspectives

Issues, methods and perspectives

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Publié le mardi 24 janvier 2017 par João Fernandes

Résumé

Ce numéro sera consacré au thème « Rumeurs, légendes urbaines et théories du complot au prisme des sciences sociales. Enjeux, méthodes, perspectives ». Ce numéro de la revue Émulations se propose de faire ressortir les similitudes autant que les différences entre ces trois concepts, mais aussi de modifier le regard que l’on porte d’ordinaire sur eux. Les propositions d’articles rédigées par de jeunes chercheurs (qu’ils soient doctorants ou jeunes docteurs) seront privilégiées au même titre que celles soulevant des questions relevant d’une approche clairement interdisciplinaire. Le but, enfin, sera de produire, quant aux rumeurs et aux légendes urbaines, des analyses ad hoc capables de saisir la spécificité (discursive, politique, symbolique) de ces phénomènes-là dans l’espace social et politique.

Annonce

Argumentaire

Les récents attentats de Paris et de Bruxelles, de même que l’émergence de la figure d’Alain Soral sur internet ou encore « l’affaire Dieudonné » au début de l’année 2014 ont, à des titres divers, focalisé l’attention médiatique et institutionnelle sur le conspirationnisme et ses avatars contemporains. Ce phénomène social et politique, s’il constitue un champ d’études et de recherches à part entière dans le monde anglo-saxon depuis les années 1960, est longtemps demeuré sous-estimé et sous-investi en Europe francophone. En dépit de travaux interdisciplinaires précurseurs (Poliakov, 1980, 1985 ; Taguieff, 1992, 2005, 2006 ; Campion-Vincent, 2007 ; Jamin, 2009 ; Danblon, Nicolas, 2010), l’ampleur du phénomène n’a été que tardivement mesurée. L’amalgame dont le conspirationnisme fait parfois l’objet avec des concepts voisins, mais distincts, les rumeurs d’une part (Renard et Campion-Vincent, 1990 ; Taïeb, 2001-2002 ; Aldrin, 2005 ; Campion-Vincent, 2006 ; Renard, 2013), les légendes urbaines de l’autre (Campion-Vincent, 1989 ; Fine, 1992 ; Brunvand, 2001 ; Donovan, 2004), continue de rendre sa compréhension et son analyse difficiles. Ce numéro de la revue Émulations se propose de faire ressortir les similitudes autant que les différences entre ces trois concepts, mais aussi de modifier le regard que l’on porte d’ordinaire sur eux. Les propositions d’articles rédigées par de jeunes chercheurs (qu’ils soient doctorants ou jeunes docteurs) seront privilégiées au même titre que celles soulevant des questions relevant d’une approche clairement interdisciplinaire.

Des concepts voisins, mais distincts

La rumeur, d’abord, peut se définir comme « la diffusion d’énoncés informatifs non vérifiés, mais pertinents par leur fonction », d’une part, « en ce qu’ils apparaissent dans des contextes d’ambiguïté, de danger ou de menace potentiels », d’autre part, car ils « aident à gérer le risque et à le comprendre » (Bordia, DiFonzo, 2006 : 19-20). La rumeur naît du besoin de se rassurer face à des craintes, des situations d’incertitude ou d’indétermination sociales, grâce à la croyance dans des énoncés brefs, simplistes et non nécessairement fondés (Paillard, 1990 : 129). Fruit d’une délibération à la fois informelle et symbolique, collectivement acceptable à l’intérieur du groupe où elle circule (Fine, 2007 : 9), la rumeur constitue un acte de conformisme social (Kapferer, 1990 : 64). Lequel signale un repli identitaire de défense, voire de défiance, vis-à-vis de l’extérieur (Aldrin, 2005 : 225-248), de la société ouverte et de ses institutions – au premier rang desquelles les médias, discrédités dans leur rôle d’information. Aussi, la nouvelle invérifiable contenue dans l’énoncé rumoral circule, en tant qu’agir communicationnel, comme et via un canal alternatif d’information. Celui-ci se voit tenu pour véridique et concurrent aux médias traditionnels. Un déplacement se produit alors dans le crédit porté aux sources de l’information en conférant à « l’ami d’un ami » le rang de source fiable et légitime alors que le journaliste professionnel, qui théoriquement enquête, vérifie et recoupe ses sources, apparaît comme illégitime.

