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Tourismes et transitions écologiques

Revue « Mondes du tourisme »

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Published on Wednesday, February 15, 2023

Abstract

Si la transition écologique est devenue un incontournable des discours et politiques publiques, les implications et questionnements quant à son application dans le secteur touristique n’ont encore guère été interrogés, bien qu’il soit à l’origine de 11 % des émissions de gazs à effet de serre (GES) de la France. Cet appel à article porte ainsi sur les transitions écologiques, encourageant à explorer la diversité des voies transitionnelles des tourismes. Il vise à mettre en lumière la grande variété des expériences, des possibles (et des impasses) qui s’expérimentent ou ont été expérimentés et la variabilité des appropriations du concept de transition écologique dans les multiples territoires, institutions et secteurs du tourisme.

Announcement

Coordination scientifique

  • S. Clarimont, univeristé de Pau et des pays de l'Adour
  • E. Hatt, Aix Marseille Université
  • S. Hagimont, université de Versailles Saint Quentin en Yvelines

Argumentaire 

En 2022, les volets 2 (sur les effets, les vulnérabilités et la capacité d’adaptation aux crises climatiques) et 3 (sur les solutions pour la réduction des émissions de GES) du dernier rapport du GIEC, pointent encore plus clairement que les précédents la responsabilité de nos modes de vie dans le changement climatique et invitent à la mise en œuvre « urgente » d’une transition écologique (GIEC, 2022). L’action publique est interpellée pour agir et la transition écologique est devenue un élément incontournable des discours et politiques publiques, comme en témoignent la création du Conseil national de la transition écologique (2012), la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ou encore le changement de dénomination, en 2017, du ministère de l’Écologie et du développement durable en ministère de la Transition écologique et solidaire. Les objectifs de cette transition écologique ont été fixés par divers traités internationaux, du protocole de Kyoto de 1997 à l’Accord de Paris de 2015 (Maréchal, 2016).

Toutefois, les implications et questionnements quant à l’application de cette transition écologique dans le secteur touristique n’ont encore guère été interrogés. Le secteur touristique est pourtant à l’origine de 11% des émissions de GES de la France (ADEME, 2021), soit 118 millions de tonnes de CO2 équivalent en 2018 (correspondant à l’empreinte carbone annuelle de 11 millions de Français). La crise énergétique actuelle renforce les interrogations sur les évolutions de ce secteur, en particulier pour les mobilités et déplacements, qui sont au fondement des pratiques touristiques et sont encore très largement carbonés (selon l’enquête mobilité des personnes menée par l’INSEE, en 2019, la voiture reste le premier mode de transport utilisé par les résidents de France métropolitaine, représentant 72,4 % des voyages). Au-delà de la seule dimension énergétique, certains pans de l’économie touristique sont également particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. En effet, le tourisme est une activité fortement tributaire des conditions climatiques et potentiellement exposée aux aléas (tempêtes, inondations, avalanches, etc.). Or, les recherches sur les implications du changement climatique sur le tourisme (et du tourisme sur le changement climatique) revêtent un caractère assez récent et portent encore peu sur l’analyse des ressorts sociaux et politiques de la vulnérabilité spécifique des territoires touristiques. Ce n’est guère avant la fin des années 1990 que sont menés les premiers travaux exploratoires sur ce thème (Dubois et al., 2006a). L’organisation par l’OMT (Organisation mondiale du tourisme) de la première conférence internationale sur le tourisme et le changement climatique, en avril 2003, inaugure l’organisation progressive d’un champ international de recherche dans ce domaine. Depuis la fin des années 1990, le nombre de publications relatives à l’interaction tourisme / changement climatique a ainsi considérablement augmenté, notamment dans la littérature anglophone (Hall, 2008 ; Scott, 2008 ; Scott et al., 2010 ; Simpson et al., 2010). Celui-ci demeure cependant bien modeste par rapport aux nombreux travaux menés sur les mobilités – notamment en ville – ou encore sur l’agriculture. Dans le champ du tourisme, l’attention des chercheurs reste très largement focalisée sur la réduction des émissions de GES liées aux déplacements touristiques (Cavallero et al., 2016), sur une meilleure évaluation, dans un contexte d’incertitude, des évolutions probables du climat, aux échelles régionale et locale des aires et stations touristiques, pour déterminer leur impact possible sur le marché touristique (Bujosa et al., 2015), sur les stratégies d’adaptation mises en œuvre pour réduire la « vulnérabilité économique » des espaces touristiques spécialisés et mono-actifs orientés vers le tourisme balnéaire (Dubois et al., 2006b ; Dodds et al., 2008 ; Essex et al., 2010 ; Köberl et al., 2016) ou celui des sports d’hiver (Elsasser et al., 2001 ; Scott et al., 2006 ; Wolfsegger et al., 2008 ; Richard et al., 2010 ; Reynard et al., 2014). C’est précisément dans ces territoires littoraux et de montagne hautement spécialisés que sont apparues les premières réflexions autour de la « transition touristique » (Bourdeau, 2009 ; Vlès, 2021). Cette expression floue, polysémique, au contenu mouvant souvent déclinée, sur le plan opérationnel, sous la forme d’actions de diversification de l’offre et de la cible de clientèle (Clarimont et al., 2016 ; Vlès et al., 2016) ou de mise en place de mobilités alternatives à la voiture, revêt, aujourd’hui, une forte dimension incantatoire. Or, la transition ne concerne pas uniquement le changement climatique, mais porte également sur les questions de biodiversité, le tourisme étant un des facteurs contemporains d’artificialisation des sols et de perturbation anthropique des milieux.

