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Lire le sol en archéologie : pratiques de terrain et regards croisés

Reading the soil in archaeology: field practice and interdisciplinary perspectives

Lesen des Bodens in der Archäologie: Feldpraxis und interdisziplinäre Perspektiven

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Publié le mercredi 07 septembre 2022

Résumé

La question des traits du sol s’invite depuis plusieurs années au cœur du questionnement archéologique, en particulier sous l’impulsion des travaux menés en archéologie préventive. Leur reconnaissance, leur identification, leur « lecture », notamment sur le terrain, sont sources de données nouvelles et d’approches inédites. Leur utilisation s’inscrit comme une étape indispensable du processus archéologique et peut même, pour certaines périodes, en tenir le rôle central. Ce colloque vise à promouvoir la lecture interdisciplinaire du sol en archéologie sur le terrain, en s’appuyant en particulier sur l’apport des sciences de la Terre.

Annonce

Appel à communications et à posters – 1re circulaire

Présentation

L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), en partenariat avec le laboratoire Archéologie et Territoires (UMR 7324 CITERES, CNRS, Université de Tours, France) et en collaboration avec la section archéologie de l’Office du patrimoine et de l’archéologie de Neuchâtel (Suisse), vous invite à participer à un colloque international de trois jours intitulé Lire le sol en archéologie : pratiques de terrain et regards croisés. Il se déroulera à l’université de Tours, au cœur de la ville, sur le site universitaire des Tanneurs. Les présentations seront enregistrées et les actes feront rapidement l’objet d’une publication numérique.

Argumentaire

La question des traits du sol s’invite depuis plusieurs années au cœur du questionnement archéologique, en particulier sous l’impulsion des travaux menés en archéologie préventive. Leur reconnaissance, leur identification, leur « lecture », notamment sur le terrain, sont sources de données nouvelles et d’approches inédites. Leur utilisation s’inscrit comme une étape indispensable du processus archéologique et peut même, pour certaines périodes, en tenir le rôle central.

La thématique de ce colloque a été inspirée par des réflexions communes à un ensemble d’acteurs de l’archéologie et de spécialistes des sciences de la Terre, dans un souci de mise en valeur des approches de terrain pluridisciplinaires pour la compréhension des sites archéologiques. En effet, stratigraphie, pédologie, sédimentologie, géophysique et d’autres disciplines encore sont mobilisées pour décrypter le sol en contexte archéologique. En outre, il est souhaitable que l’évaluation du potentiel du terrain soit prise en compte dans les procédures opérationnelles comme dans l’évolution des politiques archéologiques.

Objectifs et thèmes

Il s’agit de faire le lien entre les choix effectués sur le terrain et les étapes qui en résultent (analyses, interprétations…), de favoriser la constitution de référentiels, de guides de bonnes pratiques et de sensibiliser à la reconnaissance des traits pédo-sédimentaires. Le cadre thématique du colloque n’implique pas de limite chronologique ou géographique. Toute approche sur des contextes archéologiques peut être retenue dès lors qu’il s’agit de mettre en commun la compréhension du passé, l’étude des occupations, des activités humaines, de l’environnement et des horizons naturels ou anthropisés, dans le dialogue nécessaire entre archéologie et sciences environnementales. Quelles perspectives peuvent offrir l’analyse et l’interprétation des structures et des couches lorsqu’elles sont prises en compte dès les premières observations de terrain ? Comment faciliter cette démarche, rendre cette approche plus efficiente et fluide entre les différents acteurs ?

Afin d’optimiser l’étude des sites tout en améliorant leur compréhension, il faut également entamer une réflexion sur l’utilité de protocoles adaptés et d’outils d’aide à la décision qui peuvent varier de l’échelle intra site à l’échelle territoriale. Tous les acteurs impliqués sur le terrain sont donc concernés par les échanges attendus lors de cette rencontre.

Seront encouragées les présentations croisées entre archéologie et sciences de la Terre, faisant état de retours d’expériences de terrain communs, de bilans, proposant de premières synthèses et des référentiels. Seront également appréciées les communications traitant des questions de protocoles, de simplification du travail de terrain, de choix des analyses à privilégier selon les situations, notamment en contexte préventif. Enfin, les présentations collectives autour d’un thème seront privilégiées et les études de cas ponctuelles réservées aux sessions de posters.

