StartseiteL’anthropocène, et après ?

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Veröffentlicht am Mittwoch, 21. Dezember 2022

Zusammenfassung

La notion d’anthropocène s’est imposée depuis plusieurs années dans les médias comme dans le champ scientifique, pour rendre compte de cette époque nouvelle qui est la nôtre et qui serait caractérisée par l’impact des activités humaines comme principale force tellurique sur la surface planétaire. Ce concept suscite pourtant de nombreux débats, que ce soit quant à sa définition exacte, son point de départ, les enjeux sociaux et politiques qu’il soulève, ou son utilisation à l’extérieur des cercles académiques. C’est dans ce contexte que nous nous proposons de réunir des spécialistes francophones de différents champs disciplinaires (géographie, anthropologie, archéologie, écologie, philosophie, histoire), tant celles et ceux qui portent un regard critique sur le concept d’anthropocène que celles et ceux qui en étudient les diverses manifestations, afin de réfléchir collectivement à la pertinence, aux limites, aux enjeux, voire au possible dépassement du concept, essentiellement interdisciplinaire, d’Anthropocène.

Inserat

90e congrès de l’ACFAS – Université de Montréal - Colloque 603 – Vendredi 12 mai 2023

Argumentaire

Les crises environnementales - la crise climatique et la crise de la biodiversité en tête - prennent de plus en plus de place dans l’actualité. La Terre s’est déjà réchauffée de plus de 1.2oC depuis les débuts de l’ère industrielle et est en voie de se réchauffer de près de 2.5oC d’ici la fin du siècle, entrainant inondations, vagues de chaleur, feux dévastateurs et tempêtes plus puissantes et fréquentes. En parallèle, la biodiversité s’érode à grande vitesse – les populations d’animaux sauvages ont chuté de 70% dans les 50 dernières années et plus d’un million d’espèces vivantes seraient menacées d’extinction. Chaque fois, les activités humaines se révèlent être l’un des principaux moteurs de ces bouleversements sans précédents. La notion d’Anthropocène s’est imposée depuis plusieurs années dans les médias comme dans le champ scientifique, pour rendre compte de cette époque nouvelle qui est la nôtre et qui serait caractérisée par l’impact des activités humaines comme principale force tellurique sur la surface planétaire. Ce concept, popularisé au tournant du siècle par le chimiste Paul Crutzen et le biologiste Eugene Stoermer, suscite pourtant de nombreux débats, que ce soit quant à sa définition exacte, son point de départ, les enjeux sociaux et politiques qu’il soulève, ou son utilisation à l’extérieur des cercles académiques. S’il n’est pas encore totalement validé par les géologues responsables de qualifier les unités chronostratigraphiques pouvant être identifiée dans les couches sédimentaires, il est déjà fortement remis en question, en particulier du côté des sciences humaines et sociales, du fait de sa nature trop imprécise et de sa visée trop apolitique. Des voix s’élèvent ainsi, déjà, pour annoncer l’obsolescence programmée de ce concept.

C’est dans ce contexte que nous nous proposons de réunir des spécialistes francophones de différents champs disciplinaires (géographie, anthropologie, archéologie, écologie, philosophie, histoire), tant celles et ceux qui portent un regard critique sur le concept d’Anthropocène que celles et ceux qui en étudient les diverses manifestations, afin de réfléchir collectivement à la pertinence, aux limites, aux enjeux, voire au possible dépassement du concept, essentiellement interdisciplinaire, d’Anthropocène. Ce colloque se veut une occasion d’engager un échange interdisciplinaire sur la notion d’Anthropocène, ses usages, son intérêt, mais aussi son impact sur la recherche. Force est en effet de constater que l’Anthropocène fait encore trop souvent l’objet de réflexions et d’études en silo disciplinaire, alors même que ses usages comme son histoire invitent au dialogue, notamment entre les sciences de la vie et de la Terre et les sciences humaines et sociales. C’est toute la pertinence de notre colloque que de proposer un espace de rencontres et d’échanges entre ces différentes perspectives, entre les différents regards que les sciences, mais aussi les humanités et la société civile portent sur la notion d’Anthropocène.

