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Les mondes du terrain vague

Usages et résistances

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Published on Monday, November 21, 2022 by Lucie Choupaut

Summary

Dans l’est d’Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, se déploie un grand terrain vague formé de friches industrielles et d’espaces boisés. Approprié par les promoteurs industriels, revendiqué par les populations locales et habité par des personnes marginalisées, il forme un espace liminaire où se manifestent les tensions entre les conceptions capitalistes du développement urbain et les aspirations politiques et communautaires des habitant·es. Conçu comme une rencontre de recherche engagée, ce colloque vise à approfondir la compréhension des multiples dimensions de « ce qui se joue » au terrain vague. Cherchant à joindre la sociologie critique du capitalisme au tournant ontologique en anthropologie, notre objectif est de multiplier les analyses et les angles d’approches afin de mieux appréhender les mondes du terrain vague. 

 

Announcement

Argumentaire

Dans l’est d’Hochelaga-Maisonneuve, au cœur de Tio’tia:ke / Mooniyang / Montréal, se trouve un grand espace en friche surnommé le terrain vague. Composé d’anciens terrains industriels, de boisés et de voies ferrées à l’abandon, le terrain vague d’Hochelaga se déploie à la marge de la ville comme un lieu de rencontre entre une diversité de personnes, d’espèces (végétales et animales), d’objets, de discours, de visions du monde et de manières d’habiter. 

En 2016, une partie du terrain a été achetée par l’entreprise Ray-Mont Logistiques (RML) qui souhaite y implanter l’une des plus grandes plateformes de transbordement de marchandises en Amérique du Nord. Situé à une centaine de mètres des maisons les plus proches, ce projet a fait face à une importante mobilisation populaire revendiquant l’expropriation de l’entreprise et la préservation des boisés et des espaces en friche. Le terrain s’est alors animé de nouveaux usages politiques (blocages, manifestations, réunions politiques, occupations, campements) et le mouvement a réussi à retarder la réalisation du projet. Mais le terrain vague est toujours dans la mire de l’État et des entreprises pour une reprise du développement : au projet de RML s’ajoute la construction d’un viaduc portuaire, le prolongement de deux boulevards et la création d’un « Écoparc industriel ». Le développement de ces infrastructures s’inscrit notamment dans la nouvelle vision maritime du gouvernement du Québec, qui vise à faire du fleuve Saint-Laurent un « corridor économique », par l’établissement de zones d’innovation le long des berges et la création de pôles logistiques coordonnés par l’intelligence artificielle (MTQ, 2022).

Il est a priori difficile de statuer sur ce qui compose réellement le terrain vague d’Hochelaga. Pour RML et ses partenaires, privés comme publics, la question est vite tranchée : cette zone inexploitée et contaminée représente un potentiel de valorisation capitaliste. N’étant pas composé d’objets marchandisables, le terrain peut toutefois être transformé en immense lieu de stockage et de circulation. Une multiplicité d’autres points de vue vient cependant contredire ce récit. Les arbres, les sentiers, les tas de roches, tout comme les renards et les oiseaux qui nichent sont perçus et vécus autrement que comme des excédents dont on ne peut tirer aucune plus-value. Celles et ceux qui s’y abritent, qui y marchent, qui y fêtent, qui observent d’autres formes de vie ou qui s’y nourrissent entretiennent d’autres liens, expérimentent d’autres rapports au monde. De quoi questionner l’ontologie naturaliste (Descola, 2004). Plus qu’une chicane d’usages, ou un désaccord sur le développement urbain, les luttes qui prennent place au terrain vague laissent plutôt planer une bataille ontologique - un conflit sur les manières de lire le monde et de s’y lier.

Ainsi, s’il a longtemps été abandonné par le système industriel et colonial, le terrain vague d’Hochelaga donne aujourd’hui place à d’autres mondes, d’autres conceptions du territoire et d’autres paysages. Cette pluralité façonne un espace à la fois vivant et politique, qui offre une série de questions et de possibilités à la recherche. Récemment, plusieurs enquêtes issues de diverses disciplines (géographie, études urbaines, biologie, sociologie, innovation sociale, design de l’environnement, architecture du paysage, etc.) ont pris le terrain vague comme objet d’investigation. 

