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Les attaques de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun

Regards croisés sur les dix années de guerre anti-terroriste (2013-2023)

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Published on Monday, May 22, 2023

Abstract

The study invites to evaluate the anti-terrorist fightback lead since 2013 by the Cameroon state in the Far North region against Boko Haram. The project intends to analyse the issue ten years after the attack. It ambitions to  bring a new perspective on the causes of this security crisis, the method of fight against the Boko Haram terrorist group and the implication of this new context. Articles involving proposals of new solutions in terms of State reaction and mechanisms of adaptation are welcomed. An interdisciplinary perspective is expected in this project. Historians, philosophers, sociologists, jurists, anthropologists, linguists and others are invited to propose their vision of the topic.

Announcement

Argumentaire

Le 19 février 2013, la famille Moulin Fournier est enlevée à Waza dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun (Kadje, 2016 : 6). Quelques mois plus tard, précisément dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 novembre de la même année, l’on a écho du kidnapping de l’Abbé Georges Vandenbeusch de l’Église catholique romaine près de Koza. Le 4 avril 2014, trois (03) prélats italiens et canadiens sont enlevés à Tchéré (Oyono Afane, 2019 : 15). Le 17 mai 2014, dix (10) travailleurs chinois sont également enlevés à Waza (Ibid). Le 27 juillet 2014, les localités de Kolofata et de Dabanga sont simultanément attaquées par des escouades lourdement armées qui laissent plusieurs morts après leur passage. Le mercredi 22 juillet 2015, aux environs de 14 heures 30 minutes, la ville de Maroua, chef-lieu de cette région, est frappée par deux attentatssuicides qui font onze (11) morts et trente-deux (32) blessés. Cette chronique est le bilan des événements les plus remarqués qui ont inscrit le Nord-Cameroun dans l’ère du djihad total dans laquelle se trouvent toutes les régions du monde depuis le 11 septembre 2001. Elle décrit en fait les premières heures de l’embrasement de la région de l’Extrême-Nord par la Jama’atu Ahlis Sunna Lidda’Awati Wal-Jihad plus connue sous le nom de Boko Haram -Bòkó Àráámùù- (Mbarkoutou Mahamat,.  2019 : 47). 

Formé en 2002 par le prédicateur Muhammad Yusuf, Boko Haram voit le jour dans le Nord-est du Nigeria, particulièrement dans l’État de Borno. Cette organisation se révèle par la suite comme un mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste. Elle a été âprement combattue par les pouvoirs publics Nigérians dès sa création (Kadje, 2016 : 3). En 2009, Yusuf est tué. Un an plus tard, Abubakar Shekau prend la tête du mouvement. Il multiplie des offensives dans tout le Nord du Nigéria  et étend son mouvement en direction de l’ExtrêmeNord du Cameroun notamment, à partir de 2013. Dix années plus tard, cette région est toujours en butte aux menaces et aux attaques de ce groupe dont le bilan se chiffre en milliers de morts et de déplacés internes, « les migrants forcés » comme les appelle Ousmanou Adama (2019 : 149). Les zones de Tourou, Mozogo, Moskota, Ndaoussaf, Zeleved, Fotokol, Bonderi, Sagmé, Souarem, etc. sont quasiment dépeuplées. Trois départements (le Mayo-Sava, le Mayo-Tshanaga et le Logone-et-Chari) sont sérieusement affectés par ce conflit. Tout le tissu économique local est affecté et la région de l’Extrême-Nord dans son ensemble est déclarée par l’État du Cameroun « zone économiquement sinistrée » (Décret N°2019/3179/PM du 02 septembre 2019).

