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Le discours sur la peste (1347-1600)

Autorités, expérience, expérimentations

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Published on Thursday, November 24, 2022

Abstract

L’autorité et les autorités (conçus comme des auteurs et/des discours antérieurs) occupent une place importante dans les traités de peste de l’Ancien Régime parus entre 1347, date de la grande peste noire, et 1600, autrement dit les traités spécialisés écrits à la fin du Moyen Âge et pendant la première modernité. Si cette pratique est alors assez usuelle, la situation est toutefois particulière s’agissant de la peste, c’est-à-dire d’une maladie dont l’étiologie est encore méconnue. D’emblée, le discours est fragilisé par cette méconnaissance des causes de la peste car l’on sait, depuis Aristote, que connaître une chose, c’est d’abord en connaître les causes. Dans ce contexte, le recours aux autorités est le moyen d’asseoir un propos, mais il en est un autre – soit complémentaire, soit en opposition - auquel les organisateurs de ce colloque aimeraient s’intéresser, en l’occurrence le recours aux notions d’expérience et d’expérimentation qui renvoient à une approche empirique de la pathologie.

Announcement

Argumentaire

L’autorité et les autorités (conçus comme des auteurs et/des discours antérieurs) occupent une place importante dans les traités de peste de l’Ancien Régime parus entre 1347, date de la grande peste noire, et 1600, autrement dit les traités spécialisés écrits à la fin du Moyen Âge et pendant la première modernité. La pratique de l’interdiscursivité qui en découle se manifeste de manières variées : d’un point de vue rhétorique, la prise en compte de l’autorité/ des autorités est le principe fondateur de l’argument du même nom (c’est-à-dire de l’argument d’autorité), lequel met en jeu une démonstration polyphonique qui peut apparaître dans les textes sous les formes de l’“autorité polyphonique” ou du “raisonnement par autorité”[1] ; d’un point de vue structurel, elle justifie régulièrement le recours à des marges érudites permettant d’indiquer telle ou telle autre référence bibliographique ; d’un point de vue modalisateur, cette pratique entraîne la présence de  marques linguistiques signalant la valeur de vérité accordée aux énoncés rapportés et/ou aux propositions de leurs auteurs ; d’un point de vue énonciatif, enfin, cette interdiscursivité se manifeste par des représentations du discours autre, sous différentes formes de discours rapportés (discours direct, indirect, indirect libre, modalisation d’assertion comme seconde et modalisation autonymique d’emprunt[2]).  

La période de redécouverte des textes anciens qu’est la Renaissance impose cette révérence accordée aux Anciens, d’abord essentiellement par le canal arabo-latin à partir du dernier tiers du XIIe siècle puis directement sur des manuscrits grecs ou latins à la fin du Moyen Âge. La Renaissance renforce encore cette révérence accordée aux Anciens. Mais, lorsqu’il est question de la mort noire, une maladie ignorée du monde occidental pendant de longs siècles, les auteurs du tout début de notre période doivent d’abord s’inspirer d’écrits non spécialisés, que ce soient des ouvrages médicaux plus généraux, de la littérature ou encore des discours religieux, notamment de la Bible. Puis, assez rapidement, viennent se rajouter aux sources les traités de peste antérieurs, faisant de ce type d’ouvrage un genre spécifique, qui commence à se développer à la fin du Moyen Âge puis est amplement représenté au XVIe siècle. Ainsi Nicolas de Nancel, dans son Discours très ample de la peste (1581)[3], manifeste-t-il dans les termes suivants l’importance (en même temps que le poids) de tous les discours qui ont précédé le sien : « Tous ceux qui ont escrit de la peste, que j’ay peu voir, lire, & entendre (qui sont certainement plusieurs) d’un commun accord & consentement disent & maintiennent, que la peste, dès son premier commencement & premiere generation, s’engendre au cœur. Ausquels si je me vouloie seul opposer, je le perdroie tout comptant, vaincu & accablé de tesmoings & d’authorités : pourtant j’aime mieux le quitter, que debattre » (p. 22-23). Ce processus de savoir cumulatif est du reste souvent traduit par la vieille métaphore chartraine (XIIe siècle) de l’enfant sur les épaules du géant, reprise par les médecins à partir de Guy de Chauliac, avec d’éventuelles variantes. Dans ce processus, chaque auteur apporte donc une pierre à l’édifice (pour utiliser une autre métaphore) que constitue l’élaboration d’un savoir, d’ordre médical en l’occurrence.  