Comment penser le terrain vague d’Hochelaga ? Comment appréhender ses usages, ses temporalités et ses imaginaires, les dynamiques politiques et économiques qui l’animent, les mouvements poétiques et les formes de résistance qu’il éveille ? Peut-on réfléchir aux tensions qui le traversent comme étant représentatives des contradictions économiques, sociales et environnementales critiques de l’époque actuelle ? Ces différentes contradictions sont-elles le fruit de rapports ontologiques antagonistes ? De quelle façon le terrain vague interroge-t-il l’habitabilité des espaces perturbés par l’industrie et, plus largement, le devenir de la ville (post)capitaliste et de nos rapports à la « nature » ? 

Le colloque se déploie sur trois axes : 

1- Capitalisme logistique, innovations et technologies

Cet axe vise à approfondir la compréhension de ce qui se joue au terrain vague à partir de l’analyse du capitalisme contemporain. Le projet d’implantation de Ray-Mont Logistiques au terrain vague peut être appréhendé comme une réponse au souhait gouvernemental d’augmenter durablement le volume du transport de marchandises sur le Saint-Laurent. À un moment ou les chaînes d’approvisionnement sont présentées comme étant constamment au bord de la rupture (Gouvernement du Canada, 2022), on peut supposer que les contraintes liées à l’amélioration de l’efficacité logistique et sa numérisation seront appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans la façon de produire les espaces urbains, particulièrement en ce qui a trait aux zones périphériques et désindustrialisées des grandes villes. Alors que le capitalisme a toujours cherché à abattre les barrières spatiales à l’échange (Harvey, 2001), comment la réindustrialisation des quartiers pauvres est-elle influencée par cette dynamique, en fonction non plus des priorités de l’habitation mais bien de la géopolitique de la circulation des marchandises ? En d’autres mots, comment l’« espace des flux » s’arrime-t-il avec l’« espace des lieux » (Pflieger et Castells, 2006) altérant ainsi l’expérience vécue de l’habitation ? Quels types de contre-propositions urbanistiques ou d’imaginaires économiques pourrait-on y opposer?

D’autre part, comment les enjeux locaux du terrain vague peuvent-ils être compris comme symptômes des évolutions récentes du capitalisme, relevant notamment de la pensée logistique (Quet, 2022; Altenried, 2022; Chua et al. 2018), de l’entreprise-monde (Abraham, 2016), de la gestion de la société en fonction des algorithmes (Rouvroy et Berns, 2013) ou du capitalisme de chaînes d’approvisionnement (Chua, 2018; Cowen, 2014; Tsing, 2017) ?  De plus, comment cette réorganisation territoriale du capitalisme est-elle liée aux logiques extractives et coloniales, notamment en ce qui concerne l’intensification du transport maritime des « minéraux critiques et stratégiques » extraits en territoires autochtones (le graphite, le lithium et le nickel, entre autres) et qui sont constitutifs des projets de transition énergétique au Québec (Gouvernement du Québec, 2020) ? 

2- Usages, expressions, imaginaires

Ce deuxième axe pose plus directement la question des agencements qui font du terrain vague un paysage habitable, c’est-à-dire un espace de rencontre entre les humain.e.s et les autres qu’humains, où l’on se soucie des liens qui les rattachent. L’indétermination et la disponibilité du terrain vague (Lévesque, 2019) établissent le contexte de cette rencontre : laissé à lui-même, le lieu accueille la résurgence (Tsing, 2022) prolifique d’espèces végétales et animale au cœur de la ville, et donne lieu à des usages inattendus : jardinage, fêtes, ornithologie, corvées collectives, éducation des enfants par la nature, expositions artistiques, campements, etc. Le terrain vague éveille non seulement les imaginaires d’une ville « autre » (Solà-Morales, 1995), mais il permet aussi d’expérimenter, sur le plan du sensible, « […] les entrelacements qui font espaces de vie » (Tsing, 2017, p. 37), les rattachements (Dispositions, 2020) qui permettent une présence attentionnée aux choses et aux êtres. Ce sont ces liaisons, tissées à même le lieu, qui composent les mondes du terrain vague : des groupements d’existants qui, liés dans une fragilité commune, s’affectent, se contaminent, coopèrent, se transforment – font monde.  

