AccueilRadicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s)

Radicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s)

Radicalism, radicalisation, radicality and violence - discourse, acts and representations

Discours, actes et représentations

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Publié le mardi 24 janvier 2017 par João Fernandes

Résumé

Le colloque qui aura lieu les 5 et 6 avril 2017 à l'université de Lorraine - site de Metz a pour ambition de dégager des réflexions sur les liens entre radicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s). La manifestation se veut interdisciplinaire quelle que soit la discipline universitaire avec un désir de croiser les regards entre chercheurs et les expériences des professionnels de terrain. En plus des enjeux terminologiques et épistémologiques une attention particulière sera portée sur les trajectoires et processus radicaux et de violence, sur la question des violences sociales et des conflictualités, sur les idéologies qui peuvent intervenir ainsi que sur les représentations en jeu et sur leur construction médiatique dans les sociétés affectées par ces phénomènes.

Annonce

Colloque International, Université de Lorraine - Metz, 5 et 6 avril 2017

Objectifs scientifiques du colloque

Contexte

Les brutalités, liées à des actes qualifiés de terroristes, perpétrées de manière récurrente depuis les années 1980 dans les pays occidentaux ont mis en avant de la scène médiatique et politique de nouvelles figures de la violence et établi un lien avec l’idée de radical comme une sorte d’évidence.

Les termes de Violent et de Radical ne peuvent pourtant ni être confondus ni être réduits à la seule question des actes et des discours liés à des mouvements terroristes. Le mot violence dérive d’une part du latin violentia qui signifie « caractère emporté » et désigne la qualité de ce qui agit avec force. Être violent tire son origine du même radical latin que violare qui a donné le mot violer dans le sens où le traitement avec violence conduit à profaner, outrager.

Cet objet d’étude peut être appréhendé sous plusieurs angles. Le premier s’attache à la manifestation concrète de ce que JM Bessette qualifiait de crime contre les individus (Bessette, 1982[1]) tout en pouvant être considéré d’un point de vue plus immatériel en s’intéressant aux rapports sociaux à travers les structures (Galtung, 1969[2]) ou dissimulés derrière les relations symboliques (Bourdieu, 1992 : 146-147[3]) et invisibles (Zyzek, 2007[4]). Si la première, marquée dans les gestes et les corps, est facilement identifiable par ses formes directes que sont les coups et les agressions, les autres modalités n’en sont pas moins, en dépit de leur immatérialité apparente, des réalités sociales qu’il convient de révéler à travers l’analyse des mécanismes de leur mise en œuvre. La pratique de la violence se décline ainsi sur tout le spectre des manifestations verbales et physiques. Ces dernières étant prônées tant par des formations politiques que religieuses et/ou sociales.

Le mot radical, quant à lui, contient l’idée d’une volonté de revenir aux « racines » avec ou sans violence comme le soulignait déjà Marx dans sa critique de la philosophie du droit de Hegel : « Etre radical c’est prendre les choses par la racine (Marx, 1971)[5] ».

Cet aspect terminologique devient complexe dès lors qu’il est tenu compte des variables d’espace et de temps. L’idée de violence par sa multiplicité reste mouvante, insaisissable et changeante, d’autant plus qu’en fonction des lieux et des temporalités elle peut désigner des réalités différentes (Chesnais, 1981[6]). Ce qui est qualifié de violent aujourd’hui dans tel pays d’Occident est-il de la même teneur à une époque antérieure et apprécié de manière équivalente quel que soit le lieu ?

Dans cet ordre d’approche, l’idée même d’observer des positions radicales nous incite à analyser dans le domaine politique ou dans le domaine religieux autant des mouvements contemporains au travers ce que l’actualité nous révèle aujourd’hui que des pratiques éloignées. Il suffit de se pencher sur les exactions de la Terreur en 1793-1794, en passant par les professions de foi et les actions des mouvances anarchistes ou d’extrême-droite d’avant 1914 et celles appartenant aux ultra-gauches ou la question de la Réforme protestante du XVIe siècle sur ce continent (cherchant à revenir aux racines du christianisme) ou en Extrême Orient dès le XIIIe siècle (Brotons et alii, 2011[7]).