Le fléau venu du Nigéria voisin trouve des adjuvants sur le territoire camerounais (Seignobos, 2015 : 93-120). Des acteurs sont recrutés au sein de la population locale pour compléter les rangs des combattants. Un rapport publié par International Crisis Group en 2016 indique à ce sujet que :

« La grande majorité des recrues camerounaises ont rejoint la secte pour des raisons socioéconomiques. Boko Haram leur offre une moto, une prime de recrutement (entre 300 et 2 000 dollars) et promet un salaire (entre 100 et 400 dollars) pendant les premiers mois, en plus d’une importante somme d’argent à la famille du combattant en cas de décès au combat » (International Crisis Group, 2016).

En effet, comme le dit si bien Saibou Issa, en général, les problèmes de sécurité dans le Bassin du lac Tchad sont « cycliques, convertibles, reproductibles et transmissibles » ( 2019 : 233).

Boko Haram se nourrit ainsi de deux déterminants que sont : l’indigence et de la sous scolarisation dans lesquelles se trouve l’Extrême-Nord du Cameroun. Ce qui induit une arithmétique socioéconomique complexe (Cohen, 2015 : 15), car à côté des porteurs d’armes et disciples de Muhammad Yusuf, l’on note une autre catégorie d’acteurs constituée de contrebandiers et d’entrepreneurs du crime formés essentiellement d’anciens brigands. Ces derniers participent, de diverses manières, à l’approvisionnement des contingents et au financement du mouvement. Leur collaboration est motivée par deux intérêts : (i) s’adapter à un environnement qui est devenu de plus en plus insécure et (ii) avoir de nouveaux partenaires d’affaires. Ce mélange d’intérêts crée un véritable flou sur l’identité de Boko Haram. En effet, la piété absolue et le retour aux sources de l’islam que prêchent et imposent ses leaders sont en contradiction avec les dynamiques économiques aux vertus morales et éthiques discutables auxquelles semble s’accommoder le mouvement. Une nouvelle donne s’ajoute à l’itinéraire historique de ce mouvement et renouvelle les enjeux.

Le 7 mars 2015, Aboubakar Shekau déclare avoir fait allégeance à l’État Islamique (EI) alors dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi. Par cette nouvelle carte géopolitique, la zone occupée par Boko Haram (y compris l’Extrême-Nord du Cameroun) s’inscrit dans un mouvement mondial et appartient dorénavant à ce qui est alors appelée la Région Ouest Africaine de l’État Islamique. Malgré cette allégeance, on note entre autres, un retour progressif des populations dans les zones autrefois vidées à cause des exactions de Boko Haram, la réduction de la fréquence des attaques ainsi qu’une démobilisation significative des combattants locaux. Boko Haram est à ce titre en perte de vitesse dans l’Extrême-Nord du Cameroun, nonobstant le fait qu’en permanence, il renouvelle sa stratégie d’attaque et d’influence. D’ailleurs, même Bakura Modu et Abou Mossab Al-Barnaoui, les nouveaux leaders du mouvement depuis la disparition de Shekau en 2021, n’ont guère pu changer la situation. Ainsi, ce mouvement islamique extrêmiste n’a cessé de se réinventer afin d’imposer sa présence dans le paysage islamique et socioéconomique local.

C’est dans cette logique que le caractère presqu’insaisissable de ses incursions provoque d’énormes confusions et des conditions de vendetta motivées par des enjeux souvent privés. Des individus (et parfois des personnalités) ont, par conséquent, été dénoncés à tort comme appartenant ou collaborant avec le groupe. Dans cette veine, le risque que constitue ces agents du prosélytisme sanglant et la psychose qu’ils provoquent ont conduit à l’arrestation et au maintien en détention de plusieurs personnes dont les liens avec la secte terroriste sont hypothétiques, car la malicieuse manœuvre consistait strictement à sous-traiter des règlements de compte.

