HomePort-Royal et l’Italie (XVIIe - XXIe siècle)

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Published on Monday, June 20, 2022 by Lucie Choupaut

Summary

Chaque année, la Société des amis de Port-Royal tient un colloque annuel d’automne relatif à Port-Royal, dont le thème est lié à une commémoration ou à des recherches en cours. En 2023, elle propose de réfléchir sur la longue et féconde relation entretenue sur plus de trois siècles par Port-Royal et le jansénisme avec l’Italie. 

Announcement

Argumentaire

Dans une lettre du 18 août 1769, le chanoine Giuseppe Simioli, supérieur du séminaire de Naples et professeur de théologie dogmatique, faisait état à un confrère français des livres les plus utiles de sa bibliothèque : « les Pensées de piété de M. Quesnel traduites en italien, les Méditations de l’abbé de Sept Fons, Nicole, Duguet, les Vies de Saints de Baillet traduites par le P. Massini. […]  J’ai l’Instruction pastorale de M. de Senez, sur les caractères des Jugements de l'Église, ses autres œuvres me manquent, envoyez-les-moi toutes. J’ai toutes les œuvres de Colbert et je les sais par cœur (1). » Ces quelques titres rappellent l’influence décisive exercée par les œuvres issues de l’entourage de Port-Royal et celle de ses successeurs au-delà des Alpes. Le phénomène est bien connu des historiens depuis un siècle : l’historiographie italienne, en particulier, a montré la manière dont l’Italie s’est faite une chambre d’écho de la pensée de Port-Royal, que l’on pense aux travaux d’Arturo Carlo Jemolo, d’Ernesto Codignola ou plus récemment à ceux de Pietro Stella, de Mario Rosa et de Maria Vita Romeo (2).Tout comme l’historiographie française après le livre pionnier de Maurice Vaussard sur les Origines religieuses du Risorgimento, les études italiennes ont pourtant eu longtemps tendance à considérer l’influence italienne de Port-Royal au prisme quasi exclusif des enjeux ecclésiologiques et politiques qui ont entouré la construction de l’État italien. Cette dimension évidemment centrale ne peut dissimuler la diversité des liens durables qui ont uni, dès le début du XVIIe siècle, Port-Royal et l’Italie. Port-Royal a influencé la vie politique, intellectuelle et religieuse de l’Italie ; la réciproque n’est pas moins vraie.

Si l’on cherche à prendre un point de vue européen sur Port-Royal, à l’image de ce qu’avait entrepris Jean Mesnard avec Pascal à l’occasion d’un colloque sur les horizons européens de la culture française (3), le regard semble inévitablement attiré par l’Italie. En cause, surtout, la relation conflictuelle qu’ont entretenue avec Rome non seulement l’abbaye de Port-Royal et son entourage mais aussi les mouvements religieux et politiques des XVIIIe et XIXe siècles qui se sont revendiqués du jansénisme. On pourrait alors être tenté de ne considérer les interactions, sur le long cours, de Port-Royal et du jansénisme avec la Péninsule que dans des termes essentiellement doctrinaux ou, plus ponctuellement, théologico-politiques, qui plus est à l’aune du seul centre romain. Ce projet de colloque sur Port-Royal et l’Italie, prévu pour l’automne 2023, voudrait inviter d’une part à réinterroger le rapport de Port-Royal et des milieux jansénistes à l’autorité romaine et à la dimension italienne de l’Église catholique, rapport encore largement méconnu sur bien des points, mais d’autre part à élargir les perspectives en interrogeant les rapports de Port-Royal à l’Italie et de l’Italie à Port-Royal jusque dans leurs aspects spirituels, culturels et littéraires. On souhaiterait ainsi aborder à nouveaux frais, sans limitation chronologique, disciplinaire ni géographique, la relation singulière, complexe mais durable qui a uni l’Italie à l’abbaye de Port-Royal et ses proches au XVIIe siècle, mais aussi aux milieux jansénistes du XVIIIe siècle ainsi qu’aux historiens et aux émules du jansénisme des XIXe et XXe siècles, Français comme Italiens. Ce colloque voudrait également fournir l’occasion d’approfondir le dialogue fécond qu’entretiennent déjà depuis de longues années les chercheurs français et italiens sur le sujet de Port-Royal, l’Italie constituant aujourd’hui un des acteurs essentiels de l’essor des études port-royalistes (4).

