HomeCréer, résister et faire soi-même : le « do it yourself » (DIY) et ses imaginaires

Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

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Published on Monday, January 30, 2023

Abstract

Cette journée d’étude est en partenariat entre l’ANR Aiôn et le laboratoire Idea (Nancy). Elle fait suite à un cycle de séminaires éponymes qui se sont déroulés en 2022. Elle vise plus précisément à questionner les imaginaires associés au « faire soi-même » à différents niveaux, afin d’approcher la problématique des tensions entre création et résistance. Elle se situe dans une perspective pluridisplinaire. 

Announcement

Argumentaire

Cet appel à communications vient conclure un cycle de séminaires éponymes qui se sont déroulés entre Besançon et Nancy au cours de l’année 2022. Les contributions et les échanges qui ont émergé au cours de ces rencontres ont fait ressortir différentes pistes de réflexion autour des usages du « faire soi-même », pistes que nous souhaitons prolonger à travers cette journée d’étude. Ce projet fait partie du programme de recherche Aiôn (Socio-anthropologie de l’imaginaire du temps. Le cas des loisirs alternatifs) et est élaboré conjointement avec le laboratoire IDEA (Université de Lorraine). L’expression Do it yourself désigne une attitude qui consiste à préférer le « faire par soi-même » plutôt qu’à consommer (cultiver son jardin, construire sa maison, fabriquer ses vêtements, etc.). Une réappropriation de techniques de fabrication ou de création oubliées, remplacées par l’organisation capitaliste, constitue ainsi un moyen de lutter contre le modèle consumériste en place (Duncombe, 2008). Dans une dynamique collective, il accompagne la structuration de véritables « communautés de pratique » (Wenger, 2005) qui en font l’étendard d’un style de vie (Hebdige, 2008 [1979]). Ces dernières tendent à se l’approprier dans une perspective radicale afin de l’ériger comme une « critique en acte de la marchandisation » (Grün, 2022). En ce sens, de nombreux travaux portant sur le Do it yourself (DIY) se situent aux confins des contre-cultures musicales, en particulier du mouvement punk1 (Dale, 2016 ; Robène et Serre, 2016) qui a érigé le DIY en un véritable « modus operandi » (Hein, 2012 : 15). Dans son étude sur les fanzines DIY punk, Anna Zaytseva (2018) l’appréhende sous le prisme d’une éthique libertaire d’autogestion. Dans la fabrication des fanzines, le DIY permet de repenser la division du travail productif et l’on observe ainsi une absence de division du travail « traditionnelle » (conception/production/distribution) au profit d’une organisation horizontale et non-hiérarchique. Le DIY semble conduire en permanence ceux et celles qui le pratiquent aux frontières d’un système institué, normalisé et il s’exprime dans des marges qu’il contribue à façonner et à structurer ; il produit une culture liminale. Le domaine des arts tend également à constituer un espace d’expression privilégié du DIY puisque certains courants artistiques partagent une posture critique dont les formes d’expression peuvent être plurielles. Faire soi-même, ou nous-mêmes, amène à naviguer entre une structuration plutôt flottante (la débrouille, le système D) et une structuration plus radicale, qui se définit par opposition à un système dominant. Le DIY apparaît ainsi comme un mode de fonctionnement, plus ou moins délimité par des valeurs et des normes, partagées par des individus souhaitant rejoindre un style de vie autre que celui proposé par les sphères capitalistes ou bien s’inscrivant dans ce qu’Étienne Wenger appelle un « répertoire partagé » par les membres d’une communauté (Wenger, 2005).

