HomeLes terrains israélo-palestiniens : enjeux méthodologiques, épistémologiques et politiques

HomeLes terrains israélo-palestiniens : enjeux méthodologiques, épistémologiques et politiques

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Published on Thursday, February 16, 2023

Abstract

Cette journée d’étude s’inscrit dans la continuité d’un courant de réflexion s’intéressant aux défis du terrain au Proche et au Moyen-Orient, et a pour objectif de se consacrer particulièrement aux espaces israélo-palestiniens comme terrains de recherche. Soumis à des dominations impériales, mandataires et coloniales et traversé par de concurrentes revendications nationalistes, ce territoire est, depuis la fin du XIXe siècle, le théâtre d’une colonisation qui modifie régulièrement l’espace et l’organisation sociale. Quelles sont les problématiques auxquelles doivent faire face les chercheur·es travaillant sur les terrains israélo-palestiniens ? Quels sont les effets et les apports de ces difficultés sur le façonnement de l’objet d’étude, mais aussi sur le positionnement et la représentation du ou de la chercheur·e ?

Announcement

Mercredi 28 juin 2023, CERI-Sciences Po (Paris)

Argumentaire

La réflexivité sur les aspects méthodologiques et pratiques du travail de terrain constitue un exercice incontournable pour tout·e chercheur·e. Un courant de réflexion sur ces enjeux s'intéresse tout particulièrement au Moyen-Orient et au monde arabe, comme l'attestent plusieurs publications (Clark et Cavatorta, 2018 ; Hadj-Moussa, 2019) et récentes manifestations scientifiques[1]. Ces contributions portent plus précisément sur les défis du terrain en contexte révolutionnaire (Rey et Tannous, 2022) ou autoritaire (Pierret, 2022) ; en milieu « sensible » (Lamarche, 2015) ou « violent » (Romani, 2007), où les chercheur·es sont confronté·es à la suspicion et à la surveillance (Dufresne Aubertin, 2022), voire à la répression, l'expulsion (Mirman, 2022), l'incarcération et même le meurtre, en passant par la « disparition » du terrain en situation de conflit, lorsque celui-ci devient inaccessible[2].

Par rapport à ces différents enjeux, les terrains israélo-palestiniens recouvrent sans doute une dimension paradigmatique. Le régime de mobilité imposé par l’État d’Israël (Latte-Abdallah et Parizot, 2017b) soumet tout·e chercheur·e, local·e ou étranger·e, à des règles et conditions différentielles de circulation, qui varient en fonction de sa nationalité, de l'assignation identitaire effectuée par les autorités israéliennes (notamment sur la base du nom de famille) et de son statut marital. En conséquence, il détermine l'accès aux données (matérielles et immatérielles) et aux sources prises au sens large (archives, témoignages, bibliothèques). En raison de l’occupation, des contraintes très lourdes pèsent sur les chercheur·es palestinien·nes et sur tout·e chercheur·e souhaitant mener ses enquêtes dans les territoires occupés : restrictions à la liberté de mouvement, difficultés liées au visa, danger physique, contrôle et surveillance.

Le territoire d’Israël-Palestine, soumis à des dominations impériales, mandataires et coloniales et traversé par de concurrentes revendications nationalistes, est, depuis la fin du XIXe siècle, le théâtre d’une colonisation qui modifie régulièrement l’espace et l’organisation sociale. Face à ces contextes historiques et contemporains les chercheur·es doivent s'adapter à de rapides et fréquents changements politiques et géopolitiques. Iels sont soumis·es à l’injonction à se définir en lien avec le terrain, ce qui soulève en contrepartie des questions de légitimité et de neutralité axiologique, ainsi qu’à se positionner et à prendre parti concernant la situation politique. En outre, l’influence du contexte socio-politique et culturel sur le milieu scientifique conduit les chercheur·es à devoir développer des stratégies pour circuler et être accueilli·es institutionnellement sur place. Les répercussions de ces différents éléments se font aussi ressentir à la sortie du terrain tant au niveau institutionnel que dans le cadre de la restitution et de la présentation des recherches.