L’horizon italien peut en effet aider à mettre en perspective la grande diversité des études menées aujourd’hui sur Port-Royal et sur le jansénisme ; il permet de rassembler sous un même thème des aspects très divers de leur histoire pluriséculaire. On n’indiquera ci-dessous que quelques-uns de ces thèmes, regroupés en trois grands axes chronologiques. Ils constituent de premières voies d’investigation qui n’attendent que d’être augmentées de celles que l’on voudra bien nous suggérer.

I. Port-Royal et les cultures italiennes (XVIIe siècle)

  1. Modèles spirituels et pratiques liturgiques. L’abbaye de Port-Royal se réforme et se développe dans le sillage du concile de Trente : les prescriptions dogmatiques, les pratiques liturgiques et les modèles dévotionnels venus d’Italie ne lui sont pas étrangers. Antoine Singlin et Antoine de Rebours n’hésitent pas à qualifier la mère Agnès Arnaud de « seconde sœur Catherine de Gènes dans la charité de Dieu et du prochain5 ». À travers les questions de mystique et de dévotion, l’Italie trouve sa place dans la généalogie de Port-Royal comme dans le cadre plus général de ce que l’on a coutume d’appeler l’école française de spiritualité. Il conviendrait alors d’interroger la place et l’importance de modèles italiens, s’il en existe, dans la pratique et la conception de la religion à Port-Royal, cette idée de modèle pouvant s’appliquer tant à des modèles de dévotion (saints, maîtres spirituels) qu’à des aspects plus pratiques entourant la vie religieuse (architecture, art, musique, liturgie).
  2. Théologiens et philosophes. L’exercice de la controverse écrite dans l’entourage de Port-Royal, qui a connu son plus célèbre développement avec les Provinciales mais qui a été une constante de sa vie littéraire et intellectuelle, suggère une confrontation presque continue des sympathisants de Port-Royal avec des productions intellectuelles et théologiques venues d’Italie. Parmi eux, on lit beaucoup, on commente parfois et on s’oppose souvent à de grands noms de la Péninsule, comme Bellarmin, Diana ou Filliucci. Dans quelle mesure les querelles doctrinales mais aussi plus généralement la vie intellectuelle de Port-Royal ont-elles contribué à favoriser sa connaissance de la théologie et de la philosophie italiennes ? Cette connaissance a-t-elle engendré une appropriation ou un réemploi d’œuvres italiennes en particulier ?
  3. Port-Royal et les grammaires italiennes : langue, littérature, art. Port-Royal a nourri un intérêt diffus mais constant pour la culture italienne qui ne se réduit pas qu’à un souci d’érudition. Claude Lancelot publie en 1660, dans le sillage du travail pédagogique qu’il effectue pour les Petites Écoles, une Nouvelle méthode pour apprendre facilement la langue italienne. Quelle place occupe la langue italienne dans la culture linguistique de Port-Royal et dans sa pratique, par exemple, de la traduction ? Le travail qu’elle demande complète-t-il, par ailleurs, celui effectué sur la langue latine ? Plus largement, l’entourage de Port-Royal a-t-il nourri un intérêt pour les productions littéraires de l’Italie ? S’est-on inspiré ou formé à la lecture de modèles rhétoriques italiens ? Les questions qui se posent au sujet de la culture linguistique et littéraire peuvent être également posées au sujet de la culture picturale. Chez des artistes proches de Port-Royal comme Philippe de Champaigne ou plus tard Jean II Restout, quelles influences, quels modèles ont pu être importés des bords du Tibre et des grandes cités de la Péninsule ? La grammaire visuelle de Port-Royal a-t-elle intégré, jusque sous des formes parfois devenues méconnaissables, des éléments italiens ?  

Pistes bibliographiques. — Guiseppe Toffanin, Italia e Francia. Umanesimo e Giansenismo, L’Arcadia e Cartesio, Bologna, Zanichelli, 1960 ; Jean-Marie Thivaud, « Antoine Le Paultre, architecte de la chapelle de Port-Royal de Paris », Chroniques de Port-Royal, no 22, 1974, p. 45-64 ; Benedetta Papasogli, Gli spirituali italiani e il « Grand Siècle », Roma, Edizioni di storia e letteratura, 1983 ; Jean Orcibal, « Le Premier Port-Royal. Réforme ou Contre-Réforme ? » [1950], dans Id., Études d’histoire et de littérature religieuses, Paris, Klincksieck, 1997, p. 105144 ; Id., « L’idée d’Église chez les catholiques du xviie siècle » [1955], Ibid., p. 335-355 ; Olivier Bonfait et Neil MacGregor, Il Dio nascosto. I grandi maestri del Seicento e l’immagine di Dio, Roma, De Luca, 2000 ; Grazia Grasso, « La perfection de la vie chrétienne chez Pietro Tamburini », Chroniques de Port-Royal, no 69, 2019, p. 59-74.