Tout à la fois mouvement, philosophie et pratiques, le DIY constitue autant une solution concrète à une situation donnée (manque de moyens, notamment) qu’une réponse apportée à différentes formes d’institutionnalisation, de normalisation et de régulation. Au cours de plusieurs séminaires thématiques portant sur cette question du « faire soi-même », nous avons souhaité étudier plus précisément la postérité du DIY et, en particulier, les imaginaires afférents que produisent et révèlent ses manifestations toujours renouvelées. La première séance du séminaire avait pour thématique l’usage du DIY dans les recherches universitaires, notamment dans une perspective méthodologique. À cet égard, il s’agissait de questionner la manière dont la recherche peut se positionner sur le terrain et auprès des acteurs rencontrés, sous l’angle du Do it together (DIT) et du Do it ourselves (DIO) et des recherches participatives et/ou créatives (Donaghey, 2022). Le second séminaire, pour sa part, a mis en dialogue le DIY et les mécanismes de résistance. Si l’accent, pour cette séance, a davantage été porté sur la dimension musicale – les scènes punks mobilisant le DIY comme outil de résistance face à la dimension mercantile des sociétés capitalistes –, d’autres pratiques pourraient également être étudiées par ce prisme de la résistance, à l’instar de l’usage de l’éthique du « faire soi-même » dans les sports alternatifs et/ou émergents, tels que le quidditch ou le roller derby (Riffaud, 2018 ; Tuaillon Demésy, 2021 ; Soulé et Walk, 2007). Le troisième séminaire conduisant au présent appel à communications était consacré aux usages créatifs du DIY, à la manière dont celui-ci favorise le l’apparition de nouvelles pratiques, que celles-ci soient artistiques, culturelles, sportives, littéraires, etc. Cette troisième séance a souligné comment la pratique collective, notamment par le biais du DIT, permet de dynamiser différentes formes de création. Les contributions et les échanges de ces trois séminaires, ainsi que diverses recherches menées en parallèle (Messey et Tuaillon Demésy, 2023) ont fait émerger le fait que le DIY pouvait être appréhendé comme un outil, pratique et réflexif, permettant de s’extirper d’un système dominant ou bien d’y créer des brèches afin de proposer d’« autres choses ». Qu’il vise à créer et/ou à résister, qu’il soit imposé ou choisi, revendiqué ou subi (Le Roulley, 2016), il peut être mobilisé par une pluralité d’acteurs, aussi bien dans le champ contre-culturel ou subculturel que dans le cadre de pratiques davantage mainstream. Nous proposons, à travers cet appel d’approfondir, ces différentes réflexions. Si les pistes à explorer sur la question des imaginaires associés au « faire soi-même » sont plurielles, elles nous semblent partager la problématique des tensions entre création et résistance. Nous suggérons donc plusieurs axes pour aborder le DIY selon cette approche. Ces derniers ne sont ni hermétiques ni contraignants, et nous encourageons les croisements thématiques ainsi que les propositions marginales.

Les imaginaires du DIY, entre mises en actes et idéaux

Un premier axe de cadrage propose de penser le DIY sous l’angle des imaginaires qui le composent. Entre idéal et utopie (Ricœur, 1984), faire soi-même (ou ensemble) peut engendrer des manières de faire visant à reproduire un ordre établi ou, au contraire, à favoriser l’émergence d’autres normes et valeurs. Par exemple, dans le champ musical, associations et groupes de musique peuvent s'entraider pour faire vivre l'idéal DIY. Les associations défrayent les groupes et, en retour, ceux-ci acceptent de ne pas être rémunérés davantage, bien conscients de la faible marge bénéficiaire que le concert DIY génère. D'autre part, les labels DIY aident les groupes à sortir leur premier album en avançant les frais de production tout en conservant une part des bénéfices de la vente pour se rembourser. Qu’il explore les marges d’un système ou qu’il les consolide, le DIY est autant un imaginaire agissant que structurant (Tuaillon Demésy et Haissat, 2019). Par ailleurs, comment le DIY ou le DIT sont-ils convoqués, parfois partiellement (ou ponctuellement) sous formes de fragments (Tuaillon Demésy, 2021) ? Pour le dire autrement, comment l’« éthique » DIY est-elle quelquefois séparée, découpée, retravaillée pour répondre à des besoins ? Comment la notion d’imaginaire peut-elle aider à mieux comprendre des pratiques de création et de résistance ?

Bénévolat et DIY

Un deuxième axe propose d’aborder plus en détail les liens entre le DIY et le bénévolat. En effet, si des communautés ont érigé le DIY et ses valeurs comme principes organisateurs au quotidien, le DIY a également trouvé sa place dans des activités circonscrites le temps d’un loisir. Il témoigne alors du passage de « passions ordinaires » (Bromberger, 2002) plutôt individuelles à la structuration communautaire de pratiques. En matière de pratiques sportives, le système français a pour particularité de favoriser le bénévolat, par le biais du modèle associatif (loi 1901). Dans la sphère culturelle, qu’il s’agisse du sous-titrage de séries d’animation ou de la production de critiques et de notations, le bénévolat et le faire soi-même constituent des pratiques sur lesquelles certaines industries culturelles capitalisent. Dès lors, dans le cadre du loisir au sens large, en quoi le DIY se distingue-t-il du bénévolat ? Peuvent-ils coexister au sein d’une même communauté de pratique ?

