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Sémiotique et anthropologie

Cygne noir, revue d’exploration sémiotique, n° 11, 2023

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Published on Thursday, October 06, 2022

Abstract

Les rapports entre anthropologie et sémiotique, issus d’un double mouvement de fécondation, n’ont eu de cesse de s’intensifier depuis le milieu du siècle dernier, avec pour conséquence un brouillage des frontières entre les deux disciplines. Au-delà d’un regard porté sur les domaines intellectuels avoisinants, et sans nous en tenir à la tentation d’une nouvelle suture interdisciplinaire, la question aujourd’hui est de savoir comment les études sémiotiques et l’anthropologie, conjointement, peuvent se déterminer un même objet d’étude. Cet appel invite les chercheurs·euses œuvrant en sémiotique, en anthropologie ou dans des disciplines connexes à partager leurs recherches et travaux sur les signes humains.

Announcement

Argumentaire

Les rapports entre anthropologie et sémiotique, issus d’un double mouvement de fécondation, n’ont eu de cesse de s’intensifier depuis le milieu du siècle dernier, avec pour conséquence un brouillage des frontières entre les deux disciplines. L’anthropologie sociale et l’anthropologie linguistique ont tout particulièrement profité des apports structuralistes de Claude Lévi-Strauss[1] et linguistiques de Roman Jakobson[2]. Dès son établissement en tant que discipline, l’anthropologie s’est confrontée à la question de l’interprétation de signes étrangers, au problème de leur traduction et aux différentes manières socialement, historiquement et géographiquement situées d’interpréter ces mêmes signes. Intimement liée à l’approche linguistique, cette question fut notamment traitée à travers la formulation de l’hypothèse Sapir-Whorf[3]. Cependant, l’anthropologie n’est sans doute vraiment devenue sémiotique qu’à partir des travaux pionniers de Clifford Geertz[4], qui prennent toute la mesure des notions de positionnement, de description et d’interprétation. Dès 1975, Michael Silverstein parle d’une « transformation de l’anthropologie en sémiotique[5] », en insistant cependant davantage sur la dimension indexicale que symbolique dans l’analyse de la culture[6]. Geertz et Silverstein ont ainsi planté les graines du « tournant linguistique » qui allait suivre au cours des années 1980. Des chercheurs commencent à cette époque à poser un regard réflexif sur la pratique d’écriture ethnographique en s’appropriant un certain nombre d’outils ou de modèles issus des études littéraires et de la théorie critique[7]. Parfois aussi qualifié de « rhétorique », « littéraire », « éthique » ou « postmoderne », ce tournant au sein de la discipline anthropologique fait l’objet, depuis une dizaine d’années, d’un certain regain d’intérêt sous la forme d’un retour à la « théorie ethnographique »[8], avec un accent mis sur l’ontologie, la relation et les mondes de l’expérience[9]. Dans l’université francophone, les répercussions de ce tournant sont visibles notamment dans la mouvance de l’anthropologie réflexive[10]. Toutes ces recherches s’inscrivent, de près ou de loin, dans le sillon des écrits séminaux de Peirce sur le signe, qui irriguent en profondeur les approches pragmatistes en sciences humaines et sociales[11]. L’ethnométhodologie de Garfinkel tire profit de l’indexicalité[12]. L’ethnographie de la communication se montre sensible à l’interprétation située des pratiques communicationnelles en fonction des diverses communautés de sens[13]. Plus généralement, l’interactionnisme symbolique fonde l’action sociale dans le sens commun, ce qui pose à nouveau l’action des signes et leurs effets au cœur de l’enquête socio- ou anthropologique[14].