De nos jours, si les actes qui ont fait prendre conscience de discours et actions en lien avec ces thématiques restent localisés à des territoires précis en Occident, ils n’en sont pas moins reliés aux différentes configurations internationales marquées par la montée de tensions politiques et religieuses mais également aux contextes socio-économiques des territoires concernés ainsi qu’aux revendications identitaires en contexte colonial et/ou postcolonial.

A partir de la fin du XIXe siècle la plupart des pays industrialisés ont été confrontés de manière régulière aux revendications d’ordre économique, politique, social et culturel de groupes variés utilisant la violence comme moyen d’action. L’usage de la force devient un moyen d’expression à part entière au nom de causes de plus en plus enchâssées dans des questions sociales (Révoltes des banlieues, contestation des Black Blocks, Identitaires, Hooligans, …) et les évènements extérieurs (FLNC, ETA, Al Qaeda, Daech, …) avec des protagonistes variés agissant dans des sphères comme le sport, les mouvements sociaux, le domaine politique ou religieux[8].

Le phénomène ne peut donc se réduire à la seule question d’une expression religieuse rigoriste dont les évènements du 11 septembre 2001 achèveront de consacrer l’irruption dans les prises de consciences occidentales occultant parfois les autres réalités. En France, depuis les évènements de 2015 il devient nécessaire de développer de nouvelles réflexions sur radicalisme, radicalisation, radicalité et violences.

Le terme violence désigne à la fois une manière d’être, une posture autant qu’une action et la valeur qui lui est accordée. La violence peut être un état caractérisé par une intensité variable mais aussi un fait. Cette même complexité se retrouve dans les trois termes de radicalisme, de radicalisation et de radicalité. Sur la seule base de leur suffixation et malgré leur proximité morphologique, ils désignent trois états différents. Radical-isme introduit l’idée d’un courant de pensée philosophique ou politique : il y est fait référence à un collectif qui porte des idées radicales. Radical-isation désigne plutôt un changement, une transformation, un processus et un signifié qui serait une action en cours de progression tandis que Radical-ité, de par sa propriété statique serait l’état abouti. L’usage de l’un ou l’autre terme exclut l’amalgame et révèle un terrain où s’affrontent différentes visions, représentations, postures et dynamiques parfois contradictoires. (Il conviendrait alors d’effectuer la même approche avec des termes connexes tels que fanatisme, fanatisation, fanatique/fanatisé ou extrémisme, extrémisation, extrémités voire terrorisme, terreur, terroriste/terrorisé (Marty, 2015[9] ; Crettiez, 2010[10])).

Ainsi en combinant ces éléments,il est possible d’aborder la question de la violence dans un mouvement de pensée autant que dans ses manifestations physique ou verbale. De plus en agençant les deux approches il est possible d’observer le processus de radicalisation soit en partant de la partie violente de la radicalité soit de la radicalisation de la violence tout en questionnant le croisement des deux : s’agit-il d’une radicalité comme résultat d’une radicalisation qui s’est orientée vers la violence ou plutôt d’une violence qui a subi un processus de radicalisation (et au nom de quel radicalisme), etc… ?

Radicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s) et politique de la terreur

Il convient donc de parler de ces termes à la fois comme concepts - ce qui justifie l’usage du singulier - et comme des éléments variables et mouvants. Les visions des radicalisme-s, radicalisation-s, radicalité-s et violence-s enregistrées dans des pays européens s’inscrivent dans le spectre plus large des reconfigurations socio-économiques et de montée des tensions géopolitiques et géostratégiques dans le monde.

