Les temporalités biographiques à l’épreuve des transformations du travail
Biographical temporalities challenged by transformations of work
Publié le vendredi 17 mars 2023
Résumé
L’Année sociologique lance un appel à contributions en vue de la préparation d’un numéro spécial sur le thème des temporalités biographiques à l’épreuve des transformations du travail. Cet appel à contributions entend participer à l’actualisation et au renouvellement des réflexions sociologiques sur le déroulement des biographies professionnelles, mises à l’épreuve par les transformations du travail qui ont bouleversé les sociétés occidentales depuis les années 1970. Ce faisant, il vise à documenter plus largement un certain état de la société, dont les dynamiques institutionnelles contribuent à structurer et recomposer les temporalités professionnelles.
Annonce
Argumentaire
Depuis les années 1970-1980, nombres de démographes et sociologues nord-américains ou européens ont mis au jour le double processus de « standardisation » et d’« institutionnalisation » des déroulements biographiques qui a progressivement marqué les sociétés occidentalisées au cours des xixe et xxe siècles (Elder, 1974 ; 1975 ; 1985 ; Lévy, 1977 ; Hogan, 1978 ; 1980 ; Kohli, 1985 ; 1986 ; Gee, 1986 ; Mayer & Carroll, 1987). Selon l’idée centrale de ces travaux, toute société produit un ou quelques « modèles » qui structurent la chronologie des vies humaines dans ses continuités et discontinuités, à partir de références partagées, de représentations collectives et de normes dont découlent des « rôles d’âge » ainsi que des transitions associées à des « âges typiques ». Sous cet angle, il apparaît que le modèle occidental s’est progressivement centré sur le rapport au travail et se trouve articulé en trois grandes phases : la formation ; la vie professionnelle ; le temps de la retraite. Pour les auteurs mentionnés, qui s’inscrivent peu ou prou dans ce qui sera désigné sous l’intitulé de life course theory/perspective/paradigm (Elder et al., 2003 ; Kohli, 2007 ; Kok, 2007 ; Kreyenfled & Konietzka, 2017), cette segmentation du déroulement biographique procède à la fois de la création de bornages temporels juridiquement encadrés (tels l’âge d’obligation scolaire ou l’âge légal du départ à la retraite), mais également d’une inflation du nombre d’organismes et de professionnels susceptibles d’intervenir en tant que médiateurs sur tel ou tel aspect du déroulement biographique (comme les interventions sur l’orientation scolaire, l’insertion professionnelle, le retour à l’emploi, les reconversions professionnelles, le passage à la retraite, etc.). Dans ce modèle canonique, qui constitue l’une des bases sur lesquelles reposent les systèmes de protection sociale (Guillemard, 2008 ; Möhring, 2016), le passage à « l’âge adulte » aurait été objectivement et symboliquement marqué par la quasi-simultanéité de l’accès au premier emploi, l’émancipation du foyer parental sur le plan économique et du logement, et la constitution d’un nouveau ménage.
Toutefois, lors des deux décennies suivantes, de nouveaux travaux ont mis en avant un possible effritement de la prégnance de ce modèle. Suivant ces approches, le chômage de masse, l’allongement de la formation initiale, l’injonction à la retraite active, et plus largement la multiplication et la diversification des formes d’emploi « atypiques » ou « nouvelles » (Maruani & Reynaud, 2003), conduiraient à une progressive « dé-standardisation » et à une « individualisation » des déroulements biographiques (Henretta, 1992 ; Berger et al., 1993 ; Shanahan, 2000 ; Brückner & Mayer, 2005 ; Macmillan, 2005 ; Elzinga & Liefroer, 2007 ; Vinken, 2007 ; Widmer & Ritschard, 2009). Plus récemment encore, une nouvelle génération de recherches a souhaité approfondir les processus sous-jacents aux constats précédemment dressés, notamment en insistant sur les phases de transition et de bifurcation (turning point) (Bessin et al., 2009 ; Mayer, 2009 ; Nico & Caetano, 2017 ; Bidart, 2019 ; Legewie & Tucci, 2019). Sur un plan empirique et de manière prosaïque, ces perspectives ont largement nourri des travaux qui interrogent les bouleversements contemporains des temps d’emploi (Lallement, 2007 ; Maruani & Reynaud, 2004), la relation formation-emploi (Coupié et al., 2018 ; Denecheau & Houdeville, 2018) et plus généralement les temps sociaux (Rosa, 2010 ; Cingolani, 2012), notamment au niveau de leur inégale répartition entre femmes et hommes, et de leur articulation au sein des familles (Landour, 2019 ; Barbier et al., 2020). Ces réflexions trouvent une acuité particulière lorsqu’elles sont placées dans le contexte d’événements globaux ayant des répercussions importantes sur l’emploi et le « cours de vie » de celles et ceux qui en font l’expérience (par exemple les diverses « crises » pandémique, climatique, économique, etc.).