Or la situation est particulière, s’agissant de la peste, c’est-à-dire d’une maladie dont l’étiologie est encore méconnue. D’emblée, le discours est fragilisé par cette méconnaissance des causes de la peste car l’on sait, depuis Aristote, que connaître une chose, c’est d’abord en connaître les causes. Dans ce contexte, le recours aux autorités est le moyen d’asseoir un propos, mais il en est un autre – soit complémentaire, soit en opposition - auquel les organisateurs de ce colloque aimeraient s’intéresser, en l’occurrence le recours aux notions d’expérience et d’expérimentation qui renvoient à une approche empirique de la pathologie, approche médicale qui se dispense de la connaissance des causes, que ce soit comme dans l’Antiquité parce qu’elles sont considérées comme inatteignables, voire inutiles (secte médicale empirique) ou que ce soit parce qu’elle repose sur une médecine de terrain, essentiellement pratique, non universitaire, transmise de maître à disciple, souvent au sein des familles, médecine dont les enseignements survivent, malgré le contrôle grandissant des facultés de médecine sur les corporations de médecins, et sont transmis dans les écrits médicaux[4].

Les auteurs des traités de peste évoquent ainsi leur propre expérience, qu’ils soient chirurgiens (car il est admis que ce sont les chirurgiens qui sont plus au fait de la pratique que de la théorisation savante, comme les barbiers) ou même médecins. Dans les deux cas, les auteurs de ces traités souffrent d’un ethos prédiscursif - c’est-à-dire préalable –qui est largement défavorable à l’efficacité de leur propos. Comme le signale ainsi Gabriel-André Pérouse dans un article déjà ancien[5], l’idée que la médecine ait un quelconque pouvoir sur la mort est alors inconcevable, tant la violence quotidienne provoquée par les guerres ou les épidémies impose la présence de la mort. Il faut du reste noter que cette méfiance envers le corps médical est parfois justifiée dans les traités : ainsi Benoît Textor (De la maniere de preserver de la pestilence, 1551) évoque-t-il la peur, du reste légitime, du personnel médical confronté à la maladie ou leur avidité. Tout cela impose un travail éthique - sur l’ethos discursif, en l’occurrence - qui passe par le respect des sources, mais aussi la valorisation personnelle de son propos. Les auteurs insistent donc sur l’expérience qu’ils ont de la maladie parce qu’ils l’ont contractée, comme le chirurgien Ambroise Paré, comme le médecin et jurisconsulte Jean Suau ou encore comme le docteur médecin originaire de la ville de Bordeaux qu’est Guillaume Briet ; ou bien parce qu’ils l’ont côtoyée/ la côtoient, comme le médecin et chirurgien Nicolas de Nancel ou l’anatomiste chirurgien Nicolas Habicot, entre autres exemples ; ou encore parce qu’ils croient l’avoir contractée, cherchant dans d’autres maladies la peste antique, biblique, si renommée, comme c’est sans doute le cas du théologien Théodore de Bèze (De Peste Qvaestiones dvae explicatæ, 1579). Cette familiarité avec la maladie passe encore par des expérimentations, notamment de remèdes ou de régimes de santé, telles que les pratiquent par exemple le médecin et chirurgien Jacques Guérin, le barbier-chirurgien Balthazar Du Huval, le médecin Joseph Du Chesne ou encore l’apothicaire Nicolas Houel.

Les organisateurs du colloque proposent ainsi d’interroger la part respective de la théorie, de l’imitation et de l’expérience/ expérimentation dans les traités de peste listés en annexe ou d’autres de la même période, cette dialectique entre la tradition humaniste et la quête personnelle, ou encore entre la place du “il” et du “on” et celle du “je” (et de l’empirisme et de la subjectivité qu’il implique) dans les discours sur la peste, avec une prise en compte des enjeux épistémologiques de ces choix.