Si le contexte sécuritaire à l’Extrême-Nord du Cameroun, en lien avec les assauts et les attentats-suicides perpétrés par Boko Haram, dénote une dynamique sans cesse changeante, il se complexifie du fait de l’ouverture d’un nouveau front qui semble avoir détourné l’attention des autorités camerounaises. Il s’agit de la lutte contre les groupes séparatistes dans les deux régions d’expression anglophone de ce pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest). En réalité, à partir de 2016, un voile semble avoir été déposé sur le tragique contexte de l’Extrême-Nord du Cameroun. Car tous les projecteurs ont été réorientés. Cependant, Boko Haram continue à semer la mort en silence, bénéficiant d’une sorte d’infra-phénoménalisation de la situation. Dans le Mayo-Tshanaga par exemple, entre 2022 et mars 2023, les populations se sont senties obligées de réagir et ont organisé des mouvements populaires pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une « indifférence des autorités administratives et militaires ».

Ce projet d’ouvrage collectif ambitionne de renouveler le regard sur le contexte d’insécurité qui prévaut à l’Extrême-Nord du Cameroun depuis 2013.  Faire le bilan des dix années de guerre anti-terroriste à laquelle Yaoundé a été contrainte par Boko Haram s’impose afin de proposer une relecture des faits et des implications de cette crise. Il s’ajoute aux travaux assez riches de renseignements et d’analyses initiés quelques années plus tôt. A titre d’exemple, il s’agit entre autres :

  • d’un volume spécial de Kaliao (une revue de l’Université de Maroua) portant sur Attaques et attentats de Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun dirigé en 2017 par Saïbou Issa ;
  • du séminaire tenu à Maroua les 14 et 15 septembre 2018 portant sur « Les problématiques sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad » sous l’égide de l’Ecole Internationale des forces de Sécurité (EIFORCES) ;
  • d’un ouvrage commun de Saïbou Issa, Henri Mbarkoutou Mahamat, Bana Barka et Abdoul-Aziz Yaouba publiée en 2020 intitulé Boko Haram: les mots d'une crise ;
  • des ouvrages collectifs intitulés (1) Regards croisés sur Boko Haram au Cameroun et (2) Boko Haram au Cameroun dynamiques plurielles publiés en 2017 par Adder Abel Gwoda et François Wassouni ;

Ainsi, faisant suite aux greniers de données et de critiques offerts par les initiatives telles que celles citées ci-haut, ce projet se veut être un prolongement de l’observation et du décryptage de la présence de Boko Haram sur le territoire camerounais. Par conséquent, il invite les contributeurs (historiens, politologues, juristes, sociologues, anthropologues, psychologues, économistes, philosophes,  littéraires, théologiens, etc. ) à questionner, notamment à travers des analyses théoriques et des case studies, les problématiques qui se rapportent aux thèmes (non exhaustifs) suivants :

  • critique de Boko Haram au regard de la théologie et de l’histoire de l’Islam (noir );
  • Evolution du dispositif de sécurité et de défense dans la lutte contre Boko Haram au Cameroun ;
  • Grand banditisme classique dans l’engrenage de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Indigence comme facteur de l’émancipation de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Sous-scolarisation comme facteur de l’émancipation de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Coopération camerouno-nigériane dans la lutte contre Boko Haram au Cameroun ;
  • Initiatives multilatérales dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Les Kanouri : ressorts de la construction d’un groupe socioculturel « présumés coupables » ;
  • Porosité de la frontière nigéro-camerounaise et facilitation de la pénétration de Boko Haram au Cameroun ;
  • Traditions islamiques locales et pénétration de Boko Haram au Cameroun ;
  • Tensions entre groupes ethniques locaux et réseaux de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Stratégie offensive de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Réponses socioéconomiques des Pouvoirs publics camerounais face à la phénoménalisation de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Fiscalité parallèle comme mécanisme de financement de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Trafic des êtres humains comme mécanisme de financement de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Trafic de drogues comme mécanisme de financement de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Boko Haram et étiolement du tissu éducatif à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Boko Haram et étiolement du tissu économique à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Boko Haram et condition féminine à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Boko Haram et condition de l’enfant à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Participation des organisations de la société civile camerounaises et/ou internationales dans l’encadrement des sinistrés de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Camps des réfugiés de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Situation des déplacés internes de Boko Haram au Cameroun ;
  • Média locaux et/ou internationaux et traitement de l’actualité liée à Boko Haram au Cameroun ;
  • Appuis caritatifs de Boko Haram aux populations assiégées/infiltrées : réception sous contrainte ou adhésion des cœurs ;
  • Production académique sur les dynamiques de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Psychose et démesure dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Diplomatie camerounaise dans la lutte contre Boko Haram au Cameroun ;
  • Défense civile (groupes d’autodéfense ou initiatives individuelles) face à Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Crise anglophone et l’invisibilisation de la tragédie de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun ;
  • Champ lexical des discours sur Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun; -

