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Historicité, historicisation

Journée Notions en questions (NeQ 2023)

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Published on Wednesday, December 07, 2022 by Lucie Choupaut

Summary

Ce rendez-vous à Aix-en-Provence s’articule autour d’une notion abordée à l’aune de la didactique des langues et des cultures (DDLC). La journée Notions en questions (NeQ 2023) se propose de traiter de la notion d’historicité et de son corollaire, l’historicisation. Très fertile dans le champ historique, en particulier à travers les différents « régimes d’historicité », l’historicité désigne « la manière dont passé, présent et futur s’articulent dans une société donnée, la capacité qu’ont les acteurs sociaux à inscrire leur présent dans une histoire, bref, pour reprendre l’expression la plus simple, les modes de rapport au temps » (Deluermoz, 2013, p. 4). Cette journée visera donc à réfléchir sur les apports, la pertinence et les éventuelles limites de la mobilisation de ces notions en DDLC, tant du point de vue de la recherche que de l’intervention.

Announcement

Argumentaire

Tous les deux ans, l’Acedle vous invite à participer à sa Journée Notions en Questions en didactique des langues. Ce rendez-vous s’articule autour d’une notion abordée à l’aune de la didactique des langues et des cultures (DDLC). La journée NeQ 2023 se propose de traiter de la notion d’historicité et de son corollaire, l’historicisation. Très fertile dans le champ historique, en particulier à travers les différents « régimes d’historicité », l’historicité désigne « la manière dont passé, présent et futur s’articulent dans une société donnée, la capacité qu’ont les acteurs sociaux à inscrire leur présent dans une histoire, bref, pour reprendre l’expression la plus simple, les modes de rapport au temps » (Deluermoz, 2013, p. 4). Cette « capacité qu’ont les acteurs d’une société ou d’une communauté donnée d’inscrire leur présent dans une histoire, à le penser comme situé dans un temps non pas neutre mais signifiant, par la conception qu’ils s’en font, les interprétations qu’ils s’en donnent et les récits qu’ils en forgent » (Bantigny, 2013, p. 15-16) irrigue aussi de manière croissante toute épistémologie de la connaissance, notamment en sciences du langage, sous l’influence du poète et traductologue Meschonnic (1982 ; 1999), principalement avec les recherches d’Auroux (2006 ; 2007) ou encore celles de Besse (2000) en didactique des langues.

En histoire, cette historicisation permet de mettre en évidence certains impensés, de déconstruire ou relativiser certaines évidences ou allants de soi en rendant apparent le caractère construit et contingent de certains concepts et discours. Dans le domaine de la DDLC, la recherche comme l’intervention mobilisent cependant encore assez peu ces notions d’historicité et d’historicisation, qui se limitent souvent à une entrée en matière contextualisante, (pratiquement) indépendante de la recherche elle-même, souvent empirique et synchronique (deux notions – empirie et synchronie – dont l’influence en SDL s’inscrit justement dans une histoire des idées). Il existe bien sûr des initiatives historicisantes en DDLC, et ce depuis plusieurs années (voir par exemple les textes programmatiques de Porcher, 1984 ; Reboullet, 1987 ou encore Coste, 1990), mais qui n’ont pas une place centrale dans le champ didactique, comme si l’historicité et l’historicisation étaient condamnées à rester le supplément d’âme quelque peu anecdotique d’une discipline dont le cœur serait une intervention ayant prioritairement à composer avec les contingences du présent et à inventer son futur. Or, elles seraient particulièrement pertinentes, dans la mesure où langues et cultures sont pétries d'histoire, de même que les processus de transmission et d’appropriation dont ils relèvent et les situations dans lesquelles les langues et cultures sont transmises et appropriées. Cette journée visera donc à réfléchir sur les apports, la pertinence et les éventuelles limites de la mobilisation de ces notions en DDLC, tant du point de vue de la recherche que de l’intervention.