En prenant le parti d’une ontologie relationnelle qui refuse toute rupture radicale entre les vivants autres qu’humain.e.s (« la nature ») et le monde humain (« la culture »), mais pense au contraire leurs agencements (heureux, conflictuels, contingents) et leurs devenirs communs, cet axe souhaite réfléchir les manières par lesquelles le terrain vague d’Hochelaga permet de sentir et de performer/vivre/intensifier les liens d’attachement, de même que les situations de déprise. Les contributions de cet axe s’intéresseront ainsi aux relations qui « font » le terrain vague, à comment le lieu génère « des liens attentifs et des attachements plurispécifiques » (Stengers 2022, p. 25). 

Qui sont les habitant.e.s du terrain vague ? Comment se lient-ils et elles les un.e.s aux autres et au lieu, par le biais de quels usages ? Quelles expériences, quelles sensibilités et quelles expressions animent ses espaces et ses imaginaires, quelles lignes de désir s’y tracent ? Comment ses paysages sont-ils réinventés par les artistes, investis par des formes de soin et de résistance ? Finalement, en quoi les usages du terrain vague interrogent-ils l’habitabilité des espaces perturbés par l’activité industrielle, et invitent-ils à expérimenter de nouvelles manières d’habiter ? 

3- Résistances et territoires

Cet axe souhaite aborder l’espace libéré qu’est le terrain vague (Baschet, 2018) et les mouvements de contestation qu’il génère comme une opportunité de politiser nos rapports aux mondes (Escobar, 2018). S’il est le théâtre d’une certaine frénésie de la réindustrialisation et de l'innovation, les architectes de la destruction du terrain vague se sont heurtés depuis leurs débuts à une pluralité de formes de résistances. 

Faisant résonner les tensions inhérentes aux espaces urbains (Despond et al, 2016), le mouvement de résistance rappelle celui pour le droit à la ville (Lefebvre, 1968; Harvey, 2011) ou pour l’établissement des communs (Dardot et Laval, 2014). Avec une grande diversité de moyens d’action, la confrontation en cours sur le terrain vague s’inspire, fait écho et se joint aux nombreuses luttes territoriales articulant le local et le global (Gibson-Graham, 2008 ; Osterweil, 2005), aux actions de green guerilla (Paddeu, 2015) et aux mouvements pour l’environnementalisme urbain et la justice environnementale (Paddeu. 2017; Di Chiro, 2012). Résonnant tantôt avec les initiatives pour la transition (Hopkins, 2008 ; Laigle, 2013), tantôt avec les Zones à Défendre (ZAD) en France (Pignochi, 2019; Vidalou 2017), inspiré par la force affirmative et générative des blocages autochtones (Simpson, 2021; Pasternak et Dasnof, 2018) la pluralité de gestes de résistance offre à penser les tensions et conflictualités contemporaines.

Comment théoriser les formes de luttes territoriales émergentes ? Quels liens existent entre les savoirs et les pratiques des luttes et le monde de la recherche ? Comment les luttes locales s’inscrivent-elles dans une perspective de transformation sociale plus large ? Comment s’assurer qu’une lutte comme celle du terrain vague n’aboutisse pas à un simple déplacement des projets contestés ailleurs ? Comment articuler lutte territoriale urbaine, mouvements écologistes et mouvements décoloniaux ? Qu’est-ce qui inspire et motive les vies-en-lutte dans leur tension entre territoire habité et territoire cartographié ?