Modalités de contributions

Remise des propositions (une page A4, avec une bio-bibliographie de 10 lignes maximum, en français ou en anglais) à veronique.montagne@univ-cotedazur.fr et bhobart@aup.edu

avant le 10 mars 2023.

Dates du colloque : 19-20 octobre 2023

Comité scientifique

  • Violaine Giacomotto (Université Bordeaux Montaigne)  
  • Brenton Hobart (Université américaine de Paris)  
  • Magdalena Koźluk (Université de Łódź, Pologne)  
  • Véronique Montagne (Université Côte d’Azur) 
  • Caroline Petit (Université de Warwick)  
  • Guylaine Pineau (Université de Pau)  
  • Isabelle Vedrenne (Université Côte d’Azur)  
  • Valérie Worth-Stylianou (Université d’Oxford)  

Bibliographie indicative pour le corpus primaire

ANON (PSEUDO ST PERE LE PAPE), Recette contre la peste, entre 1300 et 1368 (ms BNF fr 19989 ; incipit : « Memoire contre epidymie dont maintes gens sont trespassés par nostre saint père le pape... ».

ANDRE P., Traité de la peste et de la cure d’icelle, Poitiers, Logeroys, 1563.

ANGERVILLE C. de, Traicté contre la maladie contagieuse de la peste, Paris, De Roigny, 1587.

ATILA (auteur prétendu du texte), Traictié tres utile contre la peste , jadis faict et composé au pays de Grèce par ung venerable docteur en medecine et astrologie nommé de Atila. Translaté de latin en françoys par maistre Ambroys Sergent, natif de la noble cité du Mans, prothonotaire du Sainct Siege apostolique, pour conserver et garder la santé corporelle de toute humaine nature, Paris, Philippe, 1510.                                                      

AUBERT J., Traité contenant les causes, les curations et préservatifs de peste, Lausanne, Le Preux, 1571.  

BEAUFORT J. de, Le chasse-peste de Beaufort en deux traittez : où est contenu la police qu’on doibt garder tant à la ville d’Aix en Provence que ailleurs, pour se preserver de la contagion epidimique : Ensemble la vraye methode et incongnuë à plusieurs tant anciens que modernes Medecins et Chyrurgiens, qui ont escript de ladicte infection et icelle praticqué. Le tout ordonné par Jehan de Beaufort Medecin ordinaire du Roy, et premier Regent au College de Medecine dudict Aix, Aix, Maillou, 1580. 

BLANCHET A., Traité contre la peste, XIVe – explicit 1374 (Ms Vatican, biblioteca apostolica Vaticana, Reg. Lat. 1217 ; incipit : « En l'onneur de Dieu et de sa benoite mere Amen Et a la requeste d'aucuns messigneurs et amys »).

BRIET G., Discours sur les causes de la peste survenue à Bourdeaux, cest an 1599, avec la preservation et curation d’icelle, s. l., s. n., 1599.

BUNEL G., Œuvre excellente et à chacun desirant soi de peste préserver très utile. Contenant les médecines préservatives et curatives des maladies pestilentieuses et conservatives de la santé nouvellement composé par Monsieur Guillaume Bunel en la Faculté de medecine, Docteur regent de l’Université de Tholose, lesquelles par luy sont ordonnées tant en Latin qu’en François par rime ; avec plusieurs epitres à certains excellens personnages en la louange de justice et de la chose publique, Toulouse, Bordalerius, 1513. 

CARDANO G., Les livres de Hiérome Cardanus,... intitulés de la subtilité et subtiles inventions, ensemble les causes occultes et raisons d'icelles, traduis de latin en françois par Richard Le Blanc, Paris, Le Noir, 1556.

CASSAL J., Traicté de la peste : avec une méthode servant pour la cognoissance d’icelle, ensemble une exhortation pour consoler ceux qui seront detenus de quelques grandes maladies et principalement de la contagion, Lyon, Rigaud, 1589. 

CHAPPUYS F., Sommaire contenant certains et vrais remèdes contre la peste, s. l., s. n., 1543.