DIY, imaginaires politiques et activisme

Le troisième axe entend suggérer des réflexions portant plus précisément sur les imaginaires politiques. Si le principe du faire soi-même provient d’une recherche d’autonomie et d’indépendance issue du courant de l’anarchisme, comment les réflexions et enjeux politiques sontils aujourd’hui appris et/ou convoqués par les acteurs qui les mobilisent ? Dans cette perspective, le DIY est-il exclusivement du ressort de communautés d’individus portés par des valeurs ancrées à gauche de l’échiquier politique ? D’autres collectifs, éloignés de ces mouvances, se sont-ils également emparés du DIY ou DIT ? Quelles sont les dimensions politiques du DIY aujourd’hui, en fonction des situations et des cadres d’interaction (Goffman, 1974) dans lesquels il est utilisé ? Cet axe propose également d’envisager les liens entre DIY et activisme (Bakker et Den Hond, 2008). Les groupes activistes représentent des organisations de petite taille avec peu de moyens pour agir (Hildwein, 2016). L'activiste cherche à faire exister un idéal (Bakker, Den Hond, 2007) en modifiant les représentations des outsiders, en montrant qu'une alternative à l'ordre dominant est possible. Pour cela, il peut avoir recours à des performances susceptibles d'attirer l'attention (Patouillard, 1998). C'est par exemple le cas des concerts punks qui mettent en lumière une manière alternative de faire par soi-même et pour soi-même de la musique, des concerts ou des enregistrements, en opposition à l'industrie musicale dominante. L’enjeu est-il de rendre visibles des manières alternatives de « faire » ? L'activisme du DIY serait-il à l'origine de dissensions entre ceux qui portent ce mode d'action et les autres ? De nouvelles hiérarchies peuvent-elles apparaître au sein de groupes qui se constituent paradoxalement autour d'un idéal d'émancipation ?

Corps et DIY

Un quatrième axe propose de mettre plus particulièrement l’accent sur les manières dont le DIY ou le DIT sont vécus, individuellement ou collectivement. Comment une façon de penser peut-elle être incorporée par les acteurs qui la mobilisent ? S’agit-il seulement de présenter les « résultats » du DIY, si l’on pense, par exemple, aux concerts punks réalisés sans l’aide d’aucune instance ? Ou bien le DIY imprime-t-il également sa marque dans les corps, dans un processus ? Il s’agit ici de saisir comment le DIY se donne à voir et s’expose à travers la corporéité. Comment le DIY permet-il d’agir sur son apparence corporelle ? c La frontière entre déconstruction, contestation et pratiques artistiques peut être questionnée. Par exemple, des artistes telle qu’Orlan ont recours à des modifications physiques plus ou moins lourdes. Le DIY est-il ainsi un moyen de se réinventer une apparence physique pour exprimer une subversion d’un ordre corporel dominant ? Fabriquer son corps par soi-même est-il une manière d’exprimer des valeurs propres à un groupe, si l’on pense notamment aux parures sportives des équipes de sports collectifs fabriquées par leurs soins ? Le DIY peut également s’incarner dans le façonnement d’un style de jeu (Bromberger, 2020) propre à une communauté de pratique. Pour élaborer ce style de jeu, les acteurs se réapproprient des techniques associées à une pratique physique, sportive ou musicale en les personnifiant. Par exemple, les riffs joués à la guitare par les musiciens punks révèlent une signature rythmique personnelle et différenciable de celle des autres membres du groupe. Cette personnification des normes techniques devient-elle alors un moyen de s'affranchir des cultures dominantes en pratiquant autrement ? D'autre part, la dextérité développée dans des pratiques ludiques, musicales, sportives, etc. peut parfois permettre à l’acteur de développer un sentiment de maîtrise plus globale de son action sur le monde (Le Breton, 2015). Cette dextérité corporelle deviendrait-elle une manière de développer un sentiment d’affranchissement et de reconquête de soi propre aux pratiques DIY ?

DIY et production de sens

Le cinquième axe proposé est celui de l’émancipation des récepteurs de contenus culturels dans la fabrique de sens, de récits et d’imaginaires. Aux marges d’une production de sens « classique », émanant des producteurs de contenus et descendant vers ceux qui consomment ces contenus, certaines pratiques, communautés et dispositifs cherchent à conférer une forme d’auctorialité à ceux qui jouent, qui lisent ou qui regardent. Qu’il s’agisse d’œuvres qui laissent une large part de leur propos à l’aléatoire (Cayatte, 2023), de réécritures collectives à la marge de productions culturelles stabilisées (Jenkins, 1992) ou de pratiques de détournements et d’appropriations (Barnabé, 2016 ; Cayatte, 2021 ; Giner, 2018), cette émancipation d’un rôle de « récepteur-modèle » (Jost, 2012) peut-elle s’envisager sous l’angle du faire soi-même, nous-mêmes et ensemble ?