À travers les quatre axes retenus qui marqueront les quatre moments de la journée, cette Journée d’études cherchera à répondre entre autres aux questions suivantes : comment comprendre, notamment en DDLC, cette notion éminemment transdisciplinaire ? En quoi procéder à l’historicisation dans notre discipline peut-il être pertinent, à différents niveaux :  historicisation de la recherche en DDL ; historicisation de l’enseignement ; historicisation en tant que notion au fondement de certains types d’interventions didactiques ; historicité des personnes impliquées ; etc. ? De quelle manière l’historicisation, comme démarche heuristique, peut-elle se décliner à tout niveau de la recherche et de l’intervention en DDLC afin de soutenir la définition et la mise en œuvre d’une posture réflexive et critique, tant pour le/la chercheur.euse, l’apprenant.e que l’enseignant.e-formateur.rice ? En particulier : procéder à l’historicisation de l’histoire de l’enseignement des langues (Puren et Galisson, 1988 ; Germain, 1993) ouvre-t-il à l’écriture d’une « autre histoire » (Spaëth, 2014), favorisant en formation des enseignant.e.s des pratiques plus éclairées et situées ? Dans quelle mesure la mise en histoire du sujet-interprétant, qu’il·elle soit enseignant·e/chercheur·se/apprenant·e, participe-t-elle de cette historicisation ? Cette mobilisation de la subjectivité voire de l'herméneutique à des fins d’apprentissage, de formation et de recherche favorise-t-elle l’agentivité (Guilhaumou, 2012) ? Et enfin comment mettre en œuvre l’historicité comme démarche didactique, en classe ?

L’axe 1, Continuums et ruptures : histoire, historiographie, historicité, historicisation – enjeux notionnels en didactique des langues, vise à cerner la notion d’historicité par rapport à des notions connexes et pourtant distinctes, en privilégiant une approche plus théorique et épistémologique à partir de regards croisés entre différents domaines disciplinaires. Souvent assimilée à tort à la simple histoire d’une discipline ou d’un concept, la notion d’historicité renvoie en réalité plus spécifiquement au « rapport général que les hommes entretiennent avec le passé et l’avenir » (Lefort, 1952) et se « niche à l’intersection d’un "horizon d’attente" et d’un "espace d’expérience" » (Koselleck, 1990). Comment ainsi définir l’historicité (d’une discipline, d’un concept, etc.), sans la réduire à son histoire et en la distinguant de la fabrique historiographique, réifiante ? Et quelle pertinence pour la DDLC, de cet « instrument et [de ce] moment de compréhension des phénomènes » qu’est l’historicisation, démarche de connaissance caractérisée par sa volonté de dévoilement des construits (Audren et al., 2003, p. 516) ?

L’axe 2, Historiciser : pertinence des démarches et postures en DDLC, ouvrira la réflexion à la manière dont une démarche de recherche historicisante serait spécifiquement apte à construire une posture critique originale en questionnant les allant-de-soi notionnels circulant dans notre domaine (autour de notions telles que, sans exhaustivité, langue, culture, altérité, diversité mais aussi autonomisation, collaboration, etc.)... Pourquoi adopter plus largement cette perspective historicisante en recherche en DDLC ? Et comment l’adapter à son champ, son objet, son concept, en lien avec sa trajectoire personnelle de chercheur.e ? En quoi cette historicisation fragmentée peut-elle participer à l’avènement de l’historicité de la discipline, sachant que « l’historicité n’est pas une vérité à chercher mais un problème à poser ; elle n’est pas le maintien des rapports dans leur état mais leur transformation ; elle n’est pas la polémique mais la critique » (Martin, 2002) ? Un exemple parmi d’autres de ces impensés doxiques en DDLC (Castellotti, 2015) : l’écriture d’“une autre histoire” (Spaëth, Ib.) de l’enseignement des langues grâce à une historicisation de la recherche en didactique des langues et des cultures.

L’axe 3 se centrera davantage sur l’historicisation du point de vue des personnes, interrogeant les apports pédagogiques et scientifiques d’une approche du sujet-interprétant par la mise en histoire des enseignant·es et chercheur·ses. Une partie des sciences du langage, notamment en sociolinguistique (Nossik, 2011 ; Canut et al., 2018) et en DDLC s’inspire des démarches qualitatives anthropologiques, ethnologiques et sociologiques de type récit de vie (Bertaux, 2005), pour ouvrir leurs réflexions à l’écriture et la mise en histoire de soi en formation et en recherche. En rendent notamment compte les travaux autour du journal de bord en formation d’enseignant.e.s (Cadet, 2006) ou encore la sociobiographie (Molinié, 2016). Comment l’écriture de soi permet-elle le développement d’une posture réflexive chez l’enseignant·e de langue (Schön, 1993) et chez les chercheur.e.s ? En recherche en sciences humaines, la reconnaissance croissante de l’(inter)subjectivité (Favret-Saada, 1990 ; Lagrave, 2021) appelle de plus à une double historicisation à laquelle n’échappe pas la DDLC : celle de l’objet de recherche mais aussi celle du/de la chercheur.se. L’enjeu méthodologique du “je” en recherche (Olivier de Sardan, 2000 ; Caratini, 2013) est donc de concilier l’exigence de rigueur et l’implication subjective du/de la chercheur.euse, tout en accueillant la subjectivité du sujet en constructeur de sens dans une perspective phénoménologique.

