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L’État africain

Acteur de sécurité ou objet à sécuriser ?

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Published on Monday, August 22, 2022 by Lucie Choupaut

Summary

La sécurité est considérée comme une mission régalienne de l’État. En Afrique, l’histoire tout comme l’actualité, montrent que l’État oscille entre deux postures lorsqu’il s’agit de remplir cette mission. Dans un contexte de complexification des menaces et d’affirmation de la souveraineté, la question sécuritaire en Afrique continue d’animer la réflexion scientifique à partir de la considération de l’État comme acteur ou un objet de sécurité dans les relations internationales. Le présent projet d’ouvrage collectif invite à une réflexion interdisciplinaire sur la place de l’État africain dans la production, l’orientation et l’imposition des normes et pratiques sécuritaires dans la scène internationale. 

Announcement

Argumentaire

Les questions de l’État face à la sécurité sont de plus en plus préoccupantes ces dernières années non seulement sur le continent africain, mais également dans le monde entier. Elles mettent en relief l’importance de la stabilité dans le processus de développement auquel aspirent la plupart des États, en vue de garantir un avenir et un cadre propice aux populations, ainsi qu’aux générations futures. Les États africains luttent pour préserver leur intégrité territoriale, mais également sont pour la plupart impliqués dans des luttes de pouvoir s’articulant autour des changements ou de la préservation du pouvoir très souvent synonyme de sécurité. De ce fait, de nombreux États sont rangés dans le compartiment d’États faillis, fragiles, voyous, stationnaires ou même complètement effondrés. La mobilisation de ces concepts constitue très souvent la base justificative des crises sécuritaires observées en Afrique, de l’interventionnisme et de l’ingérence étrangère. Le printemps arabe est une illustration qui range l’État africain dans une logique d’objet à sécuriser. Au cours de cette période qui débute à partir des années 2010, et ayant entrainé la destitution des chefs d’État de la Tunisie, d’Égypte et de la Libye ; ni ces trois États ni tout autre État africain n’ont été véritablement capables de fournir des solutions idoines à ces mouvements sociaux générateurs d’insécurité, et à d’autres problématiques telles que le terrorisme. Ce constat explique certains événements. C'est le cas de l’intervention récurrente de l’ONU ou de l’offensive de l’OTAN en Libye. C'est également ce qu'illustre la présence accrue des armées occidentales dans plusieurs d’Afrique soi-disant, installée dans le cadre des missions de maintien de la paix ou de lutte contre le terrorisme. On y mentionnera l'exemple de l’opération Barkhane et Takuba dans la zone sahélienne.

L’État africain tout comme l’État occidental, est le produit de la construction d’un monopole (militaire, économique et culturel), qui permet d’affirmer que son histoire politique n’a pas été de tout temps, un long fleuve tranquille. Après les luttes d’indépendance (1960 pour la majorité des États), il oscille entre consolidation démocratique et relents autoritaires qui découlent du retour de la recrudescence des coups d’État militaires (Mali, Burkina Faso, Guinée). L’État africain, pour imposer son monopole, devient un acteur de sécurité qui génère à la fois violence politique et insécurité à tel point que l’on s’interrogera sur la forme et la finalité d’un tel monopole ? Achille Mbembé (1990) montre que la détention du monopole de la violence par l’État et le pouvoir politique, provoque une « pluralité de régime de violence » allant des coups d’État, de la répression, des rébellions armées, aux guerres civiles et aux émeutes. Ces phénomènes sont les signes d’une violence politique multiforme, omniprésente, et porteuse d’insécurité. Sauf qu’à partir des années 90, la contestation politique et les revendications sociales dénoncent l’illégitimité et l’inefficacité du monopole étatique tel qu’il s’exerce. L’État souverain et indépendant dès 1960, dont les fonctions premières sont la défense extérieure et la sécurité intérieure, devient générateur d’insécurité.

