HomeFaire avancer la reconnaissance des peuples autochtones forestiers du Cameroun

Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

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Published on Wednesday, October 19, 2022

Abstract

Les « Pygmées » n’existent pas. Ceux qui existent portent des noms, Baka, Aka, Twa, Bongo, Efe, Sua, Ba-aka, Ba-mbuti, Ba-bongo, Bedzan, Bagyelli. Chaque communauté a son histoire, sa langue, ses coutumes, sa singularité, ses ambitions, ses relations à ses voisins, ses conflits. Cette contribution à la rédaction d’un ouvrage collectif vise à traiter la question de la reconnaissance à travers une double posture. Il s’agit dans un premier temps de participer à la reconnaissance scientifique d’un universitaire qui aura durant plus de quatre décennies mené, avec passion, une riche et brillante carrière dans le champ de l’ethno-anthropologie des Bakola/Bagyeli de la région sud-côtière. Dans un second temps, il est question de rendre compte de la situation d’inclusion et d’intégration des peuples autochtones dans les divers pans de leur vie sociale dans un contexte marqué par leur « invisibilité » et la marginalisation sociale à laquelle ils demeurent confrontés.

Announcement

Argumentaire

Les « Pygmées » n’existent pas ; ceux qui existent portent des noms, Baka, Aka, Twa, Bongo, Efe, Sua, Ba-aka, Ba-mbuti, Ba-bongo, Bedzan, Bagyelli parmi d’autres ; chaque communauté a son histoire, sa langue, ses coutumes, sa singularité, ses ambitions, ses relations à ses voisins, ses conflits. Par conséquent ils doivent être étudiés en tant que tels, ethnies douées de leur identité propre. Ensuite, l’on doit noter que ces sociétés individuelles interagissent de diverses manières avec les sociétés voisines, comme partout dans le monde.

Il faut reconnaître que dans toute l’Afrique centrale, les Pygmées ou paléoafricains (qu’ils soient reconnus ou non comme « autochtones ») subissent, dans la majorité des situations, des actes de discrimination et des formes de racisme qui ne leur permettent pas d’accéder à une pleine citoyenneté, à l’éducation, aux services de santé et tout simplement à la justice. Ce sont ces inégalités que s’attachent à combattre le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies et la Commission africaines des droits de l’Homme et des peuples, par la mise en œuvre de différents textes de droit international signés par les États. Il reste à obtenir que les signataires les appliquent…

La question de la reconnaissance des peuples autochtones continue à se poser avec acuité à l’échelle mondiale. Bien que des efforts ont été faits au niveau international, la situation singulière au niveau des différents Etats où ils vivent, demeure préoccupante. Que ce soit au niveau institutionnel, politique, économique ou social, la question de leur reconnaissance mérite que les chercheurs de différents champs scientifiques puissent mener une réflexion qui pourrait aboutir sur une reconnaissance effective et une meilleure acceptation de leur singularité comme communauté à part entière au sein de l’Etat-nation.

Cette contribution à la rédaction d’un ouvrage collectif, vise à traiter la question de la reconnaissance à travers une double posture. Il s’agit dans un premier temps de participer à la reconnaissance scientifique d’un universitaire qui aura durant plus de quatre décennies mené avec passion, obstination et détermination, une riche et brillante carrière dans le champ de l’ethno-anthropologie des Bakola/Bagyeli de la région sud-côtière. Les peuples autochtones forestiers auront été le principal champ/attrait des travaux de recherche aussi bien en tant qu’étudiant, chercheur, consultant et enseignant de celui qu’on appelait affectueusement « l’anthropologue des pygmées ». Dans un second temps, il est question de rendre compte de la situation d’inclusion et d’intégration des peuples autochtones dans les divers pans de leur vie sociale dans un contexte marqué par leur « invisibilité » et la marginalisation sociale à laquelle ils demeurent confrontés. En clair, il s’agit de rendre visible une des figures majeures de l’Anthropologie des Peuples autochtones forestiers d’Afrique centrale en générale et de la région sud-côtière du Cameroun de manière spécifique. Cette démarche veut « mettre en pleine lumière » l’œuvre de ce défenseur de la cause des peuples autochtones forestiers du Cameroun. Lumière noire pourrait-on objecter ! En effet, la place occupée par les travaux du chercheur, le coordonnateur et par la suite l’encadreur de travaux universitaires dans le champ de l’Anthropologie des Peuples pygmées du Cameroun après quatre décennies (1976-2017), reste trop discrètement marquée.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est de tradition en Afrique de ne reconnaître la valeur des siens que lorsque ceux-ci ont tiré leur révérence. On peut donc légitimement s’étonner de la place marginale accordée aux travaux de celui qui mérite à juste titre d’être considéré comme l’« Anthropologue des Pygmées Bakola/Bagyeli de la région sud-côtière du Cameroun ». L’on est amené à se poser un certain nombre de questions : Qui le connait ? Qui le cite ? Qui se réfère à lui ? Quel est son héritage scientifique ? Quelle est sa contribution au développement de la « Pygmologie » ? Sans ambages, peu de gens dans le monde universitaire en général et celui des sciences humaines en particulier n’accorde une trop grande importance. On pourrait nous accuser de pêcher par exagération, mais le fait est que très souvent on n’y pense même pas ! Qu’ils s’agissent des journées d’études, de colloques ou de la célébration de la Journée Internationale des peuples autochtones.

Cible

L’appel à contribution s’adresse aux chercheurs des différents champs des Sciences anthroposociales (Anthropologie, Sociologie, Histoire, Géographie, Sciences politiques, Sciences juridiques, etc.) qui s’intéressent aux problématiques relatives aux peuples autochtones forestiers d’Afrique centrale. Les étudiants, notamment les doctorants en formation multidisciplinaire dans les domaines sus-cités sont aussi invités à soumettre leurs propositions d’articles.