Les attentats perpétrés sur le sol étatsunien en 2001, en Espagne en 2004, au Royaume-Uni en 2007 et en France, Belgique ou Turquie ces derniers mois ont achevé de lier ensemble des phénomènes tels que les relations intergénérationnelles dans la migration, les questions religieuses et le terrorisme. Progressivement, les questionnements sur certains acteurs (surtout issus des migrations et de la colonisation) en Europe se sont articulés autour des problématiques liées à l’intégration dans les sociétés occidentales, aux questions d’identité ou aux compatibilités culturelles. Dans cette perspective, le phénomène de la radicalisation (Khosrokhavar, 2014[11]) et des violences extrêmes a pu alors être défini en termes de processus de compensation sociale et affective, de désenchantement du monde (Milot, 1998[12]) ou de posture de rupture vis-à-vis de la société d’appartenance (Sommier, 2012[13]).

En période de crise économique et de tensions géopolitiques fortes engageant un pays comme la France[14], certains groupes sociaux sont surexposés localement aux inégalités socio-économiques d'un chômage de masse, autant qu'aux stigmatisations et à la monstration médiatique (Aldeghi, 2001[15] ; Bacque et Fol, 2007[16]). Ces situations sont exploitées par des formations prônant des idéologies extrêmes et radicales[17].

Mécontentement politique, peur de perte de repères identitaires, sentiment d'humiliation et parcours de violences semblent alors au cœur d'une crise souvent individuelle du sens et dans des univers frappés d'anomie (monoparentalité, parcours carcéral, spirale de l'échec scolaire ou professionnelle, sentiment de discrimination récurrente au faciès, au lieu de résidence, à l'origine, à la confession réelles ou supposées, à la perte de prégnance des grands modèles idéologiques traditionnels etc…). Des études antérieures (RWPTerrorism research Initiative, Conseil de l'Europe[18]) évoquent un faisceau de facteurs/indicateurs explicatifs significatifs dans l'adhésion au potentiel de radicalisation et de violence (Castel, 2006[19] ; Khedimellah, 2001[20]).

Aller plus loin sur une réflexion de mise en relation entre violence-s et radicalisme-s, radicalisation-s et radicalité-s nous parait urgent d'un point de vue tant académique que des politiques publiques inclusives plus efficaces comme l’appelait déjà de ses vœux le rapport Tuot en février 2013 (Tuot, 2013 : 22[21]) prolongé par le rapport Athena de mars 2016.

Dans ce sens, au-delà des logiques socio-politico-économiques, les interprétations avancées débouchent assez souvent sur le constat d’une carrière d’extrémisation sans interroger les théories classiques de la déviance comme la théorie de l’anomie, de la stigmatisation (Goffman, 1963[22] ; Link et Phelan, 1999[23]), de l’association différentielle[24] et des opportunités délinquantes (Dubet, 1987[25] ; Faget, 2007[26] ; Mauger, 2009[27]) qui peuvent intervenir en amont. Notre ambition est de comprendre les éléments clés qui peuvent faire basculer les acteurs impliqués dans des actes ou des prises de position extrêmes, en interrogeant « l’individu, sa subjectivité, les modalités de sa subjectivation, de son adhésion au groupe » (Khoskhorovar, op.cit).

Nous proposons de nous focaliser sur le rapport au monde des individus, en interrogeant les représentations qui mettent en jeu les espaces d’expérience et les horizons d’attente (Kosseleck, 1990[28]), sans omettre les mesures de prévention proposées pour pallier ces postures et cherchant à empêcher ces acteurs de se tourner vers l’extrémisme et les violences (Athena, 2016[29]).

Pour cela nous tâcherons d’explorer, au cours des communications présentées lors du colloque et dans la publication qui suivra les différents angles et connexions entre radicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s) :

-  les processus et trajectoires qui conduisent à la prise de position radicales et à des actes de violence. Il existe une dimension tant temporelle qu’interactionniste qui révèle une forme d’acquisition progressive de compétences radicales/violentes ainsi que la modification progressive des représentations du monde et de soi-même. Elle permet à l’acteur d’envisager l’engagement milicien comme l’aboutissement normal d’un itinéraire singulier. Il convient de concevoir les trajectoires individuelles comme autant de catégories langagières utilisées par les individus qu’aux catégories institutionnelles déterminant des positions sociales. Au-delà des carrières déviantes, militantes et des parcours a-normaux, comment s’opère la distinction entre militance voire professionnalisation vers le violent et le radical ? Comment opèrent-elles ? Quelles sont les analyses possibles de ces processus et comment les relier au quotidien des professionnels qui cherchent à l’enrayer ou à la comprendre ?