Le colloque sera organisé en sessions thématiques qui seront définies à la suite des propositions de communications. La liste de thèmes de communications proposée ci-après n’est pas exhaustive :

  1. La mise en œuvre de connaissances croisées : la complémentarité, sur le terrain, entre reconnaissance archéologique et reconnaissance pédo-sédimentaire ; la clarification et la définition des principales et indispensables terminologies propres à chacun des acteurs ; la question des formations pratiques, qu’elles soient initiales ou continues (étudiants, archéologues, spécialistes, agents de l’État …) ;
  2. Les résultats des études et traits pédo-sédimentaires de terrain (1) : selon les contextes (préhistorique, urbain, rural…) et la nature des structures archéologiques (en creux, en élévation, de combustion, espaces d’occupation tels que bâtiments, cours, enclos…) ;
  3. Les résultats des études et traits pédo-sédimentaires de terrain (2) : selon les dépôts (colluvions, terres noires, tourbe…) et les horizons de sol particuliers (d’occupation, de mise en culture, de référence...) ;
  4. Les méthodes: la systématisation des relevés de terrains de traits fréquents et facilement identifiables : avantages et inconvénients ; la création de référentiels et le choix d’outils de classification, les modes de mise à disposition.

Les communications orales ne devront pas dépasser 20 minutes (+ 5 minutes de questions). Elles pourront se faire en français (avec un support en anglais) ou en anglais (avec support en français). Les posters pourront également être proposés dans l'une et/ou l'autre des deux langues ; ils feront l'objet de 5 minutes de présentation orale.

Modalités de soumission

Merci de déposer votre proposition de communication ou de poster sur cette page

Les propositions devront comporter : nom, fonction et coordonnées du ou des auteurs ; résumé en français ou en anglais (400 mots maximum) ; liste concise de mots clés.

La date limite de dépôt est fixée au vendredi 6 janvier 2023.

Calendrier

  • jusqu’au 6 janvier 2023 = soumission des propositions (communications et posters);
  • fin février/ début mars 2023 = acceptation des propositions ;
  • mars 2023 = mise en ligne du programme définitif.

Comité d’organisation

  • Olivier Blin (archéologue, chargé de la coordination de la recherche et des partenariats scientifiques des interrégions CIF-HDF-GE), Inrap, UMR 7041 CNRS ArScAn - équipe GAMA, olivier.blin@inrap.fr
  • Carine Carpentier (chargée du web scientifique), Inrap, carine.carpentier@inrap.fr
  • Judit Deák (archéopédologue, chargée de recherche en sciences de la Terre), Office du patrimoine et de l’archéologie Neuchâtel (Suisse) - section archéologie, directrice du bureau d’étude 4terres, judit.deak@ne.ch
  • Kai Fechner (archéopédologue, formateur pour l’Inrap, Paris I et KU Leuven), Inrap, UMR 7041 CNRS ArScAn - équipe Archéologies environnementales, UMR 7362 CNRS LIVE), kai.fechner@inrap.fr
  • Philippe Husi (responsable du LAT, directeur adjoint de l’UMR 7324 CNRS CITERES), CNRS, philippe.husi@univ-tours.fr
  • Morgane Liard (géoarchéologue, formatrice interne), Inrap, UMR 6042 CNRS GEOLAB - université Clermont Auvergne, morgane.liard@inrap.fr
  • Jean-Baptiste Rigot (géoarchéologue, archéomaticien, maître de conférences,) UMR 7324 CNRS CITERES, université de Tours, jb.rigot@univ-tours.fr