II. Les jansénismes et l’« idée italienne6 » (XVIIe-XIXe siècles)

  1. Le rapport à l’autorité pontificale : une constante ? Si on la considère sur la longue durée qui sépare la bulle In Eminenti (1643) de la disparition de L’Observateur catholique (1864), l’idée même de jansénisme semble ne pouvoir se définir sans la relation singulière, largement conflictuelle, qu’elle entretient avec Rome. Le rapport à l’autorité romaine constituerait une constante de l’identité janséniste, tant chez les Français que chez les Italiens : le mode privilégié d’expression de ce rapport serait la lutte, qui a fait rage avec virulence durant les xviie et xviiie siècles, en réaction surtout aux bulles et aux brefs Cum occasione (1653), Unigenitus (1713), Pastoralis officii (1718), Quod aliquantum (1791) et Auctorem fidei (1794). Cette posture de résistance ne fut pas l’apanage des Français : de grandes figures ecclésiastiques italiennes l’ont également adoptée, comme Pietro Tamburini, Carlo Armano di Grosso, Eustachio Degola ou encore l’évêque de Pavie, Luigi Tosi. Cependant, à l’intérieur même de cet ensemble d’ecclésiastiques volontiers qualifiés par leurs adversaires de jansénistes, les divisions internes étaient fréquentes : il conviendrait de restituer, chez les Français comme chez les Italiens, la grande variété des postures qui, comme sur l’affaire de la Régale, ont comblé pendant plus de trois siècles l’intervalle qui sépare l’indépendance des Églises nationales du centralisme romain.
  2. « Rome, et l’Italie » : dialogues avec les périphéries. La posture singulière de Port-Royal visà-vis de Rome, faite de soumission et de résistance, fait penser par analogie à celle de certains États italiens de l’Ancien Régime. L’Italie de Port-Royal, celle qu’il se représente mais aussi celle qui se fait l’écho (favorable ou défavorable) de son activité, ne se résume pas à Rome : elle forme un véritable réseau, fait d’amitiés et parfois d’inimitiés, à la fois distinct et complémentaire du centre romain. Il conviendra alors de tourner le regard, par exemple, vers Naples et le sud de l’Italie, vers Venise, centre antiromain et patrie du servite Paolo Sarpi, vers le Grand-Duché de Toscane, où Scipione de’ Ricci fut évêque, ainsi que vers les États piémontais ou lombards, où la pensée janséniste a conne une importante fortune.
  3. Port-Royal, l’antiquité romaine et l’Italie moderne. La dimension géographique du déploiement italien de Port-Royal se double d’une dimension chronologique. Comment se représentait-on, à Port-Royal, la longue histoire de l’Italie ? Qu’en connaissait-on ? S’en servait-on pour les besoins de la pédagogie ou de la controverse ? La grandeur de l’Italie antique, latine, romaine et impériale, s’oppose-t-elle dans les ouvrages d’un Pascal, d’un Arnauld, d’un Nicole ou d’un Quesnel, à une Italie pontificale moderne dont la légitimité serait devenue douteuse, sous l’influence des casuistes et des philosophes modernes ? Une étude non seulement des références à l’histoire italienne mais plus largement de la fréquentation des grandes entreprises historiographiques de l’Ancien Régime portant sur l’Italie pourrait se révéler utile pour mettre en perspective, au sein des productions de Port-Royal, les postures adoptées ailleurs par sur les incarnations italiennes de l’Église. Elle pourra par ailleurs enrichir une réflexion sur sa pensée politique.