CHAPPUYS F., Sommaire de certains et vrays remèdes contre la peste, contenant la manière de preserver les sains, contregarder les infectz, & ceulx qui servent les malades : de guerir les frappez, & de nettoyer les lieux infectz. Le tout traicté si familierement, qu’un chascun en cas de necessité se pourra penser soymesme, Paris, Du Chemin, 1545.

CHAULIAC G. de, Le guidon en francoys avecque les addicions en ung chacun principal chapitre selon Galien / Avicenne / Rasis / Halyabas / Arnauld de ville neuve / Salicet / Dinus de florence / Petrus de argilata / Lanfranc. Thederic / & aultres modernes recuillies et asemblees par maistre Simphorien champier avecque le chapitre Uniuersal & tressingulier auquel sont contenues les louanges principes et choses Uuiuerselles de cyrurgie / pour plus facillement parvenir des choses Uniuerselles et communes aux particulieres / propres / et singulieres, Lyon, De Vingle, pour Gueynard, 1503.

CHAULIAC G. de, Le Guidon en francoys / nouvellement imprime. Avec les gloses de tres excellent docteur en medecine maistre Jehan Falcon conseiller du Roy nostre sire & lisant ordinaire en la tresfamee Université de Montpellier. Et speciallement sus le traicté des playes et ulceres. Et sont ordonnees apres Ung chascun traicté au chapitre ensuyvant le texte : et aussi les additions de maistre Simphorien Champier : avec les additions de maistre Anthoine Romeri docteur lisant en ladicte Universite sus lantidotaire tresutiles mises a la fin, Paris, Masse, 1537.

COLIN S., L’ordre et régime qu’on doit garder et tenir en la cure des fièvres : avec ung chapitre singulier contenant les causes et remèdes des fièvres pestilentielles ; plus, ung dialogue contenant les causes, jugemens, couleurs et hypostases des urines, lesquelles adviennent le plus souvent à̀ ceus qui ont la fièvre, Poitiers, De Marnef, 1558.

COLIN S., Traicté de la Peste, et de sa guerison, premierement escrit en langue syrienne, par Rasès medecin admirable, interpreté en Grec, par Alexandre Trallian, et nouvellement traduit de Grec en François, par M. Sebastien Colin Medecin à Fontenay. Plus une epitome, contenant les causes, remedes, et preservatifs de la Peste, composé par ledit Colin. Aussi une briefve exposition de certains mots, rencontrés en traduisant cet autheur, laquelle a semblé estre necessaire, pour avoir plus facile intelligence de cette traduction. Avec un traité contenant le Regime et façon de vivre, utile aux amateurs de leur santé : composé par ledit Colin, Poitiers, De Marneuf, 1566. 

COURCELLES F. de, Traité de la peste, clair et très utile, Sedan, Rivery, Paris, 1596. 

DEMERY A., Anthidote contre la peste, Du Pré, Paris, 1545.

DE RUBYS C., Discours sur la contagion de peste qui a esté ceste presente annee en la ville de Lyon, contenant les causes d'icelle, l'ordre, moyen et police tenue pour en purger, nettoyer et delivrer la ville, Lyon, D’Ogerolles, 1577.  

DES INNOCENS G., Traité de la peste, composé en latin par M. Laurent Joubert,... Plus une question de la paralysie, et deux paradoxes de la révulsion, du mesme autheur, traduits... en françois par Guillaume Des Innocens, Toulouse, [s.n.], 1581.

DU HUVAL B., Discours et sommaire recueil de plusieurs personnes guaries de la maladie contagieuse, appellée vulgairement peste. Contenant plusieurs moyens méthodics pratiquez et expérimentez pour se préserver et armer contre icelle, Paris, pour De Montre-œil, 1583.

DU PORT F., Pestilentis luis domandae ratio per Franciscum du Port, Parisiensis Medicinae facultatis decanum. Moien de cognoistre et guarir la Peste par François du Port, doyen de la faculté de médecine de Paris, Paris, Perier, 1606. 

ELLAIN N., Advis sur la peste, Paris, Douceur, 1606. 

