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Les savoirs paysagers dans l’action

Revue « Projets de paysage » n° 28

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Published on Friday, July 15, 2022 by Elsa Zotian

Summary

Ce dossier thématique porte sur les savoirs paysagers dans l’action. Autrement dit, sur le rôle joué par les dynamiques collectives et individuelles de productions de savoirs dans l’émergence de processus paysagers singuliers de transformation ou de gestion des espaces et des environnements. Ce dossier ambitionne d’explorer les formes et la nature des apprentissages qui peuvent avoir cours au fil d’une action dite « paysagère », autrement dit en situation. L’objectif est de repérer des modalités de production collectives alternatives de savoirs de nature à renouveler des pratiques socio-spatiales et à faire évoluer et diversifier les manières de conduire et de penser l’action publique dans les territoires. Une attention particulière est donnée dans cet appel aux notions d’action paysagère et d’apprentissage au fil de l’action.

Announcement

Argumentaire

La revue Projets de paysage se propose de publier dans son numéro 28 (parution en juillet 2023) un dossier thématique sur les savoirs paysagers dans l’action. Autrement dit, sur le rôle joué par les dynamiques collectives et individuelles de productions de savoirs dans l’émergence de processus paysagers singuliers de transformation ou de gestion des espaces et des environnements.

Ce dossier ambitionne d’explorer les formes et la nature des apprentissages qui peuvent avoir cours au fil d’une action dite « paysagère », autrement dit en situation. L’objectif est de repérer des modalités de production collectives alternatives de savoirs de nature à renouveler des pratiques sociospatiales et à faire évoluer et diversifier les manières de conduire et de penser l’action publique dans les territoires. Une attention particulière est donnée dans cet appel à contributions aux notions d’action paysagère et d’apprentissage au fil de l’action. Que sait-on des savoirs paysagers convoqués ? Quelles relations entretiennent les savoirs savants avec les savoirs dits habitants ? De quelles manières ceux-ci conjugués à la capacité des habitants à apprendre au fil de l’action orientent-ils leurs projets ? Comment permettent-ils un repositionnement des autres savoirs paysagers et des formes institutionnelles de l’action en matière de paysage ?

Savoirs et savoir-faire dans l’action : l’apprentissage expérientiel

Dans ce numéro, une certaine conception de l’apprentissage sera mise en avant, l’apprentissage dit « expérientiel » d’apprenants au sens élargi du terme : potentiellement tous les membres de la situation qui participent de l’action paysagère. En prenant en référence John Dewey, fondateur de l’Experiential Learning, nous positionnons l’apprentissage comme « une activité continue et récurrente qui accompagne les êtres humains tout au long de la vie et qui est profondément ancrée dans l’expérience et la situation de vie des individus. L’apprentissage constitue ainsi un processus d’adaptation récurrent de l’individu à l’environnement » (Dewey, 1938). En adoptant de manière privilégiée une approche qui insiste sur l’étroite relation entre apprentissage et expérience, c’est ce processus d’adaptation que nous souhaitons explorer. Cela dans la mesure où nous pourrions le considérer comme l’un des moteurs essentiels de l’action paysagère. Parmi toutes les approches théoriques complexes des méthodes d’apprentissage, cette entrée permet notamment de ne pas cantonner l’idée d’apprentissage à l’acquisition de savoirs et de savoir-faire pour l’action mais de l’ouvrir aux transformations/déformations-successives-de-l’expérience-quotidienne-des-membres-d’une-situation qui se jouent au fil de l’action dans laquelle ils sont impliqués.

Comment rendre compte des formes et dynamiques d’apprentissage qui se déploient dans l’action paysagère ? Un problème se pose que nous soumettons aux contributeurs de ce numéro. Dans quelle mesure et comment l’observateur peut-il s’inscrire dans le fil de l’action en cours pour se donner les moyens de décrire et d’appréhender correctement ce niveau d’expérience des membres de la situation ? Comment imaginer des modalités qui permettent de prendre en compte les expériences et modes d’implication de tous les membres concernés par l’action sans les limiter aux « acteurs » institutionnalisés de l’action territoriale ? C’est approximativement la même difficulté que l’ethnométhodologie de Harold Garfinkel a cherché à dépasser en imaginant des méthodes et tentatives d’approche de l’observation très impliquées dans l’action (Garfinkel, 2007). C’est certainement un point essentiel auquel chaque rédacteur d’article sera confronté et devra tenter d’expliciter à sa manière.