Mais l’abord sémiotique de la culture n’est pas le propre de l’anthropologie. Juri Lotman, avec son concept de sémiosphère[15], a posé les fondements d’une sémiotique de la culture qui continue d’être développée aujourd’hui à Tartu[16]. Avant lui, Roland Barthes, avec ses Mythologies, a su inaugurer un certain regard critique sur des phénomènes culturels de son temps[17]. De nombreux chercheurs leur ont emboîté le pas : Irene Portis Winner[18], Monica Rector[19], Milton Singer[20], Paul Bouissac[21], Elizabeth Mertz[22] ou Richard Parmentier[23], par exemple. Le mariage toujours imparfait entre l’anthropologie et la sémiotique a des racines nombreuses. Bakhtine et Volochinov, très tôt, ont lié discours et idéologie[24]. Ce rapport étroit a ensuite été revisité par Eliseo Verón[25] et plus récemment par Judith Irvine et Susan Gal[26] et par Webb Keane[27]. L’ethnosémiotique a été envisagée dès 1979 par Greimas et Courtés[28], mais celle-ci n’a pas donné lieu à des développement bien concrets. Or depuis 2015, le Centro Universitario Bolognese di Etnosemiotica (CUBE), sous la direction de Francesco Marsciani, publie en italien la revue Quaderni di Etnosemiotica[29]. Depuis 2013, la revue américano-coréenne Signs and Society dirigée par Asif Agha se positionne clairement à l’intersection des sciences sociales et des études sémiotiques[30]. En 2020, la revue Actes sémiotiques publiait un dossier « Sémiotique et anthropologie » dans lequel Ludovic Chatenet et Angelo Di Caterino ont produit une intéressante synthèse[31]. Celui-ci faisait suite à un dossier précédent dirigé par Nicolas Couégnas, dans lequel Aurore Famy et Carlo Andrea Tassinari ont proposé une lecture sémiotique de quelques ouvrages de Bruno Latour[32], revisitant ainsi « l’anthropologie des Modernes » de ce dernier. Au cours des dernières décennies, l’étude approfondie des rapports entre cultures humaines et environnements a donné lieux à des travaux novateurs et marquants[33].

Au-delà d’un regard porté sur les domaines intellectuels avoisinants, et sans nous en tenir à la tentation d’une nouvelle suture interdisciplinaire, la question aujourd’hui est de savoir comment les études sémiotiques et l’anthropologie, conjointement, peuvent se déterminer un même objet d’étude. Si l’anthropologie étudie l’humain, les sociétés et les cultures humaines, elle multiplie pour ce faire ses focales, ses méthodes, ses approches et ses visées, se penchant tant sur le processus biologique d’hominisation et les vestiges archéologiques des sociétés passées que sur la dimension symbolique des échanges (matériels, discursifs) et les diverses pratiques culturelles contemporaines. De leur côté, les études sémiotiques traitent des signes et des médiations au moyen desquels les êtres vivants communiquent, interprètent et organisent le monde symbolique et pratique dans lequel ils évoluent au quotidien. En restreignant l’objet de la sémiotique à la sphère d’influence de l’activité humaine, et en considérant l’activité signifiante comme base de toute interaction humaine, nous posons que signe et sens commun forment un seuil pour l’étude des pratiques et des cultures humaines. Ainsi posons-nous que l’objet d’étude commun à l’anthropologie et aux études sémiotiques sont les signes humains.

Qu’est-ce qu’un signe humain ? Une façon simple de définir les signes humains serait de dire qu’ils sont l’expression de l’activité humaine. Les humains n’existent jamais qu’en interagissant (avec autrui, avec des machines, avec leur environnement, avec leur propre conscience, voire avec leur inconscient), et cette interaction s’effectue forcément au moyen de signes, mais aussi à travers des schèmes de représentation (ou métasignes) – qui vont de la cosmologie au diagramme technique, de l’égoportrait à l’imaginaire national, du système de la langue à la mémoire de l’expérience, des lois édictées aux tabous tus. Ces schèmes de représentation, que l’on pourrait aussi appeler interprétants ou univers de référence, sont comme des interfaces entre le monde sensible, perceptible subjectivement, et le monde pratique, entendu au sens commun ; ils rendent possible leur superposition en normalisant les signes qui se présentent à l’entendement. Toute l’activité humaine, individuelle et collective, est régie par ces univers de référence (d’ailleurs pas toujours cohérents entre eux) qui fournissent à l’agentivité les points de repères dont elle ne saurait se passer. De façon générale, dans les sociétés humaines, on considérera que l’ensemble de la production sémiotique, dont la forme archétypale est l’échange, participe d’une dynamique culturelle située et découle d’une certaine disposition à l’action, ou habitus, et qu’en ce sens elle est l’expression d’une sémiose complexe et générative de sens (parfois cohérent et parfois déroutant) pour la communauté. Ainsi conçus, les signes apparaissent autant comme des vecteurs d’organisation sociale que de délitement possible des groupes. Définir les signes humains comme l’expression de l’activité humaine permet d’indexer la signification à l’ensemble des activités ou opérations ayant pour objet la production et l’échange, libres ou contraints, mais aussi l’organisation et la coercition au sein des sociétés et des groupes humains. En outre, s’ils ont souvent une visée performative immédiate, les signes humains ont aussi un effet délayé et diffus : celui d’exprimer et de produire une identité collective ou un ethos historique.