Pistes bibliographiques. — Jean Orcibal, « Qu’est-ce que le jansénisme ? » [1953], dans Id., Études d’histoire et de littérature religieuses, Paris, Klincksieck, 1997, p. 281-295 ; Id., « Jansénius et Rome » [1977], dans Ibid., p. 869886 ; Pasquale Sposato, Le « Lettere provinciali » di Biagio Pascal e la loro diffusione a Napoli durante la rivoluzione intellettuale della seconda metà del secolo xvii, Tivoli, A. Chicca, 1960 ; Bernard Chédozeau, « Port-Royal, les gallicans et les Politiques à la veille de la Déclaration des Quatres Articles (1679-1681) », Revue des sciences philosophiques et théologiques, vol. 77, no 4, 1993, p. 533-546 ; Catherine Maire, « Les consulteurs du Saint-Office face au bréviaire parisien de 1736 et Mgr de Vintimille », dans Les cérémoniaux catholiques en France à l'époque moderne. Une littérature de codification des rites liturgiques, Brepols, Trunhout, 2009, p. 195-219 ; Sylvio Hermann De Franceschi, La Crise théologico-politique du premier âge baroque. Antiromanisme doctrinal, pouvoir pastoral et raison du prince : le Saint-Siège face au prisme français (1607-1627), Rome, École française de Rome, 2009 ; Jean-Pierre Chantin, « Des jansénistes entre orthodoxie et dissidence au début du xixe siècle », Histoire@Politique, no 18, 2012, p. 28-41 ; Olivier Andurand, La Grande Affaire. Les évêques de France face à l’« Unigenitus », Rennes, pur, 2017 ; Clément Van Hamme, « Port-Royal et la république de Venise », Chroniques de Port-Royal, no 68, 2018, p. 261-278 ; Gérard Ferreyrolles, « Pascal et le modèle vénitien » [1990], dans Id., De Pascal à Bossuet. La littérature entre théologie et anthropologie, p. 271-283 ; Id., « Jansénius politique » [1996], dans Ibid., p. 241-253.

III. Destins italiens de Port-Royal (XVIIe-XXIe siècles)

  1. Les « Grands Tours » port-royalistes. Port-Royal a beau être associé à un certain imaginaire de la retraite, il a accueilli dans ses rangs un certain nombre d’anciens voyageurs et a lui-même été à l’initiative de missions en Italie. Nombreux ont été les chargés d’affaires, les ambassadeurs ou les simples envoyés qui ont eu à traiter en Italie des questions débattues par Port-Royal et à son sujet. Clercs ou laïcs, leurs relations donnent de nombreuses informations sur la façon dont ces voyageurs singuliers ont à la fois parcouru le territoire italien et participé à la constitution d’un certain imaginaire italien de PortRoyal. Des relations comme celles de Sébastien Joseph du Cambout de Pontchâteau, de Louis-Gorin de Saint-Amour ou de l’abbé Eusèbe Renaudot seront à cet effet des sources particulièrement intéressantes pour notre propos, qui pourront être abordées sous un double angle historique et littéraire, tout comme les multiples correspondances entretenues par les membres de Port-Royal restés en France avec ces envoyés. Plus largement, on pourra faire état de la diffusion et de la conservation des écrits port-royalistes en Italie, tout particulièrement dans les archives diplomatiques, comme les lettres et les pièces relatives au monastère conservées dans les fonds de la nonciature et les mélanges des Archives apostoliques du Vatican.
  2. Fortune et histoire du jansénisme en Italie. Le destin italien de Port-Royal réside essentiellement, enfin, dans la façon dont les philosophes et les écrivains de la Péninsule, dès le xviie siècle et jusqu’à nos jours, ont été des lecteurs, des commentateurs et parfois des continuateurs de l’œuvre de Port-Royal. Le lien entre la spiritualité port-royaliste et les œuvres de Manzoni ou de Gioberti, par exemple, est un élément important de la fortune littéraire de Port-Royal outre-monts. Maria-Vita Romeo a montré qu’il pouvait être prolongé jusqu’au xxe siècle avec la figure de Benedetto Croce7. Au-delà de la réception des œuvres, on pourra aussi s’intéresser en détail aux différentes générations d’historiens italiens qui, depuis le xviiie siècle et dans des contextes historiques très différents, ont œuvré à la mise en forme et à la sauvegarde de la mémoire port-royaliste en Italie.

Pistes bibliographiques. — En plus des références de la note 2, voir Maurice Vaussard, Jansénisme et gallicanisme aux origines du Risorgimento, Paris, Letouzey & Ané, 1959 ; Bruno Neveu, Sébastien-Joseph du Cambout de Pontchâteau (1634-1690) et ses missions à Rome, Paris-Rome, Boccard-École Française de Rome, 1969 ; Marina Caffiero, « La postérité du figurisme en Italie », Chroniques de Port-Royal, no 39, 1990, p. 241-252 ; Jean de Mathan, « Maurice Vaussard (1888-1978) : jansénisme, Italie et xixe siècle », Chroniques de Port-Royal, no 49, 2000, p. 241245 ; Albane Pialoux, « La “Grande affaire”. Unigenitus dans les relations entre la France et Rome, de Benoît XIII à Benoît XIV », Chroniques de Port-Royal, no 64, 2014, p. 213-237 ; Giuseppe Fulvio Maurilio Accardi, Reti gianseniste nei domini sabaudi (xvii-xviii secolo). La difficile uniformità della politica ecclesiastica, Torino, Fondazione 1563 per l’Arte e la Cultura, 2022.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 4000 signes (espaces comprises) et accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, peuvent être envoyées à Olivier Andurand (olivier@andurand.net) et Clément Van Hamme (clement@vanhamme.fr)

jusqu’au 1er novembre 2022.