Pensée et action paysagères

La notion d’action paysagère est privilégiée par rapport à celle de « projet de paysage » qui, sans être écartée, sera considérée comme une modalité d’action parmi d’autres. La réflexion est ainsi ouverte à toutes les modalités possibles d’action (le projet y compris) pour lesquelles des éléments de paysage jouent un rôle particulier. Nous proposons d’envisager la notion d’action paysagère à partir d’une proposition faite par le géographe Augustin Berque dans un bref ouvrage intitulé La Pensée paysagère (Berque, 2016). Il y différencie une pensée sur, à propos du paysage (on pourrait ajouter par, avec, pour…), d’une pensée qui serait paysagère à proprement parler. Autrement dit de nature paysagère. C’est-à-dire qui n’impliquerait pas le besoin d’ériger le paysage en objet ou but, même subjectif (comme représentation ou perception). En s’inscrivant dans la voie proposée par Berque, une action qui serait de nature paysagère n’impliquerait pas de forme d’« objectivation » ni d’instrumentalisation du paysage comme modalité nécessaire à l’action.

Le sens de l’expression « action paysagère » est donc bien plus large que celui proposé récemment par Hervé Davodeau (2021). Selon lui, l’expression permet de « saisir le paysage en tant qu’action » (ibid., p. 15). Mais il limite son utilisation à un univers de pensée du paysage particulier. Il indique en effet que l’action paysagère peut être interprétée via quatre dimensions :

  1. « une action pour le paysage puisqu’elle ambitionne d’en garantir ses qualités ;
  2. « une action sur le paysage dans la mesure où elle cherche – même parfois a minima – à le transformer et à modifier les représentations que nous en avons ;
  3. une action par le paysage car il n’est pas seulement la finalité mais aussi le moyen, un outil pour conduire l’action ;
  4. et enfin une action avec le paysage entendu comme une réalité relationnelle » (ibid., p. 16).

La limite de cette approche est un présupposé de nature grammaticale. La position unique du paysage en complément d’action (action pour/sur/par/avec le paysage) semble indiquer que celui-ci puisse/doive être réifié (au sens large) dans le cadre d’une action paysagère. En l’occurrence le paysage y est envisagé comme une forme d’actant, d’agent, d’objet (même subjectif), de représentation, de but, d’outil, d’instrument… Il perpétue ainsi une conception somme toute très moderne fondée implicitement sur une forme d’objectivation/instrumentalisation de l’idée de paysage qui n’est pas celle que nous aimerions favoriser à travers ce numéro, sans pour autant l’en écarter.

Ces deux points de vue renvoient à deux images différentes de la pensée de l’action en matière de paysage. Celle que nous proposons permet d’élargir le spectre des contributions qui pourraient être apportées à ce numéro en direction de disciplines qui n’entretiennent pas forcément un lien privilégié et direct avec le registre du paysage, dans la mesure où elle renvoie plus à un univers de comportements, d’expériences et de pratiques que l’on pourrait qualifier de « paysagers » qu’à un domaine propre de connaissances ou de savoir-faire quant au paysage et à l’action en la matière.

En somme, nous proposons d’ouvrir la réflexion à des modalités plus indirectes vis-à-vis de la question du paysage qui passeraient par des modes d’être paysagers, des formes de relations ordinaires des êtres à la terre, aux autres êtres vivants et aux choses. On pourrait parler ici d’une action fondée sur un vivre de manière paysagère. Cette approche indirecte de l’action paysagère relève en partie de celle empreinte de phénoménologie développée par Jean-Marc Besse (2018) par exemple.

Cette ouverture nous intéresse particulièrement parce qu’elle permet d’élargir l’approche des savoirs paysagers dans l’action de deux manières : d’une part, en considérant l’ensemble des membres de la situation comme des acteurs/intervenants quelle que soit leur modalité d’implication et, d’autre part, en considérant toute forme d’expérience comme potentiellement active dans le fil d’une action paysagère.

Élargissement des « acteurs » aux « agents », aux « actants », à tous membres humains ou non humains d’une situation

Avec une telle approche de l’action paysagère, il est difficile de continuer à réduire ceux qui participent de l’action au cercle des « acteurs », si le terme circonscrit ceux qui agissent sur les territoires aux « décideurs » (élus locaux, élus de collectivités territoriales…), aux catégories socioprofessionnelles (agriculteurs, industriels, chercheurs…) ou aux techniciens et agents des collectivités locales ou territoriales. Ce sens donné à la notion d’acteur semble écarter des moteurs de l’action diverses formes d’agissements comme celle de « l’agent » au sens bourdieusien ; celle des habitants au sens de celui qui agit quotidiennement sur son environnement par ses pratiques et ses actes ; celle des êtres vivants au sens large (plantes, animaux, rivières, montagnes, pierres, ciel…) qui ne participeraient pas à l’action aux travers d’échanges verbaux mais qui sont cependant impliqués dans l’action paysagère d’une manière ou d’une autre…