Cet appel invite les chercheurs·euses œuvrant en sémiotique, en anthropologie ou dans des disciplines connexes (ethnologie, linguistique, sociologie, arts et lettres, communication, traduction, études autochtones, etc.) à partager leurs recherches et travaux sur les signes humains. Nous intéressent : les pratiques sémiotiques ordinaires, politiques ou artistiques, et plus largement les systèmes de signes, de croyances et l’implication des axiologies sur la production, les échanges et la circulation des biens symboliques dans l’espace public, au sein des groupes humains et entre eux, les méthodes d’enquête en vue d’étudier de tels phénomènes aussi bien que les excursions théoriques qui en découlent. Les axes suivants sont fournis à titre indicatif, ils ne se veulent pas limitatifs et toute combinatoire entre eux est possible :

  1. Études de cas et explorations. Articles traitant de cas particuliers examinés selon les rapports de sens auxquels ils participent, les systèmes de signes qui leur sont afférents, les processus de signification qu’ils enclenchent, et leurs implications méthodologiques ou analytiques.
  2. Modèles et applications. Articles de nature théorique ou appliquée traitant de l’utilité, de la pertinence et de la valeur de modèles interprétatifs existants ou proposés en vue d’étudier des ensembles de signes définis (afférents à des phénomènes sociologiques, des réalités matérielles, des objets culturels, des discours, des comportements, etc.).
  3. Rapports interdisciplinaires, historiques et actuels. Articles traitant de problèmes de nature épistémologique ou métaréflexive portant sur les objets respectifs traités par les études sémiotiques et les disciplines qui leur sont connexes (l’anthropologie et les sciences sociales en particulier), la comparaison des méthodes valorisées, les possibilités d’hybridation ou d’emprunts, l’histoire de leur développement parallèle et les points de passage existants ou potentiels entre elles.
  4. Pratiques et réalités de la recherche et de l’enseignement. Articles portant sur un ou plusieurs parcours de recherche individués, des cursus institués, les diverses contraintes ou embûches qui se présentent à l’intersection des études sémiotiques et des disciplines qui leur sont connexes (l’anthropologie en particulier, mais pas exclusivement), ainsi que sur les pratiques d’enseignement, la transmission des connaissances et la réceptivité des discours et de la pensée sur le signe selon les milieux.

Dans tous les cas, une problématique claire et/ou une question de recherche originale doivent se trouver au cœur de la réflexion. Des références théoriques (canoniques ou contemporaines) seront mobilisées dans l’idée de dialoguer avec elles.

Modalités de soumission

Candidatures

Deux options s’offrent à vous. Nous acceptons les propositions courtes (500 mots) faisant état de vos intentions de rédaction. Nous acceptons également les manuscrits complets (max. 60 000 caractères). Dans les deux cas, les documents seront envoyés par courrier électronique à redaction@revuecygnenoir.org et à felix.danos@ens-lyon.fr

avant le 1er décembre 2022

Veuillez indiquer en objet de votre message : « Proposition : CN11 ».

Votre proposition courte doit comporter :

  • un titre et un court résumé (500 mots maximum) ;
  • une courte notice biographique (250 mots maximum) incluant les informations suivantes : votre nom complet, votre statut, votre établissement de rattachement et votre département (s’il y a lieu) ainsi que vos coordonnées (adresse courriel au minimum). 

Votre manuscrit complet doit :

  • compter entre 25 000 et 60 000 caractères, espaces, notes et bibliographie comprises ;
  • être accompagné d’un résumé liminaire d’au plus 250 mots présenté à interligne simple synthétisant le sujet, l’objectif, la problématique, l’hypothèse et la méthodologie de recherche ;
  • suivre le protocole de rédaction (à télécharger ici) ;
  • être au format .odt ou .docx.