L’axe 4 visera à faire de l’historicité une démarche didactique en classe de langue. Tant dans la recherche en DDLC que dans les préconisations pédagogiques et didactiques institutionnelles, le présentisme et le mythe du progrès (Hartog, 2003) ne tend-il pas à prédominer (Santos, 2016) ? En formation didactique, notamment, la primauté d’un modèle historiographique téléologique, universaliste et positiviste (Clavères, 1990) menace d’imposer la dernière configuration méthodologique (méthodologie communicative ; approche actionnelle ; numérique éducatif…) comme panacée pédagogique, au mépris de la prise en compte du contexte et de la « diversité diversitaire » (Debono, Huver, Peigné, 2013). D’où la nécessité de contribuer à mettre en évidence la « fabrication » (Audren et al., Ib.) du champ afin de déconstruire les évidences que l’enseignement peut contribuer malgré lui à véhiculer, notamment au niveau culturel : le « paysage imaginaire » (Appadurai, 2005) influe en effet sur les mémoires collectives (Halbwachs, 1950), touchant jusqu’aux pratiques pédagogiques et didactiques. Les récits de soi (Deprez, 1996) et biographies langagières interrogent notamment chez les apprenant.e.s de langue cette fabrication au niveau individuel. L’historicité est alors dans ce cas conçue comme une mise en récit interprétatif (Ricoeur, 2000), qui participe à la construction d’une culture éducative propre pour les apprenants (Aguilar et al., 2014 ; Debono, Huver, Peigné, Ib. ; Castellotti, 2009). Ainsi, l’historicité en tant que démarche didactique et d’enseignement, via le recours à une démarche historicisante, pourrait constituer un appui pour aborder autrement les enseignements de langues/cultures, dans une perspective plurilingue et interculturelle prenant en compte la complexité (Morin, 1994) grâce à la mise en relation et en altérité des histoires en contact. Comment mettre alors en évidence en classe ce savant tissage de la mémoire individuelle et de l’histoire collective (Spaëth, 2020) ? En quoi favorise-t-il l’apprentissage et plus encore l’émancipation (Molinié, 2016) ? Sachant que l’histoire est souvent racontée au filtre d’une histoire nationale puis réinterprétée à travers le filtre personnel, comment notamment travailler l’interculturel en diachronie en redonnant toute leur épaisseur historique aux cultures, à rebours du simplisme qu’entraîne souvent l’approche comparative en synchronie (Papasaika, 2019) ? Les interventions croisées de cet axe interrogeront donc sous l’angle épistémologique mais aussi opérationnel la pertinence en DDLC du recours à la notion d’historicité et à la démarche de connaissance qu’est l’historicisation en donnant des réponses concrètes pour la mettre en œuvre dans l’enseignement des langues. Car s’il est vrai que « l’historicité radicale du sens et de la société […] sert à vivre […] poétiquement et politiquement » (Meschonnic, 1988, p.  10-11), elle aide aussi à apprendre - et, in fine, à penser.

À l’instar des précédentes journées de l’Acedle, cette Journée d’étude NeQ 2023 s’organise autour de l’intervention d’un·e chercheur·se (30 minutes) à laquelle un·e autre chercheur·se réagit (20 minutes), échange suivi d’une discussion avec le public (10 minutes). Les contributions seront publiées dans un numéro spécial de la revue Recherches en didactique des langues et des cultures : les Cahiers de l’Acedle.

Programme

Traditionnellement, la Journée NeQ interroge une notion et ses relations avec la didactique des langues étrangères, domaine des sciences du langage, à la croisée de sciences connexes. Cette fois-ci, il s’agit de la notion d’historicité/historicisation.

Cette Journée d’étude s’organise autour de l’intervention d’un chercheur spécialiste du domaine (30 minutes) à laquelle un autre chercheur réagit (30 minutes), échange suivi d’une discussion avec le public (30 minutes). Les contributions seront publiées dans un numéro spécial de la revue Recherches en didactique des langues et cultures : les Cahiers de l’Acedle.