Si la référence aux acteurs reste bienvenue, elle ne doit pas occulter la possibilité que d’autres membres ou d’autres êtres puissent participer d’une action paysagère autrement qu’en accédant à un statut d’acteur conscient de l’action paysagère qu’ils mènent. C’est pour cette raison que nous préférons ici parler de « membres », en reprenant le terme privilégié par le sociologue américain Harold Garfinkel (2007). Pour cette contribution, l’ensemble de ceux qui participent de l’action peut aussi s’ouvrir aux choses, dans un sens très large, dans la mesure où elles joueraient un rôle que la sociologie a qualifié « d’actant » : des objets comme les « objets intermédiaires » (Vinck, 1999) et « la lourdeur des briques pour des ouvriers en bâtiment » (Latour, 2006).

L’implication potentielle de toutes formes d’expériences dans le fil de l’action paysagère

Cette idée de l’action paysagère invite à élargir une compréhension des expériences à leur dimension la plus ordinaire. Dit autrement, toutes formes d’expériences comme aller chercher son pain à la boulangerie du village peut jouer un rôle dans le fil de l’action paysagère. Ainsi, l’action paysagère ne peut être envisagée hors des pratiques et des expériences quotidiennes des membres de la situation dans laquelle elle a cours. Disons pour simplifier que dans ce cas il n’y a d’action paysagère qu’à travers les mondes d’expérience des membres de la situation… Rendre compte de l’implication dans l’action paysagère de ces mondes d’expérience et des savoirs qui les traversent est l’un des objectifs de ce numéro.

Trois axes pour aider à la formulation des contributions

Axe 1 : Savoirs situés

Comment rendre compte des savoirs impliqués dans une action paysagère sans les réduire à un simple rôle instrumental ? Quelles sortes de savoirs peuvent naître au fil de l’action elle-même et pourquoi ? Quelles nécessités d’apprentissages peuvent y émerger ? Quelles conséquences pour le sens de l’action paysagère ?

Il s’agit ici d’explorer le rapport entre apprentissage et action paysagère sans passer par des formes de savoirs qui seraient extérieures à l’action et à la situation considérées. Se cache sous cet axe l’idée de mettre en évidence de potentielles alternatives à « l’analyse paysagère » comme topique d’approche de l’action en matière de paysage, en lui substituant plutôt des voies de compréhension/transcription relevant de ce que Gilles Deleuze, après Nietzsche, a appelé « culture » dans le sens très spécifique de paideia en grec. C’est-à-dire, pas tant dans un sens humaniste que dans celui de « sculpture progressive de la pensée individuelle et/ou collective par des forces qui engendreraient des différences » (Deleuze, 2003, p. 122). Il faut ici prendre le terme de culture dans toute sa dimension dynamique d’actualisation perpétuelle du savoir individuel et/ou de groupe à travers des expériences qui exposent chacun des membres de la situation à des forces diverses au fil de l’action.

Axe 2 : Techniques et outils de l’apprentissage

Par quels objets, par quels moyens, à quels endroits, par quelles temporalités, à quels moments, à travers quels mots, échanges verbaux ou écrits… passent les apprentissages et savoirs dans une logique d’action paysagère ? Il s’agit ici d’éviter une approche de l’acte d’apprentissage qui le limiterait à des techniques et de proposer une réflexion sur tout ce qui entre en ligne de compte au moment de l’imbrication entre apprentissage et action paysagère pour que cette dernière ait vraiment lieu.

Est attendue par là une réflexion sur la nature des comptes-rendus (au sens de Garfinkel) produits par les membres de la situation eux-mêmes, leur fabrication et leur fonctionnement nécessaires au fil de l’action, en les considérant comme des formes d’expression d’un savoir individuel ou collectif en cours d’actualisation permanente dans l’action. Ils prennent la forme d’énonciations diverses via des paroles, des écrits, des documents, des outils, des actes, des objets, des dons, des liens, des affects, des événements… qu’il est nécessaire de savoir saisir pour décrire la nature de l’action paysagère en cours. Quelles sont les productions/énonciations, plus ou moins conscientisées, qui deviennent nécessaires entre les membres au fil de l’action et pour quelles raisons ?