Le DIY et le temps

Enfin, le temps et les temporalités peuvent offrir de nouvelles perspectives quant aux réflexions menées sur le DIY. Si celui-ci se transforme au fil des ans, perd-il pour autant de son caractère subversif ? Réapproprié par le secteur marchand (par exemple, de nombreuses pratiques sont aujourd’hui « marketées » DIY, des loisirs créatifs au jardinage), est-il pour autant devenu mainstream ? Cela change-t-il par ailleurs son usage par des communautés underground ? De la même manière, le terme même de DIY s’est progressivement imposé au sein de certaines communautés, remplaçant l’idée du « bricolage » ou de la « débrouille ». Pour autant, les pratiques sont-elles différentes ? De manière plus générale, le DIY invite à une réflexion sur les imaginaires du temps : faire soi-même implique-t-il un temps plus « long » ? Le DIY est-il, finalement, une réponse à une « accélération » (Rosa, 2010), propre de nos sociétés contemporaines ?

Modalités de contributions

Les recherches ayant conduit à cet appel à communications étaient placées sous le signe des échanges, notamment disciplinaires. Dans cette perspective, nous souhaitons souligner que les propositions pourront relever de tous les domaines scientifiques et émaner de tous les acteurs de la recherche.

Les propositions de communication en format texte (.odt ou .doc), d’environ 2000 signes, présenteront clairement une question de recherche, un cadre théorique et méthodologique ainsi que les principaux axes d’analyse envisagés. Elles seront accompagnées de 5 mots-clés et d’une courte présentation biographique, et seront adressées à je-diy@framalistes.org

pour le 20 février 2023 au plus tard.

La journée d’étude aura lieu le 4 juillet 2023.

Comité scientifique

  • Fanny Barnabé, CRIDS/NaDI, Université de Namur
  • Rémi Cayatte, Laboratoire CERTOP, Université Toulouse III
  • Jim Donaghey, School of Communication and Media, Ulster University
  • Esteban Giner, CREM, Université de Lorraine
  • Laurent Grün, Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire, Université de Lorraine
  • Clémentine Hougue, Laboratoire 3.LAM, Le Mans Université
  • Orlane Messey, Laboratoire C3S, Université de Franche-Comté
  • Jeremy Tranmer, IDEA, Université de Lorraine
  • Audrey Tuaillon Demésy, Laboratoire C3S, Université de Franche-Comté

Comité d’organisation

  • Rémi Cayatte, Laboratoire CERTOP, Université Toulouse III
  • Orlane Messey, Laboratoire C3S, Université de Franche-Comté
  • Sacha Thiebaud, Laboratoire C3S, Université de Franche-Comté
  • Jeremy Tranmer, IDEA, Université de Lorraine
  • Audrey Tuaillon Demésy, Laboratoire C3S, Université de Franche-Comté

Bibliographie indicative

Bakker Frank G. A., Den Hond Frank (2008), « Activist Group Tactics to Influence Companies », in Wankel Charles (dir.), 21st century management: a reference Handbook, SAGE Publications, pp. 127-137.

Barnabé Fanny (2016), Rhétorique du détournement vidéoludique : Le cas Pokémon, thèse de doctorat, Université de Liège.

Bromberger Christian (2002), Passions ordinaires, Paris, Fayard

Cayatte Rémi (2021), « Étudier les cadres d’interaction et d’appropriation : de l’invisibilisation à la prise en compte de la ‘machine’ jeu vidéo », colloque Le jeu vidéo, une herméneutique en acte, Université de Liège.

Cayatte Rémi (2023), « Récits », Dictionnaire théorique du jeu, G. Brougère & E. Savignac (dirs) [à paraître].

Dale Pete (2016), Anyone Can Do It: Tradition, Empowerment and the Punk Underground, Londres, Routledge.

Donaghey Jim (2022), « The Warzone Dialectogram », Séminaire Aiôn/IDEA Le DIY et ses imaginaires, Besançon, 1er mars 2022.

Duncombe Stephen (2008 [1997]), Notes from underground. Zines and the politics of alternative culture, Bloomington, Microcosm publishing.

Giner Esteban (2018) « Du Slow Play au slowrunning » Les chroniques vidéoludiques, en ligne : https://www.chroniquesvideoludiques.com/du-slow-play-au-slowrunning/.