Les légendes urbaines, pour leur part, peuvent être présentées comme « le récit d’événements insolites, amusants ou horribles, qui renferment des thèmes se rattachant à la vie moderne, lesquels sont rapportés comme quelque chose ayant eu lieu ou ayant pu se produire, dont on trouve des variantes en des lieux et à des époques différentes, et qui contiennent des implications morales » (Bordia, DiFonzo, 2006 : 36). Mais encore forment-elles « un récit anonyme, présentant de multiples variantes, de forme brève, au contenu surprenant, raconté comme vrai et récent dans le milieu social dont il exprime de manière symbolique les peurs et les aspirations » (Renard, 2013 : 6). De ces définitions, il ressort que les légendes urbaines partagent le besoin de (re-)créer du sens dans des situations sociales ou politiques déstructurées et chargées d’incertitude, en mobilisant des valeurs morales et culturelles propres au groupe social à l’intérieur duquel elles circulent. À l’inverse des rumeurs, les légendes urbaines ne cherchent pas seulement à donner du sens à une situation circonstanciée, mais au monde lui-même, dans la mesure où elles renseignent sur les inquiétudes fondamentales d’une société en affirmant une triple nécessité d’appartenance identitaire, de compréhension d’un environnement sociopolitique troublé et de contrôle sur le réel. L’aspect moral est alors au cœur des légendes urbaines. Il fait signe, du point de vue fonctionnaliste, vers une sorte de punition résultant d’un écart ou manquement, culturellement sanctionné, à une obligation sociale ou à une mesure de prudence. Sur le plan du contenu, les légendes urbaines réinvestissent le schème narratif essentiel du récit romanesque puisqu’elles comprennent un cadre défini, une intrigue facilement identifiable, un point culminant, et enfin, un dénouement – le tout en lien avec des éléments quotidiens propres à la vie moderne (Bordia, DiFonzo, 2006 : 39). Trois thèmes principaux se distinguent : les nouvelles technologies ou les machines, la recherche de l’âme sœur ou le sexe et, enfin, les atteintes corporelles aux personnes (Fine, 1992).

Le conspirationnisme, enfin, témoigne de la conviction profonde, à la fois déterministe et essentialiste, selon laquelle « un groupe ou un individu omnipotent, navigant aux marges de la société, contrôle secrètement, en totalité ou en partie, l’ordre politique et social » (Fenster, 1999 : 1). En tant que représentation politique historicisée – à la fois globale et hégémonique – de la marche du monde, la pensée conspirationniste (du moins dans sa forme extrême et radicale) se présente comme une œuvre de révélation et de dévoilement visant à montrer puis à dénoncer l’existence d’un seul et même complot universel. Tous les événements hors du commun, tous les phénomènes ayant des conséquences très négatives à grande échelle ou dans le temps long, de même que certains faits, situations ou circonstances, insignifiants en apparence, se voient (possiblement) présentés comme le produit de la volonté secrète, exclusive, omnipotente et, qui plus est, omnisciente d’une minorité organisée. Tout compte fait, les explications par l’existence de raisons cachées, de liens souterrains, de forces occultes, de pactes secrets affirment lever le voile sur une réalité prétendument dissimulée aux yeux de tous. Concrètement, la démarche conspirationniste s’attache à recueillir et à ordonner, à l’intérieur d’une trame narrative unique et cohérente, des faits et des événements épars qui a priori ne font pas sens entre eux. Par-delà leur signification apparente, l’intention est alors d’apporter la preuve que les faits et les événements en question sont forcément liés entre eux, car ils résultent d’une cause unique, c’est-à-dire d’un complot dont ils témoignent, et au sein duquel les participants répondent à une nature profonde, un agenda caché, des obligations ou des pulsions mauvaises qui les déterminent en propre.

Repenser les croyances contemporaines

Le présent numéro d’Émulations entend porter une attention renouvelée aux trois formes de croyances contemporaines énumérées ci-dessus. D’une part, il s’agit d’approfondir l’étude de ces phénomènes, leur expansion, leur diffusion et leur succès, pour en faire surgir les ambiguïtés, en éclairer les points aveugles ou en relever les impensés. L’intention est, d’autre part, d’analyser, de questionner et de déconstruire les discours politiques et médiatiques qui cherchent à opposer à ces phénomènes une réponse socialement confortable et immédiatement rassurante.