Tout cela contribue également à alimenter les réflexions sur les difficultés à qualifier les flux biographiques et les positions sociales ou professionnelles, ainsi que les événements qui les ponctuent (Bessin, 2009). Ce dossier se consacre aux enjeux méthodologiques et théoriques qui se posent ainsi à nouveaux frais, qu’il s’agisse du choix des notions ou grilles de lecture mobilisées pour rendre compte de ces transformations et/ou de la manière de recueillir, traiter et analyses les matériaux biographiques. Sans viser une quelconque exhaustivité, plusieurs pistes de problématisation pourront contribuer à orienter les propositions d’articles concernant :
- Les formes temporelles des biographies et leurs variations, notamment du point de vue de la rythmicité des vies professionnelles. À ce titre, il est intéressant d’aborder la question de la standardisation/déstandardisation à l’échelle de secteurs d’activité ou de groupes professionnels. Certains peuvent en effet se distinguer par des régimes temporels spécifiques (Devetter, 2004 ; Nicole-Drancourt, 2009), par exemple des professions à « carrière courte » ou « par projet » (eg. mannequinat, sport professionnel, mondes artistiques, etc.) (Pilmis, 2010 ; Sinigaglia-Amadio, Sinigaglia, 2017) se différenciant de professions à « carrière longue » (eg. notaires, universitaires, haut fonctionnaire, etc.) (Demonteil, 2021). Quelles sont les temporalités qui structurent les biographies en amont et tout au long de la vie professionnelle ? Peut-on distinguer des variations de rythme ? Observer des effets de réversibilité ? Comment faire état des périodes de transition (Bessin et al., 2009 ; Mazade, 2011) – entre des formes d’emploi (eg. court ou stable, à temps partiel ou à temps plein) et des temporalités plus incertaines (eg. périodes de non-emploi, de formation) par exemple ? Inversement, quels mécanismes concourent à la stabilité des situations selon les espaces sociaux considérés ?
- Un deuxième point d’entrée consiste à mettre concrètement à l’épreuve la notion de « linked lives » (Elder, 1974 ; Fischer, 1986 ; Settersten, 2015 ; Carr, 2018), qui vise à rendre compte du rôle de certains types d’événements biographiques et des interactions entre sphères de la vie sociale à l’échelle intra-individuelle ou inter-individuelle. La survenu d’une maladie de longue durée est par exemple susceptible de bouleverser le déroulement des parcours professionnels (Hélardot, 2006 ; Algava et al., 2012 ; Hélardot et al., 2019 ; Primérano, 2022). De même, le développement du télétravail transforme le fonctionnement familial et contribue à engendrer des vies professionnelles spécifiques. Parallèlement, il est possible de s’interroger sur la façon dont les biographies des uns influencent celles des autres. On peut par exemple penser aux travaux sur les aidants familiaux (Trabuet et Weber, 2009 ; Duconget, 2020) dont le soutien apporté à un membre de l’entourage proche pèse sur l’activité professionnelle ou est permis grâce à elle ; ou encore aux effets du chômage de l’un des membres d’un couple (Pochic, 2000 ; Pailhé & Solaz, 2004), etc.
- Enfin, les textes proposés pourront également s’intéresser spécifiquement au thème de l’institutionnalisation des vies professionnelles. Dans un contexte prônant la « flexisécurité » (Charpail & Marchand, 2008 ; Caillaud & Zimmermann, 2011), les politiques publiques ont développé de nombreux dispositifs et instruments visant à influer sur ce déroulement : depuis l’aide à l’insertion, jusqu’à la promotion de la « retraite active » et au « cumul emploi retraite », en passant par le soutien à la formation professionnelle (continue ou tout au long de la vie), le conseil en « transition professionnelle », le « bilan de compétences » (Gonnet, 2019) ou diverses formes d’« accompagnement » (Meilland & Sarfati, 2016 ; Sarfati, 2017) ou d’« intermédiation » entre offre et demande d’emploi (Verkindt, 2019 ; Dif-Pradelier & Roux, 2022). Comment et dans quelle mesure ces dispositifs produisent-ils le sentiment de maîtriser ou d’influer sur sa situation ou son destin ? Quelles sont les conditions de leur performativité ou de leur efficacité ? Les contributions rattachées à cet axe viseront à observer les biographies au prisme des dispositifs publics ou privés sensés les infléchir, ceci en partant du point de vue des intéressés eux-mêmes. Il s’agirait ainsi d’appréhender la manière dont ces dispositifs sont mobilisés et quels peuvent être leurs effets. Par exemple, en quoi « l’activation » de soi peut-elle être « profitable » pour certains individus et pas pour d’autres ? Dans quelles conditions est-elle réinvestie dans une dynamique de sécurisation des conditions d’existence ou de mobilité professionnelle, voire d’émancipation, ou renforce-t-elle inversement l’« hyper-institutionnalisation » des biographies en milieu populaire (Couronné & Sarfati, 2018) et le stigmate de « l’assistanat » (Duvoux, 2009) ?