L'objectif de cette journée d'étude est de rassembler des chercheur·es pour mener une analyse réflexive de façon transversale sur des problématiques communes qui émergent sur les terrains israélo-palestiniens. Ce retour d’expérience vise à interroger les effets, les apports et les limites de ces configurations sur les objets d'étude mais aussi sur le positionnement et la représentation du ou de la chercheur·e. Il s’agira aussi d’aborder les conséquences physiques et psychologiques de ces injonctions et difficultés sur les chercheur·es.

Les communications proposées peuvent porter exclusivement sur l'espace palestinien ou israélien, ou bien se situer au croisement des deux. Sans nier les rapports différenciés de pouvoir et de domination qui s’y exercent, il s’agit de s’inscrire dans un courant de la recherche qui, depuis une dizaine d’années, essaie de décloisonner l'analyse de ces deux sociétés et leurs champs académiques correspondants, à savoir celui des études palestiniennes et celui des études israéliennes (Latte-Abdallah et Parizot, 2011, 2017a).

Cet appel s'adresse à ceux et celles qui ont une pratique récente et régulière du terrain dans le cadre de recherches en sciences humaines et sociales, quel que soit leur statut. Iels sont invité·es à inscrire leurs propositions dans l’un ou les axes suivants.

Axe 1 : L’identité du ou de la chercheur·e et le terrain : se présenter, se positionner, être étiqueté·e

L’identité entendue au sens large (nationale, religieuse, militante, etc.) du ou de la chercheur·e représente un enjeu dès qu’iel souhaite accéder aux terrains, en raison du régime de mobilité imposé par Israël. Elle entre aussi en jeu lorsqu’il s’agit de se présenter auprès des enquêté·es, des institutions locales et durant toute forme de relation tissée sur place. Si cet espace est, au contraire, le lieu d'origine de l'enquêteur ou enquêtrice, on questionnera plutôt sa neutralité axiologique, voire sa « loyauté », notamment s'iel mène ses recherches auprès d'une institution étrangère. La question de l’identité soulève aussi celle de la colonialité du savoir et de la reproduction de représentations orientalistes de la société colonisée (Lockman, 2004).

Les chercheur·es sont « étiqueté·es » (Becker, 1985) à la fois par les autorités israéliennes ou palestiniennes et par leurs enquêté·es. Cette catégorisation peut s’accompagner d’une méfiance et d’une nécessité pressante, voire d’une injonction à prendre parti dans les rapports de pouvoir. En effet, l'imbrication de positionnements politiques avec le travail scientifique, transversale à tout terrain, s’illustre particulièrement en Palestine-Israël du fait du poids du boycott des institutions académiques israéliennes. Des questionnements éthiques et militants émergent d’autre part car les interlocutrices et interlocuteurs rencontré·es sur le terrain sont pris·es dans une relation de domination coloniale, largement définie aujourd’hui au prisme du colonialisme de peuplement (Veracini, 2019). Les chercheur·es doivent ainsi faire face à des choix complexes afin de pouvoir travailler sans déroger à leurs propres opinions et valeurs.

Cet axe vise en somme à réfléchir à l’identité au travers du positionnement, de la catégorisation, de l’assignation et de l’auto-identification, voire des revendications identitaires du ou de la chercheur·e  (nationalité, engagements militants, genre et sexualité, ethnie et racialisation, religiosité, etc.). Quelle casquette est-il préférable d'endosser avec quelle catégorie d'actrices et acteurs ? Que faire de ces étiquettes ? En profiter ou assumer de s’en défaire ? Comment mener une recherche engagée sans perdre l’accès à d'autres interlocutrices et interlocuteurs ? Ou encore : comment enquêter sur des individus que l’on considère comme « politiquement détestables » (Avanza, 2008) ?

Axe 2 : Faire de la recherche « entre le fleuve et la mer » : enjeux et contraintes des terrains « des deux côtés »

La hiérarchisation de l’accès au terrain est d’autant plus complexe pour les chercheur·es qui travaillent des deux côtés du mur et a des implications aussi bien pratiques que méthodologiques (Parizot, 2012). Si depuis 1967 les « frontières » entre Israël et la Cisjordanie tendent à se flouter, il n’en demeure pas moins que le mur de séparation marque un cloisonnement et un obstacle à franchir uniquement grâce aux checkpoints (Handel, 2009). Comment les traverser et quelles stratégies adopter pour accéder à un terrain d’enquête de part et d’autre du mur et dans les entre-deux ? De quelle manière cette circulation, très souvent contrainte ou ralentie, agit-elle sur l’enquête, voire la modifie ? Face aux contraintes physiques, comment les dépasser pour pouvoir étudier les imbrications, les interactions et les enchevêtrements entre les deux espaces ?