Calendrier

Lancement de l’appel à contribution : 18 Avril 2023

Envoi des contributions :

(Nom(s) et Prénom(s) de(s) (l’)auteur(s), Affiliation institutionnelle, Titre, Résumé et Abstract (de 250 mots, 5 à 7 mots clés), le corps de l’article, la conclusion et les références bibliographiques (15 pages maximum en format Word, Times New Roman, police 12, interligne 1 (simple), marges 2.5) en français ou en anglais

au plus tard le 30 Juillet 2023

aux adresses suivantes :

  • wavic_2001@yahoo.fr,
  • nicodeme_glo@yahoo.fr,
  • bokoharamdixans@gmail.com

Avis du comité scientifique le 3 Août 2023.

Publication de l’ouvrage : Novembre 2023.

Comité scientifique

  • Hamadou Adama, Université de Ngaoundéré - Cameroun ;
  • Pierre Fandio, University of Buea - Cameroon ;
  • Virginie Wanyaka Bonguen Oyongmen (Université de Yaoundé I - Cameroun ;
  • Dr Elena Verzzadini (DR)) Institut des Mondes Africains-France ;
  • Teke Charles Ngiewih Université de Yaoundé I - Cameroun ;
  • Dr Jean Pierre Dozon (D.R) CNRS – France ;
  • Kam Henry Kah (A.P) University of Buea - Cameroon - Cameroo ;
  • Abdouraman Halirou (M.C) Université de Ngaoundéré - Cameroun ;
  • Pierre Fadibo (M.C) Université de Ngaoundéré - Cameroun ;
  • Augustin Emmanuel Ebongue (A.P) University of Buea - Cameroon ;
  • François Wasouni (M.C) Université de Maroua - Cameroun ;
  • Ndille Roland (A.P) University of Buea - Cameroon;
  • Arnold Halloy(M.C) Université de Nice Sophia Antipolis – France ;
  • Alex Oehler( P.A) University of Regina-Canada;
  • Ousman Adama(M.C) Université de Maroua - Cameroun ;
  • Dr Eric Sourna Loumtouang (M.R) CNE - Cameroun ;
  • Dr Nicodème Glo (L) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Pierre Essengué (L) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Hassana (C.C) Université de Ngaoundéré – Cameroun ;
  • Dr Harouna Barka (C.C) Université de Ngaoundéré  - Cameroun ;
  • Dr Alexis Armelien Gasisou (C.C) Université de Yaoundé I - Cameroun ;
  • Dr Sévérin Nwaha (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Lila Reni Bribriven, (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Nicolas Serge Ndock (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Micheal Taoyang Waraï (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Paule Marie Kougang (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Souleyman (C.C) Université de Douala  - Cameroun ;
  • Dr Abel Mahama (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Pierre Francis Fouda Mépongo (A. L) University of Buea - Cameroon .