Le terme de « transition », devenu omniprésent, rappelle une série d’expériences ou d’imaginaires qui verraient des discontinuités historiques se passer sans conflit : la transition démographique, les transitions démocratiques d’Espagne, Grèce et Portugal, les transitions économiques des Pays d’Europe centrale et orientale (PECO), la transition énergétique toujours à venir (expression héritée du monde du nucléaire en réponse à la peur de pénurie d’énergie fossile, Fressoz, 2022). Si le concept de transition a été mobilisé dans divers champs scientifiques durant les années 1970-1980 (Ollivier et Plumecocq, 2015), il s’est plus particulièrement imposé dans la seconde moitié des années 2000, venant peu à peu remplacer celui de développement durable (Bouisset et al, 2020). Il désigne le processus de changement d’un état du système à un autre par une période de changement non linéaire : « Ce changement systémique, par définition, est le résultat de l’interaction de divers changements à différents niveaux et dans différents domaines qui, d’une certaine manière, interagissent et se renforcent mutuellement pour produire un changement qualitatif fondamental dans un système sociétal » (Loorbach et al., 2017, p.605).  Le terme n’a encore guère été interrogé en tant que tel dans son application touristique : la diversité des trajectoires et des situations invite à penser « la » transition dans sa pluralité. Cet appel porte donc sur les transitions écologiques, encourageant à explorer la diversité des voies transitionnelles des tourismes.

L’appel s’inscrit dans un contexte de multiplication des publications professionnelles et scientifiques (ADEME, Atout France, Revue Espaces, Domaines skiables de France, Aéroport de Paris, etc.) et des déclarations politiques sur « la » transition écologique du tourisme (discours du premier ministre Jean Castex, novembre 2021). Il s’appuie aussi sur des débats anciens quant à l’empreinte écologique du tourisme : si, dès le XIXe siècle, des récriminations contre l’appropriation touristique des paysages parcourent l’Europe, elles se multiplient à partir des années 1960 et 1970 (Hagimont, 2022). Des recherches universitaires questionnent alors la propension du tourisme à détruire ce qu’il valorise (Krippendorf, 1977 ; Buttler, 1980) et à accentuer la marchandisation de la nature. La question de la limitation du nombre de visiteurs dans les sites naturels exceptionnels est ainsi posée dès les années 1970, dans un contexte de massification touristique, conduisant à développer des dispositifs afin de réguler les flux touristiques pour sauvegarder les sites et lieux les plus dégradés. Ceux-ci sont abordés soit en termes de gestion des capacités de charge (Chambrelain, 1997 ; Navarro et al., 2013 ; Vlès et al. 2017) – terme emprunté à l’écologie et ayant fait l’objet d’un certain nombre de critiques (Desprest, 1997 ; Stock et al., 2003) –, soit en termes de limites du changement acceptable (Broadhurst, 2001).

Les contestations du tourisme ont également stimulé des travaux montrant à l’inverse le rôle moteur du tourisme dans la protection des paysages, des écosystèmes, de la faune et de la flore mondiales, avant que d’autres études ne montrent les ambiguïtés de la protection touristique de la nature (Gauchon, 2002 ; Duval et Gauchon, 2007), vectrice potentielle de situation de violences et d’injustice, et oublieuse de l’empreinte matérielle des flux touristiques, tant en Occident que dans les espaces coloniaux et post-coloniaux (Grove 1986 ; Blanc 2020). Le tourisme serait alors une des faces de cette « exploitection » de la nature, constitutive de la modernité, où protection et valorisation ont systématiquement été associées lorsqu’il s’agissait de prendre en compte dans la loi les non-humains ; cette exploitection ayant plutôt conduit à une réduction de la diversité des habitats et des espèces terrestres (Stépanoff, 2021). Le changement climatique est venu ajouter des doutes supplémentaires sur la soutenabilité écologique de certaines formes de tourisme.