Vendrerdi 20 janvier 2023

8h30 – 9h Accueil des participant.e.s sur place et en ligne - café

9h00 – 9h30 Mot d’ouverture Par la Direction de l’Inspé d’AMU & Emmanuelle Huver, Présidente de l’Acedle

Présentation de la notion, des intervenant.e.s et de l’organisation de la journée Par Isabelle Cros (Acedle & LPL, AMU) et Amélie Leconte (LPL, AMU)

9h30 – 10h40 Axe 1 : Continuums et ruptures : histoire, historiographie, historicité, historicisation – enjeux notionnels en didactique des langues

  • Modération : Déborah Meunier (Acedle & DIDACTIfen, Université de Liège)
  • Intervention : Alexandre Escudier (CEVIPOF, Sciences Po Paris)
  • Réaction : Alice Burrows (DILTEC, Université Sorbonne nouvelle)

10h40 – 11h00 Pause

11h00 – 12h10 Axe 2 : Historiciser : pertinence des démarches et postures en DDLC

  • Modération : Despina Provata (SIHFLES, Université nationale Kapodistrian d’Athènes)
  • Intervention : Daniel Coste (ÉNS de Lyon)
  • Réaction : Serge Martin (DILTEC, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)

12h10 – 14h00 Déjeuner

14h00 – 15h10 Axe 3 : Une approche du sujet-interprétant par la mise en histoire des enseignant·es et chercheur·ses

  • Modération : Chantal Dompmartin-Normand (Acedle & CLLE, Université de Toulouse 2)
  • Intervention : Anne-Sophie Cayet (SUFLE, Aix-Marseille Université)
  • Réaction : Nathalie Thamin (CRIT, Université de Besançon)

15h10 – 16h20 Axe 4 : Faire de l’historicité une démarche didactique en classe de langue

  • Modération : Léa Courtaud (Acedle & Dynadiv, Université de Tours)
  • Intervention : Hara Papasaika (Dynadiv, Université de Tours)
  • Réaction : Amandine Denimal (Dipralang, Université de Montpellier)

16h30 – 17h : Conclusion

Informations pratiques

Gratuit sur inscription (via https://neq-acedle.sciencesconf.org)

Les contributions seront publiées dans un numéro spécial de la revue Recherches en didactique des langues et des cultures : les Cahiers de l’Acedle (http://acedle.org).

Lieu : salle E006, Inspé d’Aix-en-Provence

Contacts

Co-organisation

Bibliographie

AGUILAR, J., BRUDERMANN, C., & LECLERE, M. (2014). Complexité, diversité et spécificité : Pratiques didactiques en contexte.

AUDREN, F., KOTT, S., LILTI, A., OFFENSTADT, N., & VAN DAMME, S. (2003). « Temps, histoire et historicité : un point de vue historien », dans LABORIER P. & TROM D., dir., (2003), Historicités de l’action publique, PUF, Paris.         

AUROUX, S., (2006). « Les modes d’historicisation », Histoire Épistémologie Langage, tome 28, fascicule 1, Histoire des idées linguistiques et horizons de rétrospection, pp. 105-116.

BANTIGNY, L. et DELUERMOZ, Q. (dir.) (2013). « Historicités du 20e siècle. Coexistence et concurrence des temps », Vingtième siècle, n°117.

BERTAUX, D. (2016). Le Récit de vie, 4e édition, Paris : Armand Colin.

BESSE, H., Propositions pour une typologie des méthodes de langues, Thèse de doctorat d'État, Université Paris 8, dir. J.-C. Chevalier, 2000.

CADET, L. (2006). « Écrire sur soi en contexte de formation professionnelle : quels objectifs, quels enjeux, quelles contraintes, quelles pratiques », Recherches, 45(2), pp. 163-185.

CANUT, C., DANOS, F., HIM-AQUILLI, M., & PANIS, C. (2018). Le Langage, une pratique sociale : éléments d’une sociolinguistique politique, Besançon : Presses universitaires de Franche-Comté.

CARATINI, S. (2013). Les Non-dits de l'anthropologie : suivi de Dialogue avec Maurice Godelier, Éditions Thierry Marchaisse.

CASTELLOTTI, V. (2009). Réflexivité et pluralité/diversité/hétérogénéité : soi-même comme DES autreS ?, Cahiers de sociolinguistique, (1), pp. 129-144.

CASTELLOTTI, V. (2015). « Diversité (s), histoire (s), compréhension… Vers des perspectives relationnelles et alterdidactiques pour l’appropriation des langues », Recherches en didactique des langues et des cultures. Les cahiers de l'Acedle, 12 (12-1).

CLAVERES, M. (1990), « Portrait de Thésée en peaux de chèvres », Études de linguistique appliquée-ELA, n°78, pp. 125-133.