Le questionnement de l’État cesse de prendre uniquement en compte ou d’analyser séparément la violence d’État et la violence contre l’État postcolonial attaché aux diverses formes de contestation civiles et militaire. Ce besoin de sécurisation de l’État est réaffirmé par la Commission de l’Union Africaine. Elle a mis sur pied un cadre de réforme du secteur de la sécurité de l’État s’appuyant sur la Déclaration solennelle sur la Politique Commune Africaine de Défense et de sécurité (PCADS). En 2010 par exemple, l’armée nigérienne a déposé le président Mamadou Tandja qui tentait de s’octroyer un troisième mandat inconstitutionnel, avant d’organiser les élections. En 2014, c’est le président burkinabé Blaise Compaoré, qui a été victime d’une insurrection populaire alors qu’il tentait de modifier la constitution à son profit. En 2017, ce fut le tour de Robert Mugabe qui a cédé le pouvoir face à une coalition armée-nation. C’est à croire que les processus électoraux en Afrique ne sont pas exempts de risques sécuritaires. Ainsi constate-t-on que l’inscription de l’État africain dans les processus démocratiques irréversibles a donné une coloration conflictuelle différente de celle des conflits sécuritaires des périodes d’indépendance. Cela dit,  il demeure tout de même que l’État africain reste un sujet de sécurité qui fait l’objet d’un débat permanent.

La question de la sécurité et de l’État en Afrique est une question largement abordée par la littérature spécialisée. Elle est articulée autour de deux principales périodes qui vont des indépendances aux années 1990 d’une part, et des années 1990 à nos jours d’autre part. Au sortir du système colonial, la paix et la stabilité constituaient deux des principaux enjeux auxquels les pays africains devaient faire face en raison de leur histoire politique et institutionnelle (Gazibo Mamoudou ; 2010). De ce fait, la préoccupation prioritaire résidait dans la constitution des armées à des fins de sécurisation territoriale. Mamadou Gazibo observe que les États africains ont été les plus touchés par de multiples formes de conflit entre les premières indépendances et le début des années 1990 (Gazibo Mamoudou ; 2010, 117-137). A posteriori, l’État africain se caractérise comme un espace affecté par les luttes armées ou les crises politiques porteuses de germes de guerre (Ayissi Anatole ; 1994). À l’observation, il est caractérisé par des coups d’État militaire et les luttes interétatiques. Dominique Bangoura (1996 ; 39-53) fait le constat que l’État postcolonial est générateur de violence politique et d’insécurité et requiert de nouvelles formes de sécurité. Pour Philippe Hugon (2006 ; 33-47), l’État africain postcolonial se caractérise le plus souvent par sa faiblesse, menant au quasi-effondrement d’institutions telles que l’armée.

La fin de la guerre froide marquée par la chute du mur de Berlin a donné une autre perspective sur la façon de lire l’État africain. Dans cette logique, Axel Augé (2006 ; 49-67) aborde la question de la sécurité de l’État africain sous le prisme de sa réforme. Il fait ressortir les réformes engagées en s’appuyant sur une « sociologie par le bas » du secteur de la sécurité et de la défense. Celle-ci tient compte des logiques locales liées aussi bien à la structuration organisationnelle des armées nationales à leur internationalisation (adhésion à des programmes de formation militaire) qu’à leur adaptation au nouvel environnement de la sécurité (crises sous-régionales, gestion collectives des conflits).