Ce faisant, les explications psychopathologiques (Knapp, 1944; Allport, Postman, 1947 ; Hofstadter, 1966 ; Davis, 1979), de même que celles centrées sur le « populisme » (Hofstadter, 1955, 1964 ; Pollack, 1960 ; Viltard, 1999 ; Jamin, 2009), explications réductrices, mériteront d’être discutées et confrontées à des études plus empiriques et sociologiques.

Le but, enfin, sera de produire, quant aux rumeurs et aux légendes urbaines, des analyses ad hoc capables de saisir la spécificité (discursive, politique, symbolique) de ces phénomènes-là dans l’espace social et politique.

Trois axes de réflexion seront privilégiés

  • Axe n° 1 : Les croyances contemporaines comme objet de recherches : sociologie d’un champ d’études et héritages scientifiques

Ce premier axe entend favoriser une approche longitudinale fondée sur l’examen épistémologique des recherches pionnières issues des différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Les études critiques et/ou le travail de mise en contexte (quant aux profils et parcours des auteurs, aux lieux de la production scientifique, aux références mobilisées, au type de corpus élaboré, etc.) des travaux classiques consacrés aux rumeurs (Knapp, 1944 ; Allport, Postman, 1947 ; Morin, 1969), aux légendes urbaines (Brunvand, 1981 ; Campion-Vincent, 1989 ; Fine, 1992), et au « style paranoïaque » ou « paranoïde » (Hofstadter, 1965 ; Davis, 1979 ; Pipes, 1997), seront bienvenues. Il s’agit là d’une problématique cruciale pour comprendre les dynamiques et les héritages scientifiques qui habitent les productions hétérogènes de ce champ d’études. Au reste, des propositions portant sur l’intrication entre les trajectoires des chercheurs et les rapports qu’ils entretiennent à leur objet d’enquêtes pourront également être envisagées.

  • Axe n° 2 : Renouveau des études sur les croyances contemporaines : enjeux méthodologiques et (inter-)disciplinaires

Le deuxième axe se propose d’aborder les perspectives les plus actuelles de la recherche sur les croyances contemporaines. L’intention est tout d’abord de souligner les divergences ou, au contraire, les convergences méthodologiques qui parcourent les différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Dès lors, l’interrogation pourra porter sur les enjeux de définition, de récolte de données et de présentation des résultats qui traversent les disciplines en question, voire chacune d’elles en particulier. Quels terrains et quels objets sont sélectionnés par les chercheurs ? Quels sont les conséquences et les effets de cette sélection en termes d’interdisciplinarité et d’analyse ? Y a-t-il une cohérence ou, à l’inverse, une compatibilité entre les différentes approches, voire un mélange des deux ? En outre, cet axe invite à mettre en perspective les études menées aujourd’hui avec celles, pionnières, produites dès les années 1960, ceci pour en souligner la continuité ou la discontinuité. On pourra alors s’intéresser à la place prise, ces dernières années, par Internet et les réseaux sociaux dans les productions et les pratiques des acteurs sociaux en lien avec les phénomènes étudiés.

  • Axe n° 3 : La recherche académique face au fast thinking,l’urgence institutionnelle et la « ressourcisation » de l’incompétence

Ce dernier axe entend d’abord porter attention au traitement médiatique des rumeurs, légendes urbaines et théories du complot. Seront appréciées les propositions capables de mettre en perspective et en contexte la concurrence analytique entre le discours savant des chercheurs, les approches demi-savantes des médias, et les (tentatives de) ripostes émanant des diverses institutions de l’État. À cet égard, on pourra questionner l’évolution de la figure du chercheur (qui s’attache au temps long) pour le confronter à celle de l’expert (qui réagit dans l’urgence) dont l’aura médiatique et institutionnelle n’a cessé de croître. Les ressources (rhétoriques, psychologiques et symboliques) propres à légitimer le discours conspirationniste mériteront d’être analysés, de même que la manière dont la parole d’experts autoproclamés (Alain Soral « sociologue », Lyndon LaRouche « économiste », ou encore Richard Gage « expert en génie civil », etc.) contribue à niveler les savoirs sur le plan épistémologique. Cette parole pseudo-experte participe au développement d’« ethnosociologies » (Waters, 1997) où l’incompétence, l’absence de légitimité académique ou de mandat (Boltanski, 2012) dans le champ d’expertise visé, constituent des ressources sociopolitiques de premier plan pour les acteurs conspirationnistes.