FABRI C., Paradoxes de la cure de peste, par une methode succincte, contre l’opinion de ceux qui en ont escrit et pratiqué au passé, par Claude Fabri, Medecin et Astrophile, natif de Prelz en Argonne, demeurant à Dijon, Paris, Chesneau, 1568. 

FERRIER A., Remedes preservatifs et curatifs de peste, Nouvellement composez par Maistre Oger Ferrier Medecin, natif de Tolose, Lyon, De Tournes, 1548.

FICIN M., Antidote contre les maladies pestilentes, traduit par Isaac Constans, Montpellier, Rousseau, 1595. 

FUCHS L., Remedes certains et bien approuvez contre la peste, extraicts de plusieurs Autheurs : par maistre Lienard Fouchs, Medecin très renommé aux Allemaignes, nouvellement tourné de latin en françois par l’amateur de santé publique, Paris, Buffet, 1570. 

GOEUROT J., Summaire Tressingulier de toute medecine et cyrurgie : specialement contre toutes maladies survenantes quotidiennement au corps humain. Composé et approuvé par maistre Jehan Goeurot / docteur en medecine. Et medecin du Treschrestien Roy de France / Françoys premier de ce nom. Item un régime singulier contre la peste, s. l. [Troyes], Lecoq, 1520.

GOURMELEN E., Advertissement et conseil à Messieurs de Paris, tant pour se preserver de la peste comme aussi pour nettoyer la ville et les maisons qui y ont esté infectees, Paris, Chesneau, 1581.

GREVIN J., le Second discours de Jaques Grevin, docteur en medecine a paris, sur les vertus & facultez de l’Antimoine, Auquel Il est sommairement traicté de la nature des Mineraux, venins, pestes, & de plusieurs autres questions naturelles & medicinales, pour la confirmation de l’advis des Medecins de Paris, & pour servir d’Apologie contre ce qu’a escrit M. Loïs de Launay, Empirique, Paris, Du Puys, 1567.

GUÉRIN J., Traicté très excellent contenant la vraye maniere d’estre preservé de peste en temps dangereux, avecques une singuliere methode, pour estre entierement guery d’icelle quand on en seroit attainct : œuvre très insigne proufitable, et plein de singuliers remedes, et tel que jusques à present ne s’est encores veu le pareil, Anvers, Plantin, 1567.

GUIDO J., Traicté et remèdes contre la peste : utiles et salutaires à gens de tous estatz, composé par maistre Jehan Guido, docteur regent en l’université de Paris, Paris, Buffet, 1545.

GUIDO J., Briefve institution pour preserver et guérir de la peste, Paris, Buffet, 1545. 

HABICOT N., Problème sur la nature, préservation et cure de la maladie pestilentielle, Paris, Houzé, 1607. 

HASSARD P., De la peste, et de ses causes et accidents, comprins en cinq[ue] livres (trad. de Paracelse), Anvers, Plantin, 1570.

HOUEL N., Traité de la peste auquel est amplement discouru de l’origine, cause, signes, preservation et curation d’icelle avec les vertus et facultez de l’electuaire de l’œuf, Paris, Du Pré, 1573.    

HOUSSEMAINE N. de, Regime et traicté singulier contre la peste, imprimé avec Jean Goeurot, Summaire tressingulier de toute médecine et cyrurgie, Item un régime singulier contre la peste, Troyes, Lecoq, 1520.  

JACOBI J. (ou J. Jacme ou J. Jasme), Remede tresutile contre fievre pestilencieuse, et autre maniere de espidimie aprouué par plusierus docteurs en medicine, s. l. n. é. n. d. [Paris, Ulrich Gering, 1481 circa].

JOUBERT L., Traitté de la peste, traduit par Guillaume des Innocens, Lyon, Lertout, 1581.

LA FRAMBOISIERE N. ABRAHAM de, Le Gouvernement necessaire à chacun pour vivre longuement en santé, Paris, Sonnius, 1600.

