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À la Une

  • 23/05/2019

    Depuis plus de deux siècles, des objets sont créés en institutions psychiatriques et autres lieux de soin. Ils sont de toutes sortes, dessins, peintures, modelages et sculptures, écrits, tapisserie, etc., et de tous formats. D’abord négligés, relégués dans des lieux d’exclusion et dans l’exil de la raison, certains doivent à quelques passeurs d’avoir franchi la ligne de démarcation, celle des murs institutionnels, mais aussi celle séparant l’art officiel de « l’art des fous ». Les passeurs furent soignants, puis artistes et écrivains, bientôt suivis par des chercheurs, psychologues, psychanalystes, historiens d’art, etc. Au passage, ils ont apposé leur propre marque sur ces objets qui, à l’extérieur des lieux de soin, ont pris différentes dénominations. Objets d’étude pour la psychopathologie de l’expression, ou élevés au rang d’œuvres d’art, ils ont surtout suscité des débats passionnés et polémiques durant le XXe siècle et qui se poursuivent aujourd’hui.

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  • 20/04/2019

    La relation de travail qui s’est affirmée après la seconde guerre mondiale connaît des évolutions majeures. Aujourd'hui, des enjeux comme la précarisation de l’emploi et des conditions de travail ainsi que le nombre croissant des working poors se posent de manière plus aiguë. À cela, s’ajoutent des enjeux nouveaux comme le brouillage des frontières spatio-temporelles entre vie professionnelle et vie privée. Ces enjeux échappent souvent aux mécanismes de la négociation ou de la délibération collective, ils sont alors le reflet d’une dépolitisation de la relation de travail. Cependant, on observe aussi des mouvements de réaction visant à repolitiser le travail : ils s’organisent parfois autour d’objets nouveaux et mobilisent aussi des acteurs nouveaux. Ces phénomènes de repolitisation du travail connaissent une ampleur différente suivant les secteurs économiques et les pays. Cet atelier veut mettre en débat cette question de la dépolitisation et repolitisation du travail dans le contexte actuel, pour en saisir l’ampleur et en repérer les enjeux et les acteurs.

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  • 15/04/2019

    Les industries cinématographiques arabes sont en général peu développées. Les pays arabes restent donc souvent dépendants des fonds d’aide à la production internationaux, en particulier européens. Cette dépendance met les producteurs, les scénaristes et les réalisateurs arabes dans une position subalterne par rapport aux producteurs et financeurs européens dont les attentes à la fois au niveau des contenus des films et de leurs formes narratives finissent par fortement influencer le processus de création. D’un autre côté, des espaces de libertés et de résistance peuvent également être créés au sein de ce système. L’objectif de ce colloque est d’interroger la relation complexe entre les cinématographies arabes et les fonds d’aide internationaux.

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  • 15/03/2019

    Ce numéro thématique et interdisciplinaire a pour objectif de réunir des travaux explorant les pratiques d’imagination et d’anticipation dans le monde arabo-musulman contemporain, et les multiples manières dont ces pratiques agissent sur le quotidien. Il s’intéresse aux imaginaires et aux projets d’avenir mis en œuvre au quotidien dans les sociétés arabo-musulmanes. Dans quels contextes et selon quels modes les individus et les collectifs mobilisent-ils l’imagination ? Comment aspirations et imaginaires agissent-ils non seulement pour fabriquer et aménager/élaborer le quotidien, mais aussi pour s’en émanciper, réinventer son passé ou rêver son futur ? Quels sont les horizons ainsi élaborés, et à quel terme ? Dans quelle mesure les imaginaires sont-ils capables de mobiliser et de déterminer des mobilités et, plus encore, de faire exister la ville, « au-delà de son architecture »? Quel type de normes, valeurs, fractures et hiérarchies sociales révèlent-ils ? En quoi s’inscrivent-ils dans une dynamique cosmopolite associant consumérisme, mouvements internationalistes, échanges et flux globaux ?