Par ailleurs, de manière transversale à ces grands axes thématiques – non exclusifs les uns des autres –, il est attendu que les auteurs et autrices s’attachent :
- d’une part, à expliciter finement leur méthodologie de recueil et de traitement de données, en précisant les implications en termes de phénomènes rendus observables, de construction d’indicateurs, etc. À titre d’exemple, il est connu que les méthodes de reconstruction de calendrier professionnel utilisée dans les enquêtes par questionnaire n’observent finalement pas la même chose qu’une série d’entretiens biographiques (Demazière, 2007 ; Monso & Thévenot, 2010). Cela amène notamment à s’interroger sur les différentes manières de saisir le passage entre états sociaux en fonction des méthodes de recueil de données, sur le degré pertinent de granularité des mobilités, sur la fenêtre ou période temporelle d’observation, sur la manière de rendre compte des micro-mobilités, etc. (Pagis & Pasquali, 2016 ; Jayet, 2021).
- d’autre part, à préciser les choix opérés sur le plan théorique et en matière de lexique conceptuel. En effet, le lexique utilisé pour rendre compte des « formes temporelles d’interprétation » (De Coninck & Godard, 1990) n’est pas neutre, d’autant plus qu’il est foisonnant (Passeron, 1990) : les recherches mobilisent tour à tour les termes de carrières (Becker & Strauss, 1956 ; Gonnin-Bolo, 2007 ; Darmon, 2008), trajectoires (Outin, 1990), parcours (Zimmermann, 2011 ; Caradec et , 2012 ; Ertul et al., 2012 ; Leclercq, 2014), itinéraires professionnels (Coninck & Godard, 1992), séquences d’emploi (Lima, 2019), etc. Or, si ces notions semblent utilisées quasi indifféremment dans le contexte anglo-saxon, elles donnent lieu à de vives controverses en France (Dubar & Nicourd, 2017). Comment comprendre ce contraste ? Qu’apportent réellement ces distinctions conceptuelles sur le plan heuristique ? Répondent-elles à des exigences de recueil et d’analyse des données, à des positionnements théoriques, ou encore à différentes échelles d’analyse (Grossetti, 2011) ? Etc.
En définitive, cet appel à contributions souhaite participer à l’actualisation et au renouvellement des réflexions sociologiques sur le déroulement des biographies professionnelles, mises à l’épreuve par les transformations du travail qui ont bouleversé les sociétés occidentales depuis les années 1970. Ce faisant, il vise à documenter plus largement un certain état de la société, dont les dynamiques institutionnelles contribuent à structurer et recomposer les temporalités professionnelles.
Coordination scientifique
- Samuel JULHE (Université Clermont Auvergne, LESCORES & associé au CEREP),
- Emmanuelle LECLERCQ (Université Reims Champagne Ardennes, CEREP),
- Nicolas ROUX (Université Reims Champagne Ardennes, CEREP & affilié au CEET)
Modalités de réponse à l’appel à contributions
Les personnes qui souhaitent répondre à cet appel à contributions sont priées de se manifester avant le samedi 03/06/2023,
en proposant un résumé de 3 000 signes maximum et en précisant l’axe retenu à l’adresse de contact samuel.julhe@uca.fr. L’équipe de coordination du numéro pourra ainsi disposer d’un premier aperçu de l’étendue des futures contributions. Elle opérera une sélection et la communiquera aux auteurs pressentis le 15 juillet 2023 au plus tard.
Par la suite, des articles en version 0 – d’un volume de 65 000 signes maximum tout compris et rédigés selon les indications présentées sur le site web de L'Année sociologique – devront être transmis le 15/06/2024 au plus tard à la même adresse de contact samuel.julhe@uca.fr.
Un retour sera fait rapidement par les coordinateurs de manière à permettre la rédaction d'une version 1 (amendée) à transmettre au au secrétariat de L'Année sociologique le 1er septembre 2024 au plus tard. Ces versions 1 seront évaluées de manière anonyme par deux membres du comité de L'Année sociologique et un expert extérieur.
Le comité se réunira avant la mi-octobre 2024 et communiquera sa décision courant octobre 2024 pour une parution au printemps 2025 (numéro 75-1).
Bibliographie indicative
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Catégories
Lieux
- L'Année sociologique - Maison de la recherche de Sorbonne Université - 28 rue Serpente
Paris, France (75006)
Dates
- samedi 03 juin 2023
Fichiers attachés
Mots-clés
- rapport au travail, déroulement biographique, méthodologie
Contacts
- Emmanuelle LECLERCQ
courriel : emmanuelle [dot] leclercq [at] univ-reims [dot] fr - Samuel JULHE
courriel : samuel [dot] julhe [at] uca [dot] fr - Nicolas ROUX
courriel : nicolas [dot] roux [at] univ-reims [dot] fr - Delphine Renard Rédaction de la revue
courriel : delphine [dot] renard [at] sorbonne-universite [dot] fr
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Source de l'information
- delphine Renard
courriel : delphine [dot] renard [at] sorbonne-universite [dot] fr
Licence
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Pour citer cette annonce
« Les temporalités biographiques à l’épreuve des transformations du travail », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 17 mars 2023, https://doi.org/10.58079/1ar5

