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Introduction à la problématisation de l’Après Shoah

Université d’été de l’association de recherche et d’enseignement de la Shoah (ARES) - 2023

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Published on Tuesday, January 03, 2023

Abstract

Choisir « la problématisation de l’Après Shoah » comme entrée pour l’université d’été de l’association pour la recherche et l’enseignement de la Shoah (ARES) de 2023, c’est d’emblée admettre que la Shoah est une césure, pour ne pas dire une déchirure dans le comptage du temps dans l’Occident voire dans le monde. Plusieurs choix se présentent à nous, soit chronologiquement soit thématiquement. En 2016, le Mémorial de la Shoah, choisissant un angle chromatique, présentait à l’aide de 250 photographies issues majoritairement du fonds du Mémorial de la Shoah, de documents d’archives et de films, l’exposition : Après la Shoah. Rescapés, réfugiés, survivants (1944-1947) en voulant montrer la sortie du génocide et ses conséquences immédiates. Notre objectif est à plus long terme, de cibler une large période allant de 1944 à nos jours, de la Libération à nos incertitudes actuelles. Notre questionnement volontairement multidisciplinaire concerne plusieurs pistes de réflexions mêlant chronologie et thèmes.

Announcement

Présentation

Choisir une telle entrée pour l’université d’été de 2023 de l’association pour la recherche et l’enseignement de la Shoah (ARES), c’est d’emblée admettre que la Shoah est une césure, pour ne pas dire une déchirure dans le comptage du temps dans l’Occident voire dans le monde. Plusieurs choix se présentent alors à nous soit chronologiquement soit thématiquement. En 2016, le Mémorial de la Shoah, choisissant un angle chromatique, présentait à l’aide de 250 photographies issues majoritairement du fonds du Mémorial de la Shoah, de documents d’archives et de films, l’exposition : Après la Shoah. Rescapés, réfugiés, survivants (1944-1947) en voulant montrer la sortie du génocide et ses conséquences immédiates. Notre objectif est à plus long terme en voulant cibler une large période allant de 1944 à nos jours, de la Libération à nos incertitudes actuelles. Notre questionnement volontairement multidisciplinaire concerne plusieurs pistes de réflexions mêlant chronologie et thèmes.

Axes thématiques

Première piste. Dans l’immédiat après-guerre. Que faire ? où aller ? Avec quelles aides ?

Pour commencer, après avoir évoqué les images de la découverte des camps, qui se fait en décalage entre l’Est (juillet 44) et l’Ouest (avril 45) de l’Europe, il nous faudra cerner les difficultés des rescapés à un retour à la normale. Est-il-même possible dans l’euphorie qui baigne les côtes de la Libération mais qui laisse de côté les souffrances de ceux qui attendent un retour impossible des disparus. Nous abordons alors aux destins de deux catégories d’acteurs ; les rescapés et les non déportés.

Quelles aides vont-ils trouver en dehors des associations caritatives à l’œuvre déjà pendant la Shoah (Hicem, Ose, Joint, Quakers, Cimade, Croix-Rouge pour ne citer que quelques-uns), dans les pays européens où les situations intérieures diffèrent selon le positionnement politique et historique.

Deuxième piste : les personnes déplacées

Une deuxième réflexion est à mener sur les personnes déplacées les DP. Au total, 200 000 à 250 000 DPs juifs, dont une majorité de Polonais, se retrouvent presque tous à nouveau dans des camps aménagés par les Alliés, dans l’attente d’une émigration.

« Parmi les dizaines de millions de déplacés et réfugiés, la minorité de rescapés juifs, dont les rares survivants des camps, connaissent d’un bout à l’autre de l’Europe des sorts très différents. Dans certains pays comme la Hongrie ou la Roumanie, la haine se nourrit d’un ressentiment nouveau et les rescapés n’ont alors d’autre choix que de repartir » Extrait de l’exposition citée

Leur sort reste incertain pendant longtemps jusqu’aux années 50. En Pologne qui montre une hostilité certaine (pogrom de Kielce en 1946) la majorité de ces revenus » repartent : réfugiés revenus d’URSS ou survivants. En Allemagne des camps les accueille de nouveaux.

Il faut aussi replacer dans ce contexte l’émigration clandestine vers la Palestine dont l’histoire de l’Exodus n’est qu’un épisode.

Troisième piste : l’effort de reconstruction et reprise en main de leur destin par des Juifs qui veulent oublier la parenthèse de Vichy

Il y a bien sur la récupération des biens perdus souvent au prix de procès longs- - S’y ajoutent les efforts pour ne pas sombrer dans la dépression ; c’est ce que Boris Cyrulnik a expliqué et vulgarisé sous le terme de Résilience.

Quatrième piste : se souvenir. La construction mémorielle

Les items sont si nombreux dans cette partie qu’il nous faut trier en précisant seulement quelques entrées

  • Les premières manifestations mémorielles dès les années 1948-50 dans le domaine privé mais auxquelles assistent les autorités cf. 4 avril 1948 à Marseille.
  • Le négationnisme : une nébuleuse
  • L’introduction dans cette construction des structures de l’Etat et l’institutionnalisation du devoir de mémoire
  • Les Musées

Cinquième piste : avec quoi enseigner et écrire cette histoire ?

Les témoignages

  • Des survivants
  • Des artistes : peintres, cinéastes, documentaristes
  • Les chasseurs comme Simon Wiesenthal et Serge Klarsfeld

L’université commencera par une séance au cinéma suivie d’un débat

Le thème choisi est très riche et nous permettra de le poursuivre sur 3 ans

Modalités de soumission

Les propositions, de 700 à 1000 mots environ, accompagnées d’une brève notice biobibliographique, sont à envoyer à rendb@free.fr

avant le 15 mars 2023.

Les auteurs seront informés du choix du comité de lecture fin avril 2023.

Dates : Les 11 et 12 Juillet 2023

Lieu : Marseille, France.

Comité scientifique

  • Augustin Giovanni, professeur de Philosophie en classes préparatoires à l’Université d’Aix-Marseille ;
  • Renée Dray-Bensousan, professeur à l’IUFM de Marseille, chercheur associée à la MMSH, Université d’Aix-Marseille ;
  • Maria Gartner, professeur au gymnasium d’Emden ;
  • Roger et Mireille Reboul, professeurs d’histoire
  • Lisette Simon, professeur d’histoire
  • Guy Palmaccio, professeur d’histoire Marseille
  • Gerald Attali, IPR.

Places

  • Amphi Charves, Marseille - Faculté des Sciences Site Saint Charles Aix Marseille Université 3 place Victor Hugo
    Marseille, France (13)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Wednesday, March 15, 2023

Attached files

Keywords

  • Shoah, camp, Vichy, libération, rescapé, réfugié, déplacé, émigration, construction mémorielle, résilience, témoignage, enseignement, écriture

Contact(s)

  • Renée Dray-Bensousan
    courriel : rendb [at] bbox [dot] fr

Information source

  • Guy Palmaccio
    courriel : guy [dot] palmaccio [at] orange [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Introduction à la problématisation de l’Après Shoah », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, January 03, 2023, https://doi.org/10.58079/1a9s

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