Parmi les questions qui seront au cœur de nos échanges :

  • Qu’est-ce que l’Anthropocène ? Comment le définir ? Est-ce un concept scientifique ? Une notion transdisciplinaire ? Une question philosophique ? Un simple « buzzword » ?
  • Comment est utilisé ce terme dans les différentes sciences ? Comment ces différents usages en transforment la compréhension voire la définition ? Comment en retour l’introduction de ce terme modifie-t-elle le travail de recherche dans certaines disciplines ?
  • Comment étudie-t-on l’Anthropocène de façon concrète, en laboratoire ou sur le terrain ? Quels sont les outils et les approches qui permettent de le cerner, de l’interroger, de le situer ? Quelles en sont les principales manifestations au sein des différentes sphères terrestres ?
  • Quels sont les enjeux sociaux, politiques mais également éthiques liés à cette notion ? Comment interfèrent-ils avec sa compréhension, ses usages voire son dépassement annoncé ? Qu’en est-il par exemple des enjeux décoloniaux ou des questions de genre et de leurs interactions avec cette notion ?
  • Comment communiquer sur cette notion ? Comment l’enseigner, la partager, l’utiliser dans le cadre de la communication de résultats de recherche ? Comment le grand public se la représente, se l’approprie ? Comment les étudiant.es vivent et travaillent avec ?
  • Comment, enfin, la notion d’Anthropocène peut-elle nous aider à éviter la dévastation en cours de notre monde ? Comment peut-elle nous aider à maintenir voire à (re)construire un monde plus vivable pour les êtres humains comme pour l’ensemble du (ou des) vivant(s) ? Quelles échelles implique-t-elle pour l’action nécessaire à une intervention écologique utile et pour la recherche scientifique s’y rattachant?

Ces questions ne sont pas exhaustives et nous serons intéressé.es par tout regard pratique, théorique, réflexif et/ou critique mobilisant ou questionnant cette notion, bref, toute communication permettant de clarifier la question de sa nature conceptuelle, de son utilité, de la variété de ses usages, de ses nombreuses limites comme de ses multiples enjeux.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (pour des communications de 15 minutes) sont à envoyer à aklein@uottawa.ca, julien.riel-salvatore@umontreal.ca et j.talbot@umontreal.ca

avant le 15 février 2023.

Elles doivent comprendre en plus d’un titre et d’un résumé de 350 mots maximum, les coordonnées du, de la ou des auteur.es ainsi qu’une courte description biobibliographique précisant leur(s) rattachement disciplinaire et institutionnel.

La sélection des communications retenues se fera en fonction de la pertinence de la proposition à l’égard de la thématique abordée, de sa cohérence et de son originalité. Nous accorderons une attention toute particulière à la diversité des disciplines représentées comme des horizons nationaux de la francophonie ainsi qu’à la présence d’étudiant.es et de jeunes chercheuses et chercheurs.

Comité d’organisation

  • Alexandre Klein (Université d’Ottawa)
  • Julien Riel-Salvatore (Université de Montréal)
  • Julie Talbot (Université de Montréal)

Kategorien

Orte

  • Montreal, Kanada

Veranstaltungsformat

Veranstaltung vor Ort


Daten

  • Mittwoch, 15. Februar 2023

Schlüsselwörter

  • anthropocène, discipline, méthode

Kontakt

  • Alexandre Klein
    courriel : aklein [at] uottawa [dot] ca

Informationsquelle

  • Alexandre Klein
    courriel : aklein [at] uottawa [dot] ca

Lizenz

CC0-1.0 Diese Anzeige wird unter den Bedingungen der Creative Commons CC0 1.0 Universell .

Zitierhinweise

« L’anthropocène, et après ? », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Mittwoch, 21. Dezember 2022, https://doi.org/10.58079/1a8k

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