Goffman Erving (1974), Les rites d’interaction, Paris, Minuit.

Grün Laurent (2022), « Les scènes messines, entre résistances et impostures depuis les années 1980 », Séminaire Aiôn/IDEA Le DIY et ses imaginaires, Nancy, 5 juillet 2022.

Dick Hebdige (2008 [1079]), Sous-culture. Le sens du style, La Découverte, Paris.

Hein Fabien (2012), Do it Yourself! Autodétermination et culture punk, Neuvy en Champagne, Le passage clandestin.

Hildwein Fabien (2016), « Le travail de mobilisation d’un groupe activiste. Le répertoire tactique, les médias et l’implication de ses membres », Thèse de doctorat en Sciences de gestion, Université Paris-Saclay.

Jenkins Henry (1992), Textual Poachers, Television fans & Participatory Culture, New York, Routledge.

Jost François (2012), « La promesse des genres. Comment regardons-nous la télévision ? », Rastros Rostros, vol. 14 n° 27, pp. 25-35.

Le Roulley Simon (2016), « Le cadavre est-il encore chaud ? Étude sociologique sur la portée et l’héritage de la scène DIY punk française », Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 13, n° 1, pp. 157-171.

Messey Orlane, Tuaillon Demésy Audrey (2023), « Les sports collectifs alternatifs : enquête comparée au sein du roller derby et du quidditch », in Visioli Jérôme et Petiot Oriane, Regards croisés sur les sports collectifs, Clapiers, Éditions AFRAPS [à paraître]).

Patouillard Victoire (1998), « Une colère politique. L’usage du corps dans une situation exceptionnelle : le zap d’Act-Up Paris », Sociétés contemporaines, vol. 31, pp. 15-36.

Ricoeur Paul (1984), « L’idéologie et l’utopie : deux expressions de l’imaginaire social », Autres Temps, n° 2, pp. 53-64.

Riffaut Thomas (2018), « Construire son propre sport : la philosophie Do it yourself dans les sports de rue », Espaces et sociétés, vol. 175, n° 4, pp. 163-177.

Robène Luc, Serre Solveig (2016), « “On veut plus des Beatles et de d’leur musique de merde”. Introduction au dossier », Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 13, n° 2, pp. 7-15.

Rosa Hartmut (2010), Accélération. Une critique sociale du temps, Paris, la Découverte.

Sallustio Madeleine (2019), À la recherche de l’écologie temporelle. De la multiplicité des temporalités comme cadre d’analyse des collectifs autogérés néo-paysans du Massif central, Thèse de doctorat en Sciences politiques et sociales, Université libre de Bruxelles.

Soulé Bastien et Walk Steve (2007), « Comment rester ‘alternatif’ ? Sociologie des pratiquants sportifs en quête d’authenticité sub-culturelle », Corps, vol. 2, n° 1, pp. 67-72.

Tuaillon Demésy Audrey et Sébastien Haissat (2019), « Quels usages aujourd’hui de la notion d’imaginaire ? », Carnet hypothèses.org Mundus Fabula, mars, en ligne : https://mf.hypotheses.org/933.

Tuaillon Demésy Audrey (2021), « Du bistrot aux concerts punks : fragments utopiques en territoire rural », Civilisations, n° 70, pp. 99-121.

Wenger Etienne (2005), La théorie des communautés de pratique, Québec, Presses Universitaires de Laval.

Worley Matthew (2017), No Future: Punk, Politics and British Youth Culture, 1976–84, Cambridge, CUP.

Zaytseva Anna (2018), « Les objets qui conduisent à l’action : transformations des fanzines punk Do-It-Yourself dans les années 2000-2010 en Russie », Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 15, n° 1, pp. 45-69.

Places

  • UFR STAPS, Université de Franche-Comté - 31 Rue de l'Épitaphe
    Besançon, France (25)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Monday, February 20, 2023

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Keywords

  • diy, do it yourself, imaginaire, résistance, loisir, corps, sport

Contact(s)

  • Comité d'organisation
    courriel : 5cfhc [at] sciencesconf [dot] org
  • Sacha Thiébaud
    courriel : je-diy [at] framalistes [dot] org

Reference Urls

Information source

  • Sacha Thiébaud
    courriel : je-diy [at] framalistes [dot] org

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To cite this announcement

« Créer, résister et faire soi-même : le « do it yourself » (DIY) et ses imaginaires », Call for papers, Calenda, Published on Monday, January 30, 2023, https://doi.org/10.58079/1afx

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