HomeLa régénération récente des gares et quartiers de gare

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Published on Monday, April 24, 2023

Abstract

Lieux de vie, lieux d’échange, zones de commerces, espaces de transit et de transport, les gares urbaines et leur environnement immédiat sont aujourd’hui des espaces de la ville en effervescence. D’espaces dédiés aux activités de maintenance ferroviaire et industrielle, ils se sont progressivement transformés pour s’adapter à une économie à la fois dominée par les services et marquée par une intensification des déplacements individuels, de courte comme de longue distance. À la croisée entre lieu résidentiel et de mobilité, le quartier de gare constitue-t-il aujourd’hui un quartier de vie à part entière ou bien un espace ayant avant tout ce rôle fonctionnel de distribution de flux d’individus à l’échelle locale et inter-régionale ? Cette rencontre a pour objectif de questionner et de discuter les différentes facettes des quartiers de gare et leur imbrication afin d’établir une nouvelle définition de cet espace au travers de conférences et de sessions thématiques.

Announcement

Présentation

Lieux de vie, lieux d’échange, zones de commerces, espaces de transit et de transport, les gares urbaines et leur environnement immédiat sont aujourd’hui des espaces de la ville en effervescence. D’espaces dédiés aux activités de maintenance ferroviaire et industrielle, ils se sont progressivement transformés pour s’adapter à une économie à la fois dominée par les services et marquée par une intensification des déplacements individuels, de courte comme de longue distance. Cette transformation progressive de la gare et de ses abords interroge aujourd’hui sur ce qui caractérise fondamentalement cet espace singulier de la ville. Il n’est plus en effet simplement dominé par sa dimension ferroviaire mais conjugue dorénavant des réseaux de transport à la fois individuels, collectifs, privés ou publics associés à un ensemble de fonctions (résidentielle, commerciale, de transport...). Ainsi, à la croisée entre lieu résidentiel et de mobilité, le quartier de gare constitue-t-il aujourd’hui un quartier de vie à part entière ou bien un espace ayant avant tout ce rôle fonctionnel de distribution de flux d’individus à l’échelle locale et inter-régionale ? Cette rencontre a pour objectif de questionner et de discuter les différentes facettes des quartiers de gare et leur imbrication afin d’établir une nouvelle définition de cet espace au travers de conférences et de sessions thématiques.

Ce colloque organisé par le laboratoire ESO Le Mans se tiendra au Mans les 2 et 3 octobre 2023.  Quatre sessions et trois tables rondes se succéderont durant ces deux journées de colloque. Une sortie terrain dans le quartier de la gare du Mans est prévue dans la dernière demie journée.

Session 1 : La gare, espace d’innovation et d’expérimentation

Cette première session part du constat que de nombreuses gares deviennent de véritables laboratoires urbains d’innovation, d’expérimentation de démarches et de concepts technologiques, aménagistes et architecturaux liés aux transitions socio-écologiques, climatiques et énergétiques d’une part, au renforcement de leur centralité d’autre part. Les communications attendues pourront éclairer et discuter les actions de restructuration interne des gares et de leur parvis à la lueur des principes engagés de désartificialisation, de densification urbaine, de concentration multifonctionnelle, d’intensification des temps d’usages, de sobriété et de frugalité urbanistiques, d’engagement environnemental (urbanisme circulaire, réemploi, métabolisme urbain, décarbonation), mais aussi en matière de gestion des espaces vacants, de l’urbanisme transitoire, du e-commerce, de l’hybridation commerciale émergente, etc.

Les propositions de communication, les entrées et approches attendues ici, émaneront de contextes variés (interactions territoriales internes et externes aux gares), multiscalaires (de la gare métropolitaine aux haltes TER des espaces périurbains et ruraux) et multi-acteurs Sncf Réseau, Gares & Connexions, collectivités locales, prestataires de service, développeurs, promoteurs, maîtres d’ouvrage publics et privés, usagers, etc.).

Session 2 : La gare comme interfaces 

Cette deuxième session s’intéresse au rôle d’interface(s) que les gares jouent entre le réseau ferré et le territoire au contact de systèmes spatiaux d’échelles bien différentes dont les enjeux sont largement interdépendants entre eux. La gare apparaît comme une triple interface : entre gare et réseau (ferré) d’abord où la logique d’efficacité des parcours est cruciale pour conforter l’attractivité du mode ferroviaire (et tout particulièrement pour les gares directement connectées à la grande vitesse ferroviaire) ; entre la gare et son aire d’attraction où ce sont les enjeux d’accessibilité et d’articulation des réseaux les desservant qui priment ; entre la gare et la ville, enfin, qui positionnent la gare et ses quartiers proches au cœur d’enjeux d’aménagement majeurs. Ces derniers sont marqués par des opérations d’envergure qui ont contribué au renouveau de ces quartiers de gare initialement marginalisés au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Les propositions de communication chercheront à apporter des éléments de réflexion sur l’évolution récente de ces différentes interface(s) dans un contexte de mutation des gares : réorganisation institutionnelle au regard de l’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires régionaux et nationaux, évolution du modèle économique des gares avec valorisation/développement de la fonction commerciale, évolution de la gestion des flux non seulement pour accompagner la croissance de la fréquentation en préservant une logique de fluidité des cheminements mais aussi pour sécuriser la fonction transport et garantir la sécurité des voyageurs.

Session 3 : Le quartier de gare : une nouvelle centralité ?