  • mots–clés possibles et non-exhaustifs : Définitions terminologiques, épistémologie, paradigmes, carrières violentes et/ou radicales, mythe du retour aux racines…

-  la question des violences sociales et des conflictualités permettra de réfléchir sur l’usage des termes notamment en termes d’échelles et d’instruments d’usage entre l’individu et la/les sociétés d’appartenance et/ou de référence. Il convient ici de porter une attention particulière sur les espaces de production de conflits à la fois internes à un territoire et externes, sur la distinction entre privé et public. Le continuum dans les degrés de violence ainsi que les rythmes différents au cœur d’un même conflit montrent qu’au-delà d’une opposition apparente, la violence peut également fabriquer du lien. Cet aspect dynamique permet de dépasser l’idée que violence et conflit comme des éléments monolithiques et statiques. Quels liens entretiennent des phénomènes tels que radicalisation, extrémisme, violence et conflictualités ?

  • mots–clés possibles et non-exhaustifs : la violence comme voice, genre, humiliations sociales, discriminations, questions post-coloniales…

-  les idéologies et actions

En quoi les spécificités idéologiques (extrêmes politiques qu’ils soient de droite ou de gauche, religieux, environnementalistes, etc….) interviennent-elles et sous quelle forme ? Avec quelle intensité ? Quel sens est-il donné aux actions en fonction de l’implication dans un courant ou un autre ? Existe-t-il des liens communs ? Des lieux de propagation et selon quelles modalités (prisons, internet, etc.) ?

  • mots–clés possibles et non-exhaustifs : Totalitarismes, préventions, prosélytismes, légitimation de la violence…

-  les représentations en jeu et leur construction médiatique.

En quoi la médiatisation des actes de violence et les questions de radicalité participent-elles de la fabrique de l’évènement établissant un lien presque pavlovien entre les deux réalités ? Entre la mise en scène du monstrueux et l’idée de spectaculaire quels rôles jouent les médias dans l’amplification, l’euphémisation ou la neutralisation des évènements ? Le terme Monstre est dérivé de mostrare en latin : celui qui désigné, terme qui, dans son origine latine designare signifie marquer d’un signe. Ce marquage permet d’indiquer (comme dans montrer du doigt voire mettre à l’Index), d’attirer l’attention, de signaler (là encore joue la racine latine signum qui renvoie au signe) quelque chose ou quelqu’un. Le signe est une marque distinctive faite par un geste, une représentation, un discours, une image. Le signe - et la plupart de ses dérivés (signature, signification, assignation, désignation, dessin, dessiner voire même tocsin : cette volée de cloches sonnées pour avertir d’un danger, lancer un signal, une alarme) - sert à indiquer, autrement dit à révéler et à dénoncer ce qui provoque la peur. Or, dans le prolongement, ce qui attire le regard, l’attention, ce qui arrête la vue, c’est le spectacle ! Le spectacle, du latin spectaculum vient de spectare, regarder, orienter le regard dans le sens d’une véritable exposition à l’attention publique, celle de la société d’accueil sur certains groupes ou individus.

  • mots–clés possibles et non-exhaustifs : Responsabilités, représentations, dispositifs de construction, traitement médiatique, réseaux sociaux, techniques et hypermodernité….

L’exploration de ces différents axes s'avère d'une impérative nécessité pour apporter un éclairage neuf, une (re)lecture à ces phénomènes, souvent confinés au seul prisme sécuritaire : faire émerger et comprendre le lien entre précarité, discriminations, humiliation sociale et processus violent et radical (Eberhard, 2010[30]).