D’autre part, de nombreuses limites, des frontières - visibles et invisibles - et rapidement changeantes rendent la lecture et l’appréhension des espaces difficile (Shamir, 2009). Les écarts entre la carte et le territoire désorientent les chercheur·es une fois sur place (Ahmad et Latte-Abdallah, 2017). Comment observer, analyser et rendre compte de territoires mouvants et quels outils utiliser ? Ces questions s’adressent tout particulièrement aux chercheur·es des disciplines spatiales (géographie, urbanisme, architecture).

Les écueils d’une recherche menée « des deux côtés » se maintiennent à la sortie du terrain, lorsqu’il s’agit de restituer et présenter ses résultats. On s’intéressera ici tout particulièrement à des problématiques liées par exemple aux choix terminologiques qui émergent lorsqu’il s’agit de publier ou de présenter ses recherches dans différents cadres académiques.

Axe 3 : Les sources du terrain : les défis de la collecte de sources et de témoignages dans les espaces israélo-palestiniens

La consultation d'archives, précédée par leur localisation, leur dépouillement puis leur analyse ainsi que la collecte de témoignages et la production d’entretiens, est loin d’être exempte de contraintes et de logiques propres au terrain. Ces dernières configurent les interactions avec les archivistes, les bibliothécaires, les enquêté·es et tout·e interlocuteur·rice local·e. Ces rencontres sont soumises à des appréhensions, des contraintes, à l’arbitraire qui conduisent à devoir s’adapter, parfois à négocier et dans certains cas à abandonner une partie de son corpus (Aranda et Simonpoli, 2018). En effet, les sources, dans leur contenu, leur matérialité ou leur absence, sont porteuses d'enjeux. Ces derniers sont d’autant plus saillants car l’histoire des espaces israélo-palestiniens est marquée par un conflit des mémoires et des « régimes de vérité » (Sela, 2018).

Cet axe interroge donc les différentes difficultés auxquelles les chercheur·es doivent faire face pour conduire des enquêtes et collecter des sources écrites et/ou orales dans l'espace israélo-palestinien :  où trouver des sources sur un territoire hétérogène, d'abord culturellement et linguistiquement (nécessité de maîtriser à la fois l'hébreu et l'arabe, de se familiariser avec les codes des deux sociétés), ainsi que soumis à différentes politiques et à une présence internationale importante, particulièrement à Jérusalem ? Par quel moyen établir une relation de confiance entre le/la chercheur·e et ses témoins dans un contexte de méfiance permanente ? Quels dispositifs sont mis en place afin d’y accéder, d’autant plus lorsque les sources sont dispersées, ou afin de contourner leur absence ? Cet axe souhaite en effet aborder la manière dont le ou la chercheur·e doit composer avec l’absence ou la non-communicabilité de sources écrites et se tourner vers le recueil de témoignages, un exercice qui n’est également pas dénué de complexité. Enfin, dans quelle mesure la recherche de sources agit-elle sur le façonnement des objets d’étude ?

Modalités de soumission

Les propositions de communication, comportant un résumé du propos et une description des méthodes et des matériaux empiriques mobilisés (2500 signes) ainsi qu’une courte notice biographique devront être envoyées à l’adresse suivante : jeisraelpalestine@gmail.com

au plus tard le 9 avril 2023.

Elles seront examinées par les organisateur·rices.  La sélection et réponse aux auteur·rices se feront le 23 avril 2023. Afin d’organiser les discussions, nous demanderons aux intervenant·es d’envoyer leur présentation en amont de la journée.

Informations pratiques

Cette journée d’étude se tiendra uniquement en présentiel le mercredi 28 juin 2023 au Centre de Recherches Internationales (CERI) à Sciences Po (28, rue des Saints-Pères, 75007 Paris). Les déplacements pourront éventuellement être pris en charge, veuillez l’indiquer dans votre candidature.