LA FRAMBOISIERE, N. ABRAHAM de, Le Gouvernement requis en temps de peste, pour se garder de sa tyrannie, in Le Gouvernement necessaire à chacun pour vivre longuement en santé, Paris, Chastellain, 1608.

LA HAYE (de) O., Poëme sur la Grande Peste de 1348. Publié d'après le manuscrit de la Bibliothèque du Palais Saint-Pierre par Georges Guigue, Lyon, Georg, 1888.

L’ANGLAIS B., Le Grand proprietaire de toutes choses. tresutile et profitable pour tenir le corps humain en santé. Contenant plusieurs diverses maladies, & dont ilz procedent, & aussi les remedes preservatifz. […] Remede moult utile & profitable contre Fiebvre Pestilencieuse & autre maniere d’Epidimie, aprouvé par plusieurs Docteurs en Medecine, Paris, Jean Longis, 1556.

LE BAILLIF DE LA RIVIÈRE R., Traicté du remède à la peste, charbon et pleurésie, et du moyen cognoistre quel Element les excite, et les hommes qui pour le temps y sont assubjecttiz, fait en faveur du public, Paris, L’Angelier, 1580.

LE BON J., Le boulevert érigé contre la pestilence, nécessaire à toutes gens, Paris, Masselin, 1553.

LE FORESTIER T., Le regime contre epidemie et pestilence…, s. l. n. é. n. d. [Rouen, Jacques Le Forestier, 1495].

LE LIÈVRE É., Epydimyomachie ou Combat de la peste avec le reglement politique, Paris, Coulombel, 1582. 

LE MAISTRE R., Fidèle advis, contenant briévement les moyens de guérir la peste et de s’en preserver, Dijon, Maignien, 1606.

LE PAULMIER J., Bref discours de la praeservation, et curation de la peste, Caen, Le Chandelier, 1580. 

MIZAULT A., Singuliers secrets et secours contre la peste, Paris, Frédéric Morel et Bréville, 1562.

MORIN C., Traité de la peste, divisé en trois parties, Paris, Jacquin, 1602.

Les moyens et advis pour prevenir & remedier à la maladie dangereuse, requis par les Messieurs de la Police à Messieurs de la faculté de Medecine, & à eux presentz par le Doyen d’icelle le deuxième Mars 1581, Paris, Perier, 1581.

NANCEL N. de, Discours très ample de la peste, divisé en trois livres, Paris, Du Val, 1581. 

PARÉ A., Traicté de la peste, de la petite verolle et rougeolle : avec une brefve description de la lèpre, Paris, Wechel, 1568.

PARÉ A., Traicté de la peste, de la petite verolle et rougeolle : avec une brefve description de la lèpre, Paris, Buon, 1580. 

PARÉ A., Discours d’Ambroise Paré, avec une table des plus notables matières contenues esdits discours, De la mumie, De la licorne, Des venins et De la peste, Paris, Buon, 1582.

PICHOT P., Traité contre la peste à MM. les maires et jurats de ceste ville de Bourdeaulx, Pierre Pichot, médecin humble, Bordeaux, veuve François Morpain, 1564.

POUPARD O., Conseil divin touchant la maladie Divine, et Peste en la ville de Rochelle. Item deux notables histoires, l’une de la scorzonere, l’autre de la pierre bezaar qui sont deux excellens thériaques. Faict, premièrement, latin, puis françois, La Rochelle, Portau, 1583.

La propriéte et vertu des eaux, et des herbes, dont lesdictes eaux sont faictes, Avec le Regime contre la pestilence. Ensemble, la Cure de medecine, contre la pierre et la gravelle. Composé par les medecins de la cité de Basle, en Allemaigne, Paris, pour la veuve Jean Bonfons, 1568-1572.

ROYET A., Excellent traicté de la peste. Monstrant les causes et signes d’icelle, et les remedes les plus exquis tant pour la preservation que pour la cure des malades, le tout bien approuvé, et en divers lieux heureusement experimenté, Lyon, Le Melays, 1583. 

Souverain regime contre Lepidimye / bosse / et maulvais aer, composé de plusieurs docteurs et autres grans clers en medecine dedans avignon ou temps que la grant pestillence y regnoit..., s. l. n. d. [Lyon], « M H » [Martin Havard], [c. 1505].