Le texte complet de l’appel et les détails pour la soumission des propositions d’articles se trouvent dans ce fichier PDF.

La revue Cygne noir, souscrit à l’évaluation en double aveugle.

 Calendrier

  • Les propositions courtes (500 mots) ou les manuscrits complets seront reçus au plus tard le 1er décembre 2022.
  • L’acceptation des contributions sera notifiée au plus tard le 15 décembre 2022.
  • Suite à l’acceptation de votre proposition courte, le texte complet de l’article, déposé aux fins de l’évaluation, sera reçu au plus tard le 15 mars 2023.
  • La publication est prévue pour l’automne 2023.

Comité scientifique

  • Emmanuelle Caccamo (Université du Québec à Trois-Rivières)
  • Pauline Delahaye (Sorbonne Université & Université de Tartu)
  • Anne Dymek (Université Paris-1 Panthéon Sorbonne & Université Harvard)
  • Hélène Leblanc (Université catholique de Louvain & Université de Genève)
  • René Lemieux (Université Concordia & Université de Sherbrooke)
  • Simon Levesque (Université Laval & Université du Québec à Montréal)
  • Katharina Niemeyer (Université du Québec à Montréal)
  • Fabien Richert (Université du Québec à Montréal)

Notes

[1] C. Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, Paris, Plon, 1958 ; Anthropologie structurale deux, Paris, Plon, 1973.

[2] R. Jakobson, Les fondations du langage. Essais de linguistique générale, 1, trad. de l’anglais et préfacé par N. Ruwet, Paris, Minuit, coll. « Reprise », 2003 [1963].

[3] E. Sapir, « Language and environment », American Anthropologist, vol. 14, no 2, 226-242, 1912. DOI: 10.1525/aa.1912.14.2.02a00020; B. L. WHORF, Language, Thought and Reality: Selected Writings of Benjamin Lee Whorf, 2e éd., Cambridge (MA), MIT Press, 2012 [1956].

[4] C. Geertz, The Interpretation of Cultures, New York, Basic Books, 1973.

[5] M. Silverstein, « La sémiotique jakobsonienne et l’anthropologie sociale », trad. de l’anglais par J.-J. Nattiez, L’Arc, no 60, 1975, p. 45.

[6] M. Silverstein, « Shifters, Linguistic Categories, and Cultural Description », dans K. H. Basso & H. A. Selly (dir.), Meaning in Anthropology, Albuquerque, University of New Mexico Press, 1976, p. 11-55; « Indexical order and the dialectics of sociolinguistic life », Language & Communication, no 23, 2003, p. 193‑229. DOI: 10.1016/S0271-5309(03)00013-2.

[7] J. Clifford & G. E. Marcus (dir.), Writing Culture. The Poetics and Politics of Ethnography, University of California Press, 1986; F. E. Mascia-Less, & P. Sharpe, « Culture, Power, and Text: Anthropology and Literature Confront Each “Other” », American Literary History, vol. 4, no 4, 1992, p. 678-696; A. Łebkowska, « Between Anthropology of Literature and Literary Anthropology », trad. J. Pytalski, Teksty Drugie, no 2, 2012, p. 30-41.

[8] G. Da Col & D. Graeber, « Foreword. The return of ethnographic theory », Hau, vol. 1, no 1, 2011, p. vi-xxxv; L. Nader, « Ethnography as theory », HAU, vol. 1, no 1, 2011, p. 211-219; J. Biehl, « Ethnography in the way of theory ». Cultural Anthropology, vol. 28, no 4, 2013, p. 573-597.

[9] E. Viveiros De Castro. Métaphysiques cannibales. Lignes d’anthropologie post-structurale, trad. du portuguais (Brésil) par O. Bonilla, Paris, Presses universitaires de France, 2009 ; B. LATOUR, Enquête sur les modes d’existence. Une anthropologie des Modernes, Paris, La Découverte, 2012 ; E. Kohn, Comment pensent les forêts. Vers une anthropologie au-delà de l’humaine, trad. de l’anglais (États-Unis) par G. Delaplace, préface de P. Descola, Paris, Zones sensibles, 2017 [2013] ; M. Strathern, Relations : An Anthropological Account, Durham, Duke University Press, 2020.