Le colloque donnera lieu à la publication d’un dossier thématique dans les Chroniques de Port-Royal (n°74, parution en 2024). Les articles issus des communications retenues pour le colloque devront être envoyés au bureau de la revue pour le 15 novembre 2023. Chaque texte sera alors soumis à une double évaluation aveugle par les membres du comité de rédaction des Chroniques de Port-Royal avant son acceptation définitive.

Le colloque aura lieu les 12 et 13 octobre 2013.

Comité scientifique et d’organisation

  • Olivier Andurand (CPGE – lycée Fustel de Coulanges)
  • Clément Van Hamme (Sorbonne Université)

avec le soutien de Gérard Ferreyrolles (Sorbonne Université)

Notes

1. Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpice, fonds Clément, t. II. Cité par Maurice Vaussard, Jansénisme et gallicanisme aux origines religieuses du Risorgimento, Paris, Letouzey & Ané, 1959, p. 35-36.

2. Arturo Carlo Jemolo, Il giansenismo in Italia prima della rivoluzione, Bari, Laterza, 1928 ; Id., Chiesa e stato in Italia negli ultimi cento anni. Torino, Einaudi, 1948 ; Ernesto Codignola, Carteggi giansenisti liguri, 3 vol., Firenze, Le Monnier, 1941 ; Id., Illuministi, giansenisti e giacobini nell'Italia del Settecento, Firenze, La Nuova Italia Editrice, 1948 ; Pietro Stella, Studi sul giansenismo. Presenza giansenista nella società e nella cultura da Pascal al tramonto del portorealismo in Italia, Bari, Adriatica editrice, 1972 ; Id., Il giansenismo in Italia, 2006, Roma, Edizioni di storia e letteratura, 3 vol. ; Mario Rosa, Il giansenismo nell'Italia del Settecento. Dalla riforma della Chiesa alla democrazia rivoluzionaria, Roma, Carocci, 2009 ; Maria Vita Romeo, « Pascal en Italie. Une décennie d’études », Courrier du CIBP, no 27, 2005, p. 39-50 ; Id., Le Retentissement des Provinciales en Italie [2011], Paris, [Nolin] Classiques Garnier, 2020.

3. Jean Mesnard, « L’horizon européen dans l'œuvre de Pascal » [1988], dans Id., La Culture du XVIIe siècle, Paris Presses universitaires de France, 1992, p. 306-317.

4. Dominique Descotes, « Chronique », Courrier du CIBP, no 31, 2009, p. 2 ; voir également Maria Vita Romeo, « Un foyer de recherches sur Pascal et Port-Royal », XVIIe siècle, no 281, 2018, p. 663-674. 

5. Cité dans Philippe Luez, Port-Royal et le jansénisme. Des religieuses face à l’absolutisme, Paris, Belin, 2020, p. 200.

6. Sylvio Hermann De Franceschi, « Les irrémédiables brisures de la chrétienté de l’histoire. Paolo Sarpi entre idée italienne et idéal chrétientaire », dans Le Sentiment national dans l’Europe méridionale aux xvie et xviie siècles, Madrid, Casa de Velásquez, 2007, p. 273-293.

Event format

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Tuesday, November 01, 2022

Keywords

  • Port-Royal, France, Italie, jansénisme, histoire, papauté, antiromanisme, liturgie, traduction, littérature, voyage, art, antiquité, humanisme, diplomatie, philosophie, droit, polémique, érudition, théologie, spiritualité, concile, bulle, unigenit

Contact(s)

  • Olivier Andurand
    courriel : olivier [at] andurand [dot] net
  • Clément Van Hamme
    courriel : clement [at] vanhamme [dot] fr

Information source

  • Clément Van Hamme
    courriel : clement [at] vanhamme [dot] fr

To cite this announcement

« Port-Royal et l’Italie (XVIIe - XXIe siècle) », Call for papers, Calenda, Published on Monday, June 20, 2022, https://calenda.org/1003559

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