Cette troisième session pose l’hypothèse du quartier de gare comme espace polarisant à l’échelle d’une agglomération. Le renforcement progressif de la dimension multifonctionnelle de ces quartiers, depuis les années 1980 grâce à l’avènement de la grande vitesse ferroviaire et à la tertiarisation progressive de l’économie française, semble concourir à l’accroissement de son attractivité. Aujourd’hui facteur de convergence de flux de différentes natures (de transport, d’individus), le quartier de gare constitue un espace où cohabitent acteurs privés et publics, résidents, actifs, commerçants et voyageurs, induisant une forte dynamique de restructuration urbaine. Cette mutation contribue de fait à restructurer l’environnement proche de la gare.

Les propositions de communication auront pour objet de décrypter quels sont effectivement les processus à l’œuvre et dans quelle mesure ils contribuent à consacrer le quartier de la gare comme point central de la ville (au point, parfois, de concurrencer le centre-ville ?). Les communications veilleront à proposer une analyse transversale et globale de la multifonctionnalité du quartier, de la gestion des flux de voyageurs entrants et sortants, de l’articulation de différents modes de transport, des équipements et fonctions qui se sont greffés à la gare, et du rôle de la planification urbaine dans cette diversification d’usage, conduisant au renforcement de sa dimension polarisante.

Session 4 : Résider dans le quartier de gare

Si, dès le XIXe siècle, les quartiers de gare ont vu converger les flux de passagers et de marchandises dans un environnement marqué par le bâtiment « voyageurs », les entrepôts, les installations de maintenance ferroviaire, voire quelques hôtels et cafés, puis plus tard des commerces, la fonction résidentielle ne fut pas absente, pendant plus d’un siècle, des enjeux urbanistiques associés à l’aménagement des abords des gares. Le tournant tertiaire des années quatre-vingt, soutenu par des procédures de ZAC assurant la requalification des quartiers de gare, transforme le paysage urbain qui s’enrichie d’immeubles d’affaires mais ouvre également la voie aux premières grandes opérations de construction de logements collectifs privés et sociaux. Parallèlement, d’anciennes maisons ouvrières ont servi parfois de point d’appui à un processus de gentrification conférant aux quartiers de gare un changement de statut : d’espace à la marge, il devient un secteur prisé.

Cette quatrième session cherche à analyser l’impact de ces opérations de régénération et de densification urbaine sur le marché immobilier résidentiel. Les abords de gare s’imposent-ils désormais comme de véritables quartiers de vie, parfois plus prisés pour la qualité de leurs aménités (nœud central de transports intra-urbains, services, commerces, espaces publics, etc.) que pour l’accessibilité immédiate à une offre ferroviaire interurbaine ? Les communications exploreront ainsi l’évolution du parc résidentiel tant en termes de formes que de valeurs foncières, les pratiques et représentations des habitants, les transformations du paysage bâti et son influence sur les ambiances urbaines, etc. Les communications pourront également interroger la compatibilité entre la montée en gamme résidentielle des quartiers de gare et le maintien d’une certaine forme de marginalité sociale.

Ces quatre sessions de communications seront complétées par trois tables rondes qui rendront compte de ces effets à partir de mises en contexte géographique précises :

  • Table ronde 1 : Quelles sont les mutations des gares et quartiers de gare du Grand Paris Express ?
  • Table ronde 2 : Le renouveau des quartiers de gares dans les espaces périurbains et ruraux.
  • Table ronde 3 : Le quartier de gare : une nouvelle centralité pour les acteurs de l’innovation ?

Programme

Lundi 2 octobre

  • 09:30 Accueil des participants
  • 09:50 Mot d’introduction
  • 10:00 Conférence introductive
  • 10:30 Session 1
  • 12:00 Déjeuner
  • 13:30 Session 2
  • 15:30 Pause
  • 15:45 Session 3 
  • 17:30 Table ronde 1 

Mardi 3 octobre

  •  08:30 Session 4
  • 10:15 Pause
  • 10:30 Table ronde 2
  • 11:30 Table ronde 3
  • 12:30 Déjeuner
  • 13:30 Visite de terrain - Quartier de gare du Mans
  • 15:30 Conférence de clôture
  • 16:15 Fin du colloque

Modalités de contribution

Les propositions de communication devront être fournies en version électronique, au format Word (.docx), et contenir :

  • un titre en français ;
  • les nom et prénom des auteurs, leur rattachement institutionnel (laboratoire, université, etc.), ainsi que leur adresse éléctronique ;
  • un résumé en français d’une longeur de 1 500 signes maximum (espaces inclus) ;
  • des mots-clés ;- les principales références bibliographiques ;
  • la session visée.

Les soumissions se feront directement sur le site : regengare2023.sciencesconf.org

Date limite de dépot : mardi 20 juin 2023

Comité scientifique

  • Nacima Baron, Université Gustave Eiffel.
  • Guy Baudelle, Université Rennes 2.
  • Gérald Billard, Université du Mans.
  • Laurent Chapelon, Université Paul-Valéry Montpelier 3.
  • Valerie Facchinetti-Mannone, Université de Bourgogne.
  • Arnaud Gasnier, Université du Mans.
  • Jean Varlet, Université Savoie Mont Blanc.
  • Jean-Pierre Wolff, Université Toulouse Jean Jaurès.
  • Pierre Zembri, Université Gustave Eiffel.

Places

  • Avenue Olivier Messiaen
    Le Mans, France (72)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Tuesday, June 20, 2023

Keywords

  • gare, quartier de gare, expérimentation, interface, centralité, résidentiel

Contact(s)

  • Arnaud Gasnier
    courriel : regengare2023 [at] sciencesconf [dot] org

Information source

  • Charpentier Stanislas
    courriel : stanislas [dot] charpentier [at] univ-lemans [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« La régénération récente des gares et quartiers de gare », Call for papers, Calenda, Published on Monday, April 24, 2023, https://doi.org/10.58079/1b0y

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