Axe 3 : Apprentissages et pouvoir (la déformation des institutions)

Qui apprend et pourquoi ? En quoi l’apprentissage est l’expression d’une capacité d’é-motion des membres dans l’action paysagère ? Le terme institution est à prendre ici dans un sens dynamique tel que la psychothérapie institutionnelle, la pédagogie institutionnelle ou la socio-analyse ont pu l’employer à partir des années 1960-1970. C’est-à-dire, sous l’angle d’une trilogie dialectique énoncée par René Lourau (1970) posant l’institué, l’instituant et l’institutionnalisation comme trois moments dialectiques du concept d’institution. Valentin Schaepelynck la résume ainsi :

« L’instituant comme contestation de l’état des choses et invention de nouvelles formes sociales, l’institué, qui s’identifie à l’ordre établi, et enfin l’institutionnalisation, qui est le processus par lequel des forces sociales émergentes se transforment progressivement en formes instituées » (Schaepelynck, 2018, p. 9).

Dit autrement : « L’institué c’est la force du déjà là, du présent, de la norme, de l’habituel ; c’est l’ordre en place. […] L’instituant c’est la force du devenir, de l’opposition au présent […] la remise en question de l’ordre des choses. […] L’institutionnalisation c’est la force de l’intégration du futur au présent » (Wikiwand, 2022) via un processus de normalisation de ce qui n’était pas dans l’ordre des choses. L’action possible dépend des déplacements des uns en fonction des autres.

L’objectif de cet axe consiste à explorer les modalités et la nature des déplacements institutionnels qui ont cours via des apprentissages au fil de l’action paysagère. Les réagencements entre membres et groupes nécessaires à l’action paysagère. Dit autrement, il est clairement question d’approcher la dimension politique au sens de rapports de pouvoir qui se niche au cœur de la question de l’imbrication entre apprentissage, savoirs et action paysagère. C’est en quelque sorte une manière réflexive d’entrer dans la définition du cadre institutionnel de l’action en mettant en évidence les relations de pouvoir, les formes de contre-pouvoirs qui se manifesteraient dans l’action paysagère. C’est une façon pour nous d’« envisager une institutionnalisation qui ne se ramène pas à une étatisation, à une normalisation, à la simple récupération ou à la routinisation d’une pratique collective » comme l’écrit Valentin Schaepelynck (2018, p. 13). Nous faisons l’hypothèse d’une mobilité ou d’une malléabilité nécessaires des cadres institutionnels pour qu’une action de nature paysagère soit réellement possible.

Remarque importante

Cet appel à propositions d’articles concerne deux rubriques de la revue Projets de paysage :

  • le « Dossier thématique » rassemblera les contributions à caractère scientifique, i.e. correspondant aux règles communément admises pour l’écriture d’un article scientifique.
  • La rubrique « Matières premières » accueillera des textes au format plus libre, des témoignages, des recensions d’expériences, tout type de contributions qui s’affranchiront, au moins partiellement, de la nécessaire distance critique et réflexive attendue pour les articles destinés au « Dossier thématique » (cf. présentation des rubriques sur le site de la revue https://journals.openedition.org/paysage/267).

Les auteurs veilleront à préciser clairement le (ou les) axe(s) de réflexion auxquels ils souhaitent contribuer et la rubrique pour laquelle ils présentent leur proposition.

Modalités de soumission

Un résumé de 2 pages (soit environ 6 000 signes), comprenant une bibliographie indicative, 5 mots-clés et la mention du ou des champ(s) disciplinaire(s), devra être envoyé à Emmanuelle Passerieux-Gibert : projetsdepaysage@gmail.com

le lundi 19 septembre 2022 au plus tard

  • Il doit être précisé si le résumé est proposé pour les rubriques « Dossier thématique » ou « Matières premières ;
  • une sélection sera faite à partir de ces résumés et la commande des textes aux auteurs sera envoyée le lundi 3 octobre 2022 ;
  • les textes devront impérativement être envoyés en fichier .doc (et non PDF) le vendredi 6 janvier 2023 au plus tard à Emmanuelle Passerieux-Gibert : projetsdepaysage@gmail.com ;
  • calibrage impératif des textes pour le dossier thématique : entre 30 000 et 50 000 signes, espaces, notes et bibliographies comprises. Les textes plus longs ne pourront être acceptés ;
  • calibrage impératif des textes pour la rubrique « Matières premières » : entre 15 000 et 30 000 signes, espaces, notes et bibliographies comprises. Les textes plus longs ne pourront être acceptés ;
  • pour la présentation des textes et les consignes à suivre, veuillez impérativement consulter le site Internet de la revue à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/paysage/278

Coordination scientifique

  • Stéphane Duprat, paysagiste
  • Cyrille Marlin, paysagiste et géographe (UMR Passages 5319 du CNRS, École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux)