L’ensemble des acteurs sociaux sont donc sollicités tant les universitaires et chercheurs travaillant sur le domaine, quelle que soit leur discipline, que les praticiens du quotidien (aumônier-e-s et ministres des cultes, professionnel-le-s de la protection judiciaire, du travail social, de la magistrature, etc…) et les membres des diverses institutions ….

Responsable scientifique

Piero-D. Galloro

Comité scientifique

  •   Piero Galloro (Université de Lorraine-2L2S),
  •   Ahmed Boubeker (Université de St Etienne),
  •   Yvan Gastaut (Urmis-Nice),
  •   Mouhssine Idali (Université Beni Mellal – Maroc),
  •   Emmanuel Jovelin (Université de Lorraine-2L2S),
  •   Violaine Lemay (université de Montréal),
  •   Antigone Mouchtouris (Université de Lorraine-2L2S),
  •   Luca Queirolo-Palmas (Universita degli Studi di Genova – Italie),
  •   Denis Scuto (Université du Luxembourg),
  •   Ahcène Zerrouk (Université de Bejaia – Algérie),

Comité d’organisation

  •   Piero Galloro (Université de Lorraine-2L2S),
  •   Radoslav Gruev (Université de Lorraine-2L2S),
  •   Sophie Quaegebeur (Laboratoire 2L2S)
  •   Catherine Raban (Université de Lorraine-2L2S)

Propositions de communication

Les propositions de communication ou de témoignage d’expérience ne devront pas dépasser les 1000 caractères (espaces compris). En plus du corps de la proposition, devront figurer :

  •   le titre de la communication,
  •   les noms et prénoms de-s auteur(-e-s)
  •   La ou les institution(s) d’appartenance

L’ensemble de ces éléments est à envoyer aux courriels suivants :

  •   galloro5@uni-lorraine.fr
  •   catherine.raban@univ-lorraine.fr

la date limite d’envoi est fixée au : Dimanche 26 février 2017

Réunion du comité scientifique : Lundi 27 et mardi 28 février 2017

Réponses du comité scientifique : Mercredi 1er mars 2017 


[1] Bessette Jean-Michel, 1982, Sociologie du crime, PUF

[2] Galtung J., 1969, «  Violence, peace and peace research  », Journal of Peace Research, 6 n° 3, pp. 167-191

[3] Bourdieu Pierre, 1992, Réponses, pour une anthropologie réflexive, Le Seuil

[4] Žyžek Slavoj, 2007, La violenza invisibile, Milano, Rizzoli.

[5] Marx Karl, 1971, Contribution à la critique de « La philosophie du droit » de Hegel, Aubier-Montaigne

[6] Chesnais Jean-Claude, 1981, Histoire de la violence en Occident de 1800 à nos jours, Collection Pluriel Robert Laffont, Les hommes et l’Histoire.

[7] Brotons Arnaud, Bruneton Yannick et Kouame Nathalie, 2011, Etat, religion et répression en Asie -Chine, Corée, Japon, Vietnam (XIII-XXIe siècles), Karthala

[8] Compte rendu du conseil des ministres du 09 juillet 2014 – Lutte contre le terrorisme ; Loi, n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, Exposé des motifs.

[9] Marty François, 2015, « Le terroriste, la terreur et le terrorisé », Le Carnet PSY, 9/2015 (N° 194), p. 1-1.

[10] Crettiez Xavier, 2010, Les formes de la violence, La Découverte

[11] Khosrokhavar Farhad, 2014, Radicalisation, Editions de la Msh, 192 p.

[12] Milot Micheline, 1998, « Religion et intégrisme ou les paradoxes du désenchantement du monde, Cahiers de Recherche sociologique, n° 30, pp. 153-178

[13] Sommier Isabelle, 2012, « Engagement radical, désengagement et déradicalisation. Continuum et lignes de fracture », Lien social et politiques, n° 68, Automne 2012, pp. 15-35

[14] Et dont les mises en perspective socio-historiques prévues dans le projet apporteront un éclairage sur les récurrences, les ruptures et les continuités temporelles avec les phénomènes les plus récents qui nous intéressent ici. Voir en particulier Backes Uwe, « Extrême, extrémité, extrémismes. Une esquisse de l’histoire de ces mots dans la langue française », Mots, Année 1998, vol. 55, n° 1, pp. 142-152 et Bourseiller Christophe, 2012, L’extrémisme, Cnrs Editions

[15] Aldeghi Isa, « Les aspects territoriaux de la pauvreté et de la précarité dans la société française contemporaine », Dossier d’étude no 26 de la CNAF, novembre 2001.