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  • 15/09/2019

    À travers ce numéro, nous proposons de nous intéresser à une géographie de la colère plus spécifiquement localisée, ou autrement formulé, à toute manifestation spatiale d’une réaction forte à des violences multiples (sociales, policières, économiques, etc.). Cet appel à articles s’ancre radicalement dans une actualité des sciences humaines et sociales. Il cherche à éclairer l’effet perturbateur pour les catégories d’analyse classiques, impliquant potentiellement le repérage des angles morts de la recherche qui n’ont pas permis d’anticiper ces différents mouvements – tout comme l’absence de croisement de certaines analyses. Ce numéro spécial pourrait contribuer à faire dialoguer une diversité de regards, au sein desquels une lecture socio-spatiale apportera des éléments de compréhension.

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  • 08/04/2019

    La résidence à bord de l’airbus ZERO-G, destinée à expérimenter l’impesanteur lors d’un vol parabolique, a été mise en place par l’Observatoire de l’Espace depuis 2006 pour permettre à des artistes et des auteurs de nourrir leurs projets de l’expérience de la microgravité. Cette résidence se propose désormais comme un terrain de réflexions et d’expérimentations plus spécifiquement dédié à des chercheurs en sciences humaines, dans des domaines aussi variés que la sociologie, l’anthropologie, la philosophie ou l’histoire de l’art. La nouvelle orientation de cette résidence a pour vocation de nourrir une pensée discursive, étayée d’un appareil théorique et critique venant renforcer la volonté de l’Observatoire de l’Espace d’approcher l’univers spatial par le biais des sciences humaines et de questionner ce que l’Espace fait à l’humain.

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  • 09/05/2019

    En Normandie le paysage a été façonné, au fil des siècles, par l’emprise et la diversité des jardins : jardins d’abbayes à vocation vivrière ou jardins de cloître propices à la méditation, jardins écrins des manoirs et châteaux Renaissance, jardins classiques du Grand Siècle, jardins botaniques et de collections, jardins d’artistes, jardins publics et urbains,… Si le territoire régional est caractérisé par cette fécondité, il l’est également par une qualité d’ordre immatériel. Depuis longtemps, la Normandie est en effet source d’inspiration littéraire et terre d’écriture. Le colloque Jardin et littératurse propose d’explorer les liens pluriels, prolifiques, parfois symbiotiques, toujours singuliers qui se tissent entre l’art du paysage, le jardinage et la création poétique, l’imaginaire à l’œuvre en littérature.

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  • 03/03/2019

    Chacun d’entre nous, au sein de l’école doctorale, peut se reconnaître dans le thème du doctorat en tant qu’expérience à interroger. Les doctorants se posent d’ailleurs sans doute plus de questions qu’ils n’en posent. Cela tient à la volonté de faire au mieux et de ne pas faire d’impair. Un petit florilège d’exemples en donne une idée : quelle attitude adopter ? Comment tenir le temps ? Ne pas se noyer dans les données ? Tenir le fil de son cadre théorique ? Prendre des risques ? Publier ? Communiquer ? De quelle façon ? L’objectif n’est pas ici de définir une liste de bonnes pratiques, mais plutôt de rendre possible une mise en lumière de cette face cachée des hésitations, des expériences, bonnes ou mauvaises, afin d’en faire un levier pour la formation et l’action des doctorant·e·s.

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  • 15/04/2019

    Avec l’avènement d’une société de l’information et l’émergence de nouveaux modes de diffusion des savoirs, notre temps est souvent décrit comme celui de la « post-vérité ». Une ambiguïté comparable pouvait-elle se présenter aux hommes et aux femmes de la Renaissance ? Les bouleversements politiques et religieux du début de l’âge moderne, ainsi que le renouvellement des savoirs théoriques et techniques ont en effet mis en jeu de nouveaux rapports entre le vrai et le faux, produisant une crise des régimes de vérité que ce colloque propose d’interroger. Ce colloque veut stimuler des réflexions, des problématiques et des débats sur la relation complexe et ambiguë du vrai et du faux à la Renaissance, en se concentrant sur les contextes épistémologiques de leur énonciation.

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  • 31/03/2019

    La vaste étendue entre l’espace saharien et la frange littorale de la Méditerranée représentait à travers les différentes ères de l’histoire une terre d'accueil, d’échanges et d’interférences avec le reste du monde méditerranéen et continental. En effet, c'est une terre qui a contribué aux échanges économiques, au transfert d’idées et à la mobilité des hommes. Elle fut également un espace frontalier de concurrence voire de conflits entre les peuples et les pouvoirs internes et externes. Ce colloque étudie cette région, ses connexions et leurs conséquences de manière diachronique de l'Antiquité à l'époque contemporaine suivant trois axes : échanges et interférences ; concurrence et conflits ; l'image et l'imaginaire relatifs aux deux Syrtes.