À partir de ce moment, les réflexions renvoient principalement à des phénomènes anthropiques qui rangent l’État africain comme objet à sécuriser avec une faible orientation de l’État comme acteur de sécurité. La tendance de l’État comme objet à sécuriser découle principalement d’une conceptualisation de celui-ci comme failli ou fragile où « Les conflits se situent dans des contextes de défaillance des États » (Hugon Philippe ; 1998 ; 33-47) avec comme principal facteur le vent de démocratisation qui a suivi la fin de la guerre froide. La fragilité de l’État (Edouard Épiphane YOGO ; 2017 ; 22) entraine une défaillance sécuritaire qui part des conflits de pouvoirs, des replis identitaires et de l’instrumentalisation du religieux. En effet, « l’intégrisme religieux s’est substitué dans certains États au nationalisme ou au socialisme comme projet de sociétés » (Edouard Épiphane YOGO ; 2017 ; 37). Ce concept permet d’embrayer sur les productions autour des questions liées à l’émergence du terrorisme, qui constitue l’une des principales articulations du débat sur la sécurité de l’État africain à partir des années 2000. Le déploiement d’un dispositif sécuritaire bâti sur l’action extérieure renforce l’idée d’une réification de l’État africain. Les révoltions de couleurs survenues à partir de 2010 en Afrique du Nord, la balkanisation du Soudan et les guerres en RDC (PÉAN Pierre ; 2010) renforcent cette idée de l’État comme objet de sécurité dans la littérature consacrée à l’Afrique. Le dépassement des aspects polémologiques de la sécurité en Afrique a conduit à l’apparition d’un courant montrant que les problématiques de sécurité auxquels font face les États africains les constituent indubitablement en acteurs de sécurité.

Le présent projet d’ouvrage collectif invite à une réflexion interdisciplinaire sur la place de l’État africain dans la production, l’orientation et l’imposition des normes et pratiques sécuritaires dans la scène internationale. D’où la question suivante : L'Etat africain prend-t-il activement part à la production et au respect des normes et pratiques sécuritaires ou demeure-t-il une simple babiole dans la scène internationale ?

Il apparait que l’État africain semble naviguer entre postures d’impotence, de cotraitance et de sous-traitance et postures de vigilance, de résilience ou de connivence. Plus spécifiquement, il s’agit d’envisager la sécurité dans les relations internationales comme une dialectique mieux une interconnexion entre marqueurs internes de stabilité de l’État et facteurs externes de maintien de la sécurité dans les relations internationales impliquant l’État africain. De même, l’État africain est envisagé comme un laboratoire d’expérimentation (MBEMBE Achille ; 2018 ; 143-152) et de sécrétion des normes de sécurité mobilisables dans les relations internationales contemporaines. La complexité et le dynamisme des facettes et représentations attachées à la sécurité accréditent, à plusieurs titres, l’affirmation du rôle de l’État africain dans la marchandisation des modèles de sécurisation de l’État sur la scène internationale. L'étude postule la survivance de potentialités de montée en puissance de l’État africain dans une posture de légitimité circonstancielle ou stratégique à assumer des missions de sécurité dans les relations internationales (Yousras ABOURABI Yousra et Julien DURANT DE SANCTIS ; 2016 ; 87). 

L’étude se propose aussi d’explorer le champ des possibles quant à l’aptitude de l’État africain à contribuer significativement à la production et au maintien de la sécurité dans les relations internationales. Il s’agit d’ouvrir la voie à une exploitation des résultats d’analyses explicatives de la condition contemporaine de l’État africain (NTUDA EBODE Joseph Vincent ; 1999), afin d’entrevoir les pistes de repositionnement et de reconfiguration de ce dernier sur l’échiquier sécuritaire international. 

L’on postulera en tout état de cause de la nécessité de définir des modèles de construction de la légitimité de l’État africain à assumer utilement un rôle d’acteur de la sécurité internationale. Pour ce faire, l’étude se propose d’explorer les conditions de faisabilité d’une telle perspective. Sans doute, la part de l’histoire, la part des producteurs des normes sociales à venir, l’affirmation du leadership, la sociologie des relations internationales et la construction des modèles économiques adéquats ne sont pas à négliger dans la réalisation d’un tel projet. C’est pourquoi il faudra esquisser le devenir des représentations de la sécurité comme finalité des relations internationales de même que corriger, sinon, adapter les logiques d’interaction entre différents acteurs et relais institutionnels (Niagalé Bagayoko-Penone et Bernard Hours ; 2005 ; Jean-Pierre COLIN ; 2012) de l’action de l’État africain en matière de production de la sécurité.