[16] Bacqué Marie-Hélène, Fol Sylvie, « L’inégalité face à la mobilité : du constat à l’injonction », Revue suisse de sociologie, vol. 33-1, 2007, pp. 89-104

[17] Derruine Olivier, 2015, « L’après Charlie Hebdo : entre la facilité sécuritaire et le défi de la justice sociale », La Revue Nouvelle, janvier 2015

[18] Voir en particulier le rapport de Belaala Selma, 2008, Les facteurs de création ou de modification des processus de radicalisation violente, chez les jeunes en particulier, réalisé par le Ceis pour la commission européenne, direction générale Justice, Liberté et Sécurité, Paris

[19] Castel Robert, 2006, « La discrimination négative. Le déficit de citoyenneté des jeunes de banlieue », Annales. Histoire, Sciences Sociales 4/2006 (61e année), p. 777-808

[20] Khedimellah Moussa, 2001, « Jeunes prédicateurs du mouvement Tabligh », Socio-anthropologie [En ligne], n’°10,

[21] Tuot Thierry, 2013, La Grande Nation - pour une société inclusive, rapport au 1er ministre sur la refonte des politiques d’intégration, 1er février 2013, 97 p. : « La politique à conduire est une politique sociale »

[22] Goffman
Erving, 1963,
Stigma:
Notes
on
the
Management of
Spoiled
Identity.
Englewood Cliffs,
NJ:
Prentice
Hal

[23] Link
BG,
Phelan
JC.
1999, Labelingandstigma. InTheHandbookoftheSociologyof MentalHealth,
ed.
CS
Aneshensel,
JC
Phelan, New
York,
Plenum

[24] Sutherland E. H., Cressey D. R., 1966, Principe de criminologie, (éd. orig. américaine 1924), Paris, Lujas

[25] Dubet 1987, « Conduites marginales des jeunes et classes sociales », Revue française de sociologie, vol. 28, 1987, pp. 265-286

[26] Faget Jacques, 2007, Sociologie de la délinquance et de la justice pénale, Érès

[27] Mauger Gérard, 2009, La sociologie de la délinquance juvénile, La Découverte

[28] Koselleck Reinhart, 1990, Le futur passé, Paris, éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.

[29] Rapport de l’alliance nationale des SHS (Athena), 2016, « Recherches sur les radicalisations, les formes de violence qui en résultent et la manière dont les sociétés les préviennent et s’en protègent - Etat des lieux, propositions, actions, Rapport remis au Secrétaire chargé de l’Enseignement Supérieur et de la recherche, mars 2016

[30] Eberhard Mireille, 2010, « Lutte contre les discriminations et lutte contre l’insécurité : genèse et ancrage républicain d’une imbrication ambiguë « , septembre 2010, REVUE Asylon(s), n° 8, juillet 2010-septembre 2013, Radicalisation des frontières et promotion de la diversité.

Lieux

  • Ile du Saulcy
    Metz, France (57000)

Dates

  • mercredi 05 avril 2017
  • jeudi 06 avril 2017

Mots-clés

  • radicalisme, radicalisation, radicalité, violence

Contacts

  • Piero Galloro
    courriel : galloro5 [at] univ-lorraine [dot] fr
  • Catherine Raban
    courriel : catherine [dot] raban [at] univ-lorraine [dot] fr

Source de l'information

  • Piero Galloro
    courriel : galloro5 [at] univ-lorraine [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Radicalisme(s), radicalisation(s), radicalité(s) et violence(s) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 24 janvier 2017, http://calenda.org/391429