Modalités de soumission

Les personnes qui souhaitent soumettre une proposition de contribution sont invitées à faire parvenir un résumé de 350 mots précisant le sujet de la contribution, l’axe dans lequel elle s’inscrit et le format souhaité - communication (20 minutes), table-ronde (1h30), affiche (5 minutes), performance (durée libre), atelier (1 heure), exposition, projets d’art visuel, projections, etc. - à l’adresse suivante : lesmondesduterrainvague@gmail.com 

d’ici le 20 janvier 2023.

Organisation

  • Estelle Grandbois-Bernard (Sociologie, UQAM),
  • Joris Maillochon (sciences de l’environnement, UQAM),
  • Simon Marcoux-Piché (Sociologie, UQAM),
  • Annabelle Rivard Patoine (Sociologie, Université de Montréal),

en collaboration avec Stasis, Groupe d’enquête sur le contemporain.

Comité scientifique

  • Yves-Marie Abraham (Management, HEC Montréal),
  • Ségolène Guinard (Anthropologie, Université McGill),
  • Dalie Giroux (Études politiques, Université d’Ottawa),
  • Carole Lévesque (École de design, UQAM),
  • Amy Poteete (Science politique, Université Concordia).

Bibliographie

Abraham, Yves-Marie. 2016. Sortir de l’Entreprise-monde. Possibles, Numéro spécial – 40ème anniversaire, 56-76.

Altenried, Moritz. 2022. Le container et l’algorithme : la logistique dans le capitalisme global. Période. http://revueperiode.net/le-container-et-lalgorithme-la-logistique-dans-le-capitalisme-global/ Consulté le 9 juin 2022.

Baschet, Jérôme. 2018. Quels espaces libérés pour sortir du capitalisme ? À propos d’Utopies réelles d’Erik Olin Wright. Association EcoRev’ 46(1) :87-102. 

Chua, Charmaine, Martin Danyluk, Deborah Cowen et Laleh Khalili. 2018. Introduction: Turbulent Circulation: Building a Critical Engagement with Logistics. Environment and Planning D: Society and Space 36 (4): 617–29. 

Cowen, Deborah. 2014. The Deadly Life of Logistics: Mapping Violence in Global Trade. Minneapolis, University of Minnesota Press.

Dardot, Pierre et Laval, Christian et. 2014. Commun: Essai sur la révolution au XXIe siècle. Paris, La Découverte.

Descola, Philippe. 2005. Par-delà nature et culture. Paris. Gallimard.

Despond, Didier. Auclair, Elisabeth. Blanc, Maurice et Melé, Patrice (dir.). 2016. La ville conflictuelle: Oppositions-Tensions-Négociations. Paris. Le Manuscrit.

Dispositions. 2020. Rattachements. Pour une écologie de la présence. En ligne: https://contrepoints.media/posts/rattachements-pour-une-ecologie-de-la-presence. Consulté le 9 juin 2022. 

Di Chiro, Giovanna. 2012. La nature comme communauté: la convergence de l’environnement et de la justice sociale », dans Émilie Hache (dir.) Écologie politique: Cosmos, communautés, milieux. Paris, Amsterdam, 121-153.

Escobar, Arturo. 2018. Sentir-penser avec la Terre : une écologie au-delà de l’Occident. Paris. Seuil. 

Gibson-Graham, J. K. 2008. Place-Based Globalism: A New Imaginary of Revolution. Rethinking Marxism, 20(4), 659‑664. 

Gouvernement du Québec. 2020. Plan québécois pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques 2020-2025. En ligne: https://www.quebec.ca/gouvernement/politiques-orientations/plan-quebecois-valorisation-mineraux-critiques-strategiques. Consulté le 13 juin 2022.

Gouvernement du Canada. 2022. Action. Transformation. Collaboration. Rapport final du Groupe de travail national sur la chaîne d’approvisionnement. En ligne : https://parlonstransport.ca/groupedetravailca. Consulét le 20 octobre 2022.