Comité de relecture

  • Pierre Fandio, University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Pierre Essengué (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Nicodème Glo (Lecturer) University of Buea – Cameroon ;
  • Dr Pierre Essengué (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Harouna Barka (C.C) Université de Ngaoundéré - Cameroun ;
  • Dr Alexis Armelien Gasisou (C.C) Université de Yaoundé I - Cameroun ;
  • Dr Paule Marie Kougang (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Sévérin Nwaha (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Hassana (C.C) Université de Ngaoundéré - Cameroun ;
  • Dr Souleyman Amadou (C.C) Université de Douala - Cameroun ;
  • Dr Lila Reni Bribriven, (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Nicolas Serge Ndock (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Micheal Taoyang Waraï (C.C) Université de Ngaoundéré- Cameroun ;
  • Dr Abel Mahama (Lecturer) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Pierre Francis Fouda Mépongo (A; L) University of Buea - Cameroon ;
  • Dr Atom Victor Ntui (Assistant Lecturer) University of Buea;
  • Djotsop Danielle, University of Buea- Cameroon ;
  • Sandrine Tonfack, University of Buea- Cameroon ;
  • Nadia Thérèse A Kending, University of Buea- Cameroon ;
  • Claude Fabrice Epie Same, University of Buea- Cameroon ;
  • Christian Joverlin Sidze, University of Buea- Cameroon ;
  • Arouna Ismaela, University of Buea- Cameroon ;
  • Stephanie Sandrine Elle Nya’aba, University of Buea- Cameroon ;
  • Kwache Nguenkep Samira, University of Buea- Cameroon.

Normes de références et mise en page

Voir dans le document ci-joint

Bibliographie

  • Cohen C., (2015), « Boko Haram, une impossible sociologie politique ? », in Afrique
  • Contemporaine, Vol, 3, n°255, pp. 75-82.
  • Décret N°2019/3179/PM du 02 septembre 2019 portant reconnaissance du statut de zone économiquement sinistrée aux Régions de l'Extrême-Nord, du Nord et du SudOuest.
  • International Crisis Group, « Cameroun : faire face à Boko Haram », 2016, https://www.crisisgroup.org /fr/africa/central-africa/cameroon/cameroon-confrontingboko-haram, consulté le 10 mars 2023.
  • Kadje, D. (2016). « Acteurs et instruments dans la lutte contre Boko-Haram : trajectoires Camerounaise et Nigériane »,. Sens public, No, 1-11.Saibou Issa, (2019), « Leçons et perspectives pour une stabilisation durable du Bassin du Lac Tchad », Les problématiques sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad, Revue Africaine de Sécurité Internationale, Actes du séminaire de Maroua les 14 et 15 septembre 2018, pp. 233-250.
  • Mbarkoutou Mahamat,. (2019), « Factionnalisation ou émiettement de Boko Haram ? Evolutions récentes et risques à venir pour le Bassin du Lac Tchad », Les problématiques sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad, Revue Africaine de Sécurité Internationale, Actes du séminaire de Maroua les 14 et 15 septembre 2018, pp. 43-68.
  • Oyono Afane P. C. (2019), « Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad: une insurrection transnationale », Les problématiques sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad, Revue Africaine de Sécurité Internationale, Actes du séminaire de Maroua les 14 et 15 septembre 2018, pp. 15-41.
  • Seignobos C., (2015), « Boko Haram et le lac Tchad. Extension ou sanctuarisation ? », Afrique contemporaine, vol. 255, no. 3, pp. 93-120.

Subjects

Places

  • Departement d'Histoire - 337 yaoundé
    Yaoundé, Cameroon

Date(s)

  • Sunday, July 30, 2023

Attached files

Keywords

  • boko haram, extrême-nord, cameroun

Contact(s)

  • Wayanka Virginie
    courriel : wavic_2001 [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Glo Nicodème
    courriel : nicodeme_glo [at] yahoo [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Les attaques de Boko Haram à l’Extrême-Nord du Cameroun », Call for papers, Calenda, Published on Monday, May 22, 2023, https://doi.org/10.58079/1b74

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