Coordinateurs scientifiques

sous la direction de Julien Giry (CNRS/IREMAM, chercheur associé à l’IDPSP – Rennes 1) et Loïc Nicolas (Université libre de Bruxelles (ReSIC) & IHECS (Protagoras)). 

Modalités de soumission

Les proposions de contribution d’environ 1 000 mots sont à renvoyer au comité de lecture de la revue Émulations (redac@revue-emulations.net ; julien.giry@univ-rennes1.fr ; loic.nicolas@ulb.ac.be) au plus tard pour

le 1er mars 2017.

Les propositions feront l’objet d’une évaluation anonyme. Les contributions définitives (de 25 à 30 000 caractères, espaces compris) devront être déposées, au plus tard, le 15 mai 2017 pour une publication en décembre 2017.

Contacts et informations

  • redac@revue-emulations.net
  • julien.giry@univ-rennes1.fr
  • loic.nicolas@ulb.ac.be

Calendrier

  • 1er mars 2017 : limite d'envoi des propositions de contribution
  • 15 mars 2017 : retour des coordinateurs du dossier
  • 15 mai 2017 : envoi des manuscrits (entre 25.000 et 30.000 caractères espaces comprises)
  • 15 juin 2017 : retour des évaluations vers les auteur∙e∙s
  • 30 août 2017 : retour des manuscrits retravaillés
  • 30 septembre 2017 : retour des évaluations vers les auteur∙e∙s
  • 30 octobre 2017 : travail d’édition
  • Décembre 2017 : parution du numéro