L’appel entend ainsi interroger le concept de transition écologique appliqué au tourisme, ce qu’il produit dans le secteur touristique (territoires, entreprises, politiques publiques, formations universitaires et professionnelles), tant dans sa mobilisation discursive que dans sa traduction pratique par les acteurs. Il vise à mettre en lumière la grande variété des possibles (et des impasses) qui s’expérimentent ou ont été expérimentés dans un univers du tourisme lui-même très hétérogène. L’appel est volontairement pluriel : plutôt que de considérer les démarches à l’œuvre pour opérer « la » transition écologique « du » tourisme, cet appel à article entend questionner la variabilité des expériences et des appropriations du concept de transition écologique dans les multiples territoires, institutions et secteurs du tourisme. Entre les destinations dépendantes de flux touristiques internationaux fortement carbonés et à l’empreinte écologique forte, et les offres plus diffuses de territoires ruraux ou de villes encore peu fréquentées, les modalités de transition et ce que le terme même recouvre (voire dissimule) sont assurément très divers.

Les études de cas permettant de saisir précisément les acteurs en présence et les modalités de traduction politique, économique, matérielle des transitions écologiques seront particulièrement bienvenues. Ouvert aux travaux en géographie, aménagement, sciences de gestion, économie, anthropologie, sociologie, etc., cet appel à articles entend aussi offrir une place aux démarches historiques et diachroniques, en particulier pour historiciser l’introduction du concept de transition écologique dans les mondes du tourisme et pour étudier ses traductions factuelles passées. L’attention au vocabulaire de ces « transitions écologiques » ouvre également vers les études littéraires et d’information et communication.

Les propositions d’article pourront s’inscrire dans les quatre axes suivants :

  1. L’analyse des modalités et des formes contemporaines de transitions écologiques des territoires et des acteurs touristiques (entreprises, institutions, associations, visiteurs, etc.). Quels problèmes sont identifiés et quelles solutions sont proposées ? Comment parle-t-on de la transition écologique (vocabulaire utilisé) et qu’est-ce que ce concept apporte de plus dans la prise en compte de l’empreinte environnementale du tourisme ? Comment se traduit-il dans des politiques publiques ? Quelles omissions sont repérables (par exemple le poids des déplacements ou du BTP dans les bilans carbone) et relèvent-elles d’oublis ou de stratégies ?
  2. L’étude des rapports conflictuels au sein des transitions écologiques. La transition, concept en apparence consensuel ne fait-il pas l’objet d’appropriations contradictoires à l’échelle des territoires et des secteurs ? N’est-il pas utilisé de manière à désamorcer les conflits ?
  3. Une approche critique des transitions écologiques et de ce qu’elles recouvrent. Transiter vers quoi : la croissance verte, la sobriété ou la décroissance ? La question de la décroissance du tourisme est-elle posée et en quels termes parmi les parties-prenantes du secteur touristique ?
  4. Le tourisme comme voie de transition écologique. Les pratiques touristiques, promues comme des formes de rencontre avec l’Autre, peuvent-elles, et à quelles conditions, échapper à la reconduction de rapports commerciaux, superficiels, et/ou post-coloniaux et offrent-elles des possibilités de rencontre avec l’altérité sociale, culturelle, environnementale capable d’enrichir, en retour, les rapports à la nature des touristes ? Les tourismes peuvent-ils contribuer à une transition écologique de nos sociétés en aidant à la transformation des rapports occidentaux à la nature encore et toujours dominés par des logiques utilitaires et économiques ?

Modalités de soumission et d’examen des propositions 

Les réponses à cet appel seront envoyées sous la forme d’un résumé long (10 000 signes) comprenant : titre, problématique de l’article, présentation de la méthodologie, du terrain d’étude, du corpus documentaire et, le cas échéant, de la chronologie, plan détaillé, mots clés, bibliographie.

La proposition fera apparaître clairement le nom des auteurs, leur fonction, leur rattachement institutionnel.

Elle sera à envoyer à emeline.hatt@univ-amu.fr, sylvie.clarimont@univ-pau.fr, steve.hagimont@uvsq.fr 

avant le 11 avril 2023.

Les propositions reçues seront examinées par les coordinatrices et coordinateur du numéro et par le comité de rédaction de la revue Mondes du tourisme.

Calendrier 

Les résumés longs sont attendus pour le 11 avril 2023.

Une réponse sera apportée autour du 5 mai 2023.

La version définitive des articles sera à remettre le 1er septembre 2023. Ils seront soumis à une double évaluation à l’aveugle par des pairs. La publication est prévue pour le printemps 2024.

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Date(s)

  • Tuesday, April 11, 2023

Keywords

  • transition écologique, tourisme, appel à article, Mondes du tourisme

Contact(s)

  • Emeline Hatt
    courriel : emeline [dot] hatt [at] univ-amu [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Emeline Hatt
    courriel : emeline [dot] hatt [at] univ-amu [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Tourismes et transitions écologiques », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, February 15, 2023, https://doi.org/10.58079/1ajs

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