Comité d’organisation

  • Bandini Caterina – CENS UMR 6025, ANR CHOICE – caterina.bandini@ehess.fr
  • Benhamou Eve – Université Sorbonne Nouvelle/ICEE – eve.benhamou@gmail.com
  • Genton Clarisse – Université Paris-Est Sup/AUSser – clarisse.genton@paris-malaquais.archi.fr
  • Lahouiri Hicham – Sciences Po/CERI – hicham.lahouiri@sciencespo.fr
  • Perelman Nitzan – Université Paris Cité/LCSP, ANR CHOICE – nitzan.perelman@gmail.com
  • Rosner Chloé – Institut national d’histoire de l’art, TEMPS UMR 8068 – rosner.chloe@gmail.com

Bibliographie

Ahmad, Emad et Stéphanie Latte-Abdallah, 2017, Inner Mapping, film documentaire, 52 min., Palestine/France.

Allweil, Yael et Keren Ben Hillel, 2020, « Conducting Research on West Bank Settlements: Architecture as Punctum and Archive », International Journal of Islamic Architecture, vol. 9, n° 2 : 337-360.

Aranda, Mauricio et Nicolas Simonpoli, 2018, « Aller aux archives, entrer sur le terrain ? Sur les conditions sociales d’enquêtes en ‘terrain archivistique’ », Genèses, vol . 2, n° 112 : 337-360.

Avanza, Martina, 2008, « Comment faire de l'ethnographie quand on n'aime pas « ses indigènes » ? Une enquête au sein d'un mouvement xénophobe », in Alban Bensa et Didier Fassin (dir.), Les politiques de l’enquête, Paris, La Découverte : 41-58.

Becker, Howard, 1985 [1963], Outsiders. Études de sociologie de la déviance, Paris, Éditions Métailié.

Blanc, Guillaume, 2012, « Une pratique sans questionnement : le terrain en histoire », Hypothèses, vol. 1, n° 15 : 15-25.

Clark, Janine A. et Francesco Cavatorta (dir.), 2018, Political Science Research in the Middle East and North Africa: Methodological and Ethical Challenges, New York, Oxford University Press.

Dufresne Aubertin, Laurence, 2022, « Chapitre 14. Une ethnographie réflexive de la surveillance. Enquêter sur le politique en Algérie », in Philippe Aldrin, Pierre Fournier, Vincent Geisser et Yves Mirman (dir.), L'enquête en danger. Vers un nouveau régime de surveillance dans les sciences sociales, Paris, Armand Colin : 295-312.

Hadj-Moussa, Ratiba (dir.), 2019, Terrains difficiles, sujets sensibles. Faire de la recherche au Maghreb et sur le Moyen Orient, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant.

Handel, Ariel, 2009, « Where, Where to, and When in the Occupied Territories: An Introduction to Geography of Disaster », in Adi Ophir, Michal Givoni et Sari Hanafi (dir.), The Power of Inclusive Exclusion: Anatomy of Israeli Rule in the Occupied Palestinian Territories, New York, Zone Books : 179-222.

Hervé, Caroline, 2010, « Analyser la position sociale du chercheur : des obstacles sur le terrain à l’anthropologie réflexive », Les cahiers du CIERA, n° 6 : 7-25

Jungen, Christine et Jihane Sfeir (dir.), 2019, Archiver au Moyen-Orient. Fabriques documentaires contemporaines, Paris, Karthala.

Kurgan, Laure, 2021, Si loin, si proche. Cartographie, technologie et politique, Dijon, Les Presses du réel.

Lamarche, Karine, 2015, « L’apport heuristique d’une implication incontournable. L’exemple d’une recherche sur un terrain « sensible » (Israël-Palestine) », Civilisations, vol. 64, n° 1 & 2 : 35-44.

Latte-Abdallah, Stéphanie et Cédric Parizot (dir.), 2011, À l'ombre du mur : Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation, Paris, Actes Sud/CNRS.

Latte-Abdallah, Stéphanie et Cédric Parizot (dir.), 2017a, Israël/Palestine, l’illusion de la séparation, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence.

Latte-Abdallah, Stéphanie et Cédric Parizot, 2017b, « De la séparation aux mobilités. Changer de regard sur l’occupation israélienne en Palestine », in Stéphanie Latte-Abdallah et Cédric Parizot (dir.), Israël/Palestine, l’illusion de la séparation, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence : 7-28.