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  • 25/03/2019

    À l’occasion de la présentation de l’exposition « Ciao Italia. Immigration et cultures italiennes en France 1860-1960 » à l’Institut français – Centre Saint-Louis, le colloque réunira des chercheurs français et italiens de différentes disciplines afin d’examiner divers aspects des flux migratoires entre l’Italie et la France à l’époque contemporaine. Il s’agit de souligner l’importance et la grande fluidité des mouvements de populations entre les deux pays depuis un siècle et demi. Ces migrations, d’une grande diversité géographique et sociale en fonction des circonstances, contribuent à façonner un espace circulatoire transalpin, cadre d’analyse qui permet de dépasser le traditionnel couple émigration / immigration. À l’heure où la question migratoire suscite des tensions entre la France et l’Italie, une perspective inscrite dans la durée doit permettre de saisir, au-delà des enjeux démographiques et économiques, les effets politiques et culturels de ces migrations du point de vue des rapports entre Français et Italiens.

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  • 01/06/2019

    Cette journée d'étude qui se tiendra à Clermont-Ferrand le 20 novembre 2019 aura pour but d'interroger et d'étudier les pratiques, les réseaux et représentations qui structurent l'achat alimentaire rural en France entre les XVIIIe et XXe siècles. L’objectif est de venir compléter les avancées de la recherche en histoire de l’alimentation depuis une vingtaine d’années par une double focale. La première, spatiale, porte sur les zones rurales comme lieux spécifiques de consommation. Les campagnes sont souvent perçues avant tout comme un lieu de production et d’autoconsommation. Or il existe, dès le Moyen Âge, des courants commerciaux alimentaires dans les zones rurales et, à cet égard, et pour une période plus proche de nous, le village (à prendre dans sa dimension statistique, mais également symbolique) apparaît comme un outil d’observation particulièrement pertinent pour percevoir, apprécier et interpréter ces courants sur la longue durée.

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  • 21/03/2019

    La seconde édition du colloque « Femmes contre le totalitarisme » porte sur les tenants et aboutissants de la question plus générale des femmes face à la tyrannie, qui permet d'appréhender les possibilités de résistance ou de soulèvement devant un arbitraire caractérisé et/ou répété. Constatant une amnésie séculaire sur l’apport des femmes à la pensée et, spécialement, à cette séquence majeure de l’histoire que fut le totalitarisme, on s’attachera à réhabiliter leur réflexion stratégique et leur apport à la philosophie politique. 

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  • 24/02/2019

    L’imaginaire populaire contemporain hérite d'une opposition ancienne sur laquelle repose la structure et la cohérence des récits : l'opposition entre le bien et le mal. Cette opposition recoupe celle de grands héros et de leurs adversaires dont le champ d'action est respectivement défini. C’est dans cette perspective que nous voudrions envisager les notions de « héros » et de « vilain » au Moyen Âge. Nous employons à dessein l'anglicisme (villain désigne le méchant de fiction) lequel permet, à partir d'un apparent décalage, de revenir à la culture médiévale par le biais d'un mot issu de l'ancien français « vilain », qui évoque d’abord une catégorie sociale (celle des paysans libres) avant de devenir péjoratif en renvoyant à des attributs physiques et moraux peu reluisants. Précisément, ce sont ces processus d'héroïsation et de dégradation des figures au sein de la société médiévale que nous souhaitons interroger dans ce séminaire.

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  • 30/03/2019

    Ce colloque a pour but d’analyser historiquement les représentations du phénomène amoureux dans les « mauvais genres » de la littérature : leurs transformations, leur stabilité, les retours en grâce de certains thèmes – le mariage, par exemple – ou leur apparition. Notre objectif est d’analyser ces mauvais genres tant dans leur dimension de genre et de sexualité que dans celle de la classe mais aussi de la race – thématique encore trop peu abordée dans les études passées. Cette rencontre sera par ailleurs l’occasion d’établir une synthèse des recherches sur le thème, mais aussi d’aller au-delà des sentiers battus du roman sentimental pour détecter la présence ou l’absence de l’amour dans certains genres littéraires pour en analyser la portée.