SUAU J., Traitez contenans la pure et vraye doctrine de la peste et coqueluche, Paris, Millot, 1586. 

SUREAU J., Bref discours monstrant les vrais moyens par lesquels la personne pourra estre pour certain preservée d'effroy & espouvantement en temps de peste ... Traduit ... par I. Sureau, Heidelberg, 1597.

TARAGUE G., Tracté contre la peste bon utile et profitable, Bordeaux, Philippe, 1519.

TEXTOR B., De la maniere de preserver de la pestilence, Lyon, De Tournes et Gazeau, 1551.  

THIBAULT J., Le thresor du remede preservatif / & guerison (bien experimentee) de la Peste / & fievre pestilentialle : avec declaration dont procedent les gouttes naturelles / & comme elles doibvent retourner. Et aussy aucunes allegations & receptes sus le mal caduque Pleuresies & Apoplexies : & ce quil appartient a ung parfaict Medecin. &c. Composé par Maistre Jehan Thibault Medecin & Astrologue de Limperiale Majesté. &c., Anvers, Martin Lempereur, 1531.

Traité de la peste, avec les remèdes certains et approuvez pour s’en preserver et garantir, nouvellement faict par le College des Maistres Chirurgiens Jurez de Paris, Paris, Buon, 1606.

TRUYE J., Traicté de la peste auquel sont contenus et déclarés l’essence, causes, effects et propriété, avec la précaution et curation d’icelle, selon la verité et doctrine d’Hippocrate, plus clairement et distinctement qu’il n’a esté faict jusques icy, Douai, Boscard, 1597.

VALLERIOLE F., Traicté de la peste, Lyon, Gryphius, 1566.

VILLENEUVE A. de, Regimen sanitatis en françoys. Souverain remede contre lepydimie Traictié pour congnoistre les urines. Remede tresutile pour la grosse verole, Lyon, Nourry, 1514.

VILLENEUVE A. de, Le regime de santé Pour conserver le corps humain et vivre longuement et le souverain remede contre lespidimie / la congnoissance des urines corrigé par plusieurs docteurs regens en medecine regens a montpellier. Avec une recepte pour conserver & guerir de la grosse verolle, Paris, Le Noir, s. d. [1517 circa].

WINTER von ANDERNACH J., Le régime de vivre et de prendre medecine, que l’on doibt observer en tout temps, et principalement en temps de peste d’Andemacus Joannes traduit du latin au français par Anthoine Pierre de Rieux, Poitiers, De Marnef, 1544.

Notes

[1] Voir Oswald Ducrot, Le dire et le dit, Paris, Éditions de minuit, 1984.

[2] Voir Jacqueline Authier-Revuz, La représentation du discours autre, Etudes de linguistique française, Collection ILF, Berlin/Boston, De Gruyter 2020.

[3] Toutes les références bibliographiques des traités cités ici sont développées dans la bibliographie indicative.

[4] Callebat, Louis (dir.), Philippe Mudry, Danielle Jacquart, Gundolf Keil, Maria Luz Lopez Terrada, Vicente L. Salavert Fabiani et alii (collab.), Histoire du médecin, Flammarion, 1999.

[5] Gabriel-André Pérouse, « "Docteurs" et "médecins", situation de la médecine au XVIe siècle », Médecines et médecins au XVIe siècle, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2002, p. 9-22.

Places

  • Université américaine de Paris, 5 boulevard de la Tour Maubourg
    Paris, France (75007)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Friday, March 10, 2023

Keywords

  • médecine, peste, discours, autorité, expérience, expérimentation

Contact(s)

  • Véronique Montagne
    courriel : veronique [dot] montagne [at] univ-cotedazur [dot] fr
  • Brenton Hobart
    courriel : bhobart [at] aup [dot] edu

Information source

  • Véronique Montagne
    courriel : veronique [dot] montagne [at] univ-cotedazur [dot] fr

License

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To cite this announcement

« Le discours sur la peste (1347-1600) », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, November 24, 2022, https://doi.org/10.58079/1a0n

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