Comité de rédaction

  • Directeur de publication : Alexandra Bonnet
  • Sabine Bouché-Pillon, maître de conférences en écologie urbaine à l'École de la nature et du paysage de Blois, INSA Centre Val de Loire, UMR 7324 CITERES (CNRS - université de Tours)
  • Nathalie Carcaud, professeure de géographie à Agrocampus Ouest, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Bernard Davasse, géographe, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, Passages-UMR 5319 CNRS
  • Élise Geisler, maître de conférences en sciences et architecture du paysage à Agrocampus Ouest (pôle paysage d'Angers), UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Catherine Grout, professeure en esthétique, HDR, École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, chercheuse au Laboratoire Conception Territoire Histoire Matérialité (LACTH)
  • Dominique Henry, paysagiste, docteur en géographie-aménagement, maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, Passages-UMR 5319 CNRS
  • Cyrille Marlin, paysagiste et géographe, maître de conférences à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, laboratoire PASSAGES-UMR 5319 CNRS
  • Yves Petit-Berghem, géographe, professeur à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille, Laboratoire de recherche en projet de paysage (Larep)
  • Sylvie Servain, géographe, professeure des universités, département École de la nature et du paysage, INSA Centre Val de Loire, UMR 7324 CITERES (CNRS-université de Tours)
  • Monique Toublanc, sociologue, ingénieur paysagiste, maître de conférences honoraire à l'École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille, Laboratoire de recherche en projet de paysage (Larep)

Comité scientifique

  • Sylvie Brosseau, architecte-chercheur, université Waseda à Tokyo
  • Serge Briffaud, historien, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, chercheur à Passages-UMR 5319 du CNRS
  • Béatrice Collignon, géographe, professeure à l'université de Bordeaux-Montaigne, directrice de l’UMR Passages 5319
  • Hervé Davodeau, géographe, enseignant-chercheur, maître de conférences, à Agrocampus Ouest centre d'Angers, UMR 6590 CNRS Espaces et sociétés (ESO)
  • Gérald Domon, géographe, école d'architecture de paysage, université de Montréal
  • Pierre Donadieu, professeur émérite en sciences du paysage à l'École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille
  • Sabine Ehrmann, artiste, docteure en esthétique, enseignante à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille (ENSAPL), chercheuse du Laboratoire Conception Territoire Histoire Matérialité (LACTH)
  • Georges Farhat, architecte, historien des jardins et du paysage, Associate Professor, université de Toronto et membre fondateur du Laboratoire de l'école d'architecture de Versailles (Léav)
  • Viviana Ferrario, architecte, enseignante-chercheuse à l'université IUAV de Venise
  • Marina Frolova, géographe, professeure au département de géographie régionale et physique, faculté de philosophie et de lettres, université de Grenade
  • Josefina Gómez Mendoza, professeur émérite de géographie à l'université autonome de Madrid
  • André Guillerme, professeur d'histoire des techniques au Conservatoire national des arts et métiers à Paris
  • Fabienne Joliet, géographe, professeure à l'Institut national de l'horticulture et du paysage à Angers (Agrocampus-Ouest)
  • Laurent Matthey, géographe, professeur assistant, département de géographie et environnement de l'université de Genève
  • Francesca Mazzino, professeure en architecture du paysage, coordonnatrice du master interuniveristé « projet des espaces verts et du paysage », université de Gênes
  • Yves Michelin, géographe et agronome, professeur à VetAgroSup
  • Diego T. Moreno, professeur de géographie, coresponsable du Laboratoire d'archéologie et d'histoire environnementale (LASA), DAFIST-DISTAV, université de Gênes (Italie)
  • Philippe Poullaouec-Gonidec, architecte, paysagiste et plasticien, directeur de la chaire Unesco en paysage et environnement (Cupeum) et de la chaire paysage et environnement (Cpeum), professeur à l'École d'architecture de paysage de l'université de Montréal (Canada)
  • Sylvie Salles, architecte et urbaniste, Ensa Paris-Val de Seine
  • Anne Sgard, professeure de géographe, université de Genève
  • Nicole Valois, professeure à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université

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Date(s)

  • Monday, September 19, 2022

Keywords

  • apprentissage expérientiel, action paysagère, savoirs paysagers, habitants, rapports de pouvoir, institutions, cadre institutionnel de l'action paysagère

Contact(s)

  • Emmanuelle Passerieux-Gibert
    courriel : projetsdepaysage [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Emmanuelle Passerieux-Gibert
    courriel : projetsdepaysage [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Les savoirs paysagers dans l’action », Call for papers, Calenda, Published on Friday, July 15, 2022, https://calenda.org/1007994

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