Par État africain, il s’agit de l’ensemble des États constituant l’Union Africaine. La borne temporelle de la présente aventure scientifique s’inscrit de 2010 à nos jours. Cependant, les auteurs jettent un regard et une analyse prospective s’étalant à l’horizon 2050. L’idée est d’esquisser ou de consolider des modèles de fabrique de véritables acteurs de sécurité en Afrique.

Modalités de soumission

S’agissant des modalités de contribution, les propositions doivent refléter les deux variables du titre du présent ouvrage, à savoir l’État africain comme objet à sécuriser ou acteur de sécurité sur la scène internationale. Les propositions pourront également aborder les aspects formulés dans la problématique centrale et les hypothèses.

L’appel à contributions s’adresse aux chercheur(e)s de l’ensemble des disciplines des sciences sociales (anthropologie, droit, géographie, histoire, philosophie, science politique, sociologie, etc.).

Les résumés des propositions de chapitres de l’ouvrage, de 500 mots maximum doivent comporter

  • un titre ;
  • indiquer le nom du ou des auteur(e)s et de leur(s) institution(s) de rattachement (affiliations complètes) ;
  • préciser le matériau sur lequel s’appuie le propos ;

Ils doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes :

  • ntudaebode.joseph@gmail.com;
  • edouardyogo@yahoo.fr;
  • filsbeboule@yahoo.com;
  • onguendo15@outlook.com;

avant le 20 juillet 2022.

Les propositions seront évaluées par le comité scientifique et les réponses seront envoyées par mail à partir du 10 août 2022.

Les auteurs dont les propositions seront retenues devront faire parvenir leurs articles au plus tard le 20 septembre 2022.

Direction de l’ouvrage

  • Pr Ntuda Ébode Joseph-Vincent, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Édouard Épiphane Yogo, Université de Yaoundé II, Cameroun ;

Comité éditorial

  • Beboule Beboule Beyir le Fils, Université de Douala, Cameroun ;
  • Onguene Alain Christian, CREPS, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Evengue Minkala Antoine Marie, CREPS, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Eyong Ntoung Benson Agbor, CREPS, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Koge Samuel, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Nassous Nassourou, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Ngadjui Engue Paul Ruphin, Université de Douala, Cameroun ;
  • Tchougna Dibandou Idriss Martial, Université de Douala, Cameroun ;

Comité scientifique

  • Pr Abé Claude, Université Catholique d’Afrique centrale, Cameroun ;
  • Pr Akono Atangane Eustache, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Akono Omgba Sédéna, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Ebogo Frank, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Gwoda Adder Abel, Université de Maroua, Cameroun ;
  • Pr Kaptchoung célestin, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Leka Armand, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
  • Pr Loungou Serge, Université Oumar Bongo, Gabon ;
  • Pr Machikou Nadine, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Mandjem Yves Paul, Institut des Relations Internationales, Cameroun ;
  • Pr Mondoue Roger, Université de Dschang/Institut Panafricain pour le Développement, Cameroun ;
  • Pr Mouelle Kombi Narcisse, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Mouliom Ibrahim Bienvenu, Université de Maroua, Cameroun ;
  • Pr Njoya Jean, Université de Dschang, Cameroun ;
  • Pr Nsoh Christopher, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Ouba Abdoul Bagui, Université de Ngaoundéré, Cameroun ;
  • Pr Owona Nguini Mathias Éric, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Pr Pahimi Patrice, Université de Maroua, Cameroun ;
  • Pr Saibou Issa, Université de Maroua, Cameroun ;
  • Pr Tagou célestin, Université Protestante d’Afrique Centrale, Cameroun ;
  • Pr Tamasang Christopher, Université de Yaoundé, Cameroun ;
  • Pr Wanyaka Virginie, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
  • Pr Wassouni François, Université de Maroua, Cameroun ;
  • Pr Willybroad Dze-Ngwa, Université de Youndé I, Cameroun ;
  • Pr Yanou Moise, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Amahata Lionel, Université de Ngaoundéré, Cameroun ;
  • Dr Amougou Gérard, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Bombella Jean Daniel, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Edouard Epiphane Yogo, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Lekini Eric Bertrand, Université de Dschang, Cameroun ;
  • Dr Manga Jean-Marcellin, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Mbella Méssina, CREPS ;
  • Dr Messia Lionel, Université de Yaoundé II, Cameroun ;
  • Dr Ngamondi Karie Youssouf, IRIC, Cameroun;
  • Dr Njifon Njoya Hassan, Université de Buea, Cameroun ;
  • Dr Noa Manuela Garcia, CREPS;
  • Dr Nzokou Wilfried, CREPS, Université de Yaoundé II, Cameroun ;