Lockman, Zachary, 2004, Contending Visions of the Middle East: The History and Politics of Orientalism, Cambridge, Cambridge University Press.

Mirman, Yves, 2022, « Chapitre 17. Peut-on reconstituer l’histoire d’un terrain rompu ? Quand le dispositif de surveillance instille l’incertitude sur la recherche », in Philippe Aldrin, Pierre Fournier, Vincent Geisser et Yves Mirman (dir.), L'enquête en danger. Vers un nouveau régime de surveillance dans les sciences sociales, Paris, Armand Colin : 349-369.

Parizot Cédric, 2012, « Moving Fieldwork: Ethnographic Experiences in the Israeli-Palestinian Space », in Haim Hazan et Esther Hertzog (dir.), Serendipity, in Anthropological Research: The Nomadic Turn, Farnham, Ashgate : 123-140.

Pierret, Thomas, 2022, « Chapitre 13. Les paradoxes d’un contexte autoritaire fermé. Retour sur une enquête dans la Syrie des années 2000 », in Philippe Aldrin, Pierre Fournier, Vincent Geisser et Yves Mirman (dir.), L'enquête en danger. Vers un nouveau régime de surveillance dans les sciences sociales, Paris, Armand Colin : 279-293.

Rekacewicz, Philippe et Nepthys Zwer, 2021, Cartographie radicale, Paris, La Découverte.

Rey, Mathieu et Manon-Nour Tannous, 2022, « Still researching. La Syrie comme objet d’étude (des années 1980 aux années 2010) », Mondes arabes, n° 1 : 119-140.

Romani, Vincent, 2007, « Enquêter dans les territoires palestiniens. Comprendre un quotidien au-delà de la violence immédiate », Revue française de science politique, vol. 57 : 27-45.

Sela, Rona, 2015, « Rethinking National Archives in Colonial Countries and Zones of Conflict – The Israeli-Palestinian Conflict and Israel’s National Photography Archives as Case Study », in Anthony Downey (dir.), Dissonant Archives: Contemporary Visual Culture and Contested Narratives in the Middle East, Londres, IB Tauris, 2015.

Sela, Rona, 2018, « Rethinking the Genealogy of Colonial Plunder and Erasure – Israel's Control over Palestinian Archives », Social Semiotics [En ligne], vol. 28, n° 2.

Shamir, Ronen, 2009, « Occupation as Disorientation: The Impossibility of Borders », in Adi Ophir, Michal Givoni et Sari Hanafi (dir.), The Power of Inclusive Exclusion: Anatomy of Israeli Rule in the Occupied Palestinian Territories, New York, Zone Books : 587-596.

Veracini, Lorenzo, 2019, « Israel-Palestine Through a Settler-Colonial Studies Lens », Interventions. International Journal of Postcolonial Studies, vol. 21, n° 4 : 568-581.

Notes

[1]  Voir, entre autres, la journée d'étude « Être chercheur.e au Moyen-Orient : mission impossible ? », organisée par le CCMO le 15 septembre 2022, et la table ronde « Enquêter dans/sur le monde arabe : journalistes et chercheurs face aux logiques de surveillance », organisée par le CAREP Paris et l'IREMAM le 7 avril 2022.

[2]  Voir également le colloque « Enquêter sur un terrain “sensible”. Ficelles méthodologiques, positionnements et dilemmes », organisé par l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) et l’Institut des hautes études en défense nationale (IHEDN) le 7 juin 2021, où plusieurs communications portaient également sur le Moyen-Orient et le monde arabe.

Places

  • Centre de recherches internationales (CERI) - 28 rue des Saints-Pères
    Paris, France (75)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Sunday, April 09, 2023

Keywords

  • terrain, méthode, pratique, enquête, Israël, Palestine, identité, source, enjeu, défi

Contact(s)

  • Comité d'organisation
    courriel : archi-tizi [dot] colloque [at] ummto [dot] dz

Information source

  • Chloé Rosner
    courriel : chloe [dot] rosner [at] inha [dot] fr

License

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To cite this announcement

« Les terrains israélo-palestiniens : enjeux méthodologiques, épistémologiques et politiques », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, February 16, 2023, https://doi.org/10.58079/1ak0

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