[10] M. Blondet & M. Lantin Mallet (dir.), Anthropologies réflexives. Modes de connaissance et formes d’expérience, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2017. Voir aussi : C. Canut, « Agencements et indexicalités : signifier la subjectivation politique », Langage et société, no 172, 2021, p. 95‑123. DOI : 10.3917/ls.172.0097 ; B. Masquelier, « Faire de l’anthropologie linguistique avec Charles S. Peirce », Langage et société, no 172, 2021, p. 29‑68. DOI : 10.3917/ls.172.0031 ; M. Him-Aquilli & S. Telep, « Introduction. Anthropologie linguistique : le tournant sémiotique », Langage et société, no 172, 2021, p. 19-28. DOI: 10.3917/ls.172.0021.

[11] Cf. R. Atkins, « Peirce on the Index and Indexical Reference », The Transactions of the Charles S. Peirce Society, vol. 41, no 1, 2005, p. 161-188; C. Chauviré, « Indexicalité et assertion chez Peirce », Wittgenstein en héritage, Paris, Kimé, 2010, p. 215-230; D. E. WEST, « The Semiosis of Indexical Use: From Degenerate to Genuine », The American Journal of Semiotics, vol. 28, no 3-4, 2012, p. 301-323. DOI: 10.5840/ajs2012283/419; W. F. Hanks, « Deixis and Indexicality », dans W. Bublitz & N. R. Norrick (dir.), Foundations of Pragmatics, Berlin, De Gruyter Mouton, 2011, p. 315-346. DOI: 10.1515/9783110214260.315; C. V. Nakassis, « Indexicality’s Ambivalent Ground », Signs and Society, vol. 6, no 1, 2018, p. 291-304. DOI : 10.1086/694753.

[12] Cf. H. Garfinkel, « Qu’est-ce que l’ethnométhodologie ? », Recherches en ethnométhodologie, trad. de l’anglais par M. Barthélémy et al., intro. par M. Barthélémy & L. Quéré, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 2020 [1967], p. 51-96 ; A. Coulon, « Les concepts clés de l’ethnométhodologie », L’ethnométhodologie, Paris, Presses universitaires de France, coll. » Que sais-je? », 2014, p. 24-44.

[13] J. J. Gumperz & D. Hymes (dir.), Directions in Sociolinguistics: The Ethnography of Communication, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1972; M. Saville-Troike, The Ethnography of Communication: An Introduction, 3e éd., Blackwell, Malden, 2009.

[14] Cf. D. Le Breton, L’interactionnisme symbolique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige Manuels », 2016 ; J. Bazin, « Questions de sens », Enquête, no 6, 1998, p. 13-34. DOI: 10.4000/enquete.1383.

[15] J. Lotman, Universe of the Mind. A Semiotic Theory of Culture, trad. du russe par A. Shukman, intro. par U. Eco, Londres, I. B. Tauris & Co., 1990; « On the semiosphere », trad. du russe par W. Clark, Sign Systems Studies, vol. 33, no 1, 2005, p. 205-229.

[16] P. Torop, « Semiotics, anthropology and the analysability of culture », Sign Systems Studies, vol. 43, no 2, 2006, p. 285‑315; A. Randviir, « Sociosemiotic perspectives on studying culture and society », Sign Systems Studies, vol. 29, no 2, 2001, p. 607-626.

[17] R. Barthes, Mythologies, Paris, Seuil, 1957.

[18] I. Portis Winner & J. Umiker-Sebeok (dir.), Semiotics of Culture, La Haye, Mouton, 1979; I. PORTIS, Semiotics of Culture and Beyond, New York, Peter Lang, 2014.

[19] U. Eco, I. Ivanov & M. Rector, Carnival!, Berlin, De Gruyter Mouton, 1984.

[20] M. Singer, Man’s Glassy Essence: Explorations in Semiotic Anthropology, Bloomington, Indiana University Press, 1984; Semiotics of Cities, Selves, and Cultures: Explorations in Semiotic Anthropology, Berlin/New York, Mouton De Gruyter, 1991.

[21] P. Bouissac, The Semiotics of Clown and Clowning. Rituals of Transgression and the Theory of Laugther, Londres, Bloomsbury, 2015.