Comité scientifique

  • Diego Angelucci (géoarchéologue, micromorphologue, professeur), Dip. di Lettere e Filosofia, Università di Trento, diego.angelucci@unitn.it
  • Frédéric Broes (archéopédologue, géoarchéologue, formateur interne), Inrap, Universiteit Gent, frederic.broes@inrap.fr
  • Judit Deák (archéopédologue, chargée de recherche en sciences de la Terre), Office du patrimoine et de l’archéologie Neuchâtel (Suisse) - section archéologie, directrice du bureau d’étude 4terres, judit.deak@ne.ch
  • Bruno Desachy (archéologue, maître de conférence associé à l’université de Paris 1), ministère de la Culture - UMR 7041 CNRS ArScAn - équipe Archéologies environnementales, bruno.desachy@univ-paris1.fr
  • Stefaan Dondeyne (pédologue, professeur), Soil science department - Universiteit Gent, stefaan.dondeyne@ugent.be
  • Kai Fechner (archéopédologue, formateur pour l’Inrap, l’université de Paris I et KU Leuven), Inrap, UMR 7041 CNRS ArScAn - équipe Archéologies environnementales, UMR 7362 CNRS LIVE), kai.fechner@inrap.fr
  • Mélanie Fondrillon (archéologue), service d’archéologie préventive de Bourges Plus, UMR 7324 CNRS CITERES, melanie.fondrillon@agglo-bourgesplus.fr
  • Anne Gebhardt (archéopédologue, micromorphologue, ingénieure chargée de recherches, formatrice interne), Inrap, UMR 7360 CNRS LIEC, anne.gebhardt-even@inrap.fr
  • Alain Giosa (archéopédologue, pédochimiste), service de l’archéologie du conseil général d’Eure-et-Loir, UMR 7041 CNRS ArScAn - équipe Archéologies environnementales, alaingiosa@gmail.com
  • Roger Langohr (pédologue, professeur émérite), Universiteit Gent, roger.langohr@skynet.be
  • Amélie Laurent (archéologue, application de la géotechnique), service archéologie préventive du département du Loiret, UMR 7324 CNRS CITERES, amelie.laurent@loiret.fr
  • Jari Hinsch Mikkelsen (archéopédologue, géomorphologue, pédochimiste, directeur de Raakvlak), Jari.mikkelsen@brugge.be
  • Morgane Liard (géoarchéologue, formatrice interne), Inrap, UMR 6042 CNRS GEOLAB - université Clermont Auvergne, morgane.liard@inrap.fr
  • Cristiano Nicosia (micromorphologue, géomorphologue), Dipartimento di Geoscienze - Università di Padova, cristiano.nicosia@unipd.it
  • Marina Pagli (archéologue, conservatrice du patrimoine), service régional de l’archéologie Hauts-de-France, UMR 7041 ArScAn – équipe Anthropologie des Techniques, des Espaces et des Territoires au Pliocène et au Pleistocène (AnTET), marina.pagli@culture.gouv.fr
  • Jean-Baptiste Rigot (géoarchéologue, archéomaticien, maître de conférences,) UMR 7324 CNRS CITERES, université de Tours, jb.rigot@univ-tours.fr
  • Dominique Sordoillet (micromorphologue, géomorphologue, ingénieure chargée de recherches, formatrice interne), Inrap, UMR 6249 CNRS Chrono-environnement, dominique.sordoillet@inrap.fr
  • Marc Talon (archéologue, conservateur régional de l’archéologie), ministère de la Culture - Drac Bourgogne-Franche-Comté - service régional de l’archéologie, UMR 8164 CNRS HALMA, marc.talon@culture.gouv.fr
  • Bart Vanmontfort (archéologue, préhistorien, professeur), Centre for Archaeological Research of Landscapes - Archaeology department - KU Leuven, bart.vanmontfort@kuleuven.be

Lieux

  • Salle Thélème - Université de Tours, 3 Rue des Tanneurs
    Tours, France (37)

Format de l'événement

Événement uniquement sur site


Dates

  • vendredi 06 janvier 2023

Mots-clés

  • trait du sol, pédologie, archéologie

Contacts

  • Carine Carpentier
    courriel : carine [dot] carpentier [at] inrap [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Carine Carpentier
    courriel : carine [dot] carpentier [at] inrap [dot] fr

Licence

CC0-1.0 Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC0 1.0 Universel.

Pour citer cette annonce

« Lire le sol en archéologie : pratiques de terrain et regards croisés », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 07 septembre 2022, https://doi.org/10.58079/19g8

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