Bibliographie indicative

  • Aldrin Ph., 2005, Sociologie politique des rumeurs,Paris, PUF.
  • Allport G. W. et Postman L., 1946-1947, « An Analysis of Rumor », The Public Opinion Quarterly, vol. 10, n° 14, p. 201-517.
  • Barkun M., 2013, A Culture of Conspiracy: Apocalyptic Vision in Contemporary America, Berkeley, University of California Press.
  • Boltanski L. 2012, Énigmes et complots. Une enquête à propos d'enquêtes, Paris, Gallimard, 2012, 461 p.
  • Bordia P. et DiFonzo N., 2006, « Rumeurs, ragots et légendes urbaines. Contextes, fonctions et contenus », Diogène,n° 213, p. 23-45.
  • Bronner G., 2006, Vie et mort des croyances collectives, Paris, Hermann.
  • Bronner G., 2013, La démocratie des crédules, Paris, PUF.
  • Brunvand J. H., 2001, Encyclopedia of Urban Legends, Santa Barbara, ABC-Clio
  • Campion-Vincent V., 1989, « Complots et avertissements : légendes urbaines dans la ville », Revue française de sociologie, vol. 30, n° 1, p. 91-105.
  • Campion-Vincent V. (éd.), 2006, « Rumeurs et légendes urbaines », Diogène, n° 213, 256 p.
  • Campion-Vincent V., 2007, La société parano. Théories du complot, menaces et incertitudes, Paris, Petite Bibliothèque Payot
  • Danblon E. et Nicolas L. (éd.), 2010, Les rhétoriques de la conspiration, Paris, CNRS Éditions.
  • Dard O., 2012, La Synarchie. Le mythe du complot permanent, Paris, Perrin.
  • Davis D. B. (éd.), 1979, The Fear of Conspiracy. Image of Un-American Subversion From the Revolution to the Present, Ithaca et Londres, Cornell University Press.
  • Donovan P., 2004, No Way of Knowing: Crime, Urban Legends, and the Internet, New York & London, Routledge.
  • Fenster M., 2008, Conspiracy Theories: Secrecy and Power in American Culture, Minneapolis, University of Minneapolis.
  • Fine G.A., 1992, Manufacturing Tales. Sex and Money in Contemporary Legends, Knoxville, University of Tennessee Press.
  • Fine G.A., 2007, « Rumor, Trust and Civil Society: Collective Memory and Cultures of Judgment », Diogenes, vol. 54, n° 1, p. 5-18.
  • Girardet R., 1986, Mythes et mythologies politiques, Paris, Seuil.
  • Giry J., 2016, « Le conspirationnisme, archéologie et morphologie d'un mythe politique moderne », Diogène, n° 249-250, p. 40-50.
  • Hofstadter R., 1955, The Age of Reform, New York, Vintage Book.
  • Hofstadter R., 1996, The Paranoid Style and Other Essays, Cambridge, Harvard University Press.
  • Jamin J., 2009, L’Imaginaire du complot. Discours d’extrême droite en France et aux États-Unis, Amsterdam, Amsterdam University Press, IMISCO-AUP Dissertations Series.
  • Kapferer J.-N., 1990,La rumeur. Le plus vieux média du monde, Paris, Seuil.
  • Knapp R. H., 1944, « A Psychology of Rumor », Public Opinion Quarterly, vol. 8, no. 1, p. 22-37
  • Knight P. (éd.), 2003, Conspiracy Theories in American History: An Encyclopedia, Santa Barbara, ABC-Clio.
  • Leroy M., 1992, Le mythe jésuite. De Béranger à Michelet, Paris, PUF.
  • Morin E., 1969, La Rumeur d’Orléans, Paris, Seuil.
  • Nicolas L., 2014, « L’évidence du complot : un défi à l’argumentation. Douter de tout pour ne plus douter du tout », Argumentation et Analyse du Discours, n° 12 : http://aad.revues.org/1833.
  • Nicolas L., 2016, « Les théories du complot comme miroir du siècle. Entre rhétorique, sociologie et histoire des idées », Questions de communication, n° 29, p. 307-326.
  • Nicolas L., 2016, « Juifs, jésuites et francs-maçons : la rhétorique au service de la conspiration », Diogène, n° 249-250, 2016, p. 75-87.
  • Paillard B., 1990, « L'écho de la rumeur », Communication, n° 52, p. 125-139.
  • Poliakov L., 1980-1985, La causalité diabolique, 2 tomes, Paris, Calmann-Lévy.
  • Pollack N., 1960, « Hofstadter on Populism: A critique of The Age of Reform », The Journal of Southern History, vol. 36, n° 4, p. 478-500.
  • Renard J.-B., et Campion-Vincent V. (éd.), 1990, « Rumeurs et légendes contemporaines », Communication, n° 52, 386 p.
  • Renard J.-B., et Campion-Vincent V. (éd.), 2015, « Les théories du complot aujourd’hui », Diogène, n° 219-250.
  • Renard J.-B., 2013, Rumeurs et légendes urbaines, Paris, PUF.
  • Sunstein C. R. et Vermeule A., 2009, « Symposium on Conspiracy Theories. Conspiracy Theories: Causes and Cures », The Journal of Political Philosophy, vol. 17, n° 2, p. 202-227.
  • Taguieff P.-A., Les Protocoles des Sages de Sion,Paris, Berg International, coll. « Faits et Représentations », 1992, 2 vol. [Rééd. rev. et corr. en 1 vol., Les Protocoles des Sages de Sion. Faux et usages d’un faux,Paris, Berg International – Fayard, 2004].
  • Taguieff P.-A., 2005, La Foire aux « Illuminés ». Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Éd. des Mille et Une Nuits.
  • Taguieff P.-A., 2006, L’Imaginaire du complot mondial – Aspects d’un mythe moderne, Paris, Éd. des Mille et Une Nuits.
  • Taguieff P.-A., 2013, Court traité de complotologie. Paris, Mille et Une Nuits.
  • Taïeb E., 2001-2002, « Persistance de la rumeur. Sociologie des rumeurs électroniques », Réseaux, n° 106, p. 231-271.
  • Uscinski J. E. et Parent J. M., 2014, American Conspiracy Theories, New-York, Oxford University Press.
  • Viltard Y., 1999, « Archéologie du populisme. Les intellectuels libéraux américains saisis par le maccarthysme », Genèse, n° 37, p. 44-69.
  • Waters A. M., 1997, « Conspiracy Theories as Ethnosociologies. Explanation and Intention in African Americain Political culture », Journal of Black Studies, vol. 28, n° 1, p. 112-125.

Dates

  • mercredi 01 mars 2017

Mots-clés

  • rumeur, légende urbaine, théorie du complot, croyance, méthode

Contacts

  • Quentin Verreycken
    courriel : quentin [dot] verreycken [at] revue-emulations [dot] net
  • Julien Giry
    courriel : julien [dot] giry [at] univ-rennes1 [dot] fr
  • Loïc Nicolas
    courriel : loic [dot] nicolas [at] ulb [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Quentin Verreycken
    courriel : quentin [dot] verreycken [at] revue-emulations [dot] net

Pour citer cette annonce

« Rumeurs, légendes urbaines et théories du complot au prisme des sciences sociales », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 24 janvier 2017, http://calenda.org/391424