Harvey, David. 2011. Le capitalisme contre le droit à la ville: Néolibéralisme, urbanisation, résistances. Paris.Amsterdam.

Hopkins, Rob. 2008 The transition handbook, Chelsea, Chelsea green

Laigle, Lydie. 2013. Pour une transition écologique à visée sociétale. Mouvements, n° 75(3), 135‑142.

Lefebvre, Henry. 1974. Le droit à la ville. Paris, Seuil.

Lévesque, Carole. 2019. La précision du vague. Bureau d’étude des pratiques indisciplinées. https://www.be-pi.ca/projets/precision-du-vague. Consulté le 9 juin 2022. 

Ministère des transports du Québec (MTQ). 2022. Avantage Saint-Laurent - La nouvelle vision maritime du Québec. Ministère des transports du Québec. https://www.transports.gouv.qc.ca/fr/ministere/role_ministere/avantage-st-laurent/Pages/avantage-st-laurent.aspx. Consulté le 9 juin 2022. 

Osterweil, Michal. 2005. Place-based Globalism: Theorizing the global justice movement. Development, suppl. The movement of movements, 48(2), 23‑28. 

Paddeu, Flaminia. 2015. De la crise urbaine à la réappropriation du territoire. Mobilisations civiques pour la justice environnementale et alimentaire dans les quartiers défavorisés de Detroit et du Bronx à New York. [phdthesis, Université Paris 4 Sorbonne]. En ligne: https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01283583. Consulté le 9 juin 2021.

Paddeu, Flaminia. 2017. Agir à l’heure de l’anthropocène: Les quatre familles de l’environnementalisme urbain.L’Information geographique, 81(3), 32‑53.

Pasternak, Shiri et Dasnof, Tia 2017. How does a settler state secure the circuitry of capital ?, Environment and Planning D: Society and Space, 36(4): 739-757.

Pflieger, Géraldine et Castells, Manuel. 2006. De la ville aux réseaux/dialogues avec Manuel Castells. Lausanne. Presses polytechniques et universitaires romandes.

Pignochi, Alessandro. 2019. La Recomposition des mondes. Paris. Seuil. 

Quet, Mathieu. 2022. Flux. Paris. La Découverte.

Rouvroy, Antonine et Berns, Thomas. 2013. Gouvernementalité algorithmique et perspectives d’émancipation : Le disparate comme condition d’individuation par la relation? Réseaux, 177(1), 163-196.

Simpson, Leanne Betasamosake. 2021.  A Short History of the Blockade Giant Beavers, Diplomacy, and Regeneration in Nishnaabewin. Edmonton. Les Presses de l'Université de l'Alberta.

Solà-Morales Rubio, Ignasi. 1995. Terrain vague. Anyplace. Cambridge. MIT Press. 

Stengers, Isabelle. 2022. Préface. Dans Tsing, Anna. 2022. Proliférations. Paris Éditions Wildproject.

Tsing, Anna. 2017. Le champignon de la fin du monde. Sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme. Paris. La découverte.

Tsing, Anna. 2022. Proliférations. Paris Éditions Wildproject.

Vidalou, Jean-Baptiste. 2017. Être forêts: Habiter des territoires en lutte. Paris, La Découverte.

Places

  • Le lieu exact sera précisé ultérieurement - Boisé Steinberg
    Montreal, Canada (H1V)

Event format

Full on-site event


Date(s)

  • Friday, January 20, 2023

Keywords

  • terrain vague, capitalisme, vivant, lutte urbaine, paysage, usage, recherche engagée

Contact(s)

  • Comité Organisateur
    courriel : lesmondesduterrainvague [at] gmail [dot] com

Information source

  • Estelle Grandbois-Bernard
    courriel : grandbois-bernard [dot] estelle [at] uqam [dot] ca

To cite this announcement

« Les mondes du terrain vague », Call for papers, Calenda, Published on Monday, November 21, 2022, https://calenda.org/1032598

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