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  • 20/02/2019

    Nous assistons aujourd'hui dans une grande partie du monde à l'émergence de nouvelles formes du politique qui, faute de mieux, sont appelées « populismes » ou « néopopulismes ». Que l'on s'intéresse à l'élection de Donald Trump aux États-Unis ou celle de Jair Bolsonaro au Brésil, ou aux régimes de Vladimir Poutine, Victor Orban, la Ligue du Nord et du mouvement Cinq Etoiles, cette évolution politique a très souvent été envisagée comme une déformation pathologique d'une forme politique qui aurait existé sous une forme « originellement pure » : la démocratie libérale. Dans ce contexte où les concepts ne servent plus qu'à nourrir l'invective, il nous a paru important de réunir des chercheuses et chercheurs de différentes disciplines et horizons afin de privilégier des analyses comparatives ou des échanges favorisant les perspectives comparatives.

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  • 22/03/2019

    Faisant le constat dans les lectures académiques de l’espace mondialisé d’une attention faible accordée aux grandes régions – entendues comme regroupements de pays voisins caractérisés par l’augmentation des interactions entre des sociétés situées dans la même partie du monde, qu’ils soient ou non accompagnés d’une formalisation institutionnelle – les organisateurs du colloque estiment que la région est une forme-clé de l’espace mondial. Ils font l’hypothèse que les tensions à l’œuvre dans plusieurs des régions du monde attestent non pas leur condamnation à court terme mais au contraire la lente et parfois difficile maturation du passage à une forme territoriale plus appropriée que l’état-nation pour faire face aux impératifs de la mondialisation.

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  • 01/03/2019

    Dans les années 1970 est apparue une forme de regroupement d’écrivain·e·s et d’intellectuel·le·s : les collectifs. Ils n’ont pas d’organisation hiérarchique, ils évitent les manifestes et autres textes programmatiques, ils ne reposent pas nécessairement sur des rencontres et sur des formes fixes de sociabilité. En revanche, ils pratiquent volontiers la co-écriture et reposent sur des formes de diffusion de l’art et de la pensée, comme des revues et des collections. Ils ont ou ont eu pour nom Wu Ming, le Comité invisible, Perpendiculaire, Inculte, Givre, Ramen, Hétérotrophes ou encore Zanzibar. Les uns se sont nommés « groupe », les autres « communauté », « ligue », « cercle » ou encore « comité ». Tous ont rompu avec la logique d’avant-garde sans renoncer à l’action collective, alors même que domine l’image d’un écrivain redevenu solitaire après plus d’un siècle de mouvements littéraires.

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  • 09/02/2019

    Si certains grands génocides du XXe siècle retiennent à juste titre l’attention, on s’intéresse moins à d’autres exterminations qui ont jalonné l’histoire et parfois sombré dans l’oubli. L’étude de quelques-unes d’entre elles – comme celles dont ont été victimes les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, les Aborigènes d’Australie, les Hereros et les Namas, les Ukrainiens à l’époque de Staline, les Roms sous les nazis, les Chinois sous Mao, etc. – permettra d’en préserver la mémoire, mais aussi de réfléchir sur la notion de génocide, de se demander si elle a une pertinence avant l’invention du mot, de la distinguer de celle de meurtre de masse, et donc de poser la question : qu’est-ce qu’un génocide ?

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  • 15/02/2019

    Aborder la transmission et la circulation de la pratique ethnographique implique de s’interroger sur les choix et les transformations opérés par le chercheur du terrain à sa restitution en lien avec les contingences de son activité (contraintes de temps, de finalités applicatives, de contextes institutionnels, etc.). Plus largement, ce thème nous invite à comprendre comment la pratique ethnographique est saisie, transformée et adaptée voire parfois « tordue » d’une discipline à l’autre (architecture, marketing, sciences politiques, de gestion…). En conséquence, il faut donc questionner les finalités des usages d’une telle pratique en considérant la portée instrumentale et politique, historiquement liée à celle-ci et les conséquences méthodologiques qui en découlent.

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