[22] E. Mertz, « Semiotic Anthropology », Annual Review of Anthropology, vol. 36, 2007, p. 337-353; E. Mertz & R. Parmentier (dir.), Semiotic Mediation: Sociocultural and Psychological Perspectives, Orlando, Academic Press, 1985.

[23] R. Parmentier, Signs in Society. Studies in Semiotic Anthropology, Bloomington, Indiana University Press, 1994; Signs in Society. Further Studies in Semiotic Anthropology, Bloomington, Indiana University Press, 2016.

[24] M. Bakhtine (V. N. Volochinov), Le marxisme et la philosophie du langage. Essai d’application de la méthode sociologique en linguistique, trad. du russe et présenté par M. Yaguello, préface de R. Jakobson, Paris : Minuit, coll. « Le sens commun », 1977 [1929].

[25] E. Verón, La sémiosis sociale. Fragments d’une théorie de la discursivité, Saint-Denis, Presses de l’Université de Vincennes, 1988.

[26] J. T. Irvine & S. Gal, « Language Ideology and Linguistic Differentiation », dans P. V. Kroskrity (dir.), Regimes of Language. Ideologies, Polities, and Identities, Santa Fe (NM), SAR Press, 2000, p. 35-48.

[27] W. Keane, « On Semiotic Ideology », Sign and Society, vol. 6, no 1, 2018, p. 64-87. DOI : 10.1086/695387.

[28] A. J. Greimas & J. Courtés, Sémiotique. Dictionnaire raisonné de la théorie du langage, Paris, Hachette, 1979, p. 134‑136.

[29] Cf. F. Marscinani, Tracciati di Etnosemiotica, Milan, Franco Angeli, 2007 ; Centro Universitario Bolognese di Etnosemiotica. URL: https://www.etnosemiotica.net/.

[30] Signs and Society. URL: https://www.journals.uchicago.edu/journals/sas/about.

[31] L. Chatenet & A. Di Caterino, « L’horizon sémiotique de l’anthropologie : paradoxe du “tournant ontologique” », Actes sémiotiques, no 123, 2020, s. p. DOI : 10.25965/as.6427 ; voir aussi, des mêmes auteurs, dans un dossier thématique de la revue brésilienne Estudos semióticos sur « la sémiotique et la culture » publié en 2021 : « Retour vers la culture. La sémiotiques et ses virages anthropologogiques », Estudos semióticos, vol. 17, no 2, 2021, p. 68-85. DOI : 10.11606/issn.1980-4016.esse.2021.180202.

[32] A. Famy, « Guide à l’usage du sémioticien pour circuler dans l’Enquête sur les modes d’existence », Actes sémiotiques, no 120, 2017, s. p. DOI : 10.25965/as.5864 ; C. A. Tassinari, « Sémiotique et anthropologie des modernes. Une histoire de comptes à rendre », Actes sémiotiques, no 120, s. p. DOI : 10.25965/as.5874.

[33] T. Ingold, The appropriation of nature: Essays on human ecology and social relations, Manchester, Manchester University Press, 1986; A. HORNBORG, « Ecology as semiotics: Outline of a contexutalist paradigm for human ecology », dans P. Descola & G. Palsson (dir.), Nature and Society: Anthropological perspectives, Londres, Routledge, 1996, p. 45-62; K. Milton, « Ecologies: anthropology, culture, and the environment », International Social Science Journal, no 154, 1997, p. 477-495; W. Wheeler, The Whole Creature: Complexity, Biosemiotics and the Evolution of Culture, London, Lawrence & Wishart, 2006; R. Aparicio CID, « Perspectives, dimensions, and references that shape the notion of nature: A semiotic model based on socioecological relations », Sign Systems Studies, online first, 2021. DOI : 10.12697/SSS.2.

Places

  • Montreal, Canada

Event attendance modalities

Full online event


Date(s)

  • Thursday, December 01, 2022

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Keywords

  • étude sémiotique, sémiotique, anthropologie, ethnologie, culture, réflexivité, ethnographie, représentation

Contact(s)

  • Simon Levesque
    courriel : redaction [at] revuecygnenoir [dot] org

Information source

  • Simon Levesque
    courriel : redaction [at] revuecygnenoir [dot] org

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Sémiotique et anthropologie », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, October 06, 2022, https://doi.org/10.58079/19mn

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