Thématiques retenues

Les différentes contributions des auteurs devront être orientées autour des thématiques suivantes :

  • La contribution de l’auteur à la construction de l’identité anthropologique des peuples autochtones ;
  • Les politiques publiques locales en faveur des peuples autochtones forestiers ;
  • L’état de la recherche universitaire sur les peuples autochtones forestiers ;
  • Les identités culturelles et les enjeux de la globalisation chez les peuples autochtones forestiers ;
  • La situation de marginalisation sociale des peuples autochtones forestiers ;
  • Les défis de l’intégration des peuples autochtones forestiers en matière de participation à la vie citoyenne et politique ;
  • Les peuples autochtones forestiers et l’exploitation des ressources naturelles ;
  • La préservation des modes de vie des peuples autochtones forestiers face aux défis de la sédentarisation ;
  • La transmission des savoirs locaux comme enjeu de la résilience des peuples autochtones forestiers ;
  • L’inventivité des peuples autochtones forestiers dans le secteur de l’économie rurale ;
  • Les peuples autochtones forestiers et les réseaux économiques de commercialisation des produits forestiers non ligneux ;

Normes de référence

Le comité scientifique porte à la connaissance des contributeurs que les textes à lui soumettre doivent être conformes aux normes suivantes :

  • Rédigés en français ou en anglais ;
  • Authentiques et originaux ;
  • Remplissent les conditions d'une recherche scientifique fondée sur les principes scientifiques et méthodologiques reconnus par la communauté scientifique en sciences Sociales et Humaines ;
  • La problématique soulevée est d’une certaine importance et suscite l’intérêt des spécialistes dans son domaine scientifique ;
  • Le chercheur se réfère à une documentation et des références bibliographiques fiables ;
  • La recherche doit être structurée et rédigée de manière claire, logique et exemptée de fautes d’orthographe ;
  • Faire l’exclusivité et ne doivent pas être publiés dans un autre support auparavant ;
  • Inclure un résumé (français ou anglais) ;
  • Les figures, tableaux et illustrations doivent être numérotés et inclus dans le texte ;
  • Le nombre de pages doit être compris entre 12 et 20 pages, bibliographie incluse ;
  • Les articles doivent être rédigés en Times New Roman, taille 12, saut de ligne de 1,5, marge de 2,5 ;
  • Les articles doivent inclure une biographie de l’auteur ne dépassant pas 150 mots (150 mots pour chaque auteur pour les articles co-écrits) ;
  • Les normes APA sont requises pour la présentation des références bibliographiques.

Modalités et délai de soumission

  • Les auteurs seront notifiés par e-mail, de la décision prise quant à la publication des articles (Acceptation sans modification, avec modification mineure, avec modification majeure, rejet) ;
  • Les propositions d’articles doivent être envoyées à l’adresse mail suivante : bitougar@gmail.com, et ce,

au plus tard le 20 janvier 2023.

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter par email : bitougar@gmail.com ou par téléphone au numéro wattsapp+237 677 65 68 99.

Comité scientifique

  • Professeur Mbonji Edjenguèlè (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Luc Mebenga Tamba (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Yenshu Vumbo (Université de Buéa)
  • Professeur Robert Kpwang Kpwang (Université de Douala)
  • Professeure Margareth Njikam Savage (Université de Douala)
  • Professeur Antoine Socpa (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Edouard Bokagne (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Armand Leka Essomba (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Christian Nelem Bios (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Paschal Kum Awah (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Pierre-François Edongo Ntede (Université de Yaoundé 1)
  • Patrice Bigombe Logo (Université de Yaoundé 2)
  • Professeur Ignace Bertrand Ndzana (Université de Ngaoundéré)
  • Professeure Louise Ba’ana Etoundi (Université de Douala)
  • Professeur Joseph Pascal Mbaha (Université de Douala)
  • Professeur Deli Tize Teri (Université de Yaoundé 1)
  • Professeur Norbert Aimé Melingui Ayissi (Université de Douala)
  • Professeur Paul Otye (Université de Maroua)
  • Docteur Amélie Mahi (Université de Douala)
  • Docteure Julienne Louise Ngo Likeng (Université Catholique d’Afrique Centrale, Yaoundé)
  • Docteur Antang Yamo (Université de Yaoundé 1)

Comité de lecture

  • Docteur Antang Yamo (Université de Yaoundé 1)
  • Docteur Bernard Aristide Bitouga (Université de Douala)
  • Docteur Bruno Bekolo Engoudou (Université de Douala)
  • Docteur Marcel Nkouandou (Université de Douala)
  • Docteur Damas Roméo Tchanga (Université de Douala)
  • Docteur Laurain Assipolo (Université de Douala)
  • Docteur Nathanaël Assam Otya’a (Université de Bertoua)
  • Docteur Jean-Pierre Nguede Ngono (Université de Maroua)
  • Docteur Alexandre Ndjalla (Université de Yaoundé 1)
  • Serge-Patient Makak (Université de Yaoundé 1)
  • Landry Paul Affa (Université de Ngaoundéré)

Date(s)

  • Friday, January 20, 2023

Keywords

  • reconnaissance, marginalisation, peuple autochtone forestier, inclusion, Cameroun

Contact(s)

  • Bernard Aristide BITOUGA
    courriel : bitougar [at] gmail [dot] com

Information source

  • Bernard Aristide BITOUGA
    courriel : bitougar [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Faire avancer la reconnaissance des peuples autochtones forestiers du Cameroun », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, October 19, 2022, https://doi.org/10.58079/19q2

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