COSTE, D. (1990), « Pour ne plus se raconter d’histoires », Études de linguistique appliquée/ELA, n°78, pp. 5-17.

DEBONO, M., HUVER, E., & PEIGNE, C. (2013). « Figures et traitements de la diversité. Vers une diversité diversitaire en didactiques des langues ? », Recherches en didactique des langues et des cultures. Les cahiers de l’Acedle, 10 (10-3), pp. 135-152.

DEPREZ, C. (1996). « Parler de soi, parler de son bilinguisme. Entretiens autobiographiques et récits de vie d’apprenants et de bilingues », Acquisition et interaction en langue étrangère, n°7, pp. 155-180.

FAVRET-SAADA, J. (1990). « Être affecté », Gradhiva : Revue d’Histoire et d’Archives de l’Anthropologie, 8(1), pp. 3-9.

GERMAIN, C. (1993). Évolution de l’enseignement des langues - 5000 ans d’histoire, Paris : Clé International.

GUILHAUMOU, J. (2012). « Autour du concept d’agentivité », Rives méditerranéennes, (41), pp. 25-34.

HARTOG, F. (2003). Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris : Le Seuil.

KOSELLECK, R. (1990). Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris : Éditions de l’EHESS.

LAGRAVE, R. M. (2021). Se ressaisir : enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe, Paris : La Découverte.

MARTIN, S. (2002). L’Historicité du langage, avec Henri Meschonnic (une relecture), In Acta fabula, vol. 3, n° 2, Automne 2002.

MESCHONNIC, H. (1982) Critique du rythme, Anthropologie historique du langage, Paris : Verdier.

MESCHONNIC, H. (1999). Poétique du traduire, Paris : Verdier.

MOLINIÉ, M. (coord.) (2016). « Accompagnement sociobiographique en contexte post-colonial : plurilinguisme, émancipation, formation », Contextes et Didactiques, n° 8.

NOSSIK, S. (2011). « Les récits de vie comme corpus sociolinguistique : une approche discursive et interactionnelle », Corpus, (10), pp. 119-135.

OLIVIER DE SARDAN, J. P. (2000). « Le "je" méthodologique. Implication et explicitation dans l'enquête de terrain », Revue française de sociologie, 41(3), pp. 417-445.

PAPASAIKA, H. (2019). La Dimension historique en didactique des langues : vers des démarches d’enseignement fondées sur l’historicisation et l’altérisation du sens, thèse soutenue à l’Université de Tours, dirigée par E. Huver.

PORCHER, L. (1984). « Didactique historique », dans Coste, D. (dir.), Aspects d’une politique de diffusion du français langue étrangère depuis 1945. Matériaux pour une histoire, Paris : Hatier, pp. 250-254.

PUREN, C., & GALISSON, R. (1988). Histoire des méthodologies de l'enseignement des langues, Paris : CLE international.

REBOULLET, A. (1987). « Pour une histoire de l'enseignement du FLE », Le Français dans le monde, n° 208, pp. 56-60.

RICOEUR, P. (2000). La Mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris : Le Seuil.

SANTOS, Ana Clara (dir.). (2016) Documents pour l’histoire du français langue étrangère et/ou seconde, « Innovations pédagogiques dans l’enseignement des langues étrangères : perspective historique (XVIe-XXIe siècles) », n°57, 2016. URL : https://journals.openedition.org/dhfles/4351.

SCHÖN, A-D. (1993). Le praticien réflexif. À la recherche du savoir caché dans l’agir professionnel, Éditions Logiques.

SPAËTH, V. (2014). « Pour l’histoire en didactique du FLES », dans Aguilar J., Brudermann, C., & Leclère, M. Langues, cultures et pratiques en contextes : interrogations didactiques, Riveneuve éditions, pp. 227-246.

SPAËTH, V. (dir.) (2020). « Didactique du français langue étrangère et seconde : histoire et historicités », Langue Française, Vol. 4, n°208, Paris : Armand Colin.

Places

  • Inspé d'Aix-en-Provence, Salle E006 - 2 avenue Jules Isaac
    Aix-en-Provence, France (13)

Event format

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Friday, January 20, 2023

Keywords

  • didactique, langue, culture, historicité, historicisation, notion

Contact(s)

  • Isabelle Cros
    courriel : isabelle [dot] cros [at] univ-amu [dot] fr

Information source

  • Isabelle Cros
    courriel : isabelle [dot] cros [at] univ-amu [dot] fr

To cite this announcement

« Historicité, historicisation », Study days, Calenda, Published on Wednesday, December 07, 2022, https://calenda.org/1037974

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