Références

Achille MBEMBE, « L’Afrique en théorie », Association Multitudes, Hors-champ, 2018/4 n° 73, pp. 143 – 152

AUGÉ Axel, « les réformes de la sécurité et de la défense en Afrique subsaharienne : vers une institutionnalisation de la gouvernance du secteur sécuritaire » Afrique Contemporaine, 2006, vol 2, n° 218, pp. 49-67.

AYISSI, Anatole, « Le défi de la sécurité régionale en Afrique après la guerre froide, vers la diplomatie préventive et la sécurité collective », Travaux de recherche de l’U1NIDIR, New York et Genève, n° 27, 1994, cité par D. Bach et L. Sindjoun, « Ordre et désordre en Afrique », Polis, Revue camerounaise de science politique, vol 4, n° 2, 1997, pp. 3-18.

BANGOURA Dominique, « État et sécurité en Afrique » politique africaine, pp. 39-53.

Edouard Épiphane YOGO, La fragilité de l’État en Afrique centrale. Ressorts, implications et prescriptions, Edilivre, 2017, p. 22.

Gazibo Mamoudou, 2010, Introduction à la politique africaine, Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 242 p.

Gazibo Mamoudou, 2010, « instabilité en Afrique et ses déterminants », in Introduction à la politique africaine, Presses de l’Université de Montréal, Montréal, pp. 117-137.

Hugon, Philippe, « Conflits armés, insécurité et trappes à pauvreté en Afrique » Afrique contemporaine, 2006, vol 2, n° 218, pp. 33-47.

Joseph Vincent NTUDA EBODE, « De la politique étrangère des États africains : ruptures et continuités d’une diplomatie contestée », African Journal of International Affairs, 1999.

Joseph-Vincent NTUDA EBODE, « The problemantic of cyberwarfare: conceptual challenges and polemology » in Bulletin du CREPS, n° 02-03, mars 2013, pp. 7-9.

Niagalé BAGAYOKO-PENONE et Bernard HOURS (Dir.), États, ONG et production des normes sécuritaires dans les pays du Sud, L’Harmattan, Paris, 2005 ; Jean-Pierre COLIN, « un continent en transition », in l’Afrique dans les relations internationales, F.R.I., Vol XIII, 2012.

Pierre PÉAN, Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Paris, Fayard, 2010.

Yousras ABOURABI et Julien DURANT DE SANCTIS, L’émergence des puissances africaines de sécurité : étude comparative, Études de l’IRSEM, 2016, n° 44.


Date(s)

  • Wednesday, July 20, 2022

Keywords

  • État africain, acteur, sécurité, objet, relation internationale

Contact(s)

  • Edouard Epiphane Yogo
    courriel : edouardyogo [at] yahoo [dot] fr
  • Joseph Vincent Ntuda Ebodé
    courriel : ntudaebode [dot] joseph [at] gmail [dot] com
  • Fils Beboule
    courriel : filsbeboule [at] yahoo [dot] com
  • Christian ONGUENE
    courriel : onguendo15 [at] outlook [dot] com

Information source

  • Edouard Yogo
    courriel : edouardyogo [at] yahoo [dot] fr

To cite this announcement

« L’État africain », Call for papers, Calenda, Published on Monday, August 22, 2022, https://calenda.org/1012